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2 Timothée 1

    • 1 Chapitre 1.

      1 √† 5 Salutations. Actions de gr√Ęces. Paul indique en deux mots quelle est l'origine et le but de son apostolat¬†: son origine, c'est la volont√© de Dieu (1Corinthiens 1.1¬†; 2Corinthiens 1.1¬†; Eph√©siens 1.1¬†; comparez 1Timoth√©e 1.1), qui en fait l'autorit√© et la force¬†; son but c'est d'annoncer aux hommes p√©cheurs la promesse de la vie, de la vie √©ternelle qui est en J√©sus-Christ. (Jean 1.4¬†; 1Jean 1.1) La vie, cette vie imp√©rissable, qui est victorieuse du monde, du p√©ch√©, de la mort, voil√† la grande parole par laquelle Paul aime √† r√©sumer tout l'Evangile au moment o√Ļ il touche √† son dernier et supr√™me combat.

      2 En la foi. (1Timothée 1.2, note.)

      Comparer Romains 1.7 note ; 1Timothée 1.2.

      3 Grec : "à qui je rends un culte depuis mes ancêtres avec une conscience pure."

      L'ap√ītre veut rappeler que la pi√©t√© dont il est animer plonge ses racines dans le pass√©, puisqu'elle √©tait d√©j√† connue et pratiqu√©e de ses p√®res et qu'il avait √©t√© √©lev√© dans le culte du vrai Dieu. C'est √† ce point de vue uniquement qu'il peut parler d'une conscience pure, c'est-√†-dire de la sinc√©rit√©, de la droiture qu'il a toujours apport√©e dans ce culte, m√™me dans le temps de son ignorance et de sa haine contre l'Evangile. (Comparer Actes 23.1¬†; 24.14-16¬†; Philippiens 3.6)

      Quand Paul parle dans un sens absolu de sa responsabilité devant un Dieu saint et juste, on sait qu'il fait entendre un langage bien différent, lui qui nous a si vivement décrit les combats de sa conscience. (Romains 7.7 et suivants ; comparez 1Corinthiens 15.9 ; 1Timothée 1.13,15)

      Gerlach pense que l'ap√ītre ne parle point ici du temps d'avant sa conversion, mais de sa conscience de chr√©tien, purifi√©e par le sang de Christ et par l'Esprit de Dieu. Ce sens n'est pas conforme √† l'ensemble de notre passage.

      Comparer Romains 1.9 ; Philippiens 1.3,4 ; Colossiens 1.3 ; 1Thessaloniciens 1.2.

      4 Larmes que répandait Timothée, probablement en prenant congé de Paul, qu'il aimait comme un père, (comparez Actes 20.37,38 ; 21.13) ou en d'autres occasions, dans les tristesses de son ministère et de sa vie.

      Comparer Romains 1.10-12 ; Philippiens 1.8. Quel amour mutuel entre ces deux hommes dénotent ces larmes du disciple, ce désir ardent de Paul de le revoir, cette joie qu'il s'en promet !

      5 Grec : "Ayant reçu le souvenir." Le terme original indique qu'une circonstance inconnue vient rappeler à Paul la foi de son disciple. Nos versions effacent cette nuance en traduisant simplement : "me souvenant."

      - Ce souvenir de la foi dont avaient √©t√© anim√©es la m√®re et l'a√Įeule de Timoth√©e, est provoqu√© par le m√™me sentiment qui portait Paul √† parler de ses anc√™tres¬†: (2Timoth√©e 1.3) c'est une profonde reconnaissance pour les gr√Ęces de Dieu d√©j√† r√©pandues sur ces familles de pieux Isra√©lites, et qui n'avaient √©t√© que les arrhes de gr√Ęces plus grandes encore. En effet, Timoth√©e ayant √©t√© converti √† l'Evangile d√®s sa jeunesse, il est probable que ces membres de sa famille l'avaient √©t√© aussi avec lui.

      Tous ces pr√©cieux souvenirs que l'ap√ītre aime √† rappeler, sont l'objet de ses actions de gr√Ęce, (2Timoth√©e 1.3) et en m√™me temps un motif puissant de l'exhortation qui va suivre. (2Timoth√©e 1.6 et suivants)

      6 6 à 14 Exhortation à la fidélité et motifs de demeurer ferme.

      Litt√©ralement¬†: "de ranimer le feu du don de la gr√Ęce de Dieu" (charisme). Il s'agit surtout ici du don de son minist√®re, re√ßu par l'imposition des mains. (2Timoth√©e 1.7)

      Depuis le moment o√Ļ l'ap√ītre lui imposa les mains et par un effet de cet acte. Comparer 1Timoth√©e 4.14, note.

      7 Rien n'est plus oppos√© √† la timidit√© et √† la crainte des hommes que cet Esprit de Dieu, qui communique √† la faiblesse naturelle d'un serviteur de J√©sus-Christ quelque chose de sa puissance divine (1Corinthiens 2.4¬†; comparez Romains 8.15)¬†; cet Esprit qui, r√©pandu dans une √Ęme, y allume et entretient le feu d'un amour auquel ne co√Ľte aucun sacrifice¬†; (Romains 5.5) cet Esprit dont la lumi√®re et la sagesse divine inspirent la seule vraie prudence dans les positions les plus difficiles. (Ce dernier mot peut se rendre aussi par ceux de sagesse, mod√©ration, bon sens.)

      Quelques interprètes entendent par cet esprit, non l'Esprit de Dieu en soi, mais l'esprit de l'homme, que Dieu anime de ces dispositions. La pensée serait la même, seulement affaiblie.

      - Cette pens√©e de l'ap√ītre pr√©pare admirablement le lecteur √† celle qui va suivre. (2Timoth√©e 1.8)

      8 Non seulement Timoth√©e, comme tout serviteur de Dieu, ne doit point avoir honte du t√©moignage qu'il est appel√© √† rendre √† J√©susChrist au milieu du monde¬†; (Romains 1.16) mais Paul va l'inviter √† se rendre aupr√®s de lui, prisonnier √† Rome, (2Timoth√©e 4.9,21) au moment o√Ļ il pr√©voit une mort sanglante. (2Timoth√©e 4.6)

      Il s'agit donc pour son disciple de partager son opprobre et ses dangers et de porter le témoignage de Jésus-Christ à ceux mêmes qui vont le faire mourir.

      De là ces mots : ni de moi, son prisonnier (le prisonnier du Seigneur ; Philippiens 1.9 ; Ephésiens 3.1) ; de là aussi cette exhortation à souffrir avec lui. (Grec : "souffrir les maux") pour l'Evangile.

      Et il y a des critiques qui trouvent cette exhortation indigne de Timoth√©e, pr√©tendant que c'√©tait l'accuser de "l√Ęchet√©¬†!" Paul, au contraire, sent le besoin de rappeler √† Timoth√©e, en un tel moment, la puissance de Dieu, dont il lui a d√©j√† montr√© la source dans le Saint-Esprit (2Timoth√©e 1.7)

      9 Le but de l'ap√ītre, en mentionnant ces grandes v√©rit√©s du salut, est √©vident¬†: celles-ci sont l'in√©branlable fondement de l'exhortation qui pr√©c√®de, de sa propre exp√©rience qu'il va rappeler, (2Timoth√©e 1.11,12) et de l'encouragement qu'il y ajoute pour son disciple¬†: (2Timoth√©e 1.13)

      "Rien, en effet, n'anime tant un cŇďur qui conna√ģt la gr√Ęce, √† tout faire et √† tout souffrir pour Dieu, que la vue de la mis√©ricorde toute gratuite dont il l'a pr√©venu" (Quesnel), et que l'assurance du salut √©ternel, fond√© sur le dessein de la gr√Ęce de Dieu.

      Cette gr√Ęce abaisse l'homme jusque dans la poussi√®re, mais pour l'√©lever au-dessus de tout crainte¬†; elle le d√©pouille de toute force propre, mais pour le rev√™tir de la puissance de Dieu. (2Timoth√©e 1.7,8)

      - Du reste, chacune de ces v√©rit√©s qui constituent l'Evangile, se retrouve ailleurs, sous la plume du m√™me ap√ītre, et est expliqu√©e en son lieu.

      (Voir sur la vocation, Romains 8.28-30, note¬†; sur les Ňďuvres relativement au salut, Romains 3.27, note¬†; Eph√©siens 2.9¬†; sur le dessein de Dieu, Romains 9.12,13, note¬†; Eph√©siens 1.4,8,11, note).

      "La gr√Ęce qui nous a √©t√© donn√©e avant les temps √©ternels." Ailleurs (1Corinthiens 2.7) Paul dit seulement que le salut nous √©tait "destin√©." Mais ce que Dieu nous destine, c'est comme s'il nous l'avait d√©j√† donn√©.

      10 L'apparition de notre Seigneur J√©sus-Christ sur la terre n'a fait que manifester ou mettre en lumi√®re cette gr√Ęce (2Timoth√©e 1.9) et cette vie qui √©taient de toute √©ternit√© dans le dessein de mis√©ricorde de Dieu.

      La mort et la vie sont prises ici dans leur sens absolu, s'appliquant au corps et √† l'√Ęme. Pour l'√Ęme et pour le corps, la mort a √©t√© le r√©sultat imm√©diat de la s√©paration de l'homme d'avec Dieu, source unique de la vie¬†; la r√©conciliation avec Dieu, par la mort de Christ, la r√©g√©n√©ration par la puissance de sa r√©surrection, d√©truisent la mort, et rendent √† l'homme tout entier la vie v√©ritable.

      A ce grand mot de vie, et pour l'expliquer, l'ap√ītre ajoute celui d'incorruptibilit√© (non pas immortalit√© qui est autre chose), par lequel il qualifie la vie v√©ritable, la vie √©ternelle, comme √©lev√©e d√©sormais au-dessus de toute atteinte de la corruption. (Comparer 1Corinthiens 15.53, note.)

      - Le but imm√©diat de l'ap√ītre est ici le m√™me qu'au verset pr√©c√©dent¬†: si la gr√Ęce de Dieu pouvait d√©livrer Timoth√©e de toute crainte, quel courage nouveau ne devait-il pas puiser dans la consid√©ration de cette puissance de Christ en lui, laquelle est victorieuse de la mort, et conduit ses rachet√©s √† l'incorruptibilit√© des cieux¬†!

      11 1Timothée 2.7. Pour lequel, c'est-à-dire pour l'Evangile. Cette glorieuse raison de sa vocation et de ses souffrances, dont, à cause de cela, il n'a "point de honte," (2Timothée 1.12) était à la fois une douce consolation pour lui et un précieux encouragement pour Timothée (Comparer 2Timothée 1.8)

      - Des manuscrits importants omettent des pa√Įens.

      12 "Parce que j'ai été prédicateur," etc.

      Ou plut√īt¬†: "Je sais √† qui je me suis confi√©." De l√† son assurance au sujet de son "d√©p√īt".

      Ce d√©p√īt, c'est celui de son salut √©ternel (comparez 2Timoth√©e 1.14 et 1Timoth√©e 6.20) Il sait qu'il le retrouvera entre les mains de son Dieu-Sauveur, qui le lui garde jusqu'√† ce jour-l√†, c'est-√†-dire jusqu'au jour du retour de Christ. (2Timoth√©e 1.18¬†; 4.8¬†; 2Thessaloniciens 1.10, note.)

      - Quelques interpr√®tes pensent que Paul entend par son d√©p√īt, non pas sa foi ou son salut, mais son apostolat, dont il doit rendre compte. Mais ce sens est beaucoup moins en harmonie avec la pens√©e de l'ap√ītre, dont voici l'expression compl√®te¬†: "Je sais √† qui je me suis confi√©, et je suis persuad√© qu'il (Dieu) est puissant pour garder mon d√©p√īt (que je lui ai confi√©) jusqu'√† cette journ√©e-l√†."

      13 "Le modèle ou le type des saines paroles" (ou des saines doctrines, voir, sur cette expression, 1Timothée 1.10, note) signifie les principes fondamentaux de ces doctrines, les traits spécifiques qui les distinguent.

      Paul invite Timothée à les retenir, non comme une lettre morte, mais dans la foi et l'amour qui est en JésusChrist, c'est-à-dire dans une communion vivante avec le Sauveur. C'est là ce qui donne la vie aux doctrines et qui les développe par l'expérience qu'on en fait.

      14 Comparer 2Timothée 1.12, note ; 1Timothée 6.20, note.

      L'ap√ītre vient d'employer ce mot de d√©p√īt pour d√©signer sa foi, son salut √©ternel, qu'il a confi√© √† son Dieu¬†; (2Timoth√©e 1.12) maintenant il nomme ainsi le pr√©cieux tr√©sor de la saine doctrine (2Timoth√©e 1.13) transmis √† Timoth√©e, et que celui-ci doit garder.

      Le sens est-il diff√©rent¬†? Nullement. La foi, qui renferme la vie et le salut, a toujours deux √©l√©ments ins√©parables¬†: objectivement, la v√©rit√© divine qui en est l'objet, et subjectivement cette confiance du cŇďur qui en est l'essence m√™me.

      Or, ces deux √©l√©ments sont dans la pens√©e de l'ap√ītre, dans les trois passages o√Ļ il emploie ce terme de d√©p√īt. Et si, d'une part, Dieu est fid√®le pour nous conserver ce que nous lui confions, (2Timoth√©e 1.12) il veut que nous le soyons aussi pour garder jusqu'√† la fin ce qu'il nous confie. Mais, afin de montrer √† son disciple quelle est la source et le garant de la fid√©lit√© qu'il lui demande, il s'empresse d'ajouter¬†: par le Saint-Esprit qui habite en nous, et qui rend vivant, en nous l'appropriant, le d√©p√īt de la saine doctrine.

      15 15 à 18 Communications personnelles

      Paul entre dans ces détails personnels sur quelques-uns de ceux qui avaient été avec lui, afin de rendre son exhortation plus impressive, par l'exemple de l'infidélité des uns et de la persévérance des autres. (2Timothée 1.16-18)

      - Ceux qui sont en Asie, au nombre desquels il cite deux noms, maintenant inconnus, sont probablement des hommes qui, apr√®s avoir abandonn√© Paul √† Rome, au moment du danger, √©taient retourn√©s en Asie, o√Ļ Timoth√©e se trouvait alors¬†; c'est pourquoi l'ap√ītre lui rappelle ces faits en lui disant¬†: tu sais...(Comparer 2Timoth√©e 1.17¬†; 4.10,16)

      18 Ce touchant √©loge d'On√©siphore, cherchant √† Rome le pauvre prisonnier de J√©sus-Christ, sans avoir honte de sa cha√ģne, sans craindre les dangers auxquels il s'exposait, para√ģt faire allusion √† des faits r√©cents¬†; tandis que les services rendus par ce fid√®le chr√©tien √† Eph√®se, Timoth√©e lui-m√™me en avait √©t√© t√©moin. (La plupart des versions portent¬†: "combien de services il m'a rendus." Ce pronom n'est pas dans le texte.)

      Paul exprime sa tendre reconnaissance pour ce disciple, en implorant par deux fois la miséricorde du Seigneur sur lui et sur sa famille. Ce dernier mot (2Timothée 1.16) peut faire penser que, lorsque Paul écrivait cette lettre, Onésiphore était mort.

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