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Ezéchiel 19

    • 1

      1 à 9 Le sort des souverains qui ont précédé le roi régnant.

      Le terme de complainte (kinah, un chant plaintif) est celui par lequel on désigne chez les Juifs le recueil des Lamentations.

      Les princes d'Isra√ęl : sp√©cialement ici les trois fils du dernier roi, du pieux et illustre Josias (comparez Sophonie 1.8) : J√©hojakim, l'a√ģn√©, puis Joachaz et S√©d√©cias, auxquels nous pouvons joindre J√©hojachin, successeur et fils du premier, neveu des deux autres.

      Le terme d'Isra√ęl est plus g√©n√©ral que celui de Juda¬†; il exprime mieux que ne l'aurait fait celui-ci, la totalit√© et la dignit√© du peuple √©lu.

      2

      Cette forme de question rappelle le commencement des Lamentations. Au lieu de comment¬†? qui se rapporte au fait accompli, Ez√©chiel demande pourquoi¬†? √† la vue du ch√Ętiment qui s'approche et qu'un changement de conduite pourrait d√©tourner encore.

      Que faisait ta m√®re...¬†? Isra√ęl devait se distinguer des nations pa√Įennes¬†; il avait dans ce but re√ßu une loi qui devait √™tre un mur de s√©paration (une haie, Esa√Įe 5.2) entre elles et lui¬†; mais il √©tait au contraire devenu comme l'une d'elles, de sorte qu'on ne pouvait plus le distinguer des Gentils.

      Une lionne entre des lions : l'image du lion sert ici √† d√©peindre la cruaut√© et les violences d'un pouvoir exerc√© √† la mani√®re des despotes pa√Įens.

      Les lionceaux sont les fils des rois pa√Įens. Ez√©chiel veut dire que les jeunes princes isra√©lites avaient pris les allures hautaines, dures, violentes, et les mŇďurs dissolues des princes pa√Įens du voisinage.

      3

      La suite prouve que le prophète pense à Joachaz ; car il est le seul roi de Juda qui ait été mené captif en Egypte (verset 4). Il fut nommé roi par le peuple après la mort de Josias, son père ; il ne régna que trois mois, ayant été déposé par Pharaon Néco, qui venait de vaincre Josias. Mais il eut le temps, pendant ce court règne, de montrer la perversité de son caractère (2Rois 23.31-34).

      4

      Captivité de Joachaz comparé à un jeune lion que l'on traque afin de le faire tomber dans la fosse préparée pour le recevoir.

      Les nations entendirent : les Egyptiens et leur roi Néco, à qui parvint le bruit de l'avènement de Joachaz.

      Avec des crochets. Le monarque assyrien faisait attacher, apr√®s les avoir priv√©s de la vue, les rois qu'il d√©sirait maintenir captifs, par des crochets pass√©s dans leurs m√Ęchoires, comme on avait coutume de le faire avec les animaux f√©roces. Le terme de narines, qu'introduisent ici les traductions, n'est pas plus dans le texte que celui de m√Ęchoires que nous avons ajout√© entre crochets. Le passage 2Rois 19.28 ne prouve rien en faveur des traductions ordinaires. L√† l'image est sans doute tir√©e de ce qui se fait avec les buffles, non avec les lions.

      5

      J√©hojakim, fils a√ģn√© de Josias, fut substitu√© √† son fr√®re par N√©co et reconnu roi par le peuple, qui voyait emmen√© captif le roi auquel il avait d'abord donn√© sa confiance.

      Dont elle avait fait un lion : les flatteurs qui avaient entouré dès son enfance le jeune Jéhojakim, l'avaient rendu tel que son frère.

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      Aussi se conduisit-il de la même manière. Mais, quant à lui, il eut onze ans entiers, et non pas trois mois seulement, pour donner cours à sa perversité. Comparez 2Rois 23.34-37 et surtout Jérémie 22.11-12.

      La répétition identique des termes du verset 3 indique, comme par une espèce de refrain, la répétition des mêmes atrocités dont Joachaz s'était rendu coupable.

      7

      Il d√©vasta leurs palais. Le texte dit litt√©ralement : Il connut leurs veuves. Mais le proph√®te, en parlant ainsi, abandonnerait enti√®rement l'image du jeune lion √† laquelle il reste fid√®le dans tout le morceau. Le mot qui signifie veuves (almenoth) ne diff√®re en h√©breu que par une seule lettre de celui qui signifie palais (armenoth), et les deux lettres l et r sont assez souvent prises l'une pour l'autre. Nous pensons donc qu'il faut traduire le substantif par les palais, sens qui s'accorde mieux aussi avec le mot suivant : leurs villes. Quant au verbe, le mot conna√ģtre pourrait signifier ici les forcer pour les piller Mais par un l√©ger changement de lettres semblable, au pr√©c√©dent, le verbe connut (j√©da) peut avoir remplac√© le mot : j√©ra (il a maltrait√©, pill√©), que nous supposons avoir √©t√© le texte primitif. Nous avons admis cette correction dans la traduction. J√©hojakim s'√©tait donc permis toutes sortes d'extorsions et de violences contre les ch√Ęteaux et les villes de son royaume.

      8

      Toujours l'image du lion qui, pressé par les filets dans lesquels le chasseur l'enserre du plus en plus, finit par tomber dans la fosse préparée et couverte de feuillage.

      9

      Description d'un ch√Ętiment identique au pr√©c√©dent, verset 4. Refrain significatif : les lions agissent tous de la m√™me mani√®re. Que S√©d√©cias prenne donc, garde de ne pas recommencer une troisi√®me fois la m√™me histoire¬†! C'est proprerment J√©hochachin qui a subi le traitement ici d√©crit. L'identification du p√®re et du fils √©tait permise dans un tableau po√©tique, d'autant plus que le r√®gne de J√©hojachin ne dura que trois mois, qu'il ne m√©rita qu'√† peine le nom de r√®gne puisque c'√©tait le temps du si√©ge de J√©rusalem par N√©bucadnetsar, et qu'ainsi le ch√Ętiment du fils fut plut√īt la cl√īture du r√®gne du p√®re que celle, du sien propre. Quant √† la mort de J√©hojakim, nous ignorons enti√®rement comment elle eut lieu (J√©r√©mie 22.19¬†; 36.30, notes). On peut supposer qu'il fut tu√© dans une sortie et que son corps resta sans s√©pulture, comme le lui avait annonc√© J√©r√©mie. Son fils fut donc emmen√© en captivit√©, comme √† sa place.

      10

      10 à 14 C'est ici la seconde partie de la complainte, celle qui se rapporte à Sédécias. Le poète marque cette transition par l'emploi d'une nouvelle allégorie, celle d'une vigne jadis florissante, mais que consume un feu sorti de l'un de ses rameaux. Le sens est celui-ci : Sédécias, par sa révolte, achèvera lui-même la destruction de son peuple.

      Au temps o√Ļ la famille de David √©tait dans son √©clat (Ez√©chiel s'adresse dans ce po√®me aux princes de cette famille, verset 4, et sp√©cialement au roi actuel), la nation isra√©lite (ta m√®re) ressemblait √† une vigne en pleine prosp√©rit√©.

      Dans le temps de ton √©l√©vation. On a traduit ces mots de bien des mani√®res : √† ta ressemblance, comme toi, dans ton sang, dans ton silence. Mais aucune de ces traductions ne donne un sens convenable. Par le changement d'une seule lettre on arrive √† la n√ītre, dont le sens est clair. Et ce changement n'est point arbitraire, puisque la le√ßon que nous adoptons se trouve dans deux manuscrits.

      11

      Des branches qui devinrent des sceptres de princes. Les branches sont les douze tribus isra√©lites¬†; chacune d'elles avait √† sa t√™te un chef, qui poss√©dait en quelque sorte un b√Ęton de commandant (le sceptre de prince). Il faut remarquer que, en h√©breu le mot qui signifie la tribu : sch√©beth, signifie proprement le sceptre, symbole du gouvernement de la tribu.

      Sa taille domina : la famille royale, semblable au tronc du cep, réunissait les tribus autour d'elle et dominait sur elles.

      12

      Image de la destruction du peuple par N√©bucanetsar. Il n'est question que des branches, parce que la souche subsiste toujours. Isra√ęl et la famille de David sont indestructibles en vertu de la promesse divine (Esa√Įe 6.13¬†; 11.1).

      13

      On pourrait rapporter le mot le d√©sert, soit √† la terre de Canaan maintenant ravag√©e, soit √† la Babylonie, comme d√©sert spirituel. Mais cette expression nous para√ģt plut√īt d√©peindre l'√©tat du peuple durant la captivit√©¬†; il n'est plus une nation constitu√©e (une vigne).

      14

      S√©d√©cias fera si bien qu'il am√®nera par sa folie la destruction du peuple entier. La remarque finale peut √™tre envisag√©e comme une note ajout√©e ici apr√®s coup, lorsque d√©j√† l'√©v√©nement avait justifi√© cette complainte anticip√©e. Mais cette souscription a peut-√™tre un caract√®re plus frappant et plus poignant, si on l'attribue √† Ez√©chiel lui-m√™me. Le proph√®te ferait remarquer deux choses : la premi√®re, que ce morceau n'est pas un discours, comme tous les morceaux pr√©c√©dents, mais une po√©sie, comme celles que l'on a coutume de composer sur les √©v√©nements douloureux, publics ou priv√©s : C'est ici une complainte. Puis, pour bien affirmer la certitude du malheur pr√©vu et pleur√© √† l'avance, il ajouterait que cette complainte ne manquera pas de prendre place parmi celles du m√™me genre qui se chantent en Isra√ęl : et elle est devenue une complainte. Il la verrait d√©j√† admise dans le recueil populaire. Cette mani√®re de s'exprimer serait bien conforme au tour √©nigmatique du style d'Ez√©chiel.

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