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1 Pierre 5

    • 1 DERNIERES INSTRUCTIONS. SALUTATIONS.

      Chapitre 5.

      1 à 11 Exhortations aux anciens, aux jeunes ges, à tous.

      Donc se lit dans Sin. B, A.

      Voir sur la charge d'ancien Actes 11.30 ; Philippiens 1.1, 1Timothée 3.1 et suivants ; 1.5,7 notes.

      Pierre prend ce titre par humilit√©, bien que son apostolat lui donn√Ęt plus d'autorit√© que n'en avaient les anciens.

      "Il fait lui-m√™me ce qu'il va recommander aux autres, en traitant de coll√®gues ses inf√©rieurs m√™mes. Il agit avec eux, non en usant de commandement comme un ma√ģtre, mais en priant et exhortant comme un fr√®re." Quesnel.

      On s'est demand√© de quel droit Pierre prend le titre de t√©moin des souffrances de Christ, lui qui avait reni√© son Ma√ģtre pendant qu'il √©tait condamn√© et ne l'avait pas suivi au Calvaire.

      Mais il avait √©t√© t√©moin des souffrances de J√©sus pendant son minist√®re (Luc 22.28,29) et au commencement de sa passion, (Matthieu 26.36-67) et sa chute n'emp√™cha pas que J√©sus lui-m√™me ne l'investit de cet office de t√©moin, (Actes 1.8) qui est ins√©parable de celui d'ap√ītre¬†; (Actes 1.21-22) et dans la suite il s'en acquitta fid√®lement. (Actes 3.15)

      Tout son minist√®re est dans ce titre, de m√™me que toute son esp√©rance repose sur les souffrances de Christ, gr√Ęce auxquelles aussi il est (grec) participant de la gloire qui doit √™tre r√©v√©l√©e.

      Dans la mesure o√Ļ l'on a part aux souffrances de Christ, on peut esp√©rer d'avoir part √† sa gloire. (Comparer 1Pierre 4.13, note)

      2 Le texte reçu ajoute : surveillant, participe d'un verbe qui rappelle l'office de l'évêque. Ce mot, qui manque dans Sin., B. est retranché par la plupart des éditeurs modernes.

      - Le troupeau qui est parmi vous, c'est-√†-dire en chaque pays, chaque ville o√Ļ vous √™tes est le troupeau de Dieu¬†; c'est √† lui qu'il appartient, non aux anciens ou pasteurs.

      La traduction : qui est en vos mains, qui vous est confié, est, de toutes manières, difficile à justifier.

      Après de bon gré Sin., A, versions, ajoutent selon Dieu. Leçon admise par Lachmann, Tischendorf, Nestle.

      Par d√©vouement, litt√©ralement, avec promptitude de cŇďur, c'est-√†-dire par amour.

      - Nul n'est contraint à exercer le ministère d'ancien, mais ceux qui l'exercent sans amour en remplissent les devoirs comme une contrainte souvent bien dure. (Hébreux 13.17)

      - Tout attachement à l'argent en fait un gain sordide, même quand il n'est pas acquis par des moyens malhonnêtes. (Actes 20.33 et suivants)

      3 Au lieu de dominer, devenir les modèles, cela est plus difficile ! (Comparer Matthieu 20.25 et suivants ; 1Timothée 4.12 ; 2.7 ; Hébreux 13.7)

      - Ceux qui vous sont √©chus en partage, grec les lots, par o√Ļ les uns entendent la portion de l'√Čglise confi√©e en chaque lieu aux anciens, leur lot d'autres, d'apr√®s Deut√©ronome 9.29, y voient la d√©signation de l'Eglise comme le lot de Dieu, son peuple. (2¬†: 10¬†; comparez Eph√©siens 1.11¬†; Colossiens 1.13)

      Le mot étant employé au pluriel, il vaut mieux l'entendre dans le premier sens plus rapproché de sa signification étymologique, qui est "sort." (Actes 1.26)

      Le terme de troupeau a √©t√© appliqu√© √† l'Eglise par J√©sus. (Luc 12.32¬†; Jean 10.16) Isra√ęl √©tait appel√© d√©j√† le "troupeau de l'Eternel." (J√©r√©mie 13.17)

      4 Grec : aura été manifesté.

      Le Pasteur (berger) à qui seul appartiennent et les troupeaux et les pasteurs ; c'est dans son esprit que ces derniers doivent remplir leurs fonctions. (Hébreux 13.20)

      La couronne des vainqueurs, décrite par le même terme que l'héritage éternel : (1Pierre 1.4) qui ne peut se flétrir, ou inflétrissable.

      C'est l'opposé d'une couronne de feuillage, comme le laurier, qui se flétrit.

      6 Le texte reçu porte : Et tous (soyez) vous soumettant les uns aux autres.

      Le participe vous soumettant manque dans Sin., B. A, versions.

      Quelques-uns ponctuent la phrase comme suit : "soyez soumis aux anciens, et tous les uns aux autres. Revêtez vous d'humilité."

      Le verbe traduit par se revêtir signifie d'après les uns : "mettre un tablier d'esclave" (comparez l'acte de Jésus, Jean 13.4 ; Luc 22.27) ; d'après d'autres : "attacher avec un ruban." Proverbes 3.34 ; Jacques 4.6.

      Pierre, que la présomption a fait tomber, insiste sur l'humilité. Il sait combien cette vertu est difficile à acquérir et à pratiquer, surtout dans la jeunesse.

      Grec : Dans le temps convenable, et pas avant.

      A, versions, portent : dans le temps de la visitation. (comparez 1Pierre 2.12)

      "Nous humilier sous la main de Dieu, c'est soumettre notre esprit √† sa lumi√®re, notre volont√© √† la sienne, nos desseins et notre vie √† la disposition adorable de sa providence, reconna√ģtre que tout le mal qui est en nous vient de notre propre fonds, et tout le bien de son op√©ration divine, que sans sa mis√©ricorde rien ne nous est d√Ľ que l'enfer, et que tout ce que nous souffrons en cette vie est toujours au-dessous de ce que nous devons √† sa justice." Quesnel.

      (Comparer Matthieu 23.12 ; Luc 14.11 ; 18.14)

      7 On ne conna√ģt cette pleine et filiale confiance en Dieu qu'autant qu'on s'humilie sous sa main puissante. (verset 6)

      - Ces paroles sont une application de celles ci : "Rejette ta charge sur l'Eternel, et il te soulagera ; il ne permettra jamais que le juste tombe." (Psaumes 55.23)

      8 1Pierre 1.13¬†; 4.7. Ici, l'ap√ītre a sp√©cialement en vue les dangers spirituels qu'il va d√©crire, et auxquels il est impossible d'√©chapper sans vigilance.

      L'ancien et redoutable adversaire (Genèse 3) nous guette comme sa proie.

      L'image du lion rugissant est empruntée à Psaumes 22.14 ; comparez 2Timothée 4.17.

      - Sur la lutte que nous avons à soutenir contre lui, comparez Ephésiens 6.11-20, notes.

      Le texte reçu porte : qui pourra dévorer. Quelques-uns croient trouver ce sens aussi, moyennant un changement d'accent, dans la leçon de Sin., majuscules, que nous adoptons. B porte : cherchant à dévorer.

      9 La foi, telle est notre force contre toutes les tentations, parce qu'elle nous revêt de la puissance de Dieu même.

      - En vos frères, grec en la fraternité de vous, comparez 1Pierre 2.17.

      Il semble au premier abord que la pensée des souffrances de nos frères dispersés dans le monde et exposés aux mêmes tentations que nous, ne saurait être une consolation. C'en est une pourtant.

      Nous sommes disposés à croire que nos épreuves sont exceptionnelles, et notre imagination les augmente d'autant plus. Savoir qu'il ne nous arrive rien d'extraordinaire, (1Pierre 4.12) que les mêmes souffrances sont le partage de tous les enfants de Dieu, et que cependant ils ne succombent pas, parce que Dieu les garde et les délivre dans sa fidélité, c'est assurément un puissant encouragement.

      10 Vous rendra inébranlables, grec "vous fondera." Ce mot manque dans B. A.

      Le texte reçu porte : gloire éternelle en Christ Jésus. (A, majusc)

      L'encouragement tir√© des souffrances de nos fr√®res (verset 9) ne suffit pas. Pierre regarde √† Celui qui est puissant pour d√©livrer, et fait en son nom une promesse propre √† relever les plus timides¬†: le Dieu de toute gr√Ęce les a appel√©s, d'une vocation efficace, √† sa gloire √©ternelle en Christ. Or, Dieu ne commence pas une telle Ňďuvre de gr√Ęce pour l'abandonner.

      Lui-même se charge de la poursuivre jusqu'à la perfection. (Philippiens 1.6)

      - En promettant √† ses fr√®res que Dieu les affermira, Pierre accomplit l'ordre qu'il avait re√ßu de son Ma√ģtre. (Luc 22.32)

      - Le texte reçu a tous ces verbes sous la forme de l'optatif et ainsi leur fait exprimer un veau, une prière, au lieu d'une promesse. Le futur (Sin., B. A) convient mieux à l'exergue et à l'assurance de la pensée.

      11 Le texte reçu (Sin., majusc) porte : la gloire et la force ; leçon empruntée à 1Pierre 4.11.
      12 12 à 14 Indications relatives à cette lettre. Salutations.

      Le compagnon d'Ňďuvre de l'ap√ītre Paul, appel√© aussi Silas. (Actes 15.32¬†; 18.5¬†; 2Corinthiens 1.19¬†; 1Thessaloniciens 1.1¬†; 2Thessaloniciens 1.1) Il fut probablement le secr√©taire de l'ap√ītre, et son collaborateur dans la composition de cette √©p√ģtre. S'il en avait √©t√© seulement le porteur, on ne comprendrait pas que Pierre e√Ľt jug√© utile de lui donner un t√©moignage formel de fid√©lit√©. (Comparer Introduction.)

      Les chr√©tiens auxquels √©crit l'ap√ītre n'ayant pas √©t√© instruits par lui-m√™me, il devait √™tre pr√©cieux pour leur foi de recevoir de lui cette confirmation relative √† la gr√Ęce de Dieu, fondement de toutes leurs esp√©rances. Elle leur montrait l'unit√© de la foi et la communion vivante qui existent entre les divers serviteurs de Dieu.

      Grec¬†: la co√©lue qui est √† Babylone, par o√Ļ il faut entendre l'Eglise de cette ville, comme le font quelques-unes des versions les plus c√©l√®bres de l'antiquit√© dans le texte desquelles le mot √©glise est ins√©r√©.

      D'autres ont pensé que ce pouvait être la femme de Pierre, ou quelque autre chrétienne éminente. Cette idée n'a aucune probabilité.

      - Babylone est une d√©signation all√©gorique de Rome. Les chr√©tiens donnaient √† la capitale de l'empire le nom de la cit√© de l'Euphrate, qui avait √©t√© le si√®ge de la puissance hostile √† l'ancien peuple de Dieu, et que les proph√®tes d'Isra√ęl avaient stigmatis√©e dans leurs discours. (Apocalypse 17 √† Apocalypse 19,Esa√Įe 13¬†; J√©r√©mie 50)

      Quelques interprètes prennent le nom de Babylone au propre, et l'entendent soit d'une ville de ce nom en Egypte soit de l'antique cité de l'Euphrate. Mais la tradition n'a pas conservé le souvenir d'une mission de Pierre en Egypte ni en Babylonie, tandis qu'elle affirme sa venue à Rome. (Voir l'Introduction.)

      De plus, il est probable que Babylone au bord de l'Euphrate n'existait plus qu'√† l'√©tat de ruine. Le g√©ographe Strabon, au commencement de l'√®re chr√©tienne, l'appelle un "vaste d√©sert." Il y avait bien des colonies juives en Babylonie¬†; mais nous ne savons quand elles re√ßurent l'√Čvangile, et il n'y eut probablement jamais "d'Eglise de Babylone."

      13 Il s'agit tr√®s probablement de Marc l'√©vang√©liste, qui, au dire des P√®res, s'attacha √† Pierre apr√®s avoir √©t√© le compagnon d'Ňďuvre de Paul.

      Pierre lui donne le nom de fils par affection, et peut-être parce qu'il l'avait amené à la foi.

      14 Fraternel n'est pas dans le texte grec.

      Le mot amour est le même que l'on traduit par charité.

      Comparer, sur ce baiser, Romains 16.16, note.

      Voir, sur cette expression intime et profonde √™tre en Christ, Romains 8.1¬†; 1Corinthiens 1.30, 1ere note¬†; Eph√©siens 2.13. Ce n'est que ceux qui sont en lui qui poss√®dent v√©ritablement la paix, vŇďu pr√©cieux de l'ap√ītre pour ses fr√®res.

      Le texte reçu (Sin., majusc) porte : Christ Jésus, et ajoute : Amen. Les deux mots manquent dans B. A.

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