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Apocalypse 2

    • 1 Les √©p√ģtres aux sept Eglises. Ch. 2 et 3

      Chapitre 2.

      1 à 7 A l'Eglise d'Ephèse.

      Comparer Apocalypse 1.19, note. Ce commandement du Seigneur se renouvelle à chacune des sept lettres. Celles-ci sont composées suivant un ordre qu'il faut observer ; elles ont toutes trois parties :

      1¬į Une introduction, dans laquelle le Seigneur se pr√©sente √† l'Eglise avec quelqu'un des traits sous lesquels il est apparu √† son disciple. (Apocalypse 1.12 et suivants) Le choix de ces traits n'est point arbitraire¬†; il est dans un rapport intime, facile √† saisir, avec l'√©tat de l'Eglise √† laquelle le Seigneur s'annonce.

      2¬į Le corps m√™me de l'√©p√ģtre qui s'ouvre par cette d√©claration de la toute science divine¬†: Je connais¬†; ce verbe est suivi du compl√©ment¬†: tes Ňďuvres, (Apocalypse 2.2,19¬†; 3.2,8,15) ou d'une proposition caract√©risant la situation de l'Eglise. Puis le Seigneur juge la conduite de l'Eglise, ajoutant le bl√Ęme √† la louange, sauf pour Smyrne et Philadelphie. Enfin, il fait entendre √† l'Eglise une s√©rieuse exhortation, qui prend tant√īt la forme d'une menace, (versets 22,23) tant√īt celle d'une consolation et d'un encouragement. (Apocalypse 3.9,10)

      3¬į La conclusion, renfermant une promesse √† celui qui vaincra. Cette promesse est pr√©c√©d√©e dans les trois premi√®res lettres, suivie dans les quatre derni√®res, de ces mots solennels, propres √† r√©veiller la conscience¬†: Que celui qui a des oreilles √©coute ce que l'Esprit dit aux Eglises¬†!

      - Les sept lettres sont donc dans un rapport intime avec la vision qui les ouvre¬†; elles en font comprendre le but. Elles forment, avec le premier chapitre, une introduction √† toute l'Apocalypse. Il est √©vident que ces lettres, comme les √©p√ģtres du Nouveau Testament, comme toutes les autres Ecritures, ont un caract√®re de permanence qui en rend les le√ßons applicables aux Eglises de tous les temps¬†; car l'Ňďuvre de Dieu, d'une part, et les besoins du cŇďur de l'homme d'autre part, restent les m√™mes au fond, malgr√© la diversit√© infinie des circonstances.

      Mais peut-on aller plus loin, et, parce que l'Apocalypse est un livre prophétique, ces lettres ont-elles déjà ce caractère ? En d'autres termes doit-on voir en chacune d'elles le type d'un état religieux et moral de l'Elise de Jésus-Christ à telle époque déterminée de son histoire ?

      D'excellents exégètes l'ont prétendu (Voir l'Introduction), mais dans l'application de ce principe aux faits, leurs vues diffèrent à l'infini, parce qu'ils sont livrés à l'arbitraire. Il faut donc s'en tenir au sens immédiat, historique et pratique de ces admirables exhortations.

      - La premi√®re Eglise √† laquelle le Seigneur s'adresse est celle d'Eph√®se, c√©l√®bre entre toutes les Eglises de J√©sus Christ dans cette partie de l'Asie Mineure, dont elle √©tait le centre. (Voir l'Introduction √† l'√©p√ģtre aux Eph√©siens.)

      Après Paul (Actes 20.31) et son disciple Timothée, (1Timothée 1.3) Jean lui-même séjourna longtemps au milieu de ce troupeau privilégié. Le Seigneur n'en a pas moins un reproche bien grave à lui adresser ! (verset 4)

      Ces mots r√©p√©t√©s √† chaque lettre¬†: "Voici ce que dit,..," rappellent la solennelle formule des proph√®tes¬†: "Ainsi a dit l'Eternel." (Esa√Įe 3.15¬†; J√©r√©mie 2.2¬†; Ez√©chiel 3.11¬†; Amos 1.3,6,9,11,13, etc.)

      - Le Seigneur tient les sept √©toiles en sa main droite (comparez Apocalypse 1.16, note¬†; Apocalypse 1.20, note), montrant par l√† que les Eglises, et ceux qui les repr√©sentent ou les conduisent, lui appartiennent. Il marche au milieu des sept chandeliers¬†; (comparez Apocalypse 1.13,20 note) il est constamment pr√©sent et agissant au milieu des Eglises, elles re√ßoivent de lui la lumi√®re, et il peut, quand il le veut, "√īter le chandelier de sa place." (verset 5)

      2 Le Seigneur, qui sonde les cŇďurs et les reins, conna√ģt les Ňďuvres de chaque Eglise¬†: non seulement les entreprises de son activit√© ou les actions isol√©es de ses membres, mais toutes les manifestations de sa vie. Ces Ňďuvres, comme les fruits de l'arbre, (Matthieu 7.16,17) peuvent √™tre bonnes ou mauvaises. (Apocalypse 20.12¬†; 2Corinthiens 5.10)

      Le mot rendu par labeur implique l'id√©e de peine, (2Corinthiens 6.5) et exprime les efforts de l'√Čglise d'Eph√®se pour la propagation et la d√©fense de l'√Čvangile¬†; tandis que la patience, que le Seigneur loue en elle, a rapport aux √©preuves, aux souffrances qu'elle supportait pour son nom. Cette double louange, n√©cessaire √† l'encouragement des fid√®les dans ces temps difficiles, √©tait si bien fond√©e que le Seigneur y revient et y insiste. (verset 3)

      Il ne s'agit pas du support personnel que le chr√©tien doit exercer envers les m√©chants eux-m√™mes, fussent-ils ses ennemis, mais d'une fausse tol√©rance pratiqu√©e dans l'√Čglise et qui serait la n√©gation de toute v√©rit√© et de toute discipline. Dans ce domaine, le m√©chant doit √™tre repris, et, s'il ne c√®de point aux avertissements, les membres de l'√Čglise lui t√©moigneront leur r√©probation en n'ayant plus de relations avec lui. (Psaumes 139.21¬†; 1Corinthiens 5.9-13)

      Qui √©taient ces pr√©tendus ap√ītres¬†? On ne peut le d√©terminer avec certitude. Quelques-uns voient en eux les meneurs parmi les Nicola√Įtes, (verset 6) mais le titre d'ap√ītres qu'ils prenaient conduit plut√īt √† penser qu'il s'agit de docteurs juda√Įsants, comme ceux qui combattaient Paul (Galates 2.4¬†; 4.17¬†; 5.12¬†; 2Corinthiens 11.5¬†; 12.11) et imposaient aux chr√©tiens des ordonnances charnelles. (Colossiens 2.16-23)

      Ils se disaient ap√ītres, les seuls vrais envoy√©s de J√©sus-Christ. Peut-√™tre leur tentative appartenait-elle au pass√©. L'Eglise d'√Čph√®se les avait √©prouv√©s, soit en observant leur conduite, soit en examinant leur doctrine et elle les avait convaincus de mensonge. En accomplissant avec fid√©lit√© ce devoir de toute Eglise, elle avait montr√© que ce n'√©tait pas en vain que Paul lui avait pr√©c√©demment adress√© des avertissements √† cet √©gard. (Voir Actes 20.28-31¬†; 2Timoth√©e 2.16-18¬†; 3.1 et suiv) Timoth√©e √©tait √† Eph√®se quand Paul lui √©crivait ces paroles. Jean fit entendre de semblables exhortations. (1Jean 4.1 et suivants)

      3 La même Eglise qui ne pouvait supporter les méchants savait très bien supporter les maux et les persécutions pour le nom du Seigneur. Dans combien d'Eglises ne trouve-t-on pas précisément l'inverse ?
      4 L'Ňďil p√©n√©trant du Seigneur discerne √† c√īt√© de ce grand z√®le pour la propagation de l'√Čvangile et pour la puret√© de la doctrine un triste manque du premier amour, de cette ardeur intime et toute-puissante du sentiment qui suit la conversion et qui rend capable de tout sacrifier, tant est grande la joie de l'√Ęme qui peut enfin se dire¬†: "Je suis sauv√©e¬†!"

      Les uns entendent par le premier amour uniquement l'amour pour Dieu et pour Christ. Ils se fondent sur le fait que cette expression para√ģt emprunt√©e √† la comparaison de l'amour conjugal appliqu√©e aux relations de Dieu avec son peuple (Os√©e 2.16¬†; J√©r√©mie 2.2) ou de Christ avec l'√Čglise. (Eph√©siens 5.25,32¬†; 2Corinthiens 11.2)

      Les autres objectent que le manque d'amour pour Dieu s'accorderait mal avec les √©loges d√©cern√©s √† l'√Čglise dans versets 2,3. Ils estiment que le Seigneur a en vue les d√©ficits de l'amour fraternel, qui s'√©tait refroidi dans les cŇďurs, au milieu des combats du dehors et des discussions du dedans.

      Il est probable qu'il faut comprendre ce terme de l'un et l'autre amour, √©troitement unis en fait et toujours d√©pendants l'un de l'autre. L'amour pour Dieu est le plus naturellement indiqu√© par l'expression employ√©e. Il peut faire d√©faut pr√©cis√©ment l√† o√Ļ pr√©domine un z√®le sinc√®re, mais amer, (Jacques 3.1) sans intelligence, (Romains 10.2) pour la d√©fense de la v√©rit√© et de la saine doctrine.

      L'effet imm√©diat et n√©cessaire de ce d√©clin de l'amour pour Dieu est la diminution de l'amour pour le prochain. Les Ňďuvres de l'√Čglise continuent, mais ce ne sont plus les premi√®res Ňďuvres, (verset 5) parce que l'esprit de la charit√© leur manque. Cette activit√© ext√©rieure fait illusion √† l'√Čglise sur ce qui lui manque au dedans.

      5 Cet abandon du premier amour √©tait une chute. (1Corinthiens 10.12) Or, pour se relever d'une chute il faut se repentir c'est-√†-dire d'abord se souvenir d'o√Ļ l'on est d√©chu, se rappeler sa condition pr√©c√©dente, (Luc 15.17) reconna√ģtre sa d√©ch√©ance et sa mis√®re, et en √©prouver une sainte douleur et une profonde humiliation.

      Mais ce n'est encore que la condition n√©gative du renouvellement int√©rieur qui est requis par le Seigneur pour revenir aux premi√®res Ňďuvres, ou, en d'autres termes, au "premier amour."

      Le mot que nous traduisons par se repentir d√©signe un changement complet d'esprit, la conversion, la r√©g√©n√©ration du cŇďur. Un tel changement pourra seul ramener le premier amour l√† o√Ļ il s'est refroidi.

      Si l'Eglise d'Eph√®se s'y refuse, la menace que le Seigneur ajoute s'accomplira promptement¬†: Je viens √† toi par des jugements (car il ne s'agit pas ici de son dernier retour), et j'√īterai ton chandelier de sa place, c'est-√†-dire¬†: je ferai que tu cesses d'√™tre une Eglise, soit en te supprimant compl√®tement, soit en te frappant de mort spirituelle.

      La lumi√®re une fois √©teinte (ce qui arrive toujours lorsque l'amour a disparu, et que Dieu retire ses gr√Ęces), il ne reste plus d'√Čglise, alors m√™me que des formes mortes subsistent encore.

      6 On n'est pas d'accord sur la question de savoir si le nom des Nicola√Įtes est la d√©signation historique d'une secte, ou si c'est un terme symbolique destin√© √† caract√©riser les tendances immorales qui sont ici condamn√©es.

      Dans le premier cas, plusieurs font remonter l'origine de cette secte à Nicolas, l'un des sept diacres, (Actes 6.5) qui, au rapport d'Irénée serait plus tard déchu de la foi et tombé dans des erreurs impures.

      S'il s'agit, au contraire, d'un nom symbolique (comme celui de Jésabel, verset 20), on pourrait être tenté d'y voir l'indication des mêmes égarements qui sont caractérisés à verset 14 sous 1e nom de "doctrine de Balaam," Nicolas pouvant signifier, en grec : celui qui vainc le peuple, et Balaam, en hébreu : celui qui engloutit le peuple.

      Plusieurs ont admis cette opinion, sans qu'il soit bien démontré quelle est fondée. Il faudrait pour cela que versets 14,15 parlassent des mêmes tendances sous deux noms différents, ce qui est douteux.

      Quoi qu'il en soit, nous avons probablement ici les funestes erreurs d√©crites dans les √©p√ģtres de Pierre, de Jean et de Jude, une fausse spiritualit√©, une libert√© charnelle qui se livrait √† la sensualit√© sous pr√©texte qu'elle ne souille pas l'esprit, et que pour le chr√©tien il n'y a plus de loi.

      Les Eph√©siens sont lou√©s d'avoir su ha√Įr ces doctrines, et le Seigneur lui-m√™me les hait aussi, par un effet de sa saintet√© m√™me.

      7 Comparer Matthieu 11.15,Marc 7.16, etc. L'Esprit qui parle ainsi aux Eglises c'est l'Esprit du Seigneur qui dicte ces lettres à Jean (2Corinthiens 3.17, comparez Romains 8.9,10 ; Jean 16.13-15)

      A la fin de chaque lettre, le Seigneur s'adresse aux √Čglises, c'est-√†-dire √† toutes les Eglises chr√©tiennes, √† moins qu'on ne limite ce terme aux Eglises auxquelles l'Apocalypse est adress√©e. C'est ce que fait la variante de A, qui porte¬†: aux sept Eglises.

      La promesse qui termine chacune de ces lettres a un rapport intime avec l'√©tat spirituel et avec les besoins de l'√Čglise √† laquelle elle est adress√©e.

      Celle d'Ephèse se distingue par son travail, sa patience, sa fidélité dans la doctrine, mais son manque d'amour la mettait en danger de déchoir tout à fait de la vie intérieure et spirituelle. Si elle se repent (verset 5. note) et remporte la victoire dans le combat contre les ennemis du dedans et du dehors elle parviendra par là même à la plénitude de la vie qui lui est ici promise sous une image bien connue. L'arbre de vie qui était au milieu du paradis de Dieu, (Genèse 2.9) était le symbole de la communion intime de l'homme avec son Dieu, source de la vie véritable.

      Par la chute, l'homme fut exclu de la jouissance de l'arbre : il avait perdu le bien figuré par ce symbole. L'auteur de la vie nouvelle, Jésus-Christ, remet celui qui vaincra (grec le vainquant) en possession de ce qu'il avait perdu (comparez Apocalypse 22.2, note, Apocalypse 22.14,19) ; il lui procure bien plus encore que ce que l'homme possédait dans son état d'innocence primitive. La plénitude de la vie et de l'amour, tel est le prix magnifique de la victoire.

      - Le paradis (comparez Luc 23.43 ; 2Corinthiens 12.4. notes) est ici appelé paradis de Dieu, parce que Dieu en est la lumière et la vie. D'après A et les versions, le Seigneur dirait : le paradis de mon Dieu. Le mot mon manque dans Sin., A, C.

      8 8 à 11 A l'Eglise de Smyrne.

      Ville situ√©e √† soixante-dix kilom√®tres environ au nord d'Eph√®se, au fond d'un golfe qui porte le m√™me nom et s'ouvre sur la mer Eg√©e, non loin de l'√ģle de Chios. Smyrne est aujourd'hui encore remarquable par son commerce. Elle compte 225 000 habitants, parmi lesquels un grand nombre de chr√©tiens de toutes d√©nominations.

      Au temps des ap√ītres, elle avait avec Eph√®se et Pergame, la pr√©tention d'√™tre la premi√®re ville de la province d'Asie. Les Juifs y √©taient nombreux. On ignore par qui l'√Čglise de Smyrne fut fond√©e. Elle devint c√©l√®bre par son √©v√™que martyr, Polycarpe.

      Apocalypse 1.17,18. A une Eglise qui allait souffrir la pers√©cution, l'affliction pour le nom de J√©sus, et dont les membres d√©valent √† donner leur vie pour lui, le Seigneur s'annonce comme Celui qui est √©ternel, et qui, lui aussi, a d√Ľ donner sa vie pour les siens. Mais s'il a √©t√© mort, il est venu √† la vie (grec il s'est mis √† vivre). Prince de la vie, il assure √† ses rachet√©s la m√™me victoire sur la mort. (versets 10,11)

      9 Affliction, pauvret√©, quant aux biens de la terre, mais richesse en biens spirituels, (Matthieu 6.20¬†; Luc 12.21¬†; 1Corinthiens 1.5¬†; 2Corinthiens 6.10¬†; 8.9) tel est l'√©tat de l'√Čglise de Smyrne. L'affliction peut s'entendre de la pers√©cution¬†; (verset 10) celle ci peut avoir √©t√© cause de la pauvret√© des chr√©tiens de Smyrne, car les pers√©cut√©s √©taient d√©pouill√©s de leurs biens. (H√©breux 10.34) Pauvres, ils √©taient sans d√©fense contre les calomnies, Mais cette relation entre les trois √©preuves n'est pas certaine.

      - Les mots¬†: tes Ňďuvres ajout√©s ici et √† verset 13 apr√®s¬†: je connais, ne sont pas authentiques. On le comprend, puisqu'√† l'√©gard de ces deux Eglises le Seigneur a moins √† parler d'Ňďuvres que de souffrances et de tentations.

      Ces Juifs se glorifiaient du nom de Juifs, (Romains 2.17) bien qu'ils n'y eussent plus aucun droit, (Romains 2.29) parce que leur incr√©dulit√© et leur haine de la v√©rit√© les rendaient serviteurs de Satan plut√īt que du Dieu vivant (Apocalypse 2.24¬†; 3.9¬†; Jean 8.44¬†; Actes 13.10)

      La qualification de synagogue de Satan faisait contraste avec leur prétention d'être "l'assemblée de l'Eternel." (Nombres 16.3 ; 20.4) Les Juifs prirent une part active dans les premières persécutions contre les chrétiens. (Actes 13.45 ; 18.6) On sait, entre autres, qu'ils contribuèrent à la mort sanglante de Polycarpe, évêque de Smyrne.

      Les calomnies de ces Juifs n'√©taient pas relatives aux agapes des chr√©tiens et √† la c√©l√©bration de la c√®ne. Elles consistaient plut√īt √† les d√©noncer aux autorit√©s pa√Įennes comme rebelles √† C√©sar. (Luc 23.2¬†; Actes 17.7)

      10 Les obstacles mis √† l'avancement de l'√Čvangile, et en particulier les pers√©cutions, sont justement attribu√©s au diable, le prince des t√©n√®bres. (Apocalypse 12.17)

      - Le diable tente les enfants de Dieu pour les perdre. (Luc 22.31 ; 1Pierre 5.8) Mais ne peut les tenter qu'avec la permission de Dieu, qui règle son action, et ne lui permet pas de les tenter au delà de leurs forces. (Matthieu 24.22 ; 1Corinthiens 10.13)

      Il faut probablement entendre ces dix jours au sens propre, ou du moins, comme désignant une courte durée, proportionnée a la force de résistance des fidèles. Le nombre dix, dans son sens symbolique, signifie ce qui est complet au point de vue humain (Comparer Daniel 1.12,14) Le Seigneur promet à tous ceux qui endurent avec fidélité et constance l'affliction pour son nom qu'il saura y mettre un terme et les en délivrer.

      Si ces paroles annon√ßaient √† l'√Čglise de Smyrne qu'elle aurait √† souffrir le martyre, la mort pour le nom de J√©sus, elles lui promettaient aussi une victoire assur√©e et glorieuse.

      Comparez sur cette belle image : la couronne de la vie, ou de la gloire, ou de la justice, 1Corinthiens 9.25 ; Jacques 1.12 ; 1Pierre 5.4 ; 2Timothée 4.8.

      La vie elle-m√™me constituera la couronne du fid√®le. Ici-bas "cach√©e avec Christ en Dieu," elle appara√ģtra un jour, et sera la gloire du croyant. (Colossiens 3.3,4)

      11 Grec : Ne recevra pas dommage (injure) de...(Luc 10.19 ; Apocalypse 6.6 ; 7.2,3)

      - La seconde mort, (Apocalypse 20.6,14 ; 21.8 ; Daniel 12.2) c'est la séparation complète éternelle d'avec Dieu qui est seul la source de la vie ; c'est donc une mort définitive. Celui qui, dès ici-bas, possède la vie spirituelle, impérissable, au point de consacrer à Dieu sa vie naturelle en le glorifiant par le martyre, n'a plus rien à craindre de la mort seconde. Et cette assurance, à son tour, donne à l'homme le courage de sacrifier joyeusement sa vie à Celui qui l'a sauvé.

      12 12 à 17 A l'Eglise de Pergame.

      Ancienne capitale florissante dans les temps qui suivirent Alexandre le Grand. Sous la domination romaine (d√®s 133 avant J√©sus-Christ), elle fut le si√®ge d'un tribunal principal. Elle √©tait situ√©e √† quatre-vingts kilom√®tres au nord de Smyrne, en Mysie, au bord du Ca√Įcus, √† une trentaine de kilom√®tres de la mer Eg√©e. Elle porte aujourd'hui encore le nom de Bergamo.

      - On ignore par qui l'√Čglise de cette ville avait √©t√© fond√©e et dirig√©e¬†; mais il parait, d'apr√®s notre lettre, qui en fait conna√ģtre l'√©tat moral, qu'elle entait expos√©e √† de grands combats.

      Apocalypse 1.16 (2¬į note) L√† o√Ļ r√®gne Satan, (verset 13) il faut qu'il soit combattu avec √©nergie pour √™tre vaincu. De l√†, l'image sous laquelle le Seigneur s'annonce √† Pergame, et qui pr√©sage le jugement annonc√© aux Balaamites. (verset 16)

      13 Pergame avait un c√©l√®bre sanctuaire d'Esculape. Le serpent √©tait le signe symbolique du dieu de la m√©decine¬†; c'est ce qui aurait amen√© les chr√©tiens √† appeler son temple tr√īne de Satan. On donne de ce nom une explication plus plausible encore. En 29 avant J√©sus-Christ, un temple avait √©t√© √©lev√© √† Pergame et consacr√© √† l'empereur et √† la d√©esse Rome. Le culte des empereurs √©tait odieux aux chr√©tiens, qui attir√®rent sur eux de terribles pers√©cutions en refusant de rendre au souverain des hommages blasph√©matoires. Il est probable que le tr√īne de Satan √©tait ce temple de Pergame, d'autant plus que la pers√©cution √©tait attribu√©e √† Satan. (verset 10, 1e note.)

      Mon nom, c'est la confession du nom de Christ ; (Actes 5.28,41) ma foi, c'est la fidélité envers lui. Ces paroles étaient pour l'Eglise de Pergame un admirable éloge, relevé encore par les détails qui suivent.

      Le fid√®le t√©moin (martyr) Antipas n'est point connu dans l'histoire¬†; mais on voit par ces paroles que le Seigneur le connaissait et ne l'avait point oubli√©. Son nom et son martyre sont rappel√©s pour relever encore la fid√©lit√© de l'√Čglise de Pergame, qui, m√™me alors, n'a pas d√©failli.

      14 Le bl√Ęme du Seigneur porte sur peu de chose, mais il faut arr√™ter les petits commencements. (Luc 16.10¬†; Galates 5.9¬†; 1Corinthiens 5.6,7)

      La pierre d'achoppement (grec le scandale, voir sur ce mot Matthieu 6.29, note) que Balaam enseignait √† jeter devant le peuple, (Nombres 24.25¬†; 25.1 et suivants) consistait (verbe sous-entendu dans l'original, o√Ļ l'infinitif manger est l'apposition du substantif scandale), de la part des Isra√©lites, √† participer √† un culte idol√Ętre, qui les entra√ģnait √† des relations impures.

      Mais ce qui, dans l'histoire d'Isra√ęl, ne fut qu'un fait accidentel, √©tait devenu pour quelques-uns, dans l'√Čglise de Pergame, une doctrine, c'est-√†-dire qu'ils proclamaient le droit pour le chr√©tien, sous pr√©texte de spiritualit√© et de libert√©, de prendre part aux banquets qui suivaient les sacrifices, sans se pr√©occuper du risque d'√™tre entra√ģn√©s par l√† √† toutes les souillures du paganisme. Paul avait d√Ľ d√©j√† faire entendre √† l'√Čglise de Corinthe les m√™mes avertissements. (1Corinthiens 10.20-30¬†; 5.9-11)

      15 Pareillement aux Isra√©lites, ou¬†: "Tu as des gens qui retiennent √©galement, en m√™me temps, la doctrine de Balaam et celle des Nicola√Įtes."

      - C'est là, la leçon des majuscules Le texte reçu porte, au lieu de pareillement, les mots : ce que je hais.

      16 Comparer verset 12 et Apocalypse 1.16, 2e note.

      Cette menace concerne les Nicola√Įtes et ceux qui sont d√©sign√©s au verset 14. L'√Čglise en entier devait se repentir (comparez verset 5, note) √† cause d'eux et avec eux. Sans cela, le Seigneur annonce un jugement qui sera ex√©cut√© par l'√©p√©e de sa bouche (Apocalypse 1.16, 2e note) c'est-√†-dire par sa Parole toute-puissante, cette m√™me Parole qui fait vivre et qui fait mourir. (Esa√Įe 11.4)

      Dans cette image il y a peut-être une réminiscence du trait rapporté Nombres 22.31.

      17 L'épithète de cachée a été expliquée de diverses manières.

      On y a vu une allusion au fait que, dans le lieu très saint du premier temple, on conservait de la manne, en souvenir de la nourriture que l'Eternel avait accordée à son peuple au désert.

      D'autres retrouvent ici la tradition juive d'apr√®s laquelle l'arche et le vase qui contenait la manne avaient √©t√© cach√©s par le proph√®te J√©r√©mie avant la destruction du temple et devaient repara√ģtre √† l'av√®nement du Messie. ( 2.1 et suivants)

      - Suivant plusieurs interpr√®tes, la manne serait consid√©r√©e ici comme l'image du vrai pain du ciel, qui est le Seigneur J√©sus lui-m√™me. (Jean 6.31-35) Mais c'est au vainqueur que le Seigneur fait cette promesse, dont L'accomplissement nous transporte sur le seuil de l'√©conomie future. La manne n'est donc pas le symbole de la communion actuelle de l'√Ęme avec Christ, mais de sa r√©union parfaite et d√©finitive avec lui dans l'√©ternit√©. (2Corinthiens 5.6-8)

      Celui qui aura vaincu, en s'abstenant des festins impurs des idoles, aura part à cette vie céleste. L'aliment qui la lui communiquera et l'entretiendra en lui peut être appelé la manne cachée, parce qu'il échappe à notre entière connaissance et ne sera manifesté qu'à l'apparition du Seigneur. (1Corinthiens 2.7-9 ; 1Jean 3.2)

      Cette image n'ayant point d'analogie dans les Ecritures, a été expliquée de bien des manières différentes.

      Les uns ont pensé à l'usage selon lequel les juges écrivaient sur une pierre blanche, signe de l'innocence, le nom de l'accusé qu'ils voulaient absoudre.

      D'autres pensent √† des amulettes que les visiteurs du temple d'Esculape emportaient avec eux. Comme le livre de l'Apocalypse n'emprunte gu√®re ses images aux mŇďurs des pa√Įens, mais souvent √† l'Ancien Testament, il est plus probable que nous avons ici une allusion √† quelque ornement du costume du souverain sacrificateur, par exemple aux pierres des √©paulettes de l'√©phod ou √† celles du pectoral, sur lesquelles les noms des douze tribus √©taient grav√©s. (Exode 28.9-21) La promesse emporterait alors, d'une part, l'id√©e de la sacrificature dont l'enfant de Dieu est rev√™tu¬†; d'autre part, une marque personnelle de la gr√Ęce, garant de l'assurance du salut, et qui √©tait d'un prix infini en pr√©sence des dangers auxquels l'√Čglise de Pergame √©tait expos√©e. (verset 13¬†; comparez Apocalypse 3.12¬†; 7.3¬†; 14.1)

      Le nom inscrit, personne ne le conna√ģt, sinon celui qui le re√ßoit, parce qu'il exprime un rapport intime entre cette √Ęme et son Dieu, et cela lui donne un trait de ressemblance avec son Sauveur. (Apocalypse 19.12) Ce nom enfin est nouveau, (comparez Esa√Įe 62.2) parce qu'il date du jour ou a commenc√© ce rapport avec Dieu et r√©v√®le la gloire future du rachet√©. (1Jean 3.2¬†; 1Corinthiens 13.9 et suivants)

      Cette pensée revient sans cesse dans l'Apocalypse, qui annonce le renouvellement de toutes choses. Le nouveau nom du croyant, le nouveau nom du Sauveur, (Apocalypse 3.12) le cantique nouveau, (Apocalypse 5.9 ; 14.3) un ciel nouveau, une terre nouvelle, (Apocalypse 21.1) la nouvelle Jérusalem, (Apocalypse 3.12 ; 21.2) enfin "toutes choses faites nouvelles." (Apocalypse 21.5)

      Tout se tient dans l'√©conomie de la gr√Ęce. Il faut que toutes choses soient faites nouvelles en nous, pour que nous puissions louer un jour de "toutes les choses" que le Seigneur aura renouvel√©es.

      18 18 à 29 A l'Eglise de Thyatire.

      Petite ville de la Lydie, située dans une plaine arrosée par le Lycus, à environ soixante-dix kilomètres de Pergame, entre cette ville et Sardes. C'était une colonie macédonienne connue par son commerce en étoffes. (Comparer Actes 16.14) Aujourd'hui, c'est un bourg turc appelé Ak-Hissar.

      Comparer Apocalypse 1.14,15. La dénomination le Fils de Dieu, ne se trouve pas ailleurs dans l'Apocalypse. Ce titre est donné au Christ en vue de la manifestation de sa puissance décrite à verset 27. Les traits qui caractérisent ici le Seigneur ont sans doute rapport à la menace exprimée à verset 23.

      19 L'amour, pour Dieu et les fr√®res, s'√©tait si peu refroidi, qu'il produisait dans l'√Čglise de Thyatire une grande activit√©.

      Le mot service (grec diaconie) indique tout travail, toute bienfaisance, surtout en faveur des pauvres. (Actes 11.29,1Corinthiens 16.15¬†; 2Corinthiens 9.12) Cet amour, alli√© √† une foi vivante (ce terme signifie aussi, fid√©lit√©, versets 10,13), se montrait encore par la patience, ou pers√©v√©rance, que le Seigneur avait lou√©e √©galement dans l'√Čglise d'Eph√®se.

      Il y avait m√™me ici un progr√®s si marqu√©, que les derni√®res Ňďuvres √©taient plus nombreuses que les Ňďuvres du premier amour¬†: pr√©cis√©ment l'inverse de ce qui s'√©tait pass√© √† Eph√®se. (verset 4 et 6.) Comparer aussi 2Pierre 2.20.

      L'état spirituel de l'Eglise de Thyatire était donc à divers égards très florissant ; et pourtant...Comparer verset 20.

      20 M√™mes p√©ch√©s qu'√† Pergame. (verset 14) Selon quelques interpr√®tes, cette J√©sabel ne serait qu'une tendance, une secte personnifi√©e, et d√©sign√©e par le nom de la fameuse reine d'Isra√ęl (1Rois 16.31¬†; 18.4¬†; 19.1¬†; 21.5 et suivants¬†; 2Rois 9.22 et suivants), parce que cette derni√®re √©tait ardente √† propager l'idol√Ętrie et √† combattre les serviteurs de Dieu. Mais cette opinion est aujourd'hui rejet√©e par les meilleurs ex√©g√®tes, et avec raison.

      L'analogie avec verset 14, o√Ļ des hommes r√©els, enseignant les m√™mes principes corrompus, sont qualifi√©s de disciples de Balaam¬†; surtout ce qui est reproch√© √† cette femme, qu'elle se dit proph√©tesse, qu'elle enseigne et s√©duit, enfin l'a menace prof√©r√©e contre elle¬†: (versets 22,23) tout cela indique clairement une personne r√©elle.

      On a √©mis r√©cemment l'hypoth√®se (Sch√ľrer) que J√©sabel √©tait pr√™tresse d'un sanctuaire de la Sibylle chald√©enne qui se trouvait √† Thyatire¬†; c'e√Ľt √©t√© donc une pa√Įenne. Mais le reproche¬†: Tu laisses faire, montre que J√©sabel, comme les Nicola√Įtes, (verset 15) appartenait √† l'√Čglise. C'√©tait une proph√©tesse chr√©tienne √† tendance libertine. Ce qui ne veut point dire qu'elle s'appel√Ęt J√©sabel ce nom lui est donn√© par allusion √† la femme d'Achab.

      - A, Q. la Peschito portent : "ta femme," ce qui a conduit plusieurs interprètes Bengel entre autres, à voir dans cette Jésabel la femme de "l'évêque" de Thyatire. Cela est inadmissible, car :

      1¬į cette variante n'a pas pour elle le t√©moignage des meilleurs manuscrits¬†;

      2¬į l'ange de l'√Čglise n'√©tait probablement pas lui-m√™me un personnage de l'√Čglise¬†; (comparez Apocalypse 1.20, 2e note)

      3¬į s'il l'avait √©t√©, quelle Eglise apostolique l'aurait souffert avec de telles abominations dans sa maison¬†?

      23 S'ils ne se repentent pas des Ňďuvres qu'elle leur enseigne, grec de ses Ňďuvres, des Ňďuvres dont J√©sabel est l'instigatrice.

      La menace formulée dans ces versets annonce de terribles jugements de Dieu sur cette fausse prophétesse et sur tous ses adhérents, jugements dont les termes et les images sont aussi empruntés à l'histoire de la destruction de la maison de Jésabel. (2Rois 10.1 et suivants)

      Encore ici les interprètes se décident pour le sens littéral ou le sens figuré, selon qu'ils voient dans Jésabel un personnage réel ou un nom symbolique. Toutefois, même dans le premier cas, on peut entendre divers traits de cette menace dans un sens moral, tandis que d'autres ont leur signification littérale.

      Ainsi, jeter quelqu'un sur un lit ne peut signifier que le ch√Ętier par une s√©v√®re maladie¬†; frapper (grec tuer) de mort, ne saurait avoir que son sens propre. Mais ceux qui commettent adult√®re avec elle peuvent √™tre ceux qu'elle a entra√ģn√©s √† l'idol√Ętrie¬†; ses enfants, ceux qu'elle a s√©duits.

      Quoi qu'il en soit, le but de ce s√©v√®re jugement sera de r√©v√©ler √† toutes les Eglises, dans lesquelles les d√©sordres de Thyatire avaient eu du retentissement, la toute science et l'inflexible justice de Celui qui sonde les reins et les cŇďurs, et qui rend √† chacun selon ses Ňďuvres. (J√©r√©mie 11.20¬†; 17.10¬†; Psaumes 7.10¬†; 62.12)

      24 Le Seigneur s'adresse aux autres, au reste de l'Eglise, qui n'avaient pas été infectés par cette doctrine.

      Ce mot prouve qu'il s'agissait, non pas seulement d'actions coupables, de p√©ch√©s, mais de principes, et d'enseignements mensongers. Ceux qui les professaient se vantaient d'une grande profondeur de pens√©e, comme le font toujours les hommes qui m√©prisent la simplicit√© de l'√Čvangile.

      C'est cette orgueilleuse vanterie qu'expriment les mots : comme ils disent.

      Mais le Seigneur, au lieu de leur accorder que ce soit là une "profondeur de Dieu," (1Corinthiens 2.10) retourne contre eux leurs paroles avec une sainte ironie, en ne leur reconnaissant qu'une profondeur de Satan, de celui qui les séduit. C'est de même qu'il nomme (verset 9) ceux qui se vantaient d'être juifs, une "synagogue de Satan."

      D'autres estiment que la place des mots¬†: comme ils disent, apr√®s Satan, oblige √† les rapporter √† la locution tout enti√®re¬†: les profondeurs de Satan, et que les faux docteurs employaient eux-m√™mes cette expression pour justifier leur libertinage¬†: le chr√©tien devait conna√ģtre, par son exp√©rience, les profondeurs de Satan, c'est-√†-dire la puissance du paganisme et les ab√ģmes du p√©ch√©.

      A ceux qui se sont conserv√©s purs de ces erreurs et de ces souillures, le Seigneur ne fait point de menace, il les rassure et les console, au contraire, en leur d√©clarant qu'aucun autre fardeau ne sera ajout√© aux √©preuves d√©j√† assez douloureuses qu'ils auront √† endurer lorsque le Seigneur ex√©cutera ses jugements sur J√©sabel et ses partisans. (versets 22,23) La mis√©ricorde est toujours jointe √† la s√©v√®re justice. D'autres, avec moins de raison peut-√™tre, entendent par fardeau des prescriptions l√©gales, (Actes 15.28) et y voient une allusion aux ordonnances que la conf√©rence de J√©rusalem avait √©dict√©es pour interdire aux chr√©tiens d'origine pa√Įenne l'usage des viandes sacrifi√©es aux idoles et l'impudicit√©.

      25 Ce qu'ils ont est indiqué à verset 19.

      Le retenir jusqu'à la fin, telle est la fidélité des serviteurs de Dieu. (Apocalypse 2.26 ; 3.11 ; 2.10, comparez Matthieu 10.22) Ceux qui voient dans le verset précédent la promesse de ne pas imposer de nouvelles prescriptions, trouvent dans ces paroles la recommandation d'observer les règles établies.

      27 Le Seigneur promet au vainqueur de le faire participer à toute la puissance de roi, à toute l'autorité de juge qu'il a lui-même reçues de son Père et qu'il décrit dans les termes du Psaumes 2.9. (Comparer Apocalypse 1.9 ; 3.21 ; 20.4 ; Matthieu 19.28 ; Romains 5.17 ; 1Corinthiens 6.3 ; 2Timothée 2.12)

      Pour la première fois, la promesse faite au vainqueur précède l'exhortation à écouter ce que l'Esprit dit aux Eglises.

      28 L'étoile du matin annonce le jour, la lumière, elle est l'emblème de la gloire future du règne de Jésus-Christ. Le Seigneur porte lui-même ce beau nom, (Apocalypse 22.16) et il est notre lumière et notre gloire pour l'éternité. (Comparer 2Pierre 1.19 ; 1Corinthiens 15.49 ; Matthieu 13.43 ; Daniel 12.3)

      Je lui donnerai l'√©toile du matin peut signifier¬†: je le rendrai tel qu'il annonce et h√Ęte la venue du jour¬†; ou¬†: je l'associerai √† ma gloire.

      L'image hardie du texte est difficile à expliquer. Quelque sens qu'on lui donne, ceux qui triomphent des séductions de l'erreur ne pourraient pas recevoir une plus glorieuse promesse.

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