La Clef de David
Écris à l'ange de l'Église de Philadelphie : Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui qui a la …
Les pharisiens et les sadducéens
demandent un signe. (Matthieu 16:1-4)
Jésus donne une mise en garde
contre la doctrine des pharisiens. (Matthieu 16:5-12)
Pierre témoigne que Jésus est le Christ. (Matthieu 16:13-20)
Christ prédit Sa souffrance, et réprimande Pierre. (Matthieu 16:21-23)
La nécessité du désintéressement. (Matthieu 16:24-28)
Nous sommes dans une grande hypocrisie, quand nous négligeons les signes venant de Dieu, en recherchant plutôt ceux que peut produire notre propre imagination...
Christ enseigne à notre cœur l'Esprit de sagesse ; Il « ouvre » notre compréhension, à l'Esprit de révélation, par Sa Parole.
Christ ajouta qu'Il le nommait Pierre, faisant ainsi allusion à sa constance et sa fermeté, à professer la Vérité. Le terme traduit par « roc » (ou pierre dans certaines traductions*), n'est pas le même mot que Pierre, mais il a une signification semblable. Il est complètement faux de supposer que Christ signifiait par là, que la personne de Pierre était « le » roc. Sans aucun doute, Christ Lui-même est ce Roc, le seul, le véritable Fondement de l'église ; et malheur à celui qui tente d'en imposer un autre ! La confession de Pierre est ce roc, en tant que doctrine. Si certains prétendent que Jésus n'est pas le Christ, ils tentent d’affirmer par là, que celui qui Le possède n’est alors aucunement participant de la véritable Église : ils ne cherchent qu’à fourvoyer les autres.
Notre Seigneur annonça ensuite l'autorité dont Pierre allait être investi. Jésus indiqua que l’apôtre allait être le premier « élément » qui allait constituer l’église, avec toute la fraternité qui allait ensuite en découler, parmi ses membres. Il manquait encore aux disciples une certaine aptitude à discerner le « fond » du cœur humain, risquant de ce fait, par leur attitude, de commettre toujours des erreurs, voire certains péchés ; ils furent cependant gardés de tout égarement dans l’annonce de la voie qui mène au salut, à l’obéissance, au comportement du croyant, et celle de la ruine finale qui attend les impies et les hypocrites. Leurs connaissances et leur compétence sur de tels sujets étaient correctes, en accord avec l’enseignement céleste.
Toutes les « solutions personnelles » auxquelles peut prétendre un homme, quel qu'il soit, pour absoudre ou pour prévenir les péchés des hommes, ne sont que blasphèmes et absurdités. Nul autre que Dieu ne peut pardonner l’iniquité.
Les verbes « lier et délier », (verset Matthieu 16:19*) dans le langage commun des Juifs, signifiaient interdire, permettre, ou enseigner ce qui était légal ou illicite.
* Parenthèses ajoutées par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte.
Ceux qui suivent Christ ne doivent pas s'attendre à découvrir des « signes extraordinaires » en ce monde. Pierre appréhendait de savoir que Jésus allait souffrir : en fait, nous nous trompons si, comme l’apôtre, nous évaluons l'Amour et la Patience de Christ selon nos propres critères.
Mis à part le contenu des versets Matthieu 16:22,23, on ne trouve nulle part ailleurs, dans l’Écriture, une parole ou un acte commis par les disciples, qui ait à ce point contrarié Christ.
Quiconque considère que tout ce qui émane de notre personne est bon et qui est convaincu de trop agir pour Dieu, parle en fait le « langage de Satan ». Tout ce qui nous paraît être une tentation menant au péché, doit être repoussé avec horreur, et ne doit pas être suivi. Ceux qui refusent de souffrir pour Christ, sont plus près des hommes que de Dieu...
« Qu'il renonce à lui-même » : si ce renoncement est en soi une dure leçon, celle-ci est plus supportable que ce que notre Maître a subi, pour nous racheter, et nous enseigner.
« Qu'il se charge de sa croix » : la croix mentionnée dans ce texte représente toutes les épreuves que nous sommes susceptibles de subir. Nous estimons souvent qu’il serait plus facile de porter une autre « croix » que celle dont nous sommes chargés : en fait celle que nous portons est la meilleure qui puisse nous convenir et nous devons en tirer le plus de bénéfice possible. Il ne faut pas, par notre folie et notre précipitation, nous charger de jougs étrangers, nous devons « porter notre croix bien haut », quand elle se présente sur notre chemin.
Si un homme veut avoir le titre de disciple, qu'il suive d’abord Christ, se consacrant à sa tâche et son devoir spécifiques. Si toutes les valeurs ici-bas n’ont que peu d’attrait, comparées à la vie que nous possédons, que sont-elles, à plus forte raison, devant la destinée de notre âme : le bonheur ou la misère éternelle !
Des milliers de personnes perdent leur âme pour un gain vraiment insignifiant, pour bénéficier d’une indulgence sans grande valeur, souvent d’ailleurs, par paresse et par négligence. Quelle que soit la raison qui pousse les hommes à abandonner Christ, c'est la rançon de Satan pour leur âme. En fait, une âme vaut plus que tout l’or du monde ! Voila ce que pense Christ à ce sujet ; avant l’épreuve de la croix, Il connaissait déjà le prix des âmes, et Il les a rachetées ; Il ne sous-estimait pas les dangers de ce monde puisque c’est Lui qui l'a créé.
Un pécheur mourant ne peut « acheter » une seule heure supplémentaire de répit, afin de pouvoir bénéficier, de manière ultime, de la Miséricorde divine. Apprenons à « évaluer » correctement notre âme : proclamons Christ, l'unique Sauveur du monde !
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- Ce royaume, ainsi que l'Eglise qu'il s'agit de bâtir, (verset 18) est envisagé figurément comme un édifice qu'on ouvre ou ferme au moyen de clefs. Posséder ces clefs, c'est avoir l'autorité d'ouvrir ou de fermer, d'admettre ou d'exclure. (Voir sur cette image Esaïe 22.22,Luc 11.52 ; Apocalypse 1.18 ; 3.7 ; 9.1)
Après avoir comparé Pierre au rocher sur lequel l'édifice de l'Eglise sera bâti, Jésus I'assimile à un intendant qui administre la maison de son Maître. C'est par la prédication de l'Evangile qui produit la foi, qui est "odeur de vie ou odeur de mort" qui ouvre ou ferme par conséquent le royaume, que l'apôtre remplit son office. Ce pouvoir ne fut point donné à Pierre seul (voir la note suivante) et ne lui fut point conféré au moment où il entendit ces paroles, mais après qu'il eut reçu l'Esprit de Dieu. De là le futur : Je te donnerai.
Ces paroles, également figurées, complètent celles qui précèdent. Elles ont été très diversement interprétées, selon ce qu'on entend par les mots lier et délier. Les uns, pour mettre ces termes en harmonie avec l'image des clefs, leur font signifier fermer et ouvrir, c'est-à-dire exclure ou admettre.
Mais ce sens ne se justifie par aucun exemple dans la langue grecque ; et d'ailleurs l'objet de ces verbes, ce pronom neutre : ce que tu auras lié ou délié ne peut s'appliquer à une porte et moins encore à des personnes exclues ou admises.
D'autres, trouvant dans l'hébreu rabbinique l'usage des mots lier et délier pour défendre ou permettre, adoptent ce sens, et y voient l'autorité conférée à Pierre (et aux autres apôtres) pour le gouvernement de l'Eglise.
D'autres enfin, rapprochant les paroles de Jésus de celles qu'il adresse à ses disciples dans Jean 20.23, et rappelant que les péchés qu'il les autorise à remettre sont une dette, une obligation dont le pardon délie les âmes, entendent notre passage dans ce sens de remettre ou retenir les péchés.
Cette interprétation ne peut guère être contestée, puisqu'elle s'appuie sur une parole si claire de Jésus. Les deux derniers sens indiqués, loin de s'exclure, s'appellent l'un l'autre.
L'autorité des apôtres pour administrer l'Eglise suppose leur autorité pour exercer la discipline, et cette double autorité est inséparable du rôle qu'ils sont appelés à jouer dans l'établissement et le développement du royaume des cieux.
- Mais il faut se hâter d'ajouter que ce pouvoir redoutable, ici conféré à Pierre, l'est également à tous les apôtres, et même à toute l'Eglise, (Matthieu 18.18 ; Jean 20.23) dans laquelle réside, pour tous les temps, l'autorité d'exercer sur ses membres une discipline chrétienne. Et encore faut-il, pour éviter les abus dont ces paroles sont devenues le prétexte, que l'Eglise elle-même n'agisse en ceci qu'en pleine conformité avec la Parole de Dieu et sous l'influence de son Esprit. Hors de là, toutes ses décisions sur la terre, bien loin d'être ratifiées dans le ciel (par Dieu lui-même), se trouveraient n'être que des usurpations sacrilèges.