L'ange, dans la vision de ce texte, montre à Zacharie, Josué le
grand sacrificateur. Notre culpabilité et notre corruption nous
accablent énormément lorsque nous nous présentons devant Dieu. Par les
péchés que nous commettons, nous sommes passibles de mort, selon la
Justice de Dieu ; notre triste nature nous rend odieux, vis-à-vis de la
Sainteté divine. Israël, le peuple de Dieu était, par ses péchés, dans
le même cas. Mais nous avons tous la possibilité d’être rachetés,
justifiés et sanctifiés en Jésus-Christ, Celui qui est mort pour nous.Dans ce texte, Josué, le « grand sacrificateur » est accusé, tel un
criminel ; mais il est ensuite justifié. Quand nous cherchons à servir
le Seigneur, ou défendre Sa cause ici-bas, nous devons nous attendre à
être confrontés à Satan, qui par sa ruse et sa méchanceté, fera tout son
possible pour lutter contre nous. Mais Satan est « contrôlé » par Celui
qui l'a tenu en respect à maintes reprises.
Ceux qui appartiennent à Christ, Le trouveront toujours présent à leur
côté, quand Satan semble vouloir les dominer. L’âme repentie et
convertie au Seigneur, celle qui bénéficie de Sa Grâce abondante,
ressemble, de manière imagée, à un tison arraché du feu : elle ne sera
plus la proie de Satan.
Au verset trois, Josué porte des vêtements souillés ; il est ensuite
purifié ; il représente les enfants d’Israël ; ils étaient tous impurs
et souillés, jusqu'à ce qu'ils soient purifiés et sanctifiés par le Nom
du Seigneur Jésus et par l'Esprit de Dieu. En ce temps là, Israël était
libéré de l'idolâtrie, mais il avait encore beaucoup de problèmes. Il
était confronté à différents ennemis spirituels, plus dangereux que
n'importe quelle nation environnante.
Christ exécrait la saleté des vêtements de Josué et pourtant il ne l'a
pas repoussé pour autant. Dieu agit de la même manière, par Sa Grâce,
envers ceux qu'Il choisit comme ses serviteurs. La culpabilité du péché
est supprimée par Sa Miséricorde ; Elle pardonne le pécheur repentant et
le pouvoir du péché est brisé par la Grâce qui régénère l’âme. De cette
façon Christ purifie, par Son propre sang, ceux qu'Il a déclarés « rois
et sacrificateurs du Très-Haut. » Ceux qui sont oints « prêtres
spirituels » sont revêtus de l'habit sans tache de la droiture du
Seigneur, et paraissent devant Dieu de cette façon, parés de « vêtements
blancs » ainsi que de Son Esprit, qui sont pour lui de véritables
ornements.
Au verset cinq, la justice des saints est comparée à un « turban pur »,
destiné à parer « l’épouse de l'Agneau, » Apocalypse 19:8. Josué
reçoit de nouveau, par ce « turban, » les honneurs qu’il avait
auparavant. Cette couronne de « grand sacrificateur » est posée sur sa
tête.
Lorsque le Seigneur décide de restaurer et de raviver la piété chez
l’homme, Il incite Ses prophètes et Ses serviteurs à prier pour le
réveil.
S'ils pardonnent au pécheur repentant, lui aussi l'a fait déjà, et il l'a fait par un double motif : d'abord, pour l'amour d'eux, à qui il voulait donner cet exemple, et dont il a cherché le bien spirituel en tout ceci ; ensuite, pour agir en la présence de Christ, sous son regard, selon sa charité, dans sa communion. On pourrait aussi traduire avec Luther : "à la place de Christ," c'est-à-dire en prononçant en son nom le pardon du coupable, selon la règle qu'il a établie. (Jean 20.23)
A ces motifs, l'apôtre en ajoute un troisième (verset 11) qu'il suppose agissant également sur lui et sur les Corinthiens, à savoir que, s'ils ne suivaient pas cette ligne de conduite, commandée par la sagesse et la charité, ils donneraient à Satan un avantage et sur eux et sur le pécheur pénitent, qui retomberait peut-être, par découragement, dans le paganisme et la souillure. (Voir verset 7, note.)