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1 Corinthiens 1.17

Soit dans l'administration des sacrements, soit dans la prédication, Christ doit être tout, et l'homme rien, sinon un instrument. Mais il est certain que la personnalité de l'homme a plus de part dans la dernière fonction que dans la première. Là, c'est le Seigneur lui-même qui agit, après avoir donné l'ordre et la promesse ; ici, au contraire, dans la prédication, il faut au serviteur de Dieu, non seulement une mesure de son Esprit qui le rende propre à cette œuvre, mais encore des dons particuliers et indispensables. Malgré cela, les paroles de l'apôtre n'ont point pour but de rabaisser le baptême, ni de rien changer à l'ordre donné par le Seigneur ; (Matthieu 28.19 ; Marc 16.16) mais seulement de préciser la position qui lui a été assignée par le Maître, conformément aux dons qu'il avait reçus de lui.

Grec : "Non en sagesse de parole," ou de discours. L'apôtre, en indiquant négativement comment il prêchait l'Evangile, oppose une sagesse de parole à la croix de Christ et arrive ainsi tout naturellement au grand sujet qu'il veut développer.

Sa prédication, aussi simple que forte, avait eu à Corinthe de grands effets pour la conversion des âmes ; mais, lorsqu'au milieu de ce peuple mobile de la Grèce, peuple si sensible à la beauté de la forme, parut Apollos, avec sa culture d'Alexandrie et son éloquence naturelle, une partie de l'Eglise crut trouver en lui une exposition plus haute et plus belle de la vérité.

Sans doute, ni Apollos, ni ses sectateurs, ni ceux qui se réclamaient exclusivement du nom de Christ et qui prétendaient à une connaissance plus immédiate et plus profonde, n'entendaient professer une autre doctrine que celle que Paul avait prêchée ; aussi n'est-ce point à eux seuls que s'adresse sa sévère polémique contre une sagesse de parole, une "sagesse en discours persuasifs," une "sagesse humaine ;" (1Corinthiens 2.4-13) mais, comme leurs prétentions à une science autre que la "sagesse de Dieu," comme leur besoin d'une exposition de l'Evangile distinguée par la recherche de l'idée et par la beauté de la forme oratoire pouvaient facilement les éloigner de la simplicité, disons plus, de la folie de la croix, Paul jette un regard pénétrant sur tout ce que les Grecs admiraient comme philosophie et comme culte du beau. (verset 22)

Cette philosophie humaine qui, comme doctrine, n'a jamais posé en principe l'incapacité de l'homme pour le bien, ni la nécessité d'une réconciliation avec Dieu, parce qu'elle nie le péché, prend dans l'homme même un point de départ toujours faux, et ne peut, dans les meilleurs de ses représentants, que bâtir la vérité sur l'erreur.

Or, dans la pensée de Paul, se rapprocher de cette philosophie, ne fût-ce que pour lui emprunter ses formes d'exposition, c'est déjà élever l'homme, en flattant son orgueil et ses goûts, au lieu de commencer par l'humilier ; et comme, en toute science, mais surtout en philosophie, il est bien difficile de séparer la forme du fond, ce dernier se trouve insensiblement modifié par la première, jusqu'à ce qu'il n'y reste plus que les apparences de la pensée d'où l'on était parti.

- De là, la crainte de l'apôtre que la croix de Christ ne soit rendue vaine. (Grec : "vide.") La croix de Christ, "la parole de la croix," (verset 18) "Christ crucifié," (verset 23) voilà ce que saint Paul oppose à la sagesse humaine.

C'est la doctrine du salut de l'homme par le sacrifice expiatoire du Sauveur que l'apôtre pose ainsi comme le point central et vivant de l'Evangile, d'où émane tout le reste. Or, cette doctrine, qui abaisse l'homme avant de le relever, qui le tue avant de le vivifier, est irréconciliable avec la sagesse humaine, elle lui est une folie ; (verset 18) donc, il est impossible d'admettre celle-ci, dans aucun de ses éléments, sans s'exposer à rendre vide la croix.

- L'argumentation de l'apôtre, au point de vue où il devait se placer pour répondre aux besoins de ses lecteurs, est encore entièrement applicable à notre temps ; puisque, d'une part, l'esprit humain, de l'autre, la parole de la croix restent toujours identiques à euxmêmes.

Toutefois, ce serait mal le comprendre que de vouloir, par ses paroles, condamner toute application des méthodes philosophiques à la vérité chrétienne, et tout travail de l'esprit pour présenter l'Evangile dans l'ordre le plus accessible à l'intelligence, à la conscience et au cœur. D'éclatants exemples prouvent que l'esprit philosophique peut être mis au service de la foi, et que le soin de la forme, lorsque celle-ci n'est que l'expression la plus élevée et la plus pure de la vie intérieure, ne rend pas vaine la croix de Christ.

Toute la question est de savoir sur quel terrain on se trouve, à quelles sources on puise : "sagesse humaine," "sagesse de Dieu," voilà les contraires qui ne se concilient pas. (Voy. Etudes évang. de Vinet, La philosophie et la tradition, p. 157 et suivants)


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      Jean 4

      2 À vrai dire, Jésus lui-même ne baptisait personne, il en laissait le soin à ses disciples.

      Actes 10

      48 Et il donna ordre de les baptiser au nom du Seigneur Jésus-Christ. Ensuite, les nouveaux baptisés le prièrent de rester encore quelques jours avec eux.

      Actes 26

      17 Je t’ai choisi du milieu de ce peuple et des autres peuples et je vais te renvoyer vers eux,
      18 pour que tu leur ouvres les yeux, que tu les ramènes des ténèbres à la lumière, et que tu les délivres du pouvoir de Satan pour les soumettre à celui de Dieu. S’ils placent leur confiance en moi, je pardonnerai leurs péchés et je leur donnerai leur part d’héritage avec tous ceux que Dieu a choisis et qui, par la foi en moi, lui appartiennent.

      1 Corinthiens 1

      17 Ce n’est d’ailleurs pas là ma mission particulière, car ce n’est pas pour baptiser que le Christ a fait de moi son apôtre, c’est pour proclamer la Bonne Nouvelle qu’il m’a appelé. Or, pour annoncer cet Évangile, je n’ai pas à recourir à des artifices oratoires ou à une argumentation habile telle qu’on l’apprend auprès des sages d’ici-bas. La croix du Christ ne doit pas être dévalorisée et frustrée de son pouvoir. Il ne faut pas que mon éloquence lui ravisse sa propre force de persuasion.

      1 Corinthiens 2

      1 C’est pourquoi moi aussi, frères, lorsque je suis arrivé chez vous, je ne suis pas venu apporter le témoignage de Dieu avec des paroles sublimes ou de brillantes démonstrations.
      4 Mon message n’avait certes rien d’un discours éloquent ou d’un raisonnement habile. Je n’ai pas voulu vous convaincre par des paroles persuasives ou des arguments subtils. Si ma prédication agissait en vous, elle ne le devait ni aux artifices du langage ni à des raisonnements propres à entraîner l’adhésion des gens. Toute mon efficacité était due à l’action manifeste et puissante de l’Esprit de Dieu.
      5 Car il fallait que votre foi soit fondée, non sur la « sagesse » humaine, mais sur la puissance de Dieu.
      13 Et c’est là le thème de notre prédication. Nous en parlons, non avec les méthodes apprises de la sagesse humaine, mais avec celles que nous inspire l’Esprit. Les réalités spirituelles demandent à être exprimées en un langage spirituel approprié. C’est ce que nous faisons lorsque nous nous adressons à des hommes animés de l’Esprit divin.

      2 Corinthiens 4

      2 Nous rejetons les « méthodes secrètes », les « voies cachées » et tout ce qui se trame dans l’ombre. Nous n’avons rien à dissimuler, rien dont nous devions rougir. Nous ne nourrissons ni « arrière-pensées » ni « calculs intéressés ». Nous ne recourons pas à l’intrigue ou à la ruse ; au contraire, nous les dénonçons sans ménagement. Nous n’altérons pas la parole de Dieu et n’en tordons pas le sens. Notre unique souci est de publier ouvertement la vérité. Par une telle conduite menée sous le regard de Dieu, nous nous rendons recommandables à la conscience de tout homme droit.

      2 Corinthiens 10

      3 Sans doute, nous sommes sur la terre, nos vies ressemblent à celles de tous les hommes, mais nous ne luttons pas à la manière du monde et notre combat est différent du leur.
      4 Nos armes de guerre ne sont pas simplement humaines. Elles tiennent leur puissance de Dieu. Il les rend capables de détruire les bastions dans lesquels les hommes se barricadent contre lui.
      10 « Ses lettres, disent certains, sont sévères et énergiques, mais lorsqu’il se présente lui-même parmi nous, il ne fait guère impression, c’est un faible et ses paroles ne font pas le poids. »

      2 Corinthiens 11

      6 Je ne suis sans doute pas un « brillant orateur », mais du moins je sais de quoi je parle, et il me semble en avoir donné la preuve en tout temps et en toutes circonstances : je vous ai fait connaître pleinement et clairement la vérité.

      2 Pierre 1

      16 En effet, lorsque nous vous avons fait connaître la puissance de notre Seigneur Jésus-Christ et que nous vous avons annoncé son retour, nous ne nous sommes pas laissé berner par des histoires inventées ou des mythes ingénieusement arrangés. Non, nous avons vu sa grandeur de nos propres yeux.
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