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Exode 13

    • 1

      1 à 16 Ordonnances sur la consécration des premiers-nés et sur les sept jours des pains sans levain.

      D'après les versets 3 et 4, ces deux ordonnances doivent avoir été données à Succoth, immédiatement à la suite de la sortie et avant que le peuple se remit en marche. Elles se rattachent étroitement l'une et l'autre au moment de ce départ ; celle des sept jours des pains sans levain, parce que ce fut en ce moment même que le fait s'accomplit pour la première fois, mais uniquement comme conséquence nécessaire de la situation (versets 34 et 39) ; celle des premiers-nés, en vertu du contraste entre la préservation des premiers-nés israélites et la mort des premiers-nés des Egyptiens. La seconde de ces ordonnances est enclavée dans la première ; comparez versets 1 et 2 avec verset 11.

      2

      Tout premier-n√©. Isra√ęl √©tant, par son √©lection, le premier-n√© de l'Eternel, les Egyptiens qui ont refus√© de le laisser libre ont √©t√© punis par la perte de leurs propres premiers-n√©s, frapp√©s en lieu et place de tout le peuple √©gyptien (4.22 et suivants). C'est l√† la raison de l'ordonnance relative aux premiers-n√©s isra√©lites. En raison des p√©ch√©s du peuple, ils n'ont pu √™tre pr√©serv√©s de la mort qu'au moyen du sang de l'agneau pascal¬†; comme tels, ils appartiennent tout sp√©cialement √† l'Eternel et doivent √™tre consacr√©s √† son service¬†; comparez verset 15¬†; Nombres 3.13¬†; 8.17

      L'ordonnance est étendue aux premiers-nés des animaux des Israélites, parce que les premiers-nés des animaux des Egyptiens avaient été frappés comme ceux des hommes.

      3

      Avant de transmettre au peuple (sans doute par l'interm√©diaire des Anciens) cette prescription., Mo√Įse la fait pr√©c√©der de celle des sept jours qui lui avait √©t√© donn√©e auparavant √† lui-m√™me.

      Abib. Voir 12.2, note.

      5

      5 à 8 L'institution et l'explication du rite

      Au verset 6, il n'est fait mention expresse que du second jour sabbatique, le septième, parce qu'après tout ce qui avait précédé il n'était plus besoin de rappeler en particulier le premier, bien plus solennel encore.

      9

      Les Juifs talmudiques, prenant ce commandement au sens litt√©ral, enferment certains passages de la Loi dans de petites bo√ģtes¬†; celles-ci sont attach√©es √† des lani√®res de cuir qu'ils portent autour du bras et sur le front : c'est ce qu'on appelle des thephillim ou phylact√®res. Dans Nombres 15.37-40 un commandement analogue para√ģt √™tre pris au sens litt√©ral¬†; il ne serait pas impossible qu'il en f√Ľt de m√™me de Deut√©ronome 6.8¬†; 11.18. Mais ici le sens para√ģt √™tre celui-ci : Ce rite sacr√© doit √™tre pour toi ce qu'est un signe sur la main ou un m√©morial que l'on porte sur le front, c'est-√†-dire un stimulant √† penser sans cesse √† la volont√© de l'Eternel et √† t'en entretenir avec les tiens. Comparez Proverbes 6.21¬†; 7.2-3¬†; Esa√Įe 49.16

      12

      Les premiers-n√©s des hommes sont consacr√©s et ceux des animaux, immol√©s, √† l'exception toutefois de ceux de l'√Ęne, parce que c'est un animal impur et qu'ainsi il ne peut √™tre offert en sacrifice. Au sacrifice de l'√Ęnon doit √™tre substitu√© celui d'un animal pur, ou bien l'√Ęnon doit √™tre simplement tu√©.

      Le premier-n√© de l'homme doit √™tre rachet√©. C'est ce qui eut lieu plus tard par le fait que les L√©vites furent substitu√©s aux premiers-n√©s (Nombres 3.12), et que pour les premiers-n√©s qui se trouv√®rent en sus du nombre des L√©vites, un rachat de cinq sicles dut √™tre pay√© (Nombres 3.46 et suivants). Pour le premier moment et avant que le service du sanctuaire f√Ľt organis√©, l'ex√©cution de cette ordonnance resta naturellement suspendue. Le principe √©tait pos√© et mis en relation avec la circonstance actuelle qui y donnait lieu.

      17

      17 à 22 De Succoth à Etham

      La route ordinaire des caravanes pour le pays de Canaan allait au Nord-Est en se rapprochant de la c√īte de la M√©diterran√©e. Mais par ce chemin, les Isra√©lites seraient arriv√©s en douze √† quinze jours √† la fronti√®re m√©ridionale de Canaan, et l√†, ils se seraient trouv√©s en face du peuple belliqueux des Philistins et n'auraient pu passer sans se mettre en guerre avec lui.

      Nourri dans la servitude, faible encore dans la foi, Isra√ęl n'√©tait pas pr√©par√© √† une telle rencontre. D'ailleurs, il r√©sulte de Gen√®se 15.19-21 et d'Exode 3.8 que les Philistins n'√©taient pas au nombre des peuples qui devaient √™tre d√©poss√©d√©s √† ce moment-l√†. Dieu avait donc d√©cid√© de faire passer Isra√ęl par une autre route, celle qu'il avait indiqu√©e d√®s l'abord √† Mo√Įse, quand √† Sina√Į il lui avait donn√© pour signe (3.12) le culte que le peuple lui rendrait un jour au pied de cette montagne m√™me.

      Ce fut cette marche étrange, en sens opposé au but, qui acheva d'aveugler Pharaon, une fois remis de son premier mouvement de terreur.

      Que le peuple se repente : 14.10-12 montre bien que cette crainte était fondée sur la connaissance que Dieu avait des dispositions du peuple.

      18

      Un d√©tour. Ce d√©tour par le Sina√Į aurait pu n'√™tre que d'un an environ. S'il s'est prolong√© en un s√©jour de quarante ans au d√©sert, c'est √† cause de l'incr√©dulit√© du peuple (Nombres 14.33).

      Dans la direction du désert. Il s'agit non du désert d'Arabie, à l'orient de la mer Rouge, mais du désert situé à l'ouest de cette mer et qui appartenait encore à l'Egypte.

      Vers la mer Rouge. Le nom h√©breu de cette mer est Jam Souph, la mer des roseaux ou plut√īt la mer des algues¬†; car on ne trouve des roseaux sur ses rives qu'√† un seul endroit, un peu au sud de Suez, tandis que le fond de la mer est recouvert tout entier d'une for√™t de plantes marines dont la transparence de l'eau laisse voir les couleurs vari√©es, rouge, violette, bleue, verte, jaune dor√©. Quant √† notre nom de mer Rouge, il est la traduction du nom grec de mer Erythr√©e que lui donnaient les anciens et qui s'appliquait aussi au golfe Persique et au bassin voisin de l'oc√©an Indien. On d√©rive ce nom de la couleur des habitants ou de celle du sol ou des riches formations de coraux qui se trouvent en plusieurs endroits. Mais il est probable que ce nom est d√Ľ √† la m√™me cause que celui de mer des algues.

      Et les fils d'Isra√ęl √©taient forts et valides. On a traduit aussi : militairement bien rang√©s, ou : bien arm√©s. En tout cas la pens√©e est celle-ci : capables de supporter les fatigues et les privations de ce voyage √† travers le d√©sert.

      19

      Comparez Gen√®se 50.25. Ce dernier vŇďu de Joseph montrait combien √©tait ferme chez les patriarches l'attente du retour en Canaan.

      20

      Etham devait donc √™tre situ√© √† l'est de Succoth et √† la limite du d√©sert de Sur (15.22), qui est appel√© aussi d√©sert d'Etham (Nombres 33.8). Ce grand d√©sert commen√ßait de l'autre c√īt√© de la grande d√©pression dans laquelle se prolonge vers le Nord le bassin de la mer Rouge et qui s√©pare le Delta de l'Arabie. Jusqu'ici on n'a trouv√© aucune trace certaine du nom d'Etham. D'apr√®s le contexte ce devait √™tre une ville ou forteresse situ√©e pr√®s du lac Timsa, √† l'extr√©mit√© de l'Egypte. Il n'est point dit qu'entre le campement de Succoth et celui d'Etham il n'y eut qu'une journ√©e de marche.

      21

      21 et 22 Ces deux versets sont placés ici dans le but manifeste d'indiquer que dès ce moment l'Eternel lui-même se met à la tète du peuple et prend la direction de la caravane. Voir 14.2

      Dieu fait pour les Isra√©lites d'une mani√®re surnaturelle ce que, dans l'antiquit√©, faisaient parfois les g√©n√©raux pour assurer la marche de leurs troupes. D'apr√®s Quinte-Curce, Alexandre fit √©lever au-dessus de sa tente, en traversant la Caramanie, un signal que l'on p√Ľt voir de partout : du feu pendant la nuit et de jour de la fum√©e. On pr√©tend √©galement que les caravanes en Arabie font porter devant elles, au haut de longues perches, un vase de fer rempli de bois allum√©. De l√† l'image employ√©e dans un papyrus √©gyptien dans lequel le commandant d'une exp√©dition militaire est appel√© une flamme dans l'obscurit√©, √† la t√™te de ses soldats.

      Ainsi l'Eternel se donnait √† conna√ģtre aux Isra√©lites comme leur g√©n√©ral et leur guide. La colonne de feu et la colonne de fum√©e n'√©taient naturellement qu'une m√™me colonne dont on voyait la lueur la nuit et la fum√©e le jour (Nombres 9.15 et suivants)¬†; comparez 2Chroniques 5.13 et 1Rois 8.10

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