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VEAU D'OR

I Le récit de Ex 32, qui parle de l'acte d'idolâtrie accompli par les Israélites au pied du Sinaï, est mentionné plusieurs fois dans les textes bibliques (Ne 9:18, Ps 106:19, Ac 7:39). Les variantes que présente ce chapitre font nettement supposer la combinaison de deux récits parallèles :

(a) l'idole, d'après v. 4 et v. 24, est en or massif, et, d'après v. 20, d'une matière combustible, sans doute du bois ;

(b) d'après v. 5b, elle représente Yahvé, tandis que, d'après v. 1,41, 26, ce serait un dieu rival de Yahvé ;

(c) les v. 14 attribuent à Aaron la fabrication de l'idole ; ailleurs, aux verset 5,20,35, Aaron ne l'aurait vue qu'après sa fabrication ;

(d) d'après v. 7 et suivant, c'est Yahvé qui aurait averti Moïse de ce qui se passait dans le camp ; or, dans v. 16 et suivants, Moïse et Josué éprouvent une grande surprise de ce qu'ils voient et entendent, une fois arrivés dans le camp ;

(e) dans v. 9 et suivants, Yahvé déclare qu'il va détruire le peuple, Moïse intercède et Yahvé retire sa menace ; cependant, aux verset 31 et suivants, Moïse intercède de nouveau, comme s'il ne savait rien de cet acte de miséricorde divine. --Notre chap, actuel résulte de la combinaison des deux documents prophétiques J et E, mais, semble-t-il, avec prédominance de E et additions du Rédacteur deutéronomique. Dans Ex 32 et Ex 33, la distinction des sources est du reste très difficile et conserve un caractère assez conjectural.

En ce qui concerne le fait lui-même raconté Ex 32 (sur lequel on reviendra plus loin, lorsqu'il sera question de l'établissement, par Jéroboam I er, des taureaux de Dan et de Béthel), il faut remarquer ici que la traduction « veau d'or », généralement adoptée par les versions, ne rend pas exactement le sens du mot hébreu et met exclusivement l'accent sur la question d'âge de l'animal ; or, si telle avait été son intention, le narrateur aurait sans doute précisé le sens du mot, comme le fait Le 9:3. En effet, le terme égèl (fém. êglâ) désigne, dans Ge 15:9, un animal âge de trois ans ; dans Jug 14:18, un animal employé aux labours ; dans Os 10:11, Jer 50:11, un animal qui foule le grain. Par conséquent, ici, le mot désignera un jeune taureau qui, sans être arrivé encore à son plein développement, vient de parvenir à l'âge adulte, à celui de la force physique ; c'est en effet la notion de force, de vigueur que doit exprimer le simulacre matériel choisi par Israël pour représenter son dieu. Quant à la fabrication même de cette image divine, on devra admettre que le taureau d'or consistait en une carcasse de bois, laquelle aurait été revêtue d'un placage de lamelles d'or ; c'est ainsi qu'on se représentera le mieux la possibilité matérielle de sa fabrication, et celle de sa destruction, d'après v. 20.

Comment l'Israël de l'époque mosaïque a-t-il pu en venir à l'idée d'une semblable représentation animale de son dieu ? En d'autres termes, quelle serait l'origine possible d'une pareille conception religieuse ? On a longtemps cru qu'il fallait voir là une influence égyptienne, un emprunt fait au culte du taureau noir Apis adoré à Memphis, ou à celui du taureau blanc Mnevis. Mais, outre que le culte des Égyptiens s'adressait, non pas à des images matérielles de ces animaux, mais aux êtres vivants eux-mêmes, il semblerait bien extraordinaire que, à peine délivrés du joug égyptien, les Israélites eussent eu l'idée de choisir la forme d'un des dieux de ce pays pour représenter le dieu même qui les avait délivrés de ce joug-là. La mention de ces dieux représentés sous une forme animale ne se retrouve nulle part dans l'A.T., à la seule exception de Jer 46:15 où, grâce à la coupure pratiquée dans un mot, on obtient la lecture adoptée par les LXX : « Pourquoi Apis s'est-il enfui ? » L'origine égyptienne de cette conception cultuelle a été généralement abandonnée, et on en est arrivé à la conviction qu'on est ici en présence d'un \estige des vieilles conceptions religieuses des Sémites, chez lesquels on voit le taureau jouer, dès les temps les plus anciens, un rôle très considérable : les données fournies, soit par les documents écrits, soit par les monuments, produisent des preuves abondantes que cet animal, comme type de l'énergie vitale et sans doute aussi de la puissance génératrice, a été le représentant de plusieurs des principales divinités du panthéon sémitique. Il suffira de rappeler ici le fait que, chez les Phéniciens par exemple, le taureau était la représentation de Baal, et la vache celle d'Astarté.

En tout cas, il n'est pas probable que nous ayons ici le souvenir d'une antique divinité hébraïque, car, ainsi qu'on l'a très justement observé, les peuples nomades ne se livrent pas à l'élevage du gros bétail et il n'est même pas probable que les clans hébreux aient possédé des troupeaux pendant la période du désert.

Ce symbolisme animal, familier aux Israélites dès les temps anciens de la race à laquelle ils appartenaient, doit avoir exercé son influence sur eux à l'époque dont parle Ex 32. Il serait donc possible d'admettre qu'à la base de la tradition conservée dans Ex 32, on pût statuer la réalité d'un fait historique, dont nous ne pouvons préciser les détails, fait qui aurait consisté dans la tentative de représenter le dieu national des clans israélites sous une forme matérielle qui, d'après ce qui vient d'être dit, n'aurait eu rien de bien étrange ni de bien nouveau pour eux.

II On sait que, lorsque Jéroboam Ier, fondateur du royaume des Dix tribus, chercha à rendre ce royaume politiquement et religieusement indépendant de celui de Juda, il eut soin de le désolidariser d'avec le culte rendu à Yahvé dans le temple de Jérusalem ; et, pour ce motif, il établit deux sanctuaires principaux, l'un (Dan) au nord, et l'autre (Béthel) au sud de son territoire, dans des localités qui étaient, déjà alors, des centres de culte importants. Dans chacune de ces deux localités, il plaça un simulacre du dieu national sous la forme d'un jeune taureau d'or. Jéroboam entendait bien maintenir le culte rendu au Dieu qui avait été celui des fondateurs de la nation, et 1Ro 12:28 le dit très nettement : « Israël ! voici tes dieux qui t'ont fait sortir du pays d'Egypte ! » Reprenant la vieille représentation matérielle du taureau, familière à l'Israël des anciens jours, Jéroboam entendait par là rompre les usages cultuels qui s'étaient établis à Jérusalem dans un sanctuaire qui, aux yeux de bien des Israélites, présentait sans doute un caractère phénicien trop marqué. Le culte ainsi institué fut considéré plus tard, par le rédacteur deutéronomique des livres des Rois, comme une apostasie ( ( (une occasion de péché », 1Ro 12:30) qu'il n'était pas en réalité, matérialisant seulement l'idée du Dieu national sous la forme d'un retour à l'ancien symbolisme sémitique.

Et cette identification avec Yahvé est si positive que lorsque Jéhu abattit, dans le royaume du Nord, tout ce qui rappelait le culte de Baal (2Ro 10:28), il ne détruisit pas les taureaux de Dan et de Béthel, dans lesquels il voyait bien, lui le farouche yahviste, des symboles du Dieu d'Israël.

Si l'on essaie d'établir le rapport qui existe entre Ex 32 et 1Ro 12, on sera frappé de voir que l'expression : « Voici tes dieux qui t'ont fait sortir du pays d'Egypte ! » (expression dont le pluriel « tes dieux » s'explique parfaitement bien dans 1Ro 12:28 parce qu'elle se rapporte aux deux taureaux de Dan et de Béthel) ne se comprend dans Ex 32:4 (où il n'est question que d'une seule image de Yahvé) que si l'on voit dans ce passage un emprunt fait à celui de 1 Rois. La relation littéraire entre ces deux textes est donc très positive. Mais comment l'expliquer ? Si l'on se rappelle la position que les prophètes du VIII° siècle, surtout Osée (l'hostilité d'Amos vis-à-vis des images matérielles de Dieu n'apparaît pas sous une forme aussi visible et absolue), ont prise a l'égard du culte établi dans les sanctuaires du royaume des Dix tribus, on verra que cette relation peut s'expliquer par des préoccupations d'ordre polémique. En effet, à un moment donné, l'institution cultuelle de Jéroboam I er apparaissant toujours plus comme ayant constitué une faute, une infidélité commise par ce monarque, on aura éprouvé le désir de montrer que cette représentation matérielle de la divinité nationale sous la forme d'un taureau d'or avait été déjà condamnée par Moïse ; que, si le symbole lui-même pouvait être considéré comme ancien, comme remontant à la période du désert, il n'en était pas moins condamnable et qu'il avait été sévèrement blâmé par le grand chef religieux de cette lointaine époque.

La tradition parlant d'une tentative de représentation matérielle de la divinité au moment du voyage au désert aurait donc été reprise et développée de manière à pouvoir être rapprochée des circonstances cultuelles de l'époque d'Osée et d'Amos ; elle aurait été invoquée pour justifier et confirmer les jugements défavorables que le jahvisme authentique prononçait à l'égard du culte du taureau de Dan et de Béthel. Cette tradition ancienne, ainsi mise en rapport avec les conditions cultuelles du VIII° siècle, aurait été rappelée pour faire ressortir non seulement l'absurdité, mais, plus encore, la culpabilité d'un tel culte sur le terrain de la vraie religion yahviste ; cette culpabilité ressortait alors d'une manière d'autant plus forte que, à l'époque des prophètes dont les noms \iennent d'être rappelés, l'interdiction, dans le Décalogue élohiste de Ex 20, de toute représentation matérielle de la personne divine avait été proclamée sous la forme la plus absolue du verset 4, alors que le Décalogue yahviste de Ex 34:17 ne prohibait que « les dieux de métal 10ndu » ; par conséquent, à ce moment-là l'acte dont Aaron s'était rendu coupable à l'époque mosaïque ne pouvait être considéré que comme une violation manifeste de la Loi.

Il faut enfin ajouter qu'aucun passage ne permet de supposer qu'une image de Yahvé sous la forme du taureau ait jamais existé dans le temple de Jérusalem, ni ailleurs dans les lieux de la province judéenne qui étaient considérés comme particulièrement sacrés ; si tel avait été le cas, un passage comme 1Ro 14:22-24, qui énumère les péchés dont Juda s'était rendu coupable dans le domaine cultuel, n'aurait pas manqué de relever le fait. Il n'en est pas question non plus dans Osée, ni dans Amos, dont les passages Am 5:5 8:14 relatifs à Béer-Séba ne permettent pas de conclure qu'il ait existé dans ce lieu une image divine adorée sous la forme du taureau. Par contre, on pourrait supposer, d'après Os 4:15 9:15, qu'une idole de ce genre aurait été l'objet d'un culte à Guilgal, le vieux sanctuaire de province, et à Samarie, la capitale du royaume du Nord. Ant. - J. B.

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      39 Voilà celui à qui nos ancêtres refusèrent d’obéir. Bien plus, ils le repoussèrent avec mépris et auraient préféré retourner en Égypte.

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      4 » Tu ne te feras pas de sculpture sacrée ni de représentation de ce qui est en haut dans le ciel, en bas sur la terre et dans l’eau plus bas que la terre.
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      6 et j’agis avec bonté jusqu'à 1000 générations envers ceux qui m'aiment et qui respectent mes commandements.
      7 » Tu n’utiliseras pas le nom de l'Eternel, ton Dieu, à la légère, car l'Eternel ne laissera pas impuni celui qui utilisera son nom à la légère.
      8 » Souviens-toi de faire du jour du repos un jour saint.
      9 Pendant 6 jours, tu travailleras et tu feras tout ce que tu dois faire.
      10 Mais le septième jour est le jour du repos de l'Eternel, ton Dieu. Tu ne feras aucun travail, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton esclave, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui habite chez toi.
      11 En effet, en 6 jours l'Eternel *a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s’y trouve, et *il s'est reposé le septième jour. Voilà pourquoi l'Eternel a béni le jour du repos et en a fait un jour saint.
      12 * » Honore ton père et ta mère afin de vivre longtemps dans le pays que l'Eternel, ton Dieu, te donne.
      13 » Tu ne commettras pas de meurtre.
      14 » Tu ne commettras pas d'adultère.
      15 » Tu ne commettras pas de vol.
      16 » Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.
      17 » Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son esclave, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni quoi que ce soit qui lui appartienne. »
      18 Tout le peuple entendait les coups de tonnerre et le son de la trompette et voyait les flammes de la montagne fumante. A ce spectacle, le peuple tremblait et se tenait à bonne distance.
      19 Ils dirent à Moïse : « Parle-nous, toi, et nous écouterons ; mais que Dieu ne nous parle pas, sinon nous mourrions. »
      20 Moïse dit au peuple : « N’ayez pas peur, car c'est pour vous mettre à l'épreuve que Dieu est venu et c'est pour que vous ayez sa crainte devant les yeux afin de ne pas pécher. »
      21 Le peuple restait à bonne distance, mais Moïse s'approcha de la nuée où se trouvait Dieu.
      22 L'Eternel annonça à Moïse : « Voici ce que tu diras aux Israélites : ‘Vous avez vu que je vous ai parlé depuis le ciel.
      23 Vous ne ferez pas de dieux en argent et en or pour me les associer ; vous ne vous en ferez pas.
      24 C’est un autel en terre que tu me construiras et tu y offriras tes holocaustes et tes sacrifices de communion, tes pièces de petit et de gros bétail. Partout où je rappellerai mon nom, je viendrai vers toi et te bénirai.
      25 Si tu me construis un autel de pierre, tu ne le feras pas en pierres taillées, car en passant ton ciseau sur la pierre, tu la rendrais profane.
      26 Tu ne monteras pas à mon autel par des marches afin de ne pas dévoiler ta nudité.’

      Exode 32

      1 Le peuple voyait que Moïse tardait à descendre de la montagne. Alors il se rassembla autour d'Aaron et lui dit : « Allons ! *Fais-nous des dieux qui marchent devant nous, car ce Moïse, l’homme qui nous a fait sortir d'Egypte, nous ignorons ce qu'il est devenu. »
      2 Aaron leur dit : « Retirez les anneaux d'or qui pendent aux oreilles de vos femmes, de vos fils et de vos filles et apportez-les-moi. »
      3 Chacun retira les anneaux d'or qui pendaient à ses oreilles et ils les apportèrent à Aaron.
      4 Il les reçut de leurs mains, jeta l'or dans un moule et fit un veau en métal fondu. Ils dirent alors : * « Israël, voici tes dieux qui t’ont fait sortir d'Egypte. »
      5 Lorsque Aaron vit cela, il construisit un autel devant lui et s'écria : « Demain, il y aura une fête en l'honneur de l'Eternel ! »
      6 Le lendemain, ils se levèrent de bon matin et offrirent des holocaustes et des sacrifices de communion. *Le peuple s'assit pour manger et pour boire ; puis ils se levèrent pour s’amuser.
      7 L'Eternel dit à Moïse : « Vas-y, descends. En effet, ton peuple, celui que tu as fait sortir d'Egypte, s'est corrompu.
      8 Ils se sont bien vite écartés de la voie que je leur avais prescrite : ils se sont fait un veau en métal fondu, se sont prosternés devant lui, lui ont offert des sacrifices et ont dit : ‘Israël, voici tes dieux qui t’ont fait sortir d'Egypte.’ »
      9 L'Eternel dit à Moïse : « Je vois que ce peuple est un peuple réfractaire.
      10 Maintenant, laisse-moi faire ! Ma colère va s'enflammer contre eux et je vais les faire disparaître, tandis que je ferai de toi une grande nation. »
      11 Moïse implora l'Eternel, son Dieu, et dit : « Pourquoi, Eternel, ta colère s'enflammerait-elle contre ton peuple, celui que tu as fait sortir d'Egypte avec une grande puissance et avec force ?
      12 Pourquoi les Egyptiens diraient-ils : ‘C'est pour leur malheur qu'il les a fait sortir de notre pays, c'est pour les tuer dans les montagnes et les exterminer de la surface de la terre’ ? Renonce à ton ardente colère et reviens sur ta décision de faire du mal à ton peuple !
      13 Souviens-toi d'Abraham, d'Isaac et d'Israël, tes serviteurs ! Tu leur as dit en jurant par toi-même : *‘Je rendrai votre descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel, je donnerai à vos descendants tout le pays dont j'ai parlé et ils le posséderont pour toujours.’ »
      14 L'Eternel renonça alors au mal qu'il avait déclaré vouloir faire à son peuple.
      15 Moïse repartit et descendit de la montagne, les deux tables du témoignage dans la main. Les tables étaient écrites des deux côtés, elles étaient écrites de chaque côté.
      16 Elles étaient l’œuvre de Dieu et l'écriture était celle de Dieu, gravée sur les tables.
      17 Josué entendit le bruit que faisait le peuple en poussant des cris et il dit à Moïse : « Il y a un cri de guerre dans le camp. »
      18 Moïse répondit : « Ce n'est ni un cri de vainqueurs, ni un cri de vaincus. Ce que j'entends, ce sont des gens qui chantent. »
      19 En s’approchant du camp, il vit le veau et les danses. La colère de Moïse s'enflamma. Il jeta les tables qu’il tenait et les brisa au pied de la montagne.
      20 Il prit le veau qu'ils avaient fait et le brûla au feu ; il le réduisit en poudre, versa cette poudre à la surface de l'eau et la fit boire aux Israélites.
      21 Moïse dit à Aaron : « Que t'a fait ce peuple pour que tu le rendes coupable d’un si grand péché ? »
      22 Aaron répondit : « Que la colère de mon seigneur ne s'enflamme pas ! Tu sais toi-même que ce peuple est porté au mal.
      23 Ils m'ont dit : ‘Fais-nous des dieux qui marchent devant nous, car ce Moïse, l’homme qui nous a fait sortir d'Egypte, nous ignorons ce qu'il est devenu.’
      24 Je leur ai dit : ‘Que ceux qui ont de l'or s'en dépouillent !’Et ils me l'ont donné. Je l'ai jeté au feu et il en est sorti ce veau. »
      25 Moïse vit que le peuple était en plein désordre et qu'Aaron l'avait laissé dans ce désordre, exposé au déshonneur parmi ses ennemis.
      26 Moïse se plaça à l’entrée du camp et dit : « Qui est pour l’Eternel ? Qu’il vienne vers moi ! » Tous les Lévites se rassemblèrent à ses côtés.
      27 Il leur annonça : « Voici ce que dit l'Eternel, le Dieu d'Israël : Que chacun de vous mette son épée au côté. Traversez et parcourez le camp d'une entrée à l'autre et que chacun tue son frère, son prochain, son voisin. »
      28 Les Lévites firent ce qu'ordonnait Moïse et 3000 hommes environ parmi le peuple moururent ce jour-là.
      29 Moïse dit : « Vous avez aujourd'hui été établis dans vos fonctions au service de l'Eternel, et ce au prix même de votre fils et de votre frère, si bien qu'il vous accorde aujourd'hui une bénédiction. »
      30 Le lendemain, Moïse dit au peuple : « Vous avez commis un grand péché. Je vais maintenant monter vers l'Eternel. Peut-être obtiendrai-je le pardon de votre péché. »
      31 Moïse retourna vers l'Eternel et dit : « Ah ! Ce peuple a commis un grand péché. Ils se sont fait des dieux en or.
      32 Pardonne maintenant leur péché ! Sinon, efface-moi de ton livre que tu as écrit. »
      33 L'Eternel dit à Moïse : « C'est celui qui a péché contre moi que j'effacerai de mon livre.
      34 Va donc, conduis le peuple à l’endroit que je t'ai indiqué. Mon ange marchera devant toi, mais le jour où j’interviendrai, je les punirai de leur péché. »
      35 L'Eternel frappa le peuple parce qu'il avait fait le veau, celui qu’avait fabriqué Aaron.

      Exode 33

      1 L'Eternel dit à Moïse : « Vas-y, pars d'ici avec le peuple que tu as fait sortir d'Egypte. Monte vers le pays que j'ai juré de donner à Abraham, à Isaac et à Jacob en disant : ‘Je le donnerai à ta descendance.’
      2 J'enverrai un ange devant toi et je chasserai les Cananéens, les Amoréens, les Hittites, les Phéréziens, les Héviens et les Jébusiens.
      3 Monte vers ce pays où coulent le lait et le miel. En revanche, je ne monterai pas au milieu de toi, car tu es un peuple réfractaire et je risquerais de te faire disparaître en chemin. »
      4 Lorsque le peuple entendit cette parole de malheur, il prit le deuil et personne ne mit ses ornements.
      5 L'Eternel dit à Moïse : « Dis aux Israélites : ‘Vous êtes un peuple réfractaire. Si je montais un seul instant au milieu de toi, je te détruirais. Retire maintenant les ornements que tu portes et je verrai ce que je te ferai.’ »
      6 Les Israélites se dépouillèrent de leurs ornements en s'éloignant du mont Horeb.
      7 Moïse prit la tente et la dressa à l’extérieur du camp, à une certaine distance. Il l'appela « tente de la rencontre ». Tous ceux qui consultaient l'Eternel allaient vers la tente de la rencontre, à l’extérieur du camp.
      8 Lorsque Moïse se rendait à cette tente, tout le peuple se levait ; chacun se tenait à l'entrée de sa tente et le suivait des yeux jusqu'à ce qu'il ait pénétré dans la tente.
      9 Lorsque Moïse avait pénétré dans la tente, la colonne de nuée descendait et s'arrêtait à l'entrée de la tente, et l'Eternel parlait avec Moïse.
      10 Tout le peuple voyait la colonne de nuée s'arrêter à l'entrée de la tente, et tout le peuple se levait et adorait, chacun à l'entrée de sa tente.
      11 L'Eternel parlait avec Moïse face à face, comme un homme parle à son ami. Puis Moïse retournait au camp, tandis que son jeune assistant, Josué, fils de Nun, ne sortait pas de la tente.
      12 Moïse dit à l'Eternel : « Voici que tu me dis : ‘Fais monter ce peuple !’et tu ne me fais pas connaître qui tu enverras avec moi. Cependant, tu as dit : ‘Je te connais par ton nom et tu as trouvé grâce à mes yeux.’
      13 Maintenant, si j'ai trouvé grâce à tes yeux, fais-moi connaître tes voies. Alors je te connaîtrai et je pourrai encore trouver grâce à tes yeux. Regarde : cette nation est ton peuple. »
      14 L'Eternel répondit : « Je marcherai moi-même avec toi et je te donnerai du repos. »
      15 Moïse lui dit : « Si tu ne marches pas toi-même avec nous, ne nous fais pas partir d'ici.
      16 Comment sera-t-il donc certain que j'ai trouvé grâce à tes yeux, ainsi que ton peuple ? Ne sera-ce pas quand tu marcheras avec nous et quand nous serons différents, moi et ton peuple, de tous les peuples qui sont à la surface de la terre ? »
      17 L'Eternel dit à Moïse : « Je ferai aussi ce que tu me demandes là parce que tu as trouvé grâce à mes yeux et que je te connais par ton nom. »
      18 Moïse dit : « Fais-moi donc voir ta gloire ! »
      19 L'Eternel répondit : « Je ferai passer devant toi toute ma bonté et je proclamerai devant toi le nom de l'Eternel. *Je fais grâce à qui je veux faire grâce, et j’ai compassion de qui je veux avoir compassion. »
      20 Il ajouta : « Tu ne pourras pas voir mon visage, car l'homme ne peut me voir et vivre. »
      21 L'Eternel dit : « Voici un endroit près de moi. Tu te tiendras sur le rocher.
      22 Quand ma gloire passera, je te mettrai dans un creux du rocher et je te couvrirai de ma main jusqu'à ce que je sois passé.
      23 Lorsque j’écarterai ma main, tu me verras par-derrière, mais mon visage ne pourra pas être vu. »

      Exode 34

      17 Tu ne te feras pas de dieu en métal fondu.

      Lévitique 9

      3 Tu transmettras ces instructions aux Israélites : ‘Prenez un bouc pour le sacrifice d'expiation, un veau et un agneau âgés d'un an et sans défaut pour l'holocauste,

      Juges 14

      18 Les habitants de la ville dirent à Samson le septième jour, avant le coucher du soleil : « Quoi de plus doux que le miel et quoi de plus fort que le lion ? » Il leur répondit : « Si vous n'aviez pas labouré avec ma génisse, vous n'auriez pas découvert mon énigme. »

      Néhémie 9

      18 Non, tu ne les as pas abandonnés, même quand ils se sont fait un veau en métal fondu et ont dit : ‘Voici tes dieux qui t'ont fait sortir d'Egypte’, commettant ainsi l’acte le plus insultant contre toi.

      Psaumes 106

      19 Ils ont fabriqué un veau à Horeb, ils se sont prosternés devant une image en métal fondu.

      Jérémie 46

      15 Pourquoi tes idoles du dieu Apis sont-elles emportées ? » Ce dieu ne tient pas debout parce que l'Eternel le renverse.

      Jérémie 50

      11 Cela arrivera parce que vous vous êtes réjouis, parce que vous vous êtes régalés, vous qui avez pillé mon héritage. Cela arrivera parce que vous avez bondi comme une génisse qui écrase le blé et que vous avez henni comme des chevaux fougueux.

      Osée 4

      15 Si tu te livres à la prostitution, Israël, que Juda ne se rende pas coupable ! N'allez pas à Guilgal, ne montez pas à Beth-Aven et ne jurez pas : « L'Eternel est vivant ! »

      Osée 9

      15 Toute leur méchanceté s'est montrée à Guilgal : c'est là que je les ai pris en haine. A cause de la méchanceté de leurs agissements, je les chasserai de ma maison. Je ne continuerai pas à les aimer ; tous leurs chefs sont des rebelles.

      Osée 10

      11 Ephraïm est une génisse dressée qui aime fouler le grain, mais je mettrai une barre sur son beau cou ; j'attellerai Ephraïm, Juda labourera, Jacob hersera.

      Amos 5

      5 Ne cherchez pas Béthel, n'allez pas à Guilgal, ne passez pas à Beer-Shéba, car Guilgal sera exilée et Béthel deviendra une ruine.

      Amos 8

      14 Ceux qui jurent par le péché de Samarie et qui disent : ‘Vive ton dieu, Dan ! Vive le culte de Beer-Shéba !’tomberont et ne se relèveront plus. »

      Actes 7

      39 » Nos ancêtres n’ont pas voulu lui obéir, mais ils l’ont repoussé et, dans leur cœur, ils se sont tournés vers l'Egypte

      Romains 12

      1 Je vous encourage donc, frères et sœurs, par les compassions de Dieu, à offrir votre corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu. Ce sera de votre part un culte raisonnable.
    • Genèse 15

      Exode 1

      1

      Le livre de l'Exode relate la formation des enfants d'Israël, en tant qu'église et nation. Jusqu'ici, nous avons vu la vraie religion, au sein de la vie domestique, maintenant, nous allons commencer à voir ses effets sur la destinée des royaumes et des nations. « Exode » signifie « le départ » ; le principal événement mentionné est le départ d'Égypte du peuple d'Israël et la fin de l'esclavage égyptien ; cela confirme simplement l'accomplissement de plusieurs promesses et prophéties faites à Abraham et à sa descendance ; l'exode préfigure aussi l'état de l'église, dans le désert de ce monde, jusqu'à son arrivée dans le merveilleux pays de Canaan, le repos Éternel.

      Les enfants d'Israël croissent en Égypte, Après la mort de Joseph. (Exode 1:8-14)
      Ils sont opprimés, Mais se multiplient extraordinairement. (Exode 1:1-7)
      La tuerie des enfants. (Exode 1:15-22)

      Pendant plus de deux cents ans, alors qu'Abraham, Isaac, et Jacob vivaient librement, les Hébreux se sont accrus Progressivement ; il y eut seulement soixante-dix personnes environ qui sont entrées en Égypte. Et là, en un nombre à peu près identique d'années, malgré l'esclavage cruel, les Hébreux devinrent une grande nation. Cette croissance merveilleuse était conforme à la promesse faite il y a bien longtemps à leurs pères. Bien que l'accomplissement des promesses de Dieu soit parfois long à voir le jour, il est inexorable.

      Exode 20

      1

      Le préambule des dix commandements. (Exode 20:1,2)
      Les commandements écrits sur les premières tables. (Exode 20:3-11)
      Leur rédaction sur les deuxièmes tables. (Exode 20:12-17)
      La crainte du peuple. (Exode 20:18-21)
      Rappel d'interdiction contre l'idolâtrie. (Exode 20:22-26)

      Dieu parle aux hommes de plusieurs manières : par leur propre conscience, par la Providence, par Sa voix ; nous devons être soigneusement attentifs à tous ces messages. Mais Dieu ne s'est jamais exprimé comme Il l'a fait, lors de Sa déclaration des dix commandements. Au tout début, la Loi a été inculquée à l'homme ; cette loi aurait dû rester inscrite dans son cœur, mais le péché l'a corrompue et de ce fait, il fallait en redéfinir la connaissance. La loi est spirituelle, elle connaît les pensées secrètes du cœur, ses désirs, et ses dispositions.

      Le commandement qu'elle souligne le premier, est l'amour ; sans lui, toute vie spirituelle n'est qu'hypocrisie ; ce commandement doit être parfaitement observé, avec une obéissance constante ; aucune loi au monde ne tolère la désobéissance. Celui qui voudra observer toute la loi mais qui pèchera contre un seul commandement, sera coupable envers tous les autres, Jacques 2:10. Le fait de la modifier, soit dans notre cœur, dans nos pensées, dans nos propos ou dans nos actes, n'est que péché et la mort est le salaire du péché.

      3 Les quatre premiers des dix commandements, communément appelés « le décalogue », nous décrivent notre devoir envers Dieu. Ces quatre commandements sont cités en premier car l'homme doit aimer son Créateur avant son prochain. Il ne sera pas possible d'aimer son prochain sincèrement si les sentiments que l'on éprouve pour Dieu ne sont qu'hypocrisie.

      Le premier commandement mentionne qui doit être l'objet de notre adoration : l’Éternel et Lui seulement. Cela signifie qu'il est interdit d'adorer les créatures. Quel que soit le fait qui puisse entraver notre amour, notre gratitude, notre révérence ou notre adoration envers Dieu, nous ne devons pas céder à un sentiment de déception qui ne peut conduire qu'à une transgression de ce commandement. Tout ce que nous faisons doit être fait à la gloire de Dieu.

      Le second commandement se rapporte à l'adoration que nous devons ressentir envers le Seigneur, notre Dieu. Il est interdit de fabriquer une image ou une représentation quelconque de la Déité, sous quelque forme ou intention que ce soit. Mais la signification spirituelle de ce commandement est plus étendue : tous les types de superstition sont défendus, ainsi que toutes les « inventions » humaines qui déforment la véritable adoration de Dieu.

      Le troisième commandement concerne la façon d'adorer : elle doit être faite avec toute la révérence et le sérieux possibles. Tout serment inconsidéré est prohibé. Toutes les injures au nom de l'Éternel et tous les jurons ne sont que d'affreuses offenses à Ses commandements. Cela ne concerne pas uniquement les injures contre la Parole de Dieu ou les choses saintes, mais aussi toutes celles qui sont vaines, malsaines ou relatives aux plaisirs douteux. Le Seigneur ne laissera pas impuni celui qui invoquera Son Nom en vain.

      Le quatrième commandement est particulier : c'est un « rappel », c'est-à-dire que ce n'était pas la première fois qu'il était ordonné, mais que les hommes le connaissaient déjà. Un jour sur sept doit être sanctifié. Six jours sont consacrés au travail, mais il ne faut pas négliger ensuite le service de Dieu et le soin à apporter à notre âme. Aujourd'hui, nous devons accomplir tout notre travail dans le temps imparti, sans en prévoir pour le sabbat, le jour du repos. Christ a permis d'accomplir en ce jour particulier les travaux de nécessité, de charité et de piété ; car le sabbat a été fait pour l'homme et non l'inverse, Marc 2:27 ; tout ce qui concerne le luxe, la vanité ou l'autosatisfaction est à éviter. Tout acte commercial, tout paiement de transaction, toute lettre d'affaires, toute étude industrielle, déplacement, voyage mondain ou conversations légères, ne font que gâter la sainteté de ce jour, que Dieu a mis à part.

      La paresse et l'indolence font partie des attitudes « du monde », mais ne concernent pas le saint repos. Le sabbat doit être un jour où l'on se repose du travail journalier, pour se consacrer au service de Dieu. Les avantages du respect de ce jour sanctifié, sont la bonne santé et la joie des hommes, ce temps mis à part étant consacré au soin de l'âme et au rappel de l'excellence de la Parole de Dieu. Ce jour est béni ; les hommes qui le respectent sont bénis, en lui et par lui. Cette bénédiction et ce respect de la sainteté ne sont pas consacrés à un septième jour ordinaire, mais au jour du sabbat.

      12 Les commandements de la deuxième table, les six derniers des dix commandements, décrivent quel doit être notre devoir, pour nous même et vis-à-vis des autres ; ils mentionnent le fameux commandement : « tu aimeras ton prochain comme toi-même », Luc 10:27. La piété et l'honnêteté doivent aller de pair.

      Le cinquième commandement concerne les devoirs que nous avons vis-à-vis de nos parents. Le fait d'honorer père mère, doit démontrer par notre conduite, notre estime et notre obéissance à leur égard ; quand vos parents vous appellent, répondez leur ; quand ils vous envoient accomplir une tâche, faites ce qu'ils vous demandent, abstenez-vous de ce qu'ils vous interdisent ; faites tout cela en tant qu'enfant, dans la joie et dans l'amour. Soyez également soumis à leurs conseils et à leurs recommandations. Efforcez-vous de réconforter en tous points vos parents, donnez-leur une vieillesse paisible ; soutenez-les quand ils sont dans le besoin, ce que le Seigneur recommande particulièrement, Matthieu 15:4-6. Beaucoup de personnes ont remarqué que l'on était particulièrement béni en obéissant à ses parents, et que la malédiction accompagnait les enfants indisciplinés.

      Le sixième commandement indique que l'on doit se préoccuper de la vie et du bien-être des autres comme nous le faisons pour nous-mêmes. Les magistrats et les fonctionnaires sont institués pour faire valoir la vérité : ne cherchez pas à les contrecarrer. L'autodéfense est légitime ; mais beaucoup de meurtriers innocentés par la loi des hommes, ne le sont pas devant Dieu. Les passions démesurées, provoquées par la colère ou l'alcool, n'ont aucune excuse ; elles conduisent au meurtre et lors des duels, elles ne font que révéler l'arrogance des hommes et leur esprit de vengeance. Tous les combats, même ceux accomplis par les mercenaires, ne sont que le résultat de la colère et de la malice : ils rompent le sixième commandement ; tous les carnages sont en fait des meurtres. Il en est ainsi pour tout ce qui pousse les hommes au vice et au crime. La mauvaise conduite corrompt le cœur, elle pousse rapidement les parents vers le trépas, comme d'ailleurs les épouses et autres membres d'une famille : toutes ces choses rompent ce sixième commandement. Ce dernier interdit les mauvaises envies, la haine ou la colère, toute insulte. Il condamne le suicide. Il réclame un esprit bienveillant et patient, qui sait aussi pardonner.

      Le septième commandement concerne la chasteté. Nous devrions être effrayés par toutes les « vilenies » qui s'attaquent au corps humain : elles ne font que le détruire. Quels que puissent être les errements de notre imagination polluée, animée par nos passions, ils ne font que rompre ce commandement : il en est ainsi pour toutes les images impures, les livres, les conversations douteuses et toute autre forme de déviations.

      Le huitième commandement est celui de l'amour, celui du respect de la propriété des autres. Ce que nous possédons ici-bas, même acquis dans l'honnêteté, représente le « pain » que Dieu nous a donné ; nous devrions nous en contenter et être reconnaissants : sachons ainsi faire preuve de confiance en la Providence divine. Quand nous détournons notre regard de nos voisins, lorsqu'ils sont dans la nécessité, nous enfreignons la loi divine ; c'est un fait courant dans notre société d'aujourd'hui. Les « pillages » en tous genres, même ceux qui sont effectués sous le couvert de la justice humaine, vont également contre ce commandement. La fraude, les emprunts effectués sans perspective de remboursement, les non-paiements de dettes, l'extravagance, les abus, les extorsions d'argent aux pauvres, toutes ces choses s'opposent au huitième commandement. Offrons notre savoir-faire, dans un esprit de simplicité et dans le contentement, au service des autres, comme nous voudrions qu'ils le fassent à notre égard.

      Le neuvième commandement est relatif à notre attitude vis-à-vis de nos voisins. Ce commandement interdit toute médisance, sous quelque forme que ce soit, toute parole équivoque qui pourrait « salir » notre prochain. Dénigrer notre voisin ne peut que nuire à sa réputation. Porter un faux témoignage contre lui, le calomnier, ou l'attaquer par notre médisance, tous ces actes rompent le neuvième commandement ; il en est de même pour celui qui déforme la vérité, qui s'efforce de salir la réputation de son prochain, ne cherchant que sa ruine. Combien de fois ce commandement est bafoué chaque jour, par des personnes de tout rang, de toute nature !

      Le dixième commandement s'attaque à la racine du mal : « tu ne convoiteras pas ». Les commandements précédents prohibaient tous les mauvais désirs envers notre prochain ; celui-ci interdit toute convoitise malsaine.

      18 Cette loi couvre un domaine si vaste que nous ne sommes pas capables d'en mesurer toute l'étendue spirituelle. Elle offre une telle perfection qu'il est impossible d'y trouver une faille : elle représente, à la fois, la règle que Dieu suivra lors de Son Jugement futur, et la conduite que l'homme doit suivre chaque jour. Si nous essayons de nous conformer à cette loi, nous découvrirons que nos vies ne tendent qu'à l'enfreindre, pour ne céder qu'au péché. Devant cette sainte loi et ce terrible jugement qui nous attend, qui serait capable de mépriser l'évangile de Christ ?

      La connaissance de la loi nous révèle notre réel besoin de repentance. Dans le cœur de chaque croyant, le péché est détrôné et crucifié, la loi divine est inscrite et « l'image » de Dieu est renouvelée. Le Saint-Esprit régénère l'âme qui devient capable d'haïr et de fuir le péché ; Il lui donne le désir d'aimer sincèrement la loi divine, en toute vérité ; Il pousse sans cesse à la repentance.

      22 Moïse, s'étant approché de la nuée où était Dieu, écoutait les instructions divines : elles expliquent de manière détaillée, à partir de ce verset, jusqu'à la fin du chapitre vingt-trois, les dix commandements. Les directives de ces versets concernent l'adoration divine. Les Israélites étaient ainsi assurés que Dieu, dans Sa grâce, accepterait leurs offrandes.

      Aujourd'hui, au temps de l'évangile, les hommes sont invités à prier en tous lieux ; quel que soit l'endroit où les enfants de Dieu se réunissent en Son Nom, pour L'adorer, le Seigneur se tient au milieu d'eux ; Il vient vers eux et les bénit.

      Exode 32

      1

      Le peuple pousse Aaron à faire un veau d'or. (Exode 32:1-6)
      Le mécontentement de Dieu, l'intercession de Moïse. (Exode 32:7-14)
      Moïse détruit les tables de la loi, Il démolit le veau d'or. (Exode 32:15-20)
      Le repentir d'Aaron, les idolâtres sont tués. (Exode 32:21-29)
      Moïse prie pour le peuple. (Exode 32:30-35)

      Tandis que Moïse était sur la montagne pour recevoir la loi divine, le peuple, dans le tumulte, s'adressa à Aaron. Les Israélites avaient l'esprit complètement égaré, se lassant de ne pas revoir Moïse revenir. L'impatience est le résultat de tentations diverses. Malgré la longueur de cette attente, le peuple devait patienter, afin que l'Éternel ait terminé de donner Ses instructions au patriarche. Cette impatience conduisit les hébreux à créer une idole à partir de leurs anneaux d'or : quelle honte mesquine, au regard de leur devoir d'adoration du véritable Dieu ! Ils ne percevaient pas les conséquences d'un tel acte d'idolâtrie ; de notre côté, rechignons-nous à nous plier aux impératifs de la piété ?

      Aaron moula un veau, s'efforçant de lui donner une finition soignée. Le peuple offrit des sacrifices à cette idole. Dressant ainsi une image devant eux, les Israélites changèrent la Vérité divine, en un mensonge, leurs sacrifices étant une abomination. N'avaient-ils pas, peu de jours avant, au même endroit, entendu la voix de l'Éternel, leur disant au milieu de la fournaise : « tu ne te feras aucune image taillée » ? N'avaient-ils pas annoncé qu'ils obéiraient à la loi de l'Éternel, qu'ils feraient tout ce que ce dernier avait prescrit, en toute obéissance ? Chapitre Exode 24:7.

      Avant même qu'ils aient quitté l'endroit où cette ordonnance de Dieu fut donnée, ils rompirent leur engagement, défiant par là même, toute réprimande divine. Cela montre clairement que la loi n'amène pas à la sainteté et qu'elle ne peut justifier personne ; elle amène à la connaissance du péché mais elle n'en donne pas le remède. Aaron avait été mis à part par Dieu pour exercer le rôle de sacrificateur ; quelle honte pour lui d'avoir construit cet autel pour le veau d'or ! Il ne méritait plus l'honneur de sacrifier sur l'autel de Dieu : il n'était placé maintenant que sous le bon vouloir de la grâce divine. Un tel orgueil et une telle vantardise ne méritaient qu'être anéantis...

      7 L'Éternel annonce à Moïse que les Israélites se sont corrompus. Le péché est la corruption du pécheur, elle découle automatiquement de l'état de ce dernier : tout homme est tenté, lorsqu'il est attiré par sa propre convoitise.

      Le peuple s'est détourné du droit chemin. C'est le péché qui marque le début de la déviation du devoir. Les Israélites oublièrent rapidement tout ce que Dieu avait fait auparavant pour eux. Dieu vit ce qu'ils ne pouvaient discerner : leur méchanceté masquait l'état réel de leur cœur.

      Nous sommes incapables de voir le millième du mal que Dieu perçoit chaque jour. Dans Sa Justice, Celui-ci exprime grandement Son mécontentement, quand Il voit à quel point les hommes sont démunis de toute défense, quand ils n'ont personne pour plaider en leur faveur, auprès de Celui qui a résolu d'exprimer Sa sévérité envers eux.

      À part la prière de Moïse, rien ne pouvait sauver le peuple de la ruine ; le patriarche était en quelque sorte, une image de Christ, qui par Sa seule médiation, a pu réconcilier le monde avec Dieu. Moïse mentionna la gloire de Dieu, Sa grande Puissance et Sa main forte. Rendre gloire à Dieu doit être le premier objet de nos prières ; cela a été également le sujet de la prière de notre Seigneur ici-bas. Les promesses divines doivent être également mentionnées quand nous prions ; car ce qu'Il a promis, Il le fera.

      Remarquez à quel point la prière est puissante : en réponse à celle de Moïse, Dieu rétorque qu'Il a l'intention de ménager le peuple, de la destruction qu'Il avait préméditée à son égard ; ce changement d'intention s'appelle « se repentir du mal projeté ».

      15 Quel changement pour Moïse, qui était en communion avec Dieu, lorsqu'il descendit de la montagne, et qui entra en contact avec le monde, alors sous l'emprise du péché !

      Quand nous portons notre regard vers Dieu, nous ne voyons que « pureté » et « merveille » ; si nous regardons le monde, nous sommes en face du péché et de la provocation. Dans ce monde, les idoles n'ont aucune puissance ; Moïse réduisit le veau d'or en poussière. En mélangeant cette poussière au breuvage du peuple d'Israël, Moïse voulait lui montrer que son cœur s'était fourvoyé dans son cheminement.

      21 Jamais un homme sage n'a répondu comme Aaron, de manière si frivole et désinvolte. Soyons vigilants à ne pas nous laisser entraîner, soit par les hommes, soit par les évènements, dans les voies du péché ; les individus ne peuvent que tenter à nous diriger vers cette voie, ils ne peuvent pas nous y forcer. L'arrivée de Moïse dans le camp, fit changer l'atmosphère : là où l'on dansait, maintenant on tremblait. Les hébreux avaient honte de leur péché. La manière qu'utilisa Moïse pour étayer ses reproches, consista à ne pas contrecarrer ou à maquiller le péché, mais à le punir directement. Les Lévites furent là, pour tuer les meneurs de cette rébellion ; seuls ceux qui manifestèrent ouvertement leur état inique furent tués.

      Ceux qui persistent à marcher dans le péché, courent à leur ruine : les Hébreux, qui le matin criaient et dansaient, sont morts avant le soir même. De tels changements radicaux, arrivent parfois par les jugements de l'Éternel : ils fondent sur les pécheurs qui se croient en toute sécurité et sérénité.

      30 Moïse considérait que le péché du peuple était relativement grave. Un des devoirs des serviteurs de Dieu, est de montrer aux hommes la gravité de leurs péchés. Le prix à payer, nécessaire au pardon, révèle le grand mal commis par les Israélites. Moïse demanda à Dieu d'accorder Sa miséricorde ; le patriarche n'a pas cherché d'excuses, il a directement voulu expier cette faute. Nous ne pensons pas que Moïse signifiait par là, qu'il avait l'intention de mourir pour le peuple. Nous devons aimer notre prochain comme nous-mêmes, mais pas plus que nous ! Moïse était animé du même esprit que Christ : il voulait abandonner sa vie, dans la douleur, pour préserver celle du peuple.

      Le patriarche ne pouvait pas détourner entièrement la colère divine ; cela montre bien que la loi de Moïse n'était pas totalement capable de réconcilier les hommes avec Dieu, en vue d'établir une paix parfaite avec le Créateur. C'est en Christ seulement que Dieu peut pardonner les péchés de manière absolue, en les oubliant complètement. Par ce récit, nous voyons que le cœur charnel et hautain ne peut concilier les saints préceptes, les humbles vérités et l'adoration spirituelle de Dieu. Mais quand se trouvent réunis, l'Éternel et un serviteur de Dieu et que ce dernier adopte un esprit d'adoration, l'âme remplie de la Doctrine et du bénéfice du sacrifice de Jésus, ce serviteur aura toujours la possibilité de louer son Créateur avec ferveur. L'évangile, lui-même, est parfois « perverti » pour être accommodé aux goûts du monde.

      Quelle merveilleuse chose de savoir que nous avons un grand Prophète, puissant et miséricordieux, comme l'était en son temps Moïse, qui a tout accompli pour sauver nos âmes et qui intercède en notre faveur !

      Réjouissons-nous dans Sa Grâce !

      Exode 33

      1

      L'Éternel refuse d'accompagner Israël. (Exode 33:1-6)
      Le tabernacle de Moïse dressé hors du camp. (Exode 33:7-11)
      Moïse désire voir la gloire de Dieu. (Exode 33:12-23)

      Ceux à qui l'Éternel pardonne leurs péchés doivent reconnaître leur culpabilité. « Monte vers ce pays où coulent le lait et le miel. Mais je ne monterai point au milieu de toi » : cela révèle vraiment le mécontentement de Dieu. Malgré le fait que ce Dernier ait rappelé Sa promesse de donner le pays de Canaan à Abraham, Il refuse de manifester Sa présence parmi le peuple, ce qui aurait été un témoignage de Sa bénédiction.

      Les Israélites pleurèrent, à cause de leur péché. Tous ceux qui se repentent vraiment de leurs péchés doivent constater les fruits amers et les tristes conséquences de ces derniers ; de plus, ils doivent redouter davantage l'éloignement de Dieu. Canaan eut été une terre aride, sans la présence de l'Éternel.

      Ceux qui persistent dans la voie du péché, en se complaisant aux plaisirs qu'il peut procurer, doivent rapidement changer de route : ils éviteront ainsi la honte et la douleur qui en découlent.

      7 Moïse prit le tabernacle et le dressa hors du camp. Cette disposition semble avoir été établie, pour l'adoration et pour le jugement des affaires du peuple. Les Israélites regardaient Moïse ; ils étaient vraiment désireux d'être en paix avec Dieu et de connaître Ses intentions. La colonne de nuée, ôtée de l'intérieur du camp à cause de la pollution du péché, se manifeste à nouveau. Si nos cœurs vont à la recherche de Dieu, pour Le rencontrer, dans Sa grâce Il viendra vers nous !
      12 Moïse est très solennel devant l'Éternel. Ainsi, par l'intercession de Christ, nous sommes non seulement sauvés de la perdition, mais aussi certains de passer l'éternité dans la joie. Remarquez de quelle façon Moïse expose ses demandes à Dieu. Nous bénéficions de faveur de l'Éternel, si nous sommes animés d'un cœur plein de zèle et de ferveur, lorsque nous accomplissons notre devoir. Moïse tenait le langage de quelqu'un qui chemine sans avoir la conviction d'être accompagné par Dieu. Les grâces et les promesses divines ne doivent pas seulement encourager notre foi, elles sont là pour nous inciter à la prière fervente. Notez également à quel point le patriarche semblait pressé ! Il en est de même pour Christ, qui intercède sans cesse auprès de Dieu, en notre faveur ; cette intercession est d'ailleurs très pertinente !

      Moïse commença ensuite à discerner la gloire de Dieu, à percevoir Sa voix de plus près. Une vision directe de cette gloire, aurait de toute façon écrasé totalement le patriarche.

      L'homme est misérable et indigne de percevoir directement la grandeur de la Gloire de Dieu. Il est faible et ne pourrait supporter une vision si intense ; l'être humain est coupable, il ne peut qu'être épouvanté, face à la Grandeur divine. Seule la manifestation de Christ, dans Sa miséricorde, peut nous permettre de supporter l'approche de Dieu.

      L'Éternel était bien conscient du désir de Son serviteur Moïse. La bonté de Dieu est un des aspects de Sa gloire ; Il désire nous voir nous approcher de Lui davantage pour bénéficier de Sa Miséricorde, que pour voir Sa grandeur et Sa majesté.

      Un rocher servit à protéger Moïse, afin qu'il puisse ressentir la bonté et la gloire de Dieu. Ce rocher d'Oreb était une image typique de Christ, le « Roc » ; Il est le Rocher du Refuge, du Salut et de la Puissance. Heureux sont ceux qui se tiennent sur ce rocher ! Le creux du rocher était également une image de Christ : un Sauveur frappé, crucifié, blessé et mis à mort.

      Ce qui suit, dénote la connaissance imparfaite de Dieu, aux yeux du patriarche ; Christ est Celui qui nous révèle le Père ; Moïse n'a pu voir Dieu que par derrière, tel un personnage, sans pouvoir discerner Sa grandeur céleste réelle. En Christ, le Père nous révèle Sa Gloire, Sa Grâce et Sa Bonté : tous ces attributs nous sont réservés : nous pourrons alors Le contempler directement dans les cieux !

      Exode 34

      Lévitique 9

      Juges 14

      Néhémie 9

      Psaumes 106

      Jérémie 46

      Jérémie 50

      Osée 4

      Osée 9

      Osée 10

      Amos 5

      Amos 8

      Actes 7

      Romains 12

      1

      Les croyants doivent se consacrer à Dieu. (Romains 12:1,2)
      Ils doivent être humbles, et utiliser fidèlement leurs dons spirituels, à leur place respective. (Romains 12:3-8)
      Exhortations à divers devoirs. (Romains 12:9-16)
      Exhortations à une conduite paisible envers tous les hommes, avec indulgence et bienveillance. (Romains 12:17-21)

      L'apôtre, ayant terminé la partie de son épître, dans laquelle il exposait et expliquait diverses doctrines couramment appliquées, insiste, dans ce texte, sur les devoirs importants dictés par l'Évangile.

      Il a imploré les Romains, ses frères en Christ, par la miséricorde divine, à présenter à Dieu, leur corps, comme un sacrifice vivant. C’est en fait un appel puissant. Nous recevons tous les jours du Seigneur les fruits de Sa Miséricorde ! Offrons-Lui tout notre être en retour, tout ce que nous avons, tout ce que nous pouvons faire : d’ailleurs, que cela peut-il représenter, par rapport à toutes les grandes richesses spirituelles qu’Il nous accorde ?

      Que peut accepter Dieu, de notre part ? Un culte raisonnable, (un service intelligent) verset Romains 12:2*, auquel nous sommes capables de donner une raison, par la foi. La conversion et la sanctification sont le renouvellement de l'esprit ; elles consistent en un changement, non pas de la nature, mais des qualités de l'âme. Les progrès de la sanctification, conduisent de plus en plus à « la mort au péché », à une vie droite, éléments qui sont opérés dans un renouvellement spirituel, jusqu'à ce que tout cela soit parachevé dans la Gloire céleste.

      Le grand ennemi de ce renouvellement est l’attirance de notre être vers les attraits de ce monde. Soyons prudents, lorsque nous élaborons des plans, même soi disant positifs : veillons à ce que ces projets ne reposent pas sur les fondements éphémères de ce monde. Ne tombons pas dans les habitudes de ceux qui marchent selon les convoitises de la chair, et qui ont leur esprit braqué sur les désirs terrestres.

      L'œuvre du Saint Esprit commence d'abord par l’ouverture de la compréhension, puis elle opère sur la volonté, les affections et les conversations qui nous animent, jusqu'à ce qu'il y ait un changement dans l'ensemble de notre être, dans la recherche de la ressemblance avec Dieu, dans Sa connaissance, Sa justice et Sa véritable sainteté. Être pieux, c'est nous abandonner à Dieu !

      * Référence ajoutée par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte.

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