Merci Dieu pour la diversit√© ! ūüôŹ‚̧ԳŹ ūüß° ūüíõ ūüíö ūüíô ūüíú ūüĖ§ ūü§ć ūü§é

1 Jean 3.20

Le mot et, au commencement de verset 19, manque dans B. A ; plusieurs éditeurs le retranchent.

Le texte reçu porte : nous connaissons, le futur se lit dans Sin., B. A, C, etc.

- Les mots en cela de verset 19, indiquant le signe auquel nous conna√ģtrons que nous sommes de la v√©rit√© (voir sur cette expression Jean 18.37, 3e note), ne sauraient se rapporter qu'√† ce qui pr√©c√®de¬†; (versets 10-18) ce qui prouve que nous sommes "n√©s de Dieu," c'est l'amour.

L'amour seul nous permet de persuader notre cœur (notre conscience) devant Dieu (en nous examinant sous son regard et en nous soumettant à son jugement) que si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur.

D'autres interprètes traduisent : Nous rassurerons notre cœur devant Dieu. Bien que le verbe grec puisse avoir le sens "d'apaiser," (Matthieu 28.14) il est plus naturel de lui laisser ici sa signification habituelle. L'auteur suppose une sorte de dialogue que nous avons avec notre cœur (Sin., C portent nos cœurs), et dans lequel nous cherchons à le persuader.

Ceux qui traduisent, à verset 19 "nous rassurerons notre cœur," prennent la conjonction laquelle s'ouvre le verset 20 dans son sens causal : "parce que, car, si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur."

Mais, dans le texte grec, cette conjonction est répétée devant les mots : Dieu est plus grand ; or il est vraisemblable que l'auteur l'a employée les deux fois dans le même sens, et une reprise du que s'explique mieux qu'une reprise du parce que : "Nous persuaderons notre cœur que, - si notre cœur nous condamne, - que Dieu est plus grand que notre cœur."

Pour éviter cette répétition de la conjonction, beaucoup d'interprètes, depuis Bengel, ont proposé de traduire, en distribuant autrement les lettres grecques du commencement de la phrase (dans les manuscrits majuscules les mots ne sont pas séparés par un intervalle) : en quelque chose que notre cœur nous condamne, "nous le persuaderons que Dieu est plus grand," ou "nous le rassurerons, parce que Dieu est plus grand." Cette traduction, qui ne se justifie pas entièrement au point de vue de la syntaxe grecque, doit être rejetée, parce que la proposition parallèle de verset 21 porte : "Si notre cœur ne nous condamne pas," et n'établit aucune distinction entre les sujets de condamnation.

- Avec la traduction que nous avons adoptée, comment interpréterons-nous la pensée de Jean ? Quelle est son intention en nous invitant à nous persuader que Dieu est plus grand que notre cœur et qu'il sait toutes choses ?

Veut-il aggraver la condamnation prononc√©e par notre c¬úur, et nous inspirer un effroi salutaire en invoquant la plus grande s√©v√©rit√© de ce Dieu qui sonde nos c¬úurs et nos reins et conna√ģt nos fautes cach√©es¬†? (Psaumes 19.13¬†; 90.8)

Veut-il dire : Si notre cœur nous condamne, en nous convainquant que nous n'avons point encore le vrai amour, (versets 18,19) que nous ne sommes point réellement nés de Dieu ; si notre cœur, malgré ses illusions et son aveuglement naturel, ne peut pas se rassurer devant Dieu, que sera ce du jugement de Dieu, de ce Dieu plus grand, plus saint, plus Juste que notre cœur, et dont les yeux sont trop purs pour voir le mal ? (Comparer 1Corinthiens 4.4)

D'√©minents interpr√®tes, de saint Augustin et Calvin jusqu'√† L√ľcke, de Wette et Neander, ont expliqu√© ainsi la pens√©e de l'ap√ītre. Mais avec cette explication, admise dans nos pr√©c√©dentes √©ditions, il est difficile de comprendre l'encha√ģnement des id√©es.

Jean nous a montr√© dans l'amour fraternel un signe auquel nous reconna√ģtrons que nous sommes de la v√©rit√© (verset 19) d√©but du verset, qui nous permettra d'acqu√©rir, en consultant notre c¬úur, l'assurance de notre salut¬†; et il viendrait aussit√īt apr√®s d√©truire cette assurance en √©voquant la pens√©e d'un Dieu plus s√©v√®re que notre c¬úur¬†?

Et comment pourrait-il continuer, à verset 21, en disant : "Si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons de l'assurance devant Dieu ?" L'absolution que nous donne notre cœur ne signifierait rien, si le jugement de Dieu est plus rigoureux que le sien.

- Le contexte nous oblige ainsi √† reconna√ģtre, avec Luther, Bengel et la plupart des interpr√®tes contemporains, que l'ap√ītre en appelle √† la mis√©ricorde de Dieu, qui est infiniment plus grande que celle des hommes, (2Samuel 24.14) et qui surpasse m√™me les pens√©es de notre c¬úur. (Esa√Įe 55.7-9)

Ou plus exactement encore, ce que Jean invoque, c'est la toute science de ce Dieu devant lequel nous avons √† nous examiner. Il la d√©signe express√©ment, quand il dit¬†: "Dieu est plus grand que notre c¬úur et il conna√ģt toutes choses."

Ces derniers mots pr√©cisent la pens√©e de l'auteur¬†; ils montrent en quoi consiste la grandeur de Dieu, qu'il vient de rappeler. (Weiss.) Dieu est plus grand que notre c¬úur en ce qu'il conna√ģt toutes choses.

Notre regard est born√©¬†: le moment pr√©sent existe seul pour nous. Quand nous venons de commettre une faute, nous ne voyons qu'elle¬†; le remords qu'elle nous cause nous fait douter de notre rel√®vement et de notre salut final, nous oublions les d√©livrances dont nous avons √©t√© l'objet, les gr√Ęces re√ßues.

Dieu conna√ģt toutes choses, notre vie enti√®re est d√©couverte devant lui. Il sait les origines de notre foi, de notre amour, puisqu'il les a cr√©√©s dans notre c¬úur. Il voit comment nous sortirons des difficult√©s, des tentations dans lesquelles nous nous d√©battons et qui nous d√©sesp√®rent, puisque c'est "en lui, qui nous a aim√©s, que nous sommes plus que vainqueurs." (Romains 8.37)

En vertu de sa toute science, il nous a attirés à lui, (Jean 6.44) aimés le premier, (1Jean 4.10) "prédestinés à être semblables à l'image de son Fils ;" (Romains 8.29) il nous a élus parce qu'il savait que nous persévérerions jusqu'à la fin.

Cette pens√©e de la toute science de Dieu est un s√©rieux avertissement pour ceux qui ne sont pas n√©s de Dieu et n'aiment pas "en v√©rit√©¬†;" (verset 18) ils peuvent, en feignant la charit√©, en copiant ses manifestations ext√©rieures, (1Corinthiens 13.2,3) tromper les hommes et se faire illusion √† eux-m√™mes¬†; (Matthieu 7.22) ils ne sauraient √©chapper au jugement de Celui qui conna√ģt toutes choses.

Mais pour ceux qui poss√®dent r√©ellement en Dieu la vie de l'amour, la certitude que Dieu conna√ģt toutes choses les rassure¬†: quand le souvenir de leurs chutes les accable, quand ils sont assaillis de tentations ou d'√©preuves et que leur foi chancelle, ils peuvent en appeler avec confiance √† Celui qui sait quel est leur amour. (Jean 21.17)

Ainsi comprise, la pensée de Jean s'accorde avec celle de Paul. Paul fonde l'assurance de notre salut sur la foi en JésusChrist, par laquelle nous sommes justifiés (Romains 5.1 et suivants ; Romains 8.31-39) ; mais il n'a garde d'oublier que cette foi doit être "agissante par la charité." (Galates 5.6) Jean indique cette dernière comme le signe incontestable d'une foi authentique, d'une vie vraiment créée et entretenue par l'Esprit de Dieu. (versets 23,24)


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      6 Je suis agripp√© √† ma justice et je ne la l√Ęcherai pas. Mon cŇďur ne me fait de reproche sur aucun jour de ma vie.

      Job 33

      12 ¬Ľ Je te r√©pondrai que sur ce point-l√†, tu as tort. En effet, Dieu est plus grand que l'homme.

      Psaumes 44

      20 Pourtant, tu nous as écrasés dans le territoire des chacals et tu nous as couverts de l’ombre de la mort.
      21 Si nous avions oublié le nom de notre Dieu et tendu nos mains vers un dieu étranger,

      Psaumes 90

      8 Tu mets devant toi nos fautes, et ta lumière éclaire nos secrets.

      Psaumes 139

      1 Au chef de chŇďur. Psaume de David. Eternel, tu m‚Äôexamines et tu me connais,
      2 tu sais quand je m’assieds et quand je me lève, tu discernes de loin ma pensée.
      3 Tu sais quand je marche et quand je me couche, et toutes mes voies te sont familières.
      4 La parole n’est pas encore sur ma langue que déjà, Eternel, tu la connais entièrement.

      Jérémie 17

      10 Moi, l'Eternel, j‚Äôexplore le cŇďur, j‚Äôexamine les reins pour traiter chacun conform√©ment √† sa conduite, au fruit de ses agissements.

      Jérémie 23

      24 Quelqu'un pourrait-il se dissimuler dans des cachettes sans que moi, je ne le voie ? déclare l'Eternel. Est-ce que je ne remplis pas le ciel et la terre ? déclare l'Eternel.

      Jean 2

      24 Mais Jésus n'avait pas confiance en eux, parce qu'il les connaissait tous.
      25 Il n'avait pas besoin qu'on le renseigne sur les hommes, car il savait lui-même ce qui est dans l'homme.

      Jean 8

      9 Quand ils entendirent cela, accus√©s par leur conscience ils se retir√®rent un √† un, √† commencer par les plus √Ęg√©s et jusqu'aux derniers¬†; J√©sus resta seul avec la femme qui √©tait l√† au milieu.

      Jean 10

      29 Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous et personne ne peut les arracher à la main de mon Père.
      30 Le P√®re et moi, nous sommes un.¬†¬Ľ

      Jean 21

      17 Il lui dit, la troisi√®me fois¬†: ¬ę¬†Simon, fils de Jonas, as-tu de l‚Äôamour pour moi¬†?¬†¬Ľ Pierre fut attrist√© de ce qu'il lui avait dit, la troisi√®me fois¬†: ¬ę¬†As-tu de l‚Äôamour pour moi¬†?¬†¬Ľ et il lui r√©pondit¬†: ¬ę¬†Seigneur, tu sais tout, tu sais que j‚Äôai de l‚Äôamour pour toi.¬†¬Ľ J√©sus lui dit¬†: ¬ę¬†Nourris mes brebis.

      Actes 5

      33 Furieux de ces paroles, ils voulaient les faire mourir.

      Romains 2

      14 Quand des non-Juifs qui n'ont pas la loi font naturellement ce que prescrit la loi, ils se tiennent lieu de loi à eux-mêmes, bien qu'ils n'aient pas la loi.
      15 Ils montrent que l'Ňďuvre de la loi est √©crite dans leur cŇďur, car leur conscience en rend t√©moignage et leurs pens√©es les accusent ou les d√©fendent tour √† tour.

      1 Corinthiens 4

      4 Ma conscience, il est vrai, ne me reproche rien, mais ce n'est pas pour autant que je peux être considéré comme juste. Celui qui me juge, c'est le Seigneur.

      1 Corinthiens 14

      24 En revanche, si tous prophétisent et qu’un non-croyant ou un simple auditeur entre, il est convaincu de péché par tous, il est jugé par tous ;
      25 [ainsi] les secrets de son cŇďur sont d√©voil√©s, et il tombera alors le visage contre terre pour adorer Dieu en d√©clarant que Dieu est r√©ellement au milieu de vous.

      Tite 3

      11 Sache qu'un tel homme est perverti et qu'il pèche, se condamnant ainsi lui-même.

      Hébreux 4

      13 Aucune créature n’est cachée devant lui : tout est nu et découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte.

      Hébreux 6

      13 Lorsque Dieu a fait la promesse à Abraham, comme il ne pouvait pas prêter serment par plus grand que lui, il a juré par lui-même

      1 Jean 3

      20 En effet, m√™me si notre cŇďur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cŇďur et il conna√ģt tout.

      1 Jean 4

      4 Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu et vous avez vaincu ces prétendus prophètes parce que celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde.

      Apocalypse 2

      23 Je frapperai de mort ses enfants, et toutes les Eglises reconna√ģtront que je suis celui qui examine les reins et les cŇďurs, et je traiterai chacun de vous conform√©ment √† ses Ňďuvres.

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