Notre devoir consiste à « mortifier les membres » qui
nous incitent à céder aux convoitises du monde : nous devons les
empêcher de nuire, les tuer, les supprimer, telles de mauvaises
herbes ou de la vermine qui se répand et détruit tout sur son
passage.Nous devons nous opposer continuellement à toutes les œuvres
corrompues, aucune place ne doit être accordée aux indulgences
charnelles. Toute occasion de pécher doit être évitée : la
convoitise de la chair, l'amour du monde, la cupidité, (qui est de
l’idolâtrie), l'amour des biens de ce monde et des vains plaisirs.
Il est essentiel de mortifier nos péchés, car si nous ne les
éradiquons pas, eux nous « tueront » littéralement. L'Évangile est
capable de transformer les mauvais penchants de l'âme, quelle qu’en
soit la gravité, Il révèle les règles d’une pieuse conduite à la
conscience, Il la prévient des vains désirs et des mauvaises
passions.
Il n'y a désormais pour les enfants de Dieu, aucune différence
d’origine, ni de conditions de vie : il est du devoir de chacun
d'être saint, parce que Christ est tout ; Il est pour chaque
chrétien, son seul Seigneur et Sauveur, Il représente toute son
espérance et son bonheur spirituel !
Ce que veut l'auteur, c'est condamner l'adultère et tous les genres de souillure de la chair, comme le montrent les mots qu'il ajoute : et le lit conjugal sans souillure, car Dieu jugera les fornicateurs et les adultères.
Ce contexte montre que son intention n'est pas de combattre l'erreur de ceux qui dépréciaient l'institution du mariage. (1Timothée 4.3)
Au lieu de : à tous égards, (grec) en toutes choses, beaucoup d'interprètes traduisent : parmi tous, chez tous.
L'auteur voudrait dire : le mariage doit être également respecté par tous, par ceux qui sont mariés et qui doivent tenir leur union conjugale pour une chose sainte, et par ceux qui, n'étant pas mariés eux-mêmes, doivent honorer le mariage d'autrui.