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1 Corinthiens 5

    • 1 Chapitre 5.

      1 à 8 Pratiquez la discipline !

      Le texte re√ßu porte¬†: "telle qu'elle n'est pas m√™me nomm√©e parmi les pa√Įens," variante non autoris√©e par les manuscrits et qui pr√™te √† l'ap√ītre une expression exag√©r√©e.

      Crime s√©v√®rement puni par la loi de Mo√Įse, (L√©vitique 18.8¬†; 20.11¬†; Deut√©ronome 22.30) et combien plus r√©prouv√© par la conscience chr√©tienne¬†!

      Peut-√™tre le coupable avait-il √©pous√© sa belle-m√®re apr√®s la mort de son p√®re, et pensait-il excuser ainsi le p√©ch√© √† ses propres yeux. Cette supposition para√ģt confirm√©e par ces mots avoir la femme, qui s'entend toujours du mariage. (Matthieu 14.4¬†; 22.28¬†; 1Corinthiens 7.2,29, etc.)

      Il faut remarquer cependant que la loi romaine ne permettait pas une telle union et que celle-ci n'avait sans doute pas été légalement sanctionnée.

      2 Les Corinthiens se glorifiaient de l'√©tat florissant de leur Eglise, (1Corinthiens 4.8) tandis qu'une vraie charit√© et une vraie saintet√© auraient d√Ľ faire du p√©ch√© d'un membre un sujet d'affliction et d'humiliation pour tous.

      Le r√©sultat en e√Ľt certainement √©t√© l'exclusion du coupable, comme un s√©rieux avertissement pour lui-m√™me et pour tout le troupeau. (versets 3-5)

      5 Livrer à Satan ne signifie pas autre chose que l'exclusion de la communion des chrétiens, ou de l'Eglise.

      L'Eglise est le corps de Christ, (1Corinthiens 12.12,13) le temple de Dieu¬†; (1Corinthiens 3.16¬†; 2Corinthiens 6.16) i1 l'a arrach√©e du milieu du monde o√Ļ Satan r√®gne par le p√©ch√©¬†; (2Corinthiens 4.4) si donc un homme est exclu de l'Eglise, il est rejet√© dans le monde, sous la domination de Satan.

      Mais l'ap√ītre se h√Ęte d'indiquer le but final d'un tel ch√Ętiment, qui n'√©tait point de livrer le coupable √† la damnation¬†; mais, au contraire, de mortifier et de d√©truire en lui la chair, source de son p√©ch√©, et de sauver, si possible, son esprit, par la repentance que pouvait exciter en lui une si profonde humiliation. Et c'est probablement ce qui arriva¬†: le coupable se repentit, et Paul luim√™me demanda, (2Corinthiens 2.4-10) avec une grande compassion, la r√©int√©gration de cet excommuni√© dans l'Eglise.

      Il s'agit donc ici d'une discipline toute morale¬†: pl√Ľt √† Dieu qu'on ne l'e√Ľt jamais oubli√©¬†! C'est en entendant par livrer √† Satan la damnation, et par la chair, le corps, que l'Eglise a cru pouvoir s'appuyer de ce passage pour se transformer en un tribunal de sang et exercer ses horribles pers√©cutions¬†! Comparer 1Timoth√©e 1.20.

      - L'ap√ītre avait ordonn√© ce ch√Ętiment au nom de notre Seigneur J√©sus-Christ, par l'autorit√© apostolique qu'il tenait de lui¬†; cependant, il attache une grande importance √† ce que l'Eglise de Corinthe concoure avec lui √† l'ex√©cution de cet acte de discipline. Elle devait donc, apr√®s avoir re√ßu sa lettre, s'assembler, se repr√©senter l'ap√ītre comme √©tant au milieu d'elle par son esprit et par l'ordre qu'il lui donnait, se placer solennellement en la pr√©sence de J√©sus-Christ, et, avec sa puissance, selon sa Parole et par la force de son Esprit, accomplir ce douloureux devoir. Comparer Matthieu 18.15-20.

      - Quelques P√®res de l'Eglise, suivis de nos jours par plusieurs interpr√®tes de l'Allemagne, ont expliqu√© diff√©remment ce passage. Ils pensent que l'ap√ītre enjoint au troupeau l'exclusion de l'incestueux, et se r√©serve √† lui seul, √† son autorit√© apostolique, (verset 3) de le livrer √† Satan (ce qui est √©videmment contraire au verset 4), et ils croient que ce ch√Ętiment aurait consist√© en quelque peine corporelle, quelque maladie inflig√©e par Satan pour la destruction de la chair.

      Cette id√©e superstitieuse, que rejetait d√©j√† le bon sens de Calvin, n'a pas le moindre fondement dans le texte. (Comparer versets 2,13, o√Ļ l'ap√ītre explique toute sa pens√©e par ce mot si clair¬†: Otez du milieu de vous¬†; voir aussi 2Corinthiens 2.6,7)

      6 Grec : "Votre vanterie n'est pas belle," pas convenable, bienséante. Ils croyaient avoir un sujet de gloire. (1Corinthiens 5.2 ; 4.7,8)

      L'ap√ītre applique ce proverbe, d'abord au coupable que l'Eglise aurait d√Ľ exclure, puis, plus g√©n√©ralement, √† tout mal qui pouvait devenir une source de corruption pour le troupeau.

      8 Paul, trouvant dans l'expression proverbiale qu'il vient de citer un symbole biblique d'une profonde signification pour tout Israélite, s'y arrête, afin de développer sa pensée et de l'appuyer par l'autorité de l'Ecriture.

      Le levain avait √©t√© s√©v√®rement interdit dans la c√©l√©bration de la P√Ęque¬†; (Exode 12.15-20) quiconque en faisait usage devait √™tre retranch√© du milieu du peuple¬†; par o√Ļ la loi voulait montrer que tout Isra√©lite qui ne c√©l√©brait pas r√©ellement la P√Ęque en s'affranchissant de la servitude du p√©ch√© et de l'idol√Ętrie, s'excluait lui-m√™me de la communion du peuple de Dieu.

      Puis donc, ajoute Paul, en montrant sous cette image la réalité, puis donc que le véritable Agneau pascal, Christ, a été immolé (les mots pour nous qu'ajoute le texte reçu, ne sont pas authentiques), vous êtes sans levain ; unis à lui par la foi, vous avez été purifiés du levain de la corruption et du péché. Mais cette purification, qui a commencé lors de votre conversion, doit se poursuivre jusqu'à la perfection.

      De là, l'exhortation par laquelle il conclut : célébrons la fête (Grec : "fêtons") par une vie sainte, purifiée du vieux levain, dans lequel Paul voit l'image de la corruption naturelle de l'homme, spécialement de la malice et de la méchanceté.

      A cela il oppose les pains sans levain, image de la sinc√©rit√© (comparez sur ce terme 2Corinthiens 1.12, note) et de cette v√©rit√© qui n'est que l'harmonie morale entre ce grand et sain souvenir de la mort de Christ et les dispositions de notre cŇďur.

      - Il est possible que Paul, √©crivant sa lettre √† l'√©poque de P√Ęques, (1Corinthiens 16.8) trouve dans cette circonstance l'occasion de recommander ainsi une c√©l√©bration sinc√®re de cette f√™te.

      9 9 à 13 Envers qui doit s'exercer la discipline ?

      Quelques uns croient que ce mot d√©signe cette lettre m√™me, et appliquent la d√©fense dont parle ici l'ap√ītre, de n'avoir aucune communication avec les impudiques, aux versets qui pr√©c√®dent, (versets 2-5)

      D'autres, soit √† cause de verset 11, o√Ļ Paul para√ģt √©tablir une distinction entre deux lettres diff√©rentes, soit parce qu'il semble ici m√™me vouloir rectifier un malentendu r√©sultant d'une premi√®re lettre, admettent qu'il parle en effet d'une lettre pr√©c√©dente qui ne nous serait pas parvenue.

      Ce qui confirme cette dernière opinion, c'est l'expression identique par laquelle Paul désigne notre lettre dans 2Corinthiens 7.8.

      "Il n'y a pas de doute que Paul, Pierre et les autres ap√ītres ont √©crit bien des choses qui aujourd'hui n'existent plus. Comparer 1Corinthiens 16.3¬†; 2Corinthiens 10.10" Bengel.

      Cette pens√©e ne doit qu'augmenter notre reconnaissance et notre admiration pour ce Dieu de mis√©ricorde, qui, dans les voies providentielles de sa gr√Ęce, a voulu que nous eussions abondamment, dans les Ecritures, "tout ce qui appartient √† la vie et √† la pi√©t√©."

      10 Il est impossible de n'avoir aucunes communications ext√©rieures avec les hommes vicieux de ce monde¬†; en toute vocation, nous les rencontrons √† chaque pas¬†; ce n'est pas l√† ce que l'ap√ītre a voulu dire¬†; mais dans l'Eglise, "si quelqu'un se nomme fr√®re,..." le cas devient tout √† fait diff√©rent. (verset 11)
      11 Mais maintenant, voici le sens de mes paroles : je vous ai écrit...

      Ne pas manger avec un tel homme. Ces mots s'appliquent à l'exclusion de la table privée du croyant et non à l'exclusion de la sainte cène.

      L'ap√ītre veut dire d'une mani√®re g√©n√©rale¬†: Que vous n'ayez avec lui aucune communication d'o√Ļ il pourrait conclure que vous le regardez en effet comme un fr√®re, bien qu'il en usurpe le nom¬†; car, par l√†, vous l'affermiriez dans ses illusions ou dans son hypocrisie.

      Combien plus l'Eglise enti√®re doit-elle, dans ses rapports avec un tel homme, exercer cette apostolique discipline¬†! L'impossibilit√© o√Ļ se trouvent tant d'Eglises d'ob√©ir √† cet ordre de l'Esprit- Saint, prouve qu'elles ont perdu le caract√®re de la vraie Eglise chr√©tienne.

      12 Cette distinction entre ceux du dehors et ceux du dedans (de l'Eglise) suffisait pour lever le malentendu que combat l'ap√ītre. (versets 10,11)

      Et sa question √† l'Eglise¬†: ne jugez-vous pas¬†?...(dont le sens est mal rendu par Ostervald) prouve que, malgr√© le rel√Ęchement de la discipline dans l'Eglise de Corinthe, cette Eglise n'avait pas absolument cess√© d'exercer tout jugement sur ses membres¬†; car l'ap√ītre en appelle √† cette discipline comme √† une chose connue, mais qui ne s'exer√ßait que sur les membres du troupeau et non sur ceux du dehors.

      Si le chrétien doit s'abstenir de tout jugement téméraire dans les cas douteux, ou quand il ne jugerait les autres qu'en oubliant hypocritement ses propres misères, (Matthieu 7.1 et suivants) il n'en a pas moins, pour le bien de toute l'Eglise, le devoir de juger ceux qui forment un seul corps avec lui ; non pour les condamner, ou pour s'arroger à lui seul le droit de les exclure, mais pour guérir, si possible, les plaies du troupeau.

      Sans ce principe, il faudrait renoncer absolument à discerner le bien du mal, l'erreur de la vérité, ce qui est contraire aux éléments mêmes de la morale, à tout l'esprit de l'Evangile et aux prescriptions les plus claires de l'Ecriture. (1Jean 4.1)

      Si ce principe para√ģt contraire √† la libert√© de la conscience individuelle, qui ne rel√®ve, apr√®s tout, que de Dieu, il faut se souvenir que celui qui se nomme fr√®re, qui entre volontairement dans la communion d'une Eglise, n'y vit plus seulement pour luim√™me, mais que tous les membres prennent part √† ses souffrances, √† ses joies, et aussi √† sa ruine, s'il vient √† se perdre.

      13 Juger, de la part de l'homme, ne va jamais jusqu'à empiéter sur le jugement seul définitif, seul infaillible de Dieu. Cela est vrai, même pour les membres d'une Eglise, objets de sa discipline ; combien plus pour ceux du dehors, qui ne relèvent que du jugement de Dieu, l'Eglise n'ayant sur eux aucune action directe, si ce n'est en s'efforçant de les gagner à Christ.

      Application toute spirituelle et morale d'un ordre qui, dans l'Anc. Test., regardait l'exercice de la justice. (Deutéronome 17.7,12 ; 19.19 ; 21.21 et suivants)

      Le principe de la discipline est le même ; la différence totale des deux économies fait la différence non moins grande de l'application.

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