Quand Dieu est sur le point de soutenir une personne durant
l’épreuve, Il incite ses amis à prier pour elle.Nous pouvons appliquer spirituellement cette prière du prophète, à
Christ, pour qu’Il prenne soin de Son église ; Il est le Bon Berger
qui prend soin de Ses brebis ; Il marche devant elles, tant qu'elles
sont en ce monde, sachant qu’une excellente place les attend, dans le
ciel.
En réponse à cette prière, Dieu promet de reconduire pour Son peuple,
les miracles des temps passés. Étant devenus esclaves, à cause de
leurs péchés, ils allaient de nouveau être libérés par le pardon
céleste.
Tous ceux qui bénéficient de la Miséricorde divine ne peuvent
s'empêcher de s'émerveiller sans cesse de cette grâce. Quand le
Seigneur ôte la culpabilité de notre péché, afin de ne pas nous
condamner, Il brise le pouvoir de ce dernier afin qu'il ne puisse plus
nous dominer. Si nous étions livrés à nous-mêmes, sans le secours du
Seigneur, nos péchés nous domineraient complètement ; la Grâce de Dieu
nous suffit pour les maîtriser et les empêcher de nous nuire.
Quand Dieu pardonne le péché, Il l’oublie totalement. Il le « jette au
fond de la mer », loin du rivage où il risquerait de réapparaître,
mais dans les profondeurs, afin qu'il ne fasse plus jamais surface !
Tous les péchés y sont jetés ; lorsque Dieu pardonne, Il pardonne
tout. Il terminera complètement Son œuvre en nous et accomplira tout
le nécessaire, en vue de notre croissance spirituelle et de notre
sanctification.
Les promesses de ce texte se rapportent à Christ et à la puissance de
l'Évangile, jusqu'à la fin des temps ; elles annoncent également la
restauration future d'Israël et la domination finale de la véritable
piété dans toutes les nations. Le Seigneur accomplira sans exception,
tout ce qu'Il a promis, au sujet de Sa vérité et de Sa miséricorde :
Celui qui a promis est fidèle et finira l’œuvre qu'Il a commencée.
N'oublions pas que le Seigneur a donné l'assurance de Son alliance et
de Sa consolation à tous ceux qui cherchent refuge en Lui !
Il y eut de la neige sur le Tsalmon... Chez les Arabes, l'expression asperger de neige est synonyme de : répandre de la joie, tant la fraîcheur de la neige charme dans les contrées que brûle le soleil. La même image parait avoir été familière aux Israélites (comparez Proverbes 25.13). Ces mots peuvent donc s'entendre ainsi : il y aura de la joie dans cette victoire péniblement remportée. Tsalmon signifie obscurité. Ce mot désigne, comme nom propre, une montagne noire, couverte d'un épais et sombre feuillage ; il est spécialement appliqué à une montagne située près de Sichem (Juges 9.48). On pourrait entendre : Le Tsalmon se couvrit de neige, comme d'un joyeux vêtement de fête. Mais il y a peut-être une explication plus simple. Le fameux savant juif Aben-Esra voyait dans le Tsalmon de notre psaume une montagne du Hauran, au nord de la contrée où les Syriens et les Ammonites furent battus par les Israélites, et le géographe Ptolémée mentionne un mont Asalmanon parmi les sommités du Hauran. Il est naturel que le psalmiste, voulant exprimer la joie des vainqueurs, ait choisi ses images dans la contrée même où fut remportée la victoire. Le Tsalmon (du Hauran), témoin de la bataille, s'associa à la joie des vainqueurs. Cette explication a l'avantage de faire comprendre comment, dans la strophe suivante, le poète s'adresse aux monts de Basan (ou du Hauran). On ne comprendrait pas autrement ce qu'il y aurait de soudain dans cette allocution, que rien, dans ce qui précède, n'aurait préparée.
Christ est venu dans un monde rebelle, non pas pour le condamner, mais pour le sauver. La gloire du Roi de Sion repose sur le fait qu'Il est le Sauveur et le bienfaiteur de Son peuple, mais aussi qu'Il est un feu dévorant pour ceux qui persistent dans une attitude de rébellion contre Lui. Dans son immense bonté, Dieu nous couvre de bienfaits innombrables. Il ne veut pas seulement être un Dieu bon, Il veut également être le Dieu de notre salut. Le Seigneur Jésus a toute autorité et puissance nécessaires pour vaincre la domination de la mort en ôtant cet aiguillon qui attaque Son peuple. Il donne à celui-ci une complète victoire. L'ennemi orgueilleux sera frappé ; Christ écrasera la tête du Serpent.