Pierre était fermement convaincu que son Maître
était prêt à respecter la loi en vigueur, au sujet de l’impôt
mentionné dans ce texte. Christ prit la parole le premier, pour
donner la preuve à l’apôtre, qu'aucune pensée ne pouvait Lui
être dissimulée.Nous ne devons jamais négliger notre devoir, par crainte
d'offenser qui que ce soit ; nous devons, par contre, renoncer
parfois à nos propres intérêts ici-bas, plutôt que de choquer
quelqu’un.
Comment cet argent en question, pouvait-il être apporté par ce
poisson ? Seul Celui qui connaît toutes choses pouvait le
savoir, et seul Son pouvoir tout puissant pouvait « attirer »
ce poisson vers l'hameçon de Pierre. Dans cet épisode, la
puissance, comme la pauvreté de Christ, se doivent d’être
mentionnées.
Si, par la Providence, nous sommes appelés à demeurer pauvres,
comme l'était d’ailleurs notre Seigneur, confions-nous en Sa
toute Puissance, et notre Dieu pourvoira à tous nos besoins,
selon Sa richesse en Gloire, par Jésus-Christ : dans le
parcours de l'obéissance, dans notre « ministère spirituel »,
notre Sauveur nous aidera de la même façon qu'Il a aidé Pierre.
Et si un événement inattendu vient nous surprendre, ne nous
« appuyons » pas sur les autres : recherchons Christ d’abord !
17 à 30 Jésus célébre la Pâque et institue la cène.
Comparer Marc 14.12-25 ; Luc 22.7-23.
- C'est-à-dire le premier jour de la fête où l'on mangeait les pains sans levain. (Exode 12.18 et suivants ; Nombres 28.16 et suivants)
C'est ainsi que les Juifs désignaient la Pâque. Ce premier jour était le quatorze du mois de nisan. On préparait alors l'agneau de Pâque et les pains sans levain, et la fête commençait le même jour à six heures du soir, bien qu'elle fût fixée au lendemain quinze, de même que le sabbat des Juifs commence le vendredi à six heures du soir. L'après-midi du 14 nisan, avant le coucher du soleil, l'agneau pascal était immolé par les sacrificateurs dans les parvis du temple et c'est dans la soirée qu'on le mangeait. (Comparer verset 2, note.)
Grec : que nous te préparions à manger la Pâque. Jésus est considéré comme le père de famille, et les disciples, dans leur vénération, lui parlent comme si cette préparation ne concernait que lui.
Le Seigneur connaît ceux qui sont favorables à Sa cause, tout en restant humbles ; Il visitera, pour offrir Sa grâce, tous ceux qui sont disposés à Le recevoir.
Les disciples firent ce que Jésus avait ordonné. Ceux qui veulent être en présence de Christ, à la « Pâque spirituelle » que donne l'évangile, doivent obéir à ce qu'Il dit.
Il peut arriver que les serviteurs de Christ éprouvent parfois de l’inquiétude, en particulier au temps de l'épreuve. Nous ne savons pas jusqu’à quel degré nous pouvons être tentés, ni à quel point Dieu peut nous abandonner à nous-mêmes : nous devons Lui faire entière confiance.
Il est spécialement recommandé de faire un examen rigoureux de notre cœur et une prière fervente, avant de prendre le repas du Seigneur : Christ, notre « Pâque », s’est sacrifié pour nous ; observons cette célébration, en renouvelant notre repentance et notre foi en Son sang, en nous plaçant à Son service.