2 Corinthiens 11

    • 1 Chapitre 11.

      1 à 15 Zèle et désintéressement de Paul, comparé à ses adversaires.

      D'autres, avec Calvin, traduisent cette derni√®re phrase par l'imp√©ratif¬†: "mais aussi supportez-moi," en sorte que l'ap√ītre aurait ajout√© √† son vŇďu une pri√®re.

      Il est plus naturel d'admettre qu'il veut adoucir, par une concession charitable, le bl√Ęme renferm√© dans son vŇďu.

      - Ce que l'ap√ītre appelle sa folie (ce mot, ou l'adjectif de m√™me racine, se retrouve¬†: 2Corinthiens 11.16,17,19,21¬†; 12.6,11), c'est d'√©num√©rer tous les sujets qu'il avait de se glorifier, tandis qu'il a dans la pens√©e le vrai principe pos√© √† 2Corinthiens 10.17,18. Il se voit contraint de le faire fortement et hautement, parce que les faux ap√ītres trouvaient encore des adh√©rents √† Corinthe, et qu'un de leurs moyens √©tait de calomnier Paul et son apostolat.

      Il fallait que ce dernier montr√Ęt √† l'Eglise ce qu'√©tait une vie apostolique. Dans tous les temps, la plupart des hommes, incapables de saisir et de retenir la v√©rit√© comme principe, n'en jugent que selon les personnes¬†; pourquoi donc Paul aurait-il laiss√© aux s√©ducteurs, qui savaient se faire valoir, les apparences de la v√©rit√©, tandis qu'en r√©alit√© ils √©garaient les √Ęmes¬†? Mais il lui en co√Ľte beaucoup de parler de lui et de ses travaux, de se glorifier en un mot.

      A ses yeux cela est une folie, (verset 17) parce qu'il sait bien que jamais l'homme n'a aucune gloire, aucun m√©rite devant Dieu¬†; et, par ce mot m√™me, il condamnait les louanges que ses adversaires se donnaient √† eux-m√™mes. N√©anmoins, dans ces circonstances exceptionnelles, laisser rabaisser son apostolat, taire ce que Dieu lui avait confi√©, c'e√Ľt √©t√© renier la v√©rit√©¬†! En mettant sa vie au grand jour, au contraire, il glorifiait Dieu, et sa folie devenait une sagesse toute chr√©tienne.

      Mais aussi, en flétrissant du nom de folie ce qu'il faisait, il en rejetait la confusion sur les disciples de Corinthe, qui l'obligeaient à sauver de cette manière les intérêts de la vérité et la gloire de Dieu. (2Corinthiens 12.11) S'ils avaient reconnu le sceau de Christ dans le ministère de son serviteur, s'ils avaient fermé la bouche aux faux docteurs, quand ils se vantaient euxmêmes dénigraient Paul, celui-ci aurait gardé un silence absolu sur lui-même. (verset 12) Mais, puisqu'il faut parler, au moins demande-t-il à ses frères de le supporter dans cette folie.

      - Quelques interpr√®tes (Olshausen, entre autres) pensent que Paul se met ici au point de vue de ses adversaires, qui l'accusaient d'√™tre insens√© dans son z√®le, et que d√®s lors il parle dans un sens ironique. Cette vue est tout √† fait fond√©e¬†; (comparez versets 16,21) mais elle n'exclut pas le s√©rieux avec lequel Paul juge la n√©cessit√© o√Ļ on l'a mis de vanter son apostolat pour le justifier.

      2 C'est donc par une sainte jalousie que Paul fait ce qui, en d'autres circonstances, e√Ľt √©t√© une folie. J√©hovah est souvent repr√©sent√© dans l'Ancien Testament comme l'Epoux de son peuple et jaloux de lui, voulant qu'il lui reste fid√®le comme une √©pouse. (Esa√Įe 54.5¬†; 62.5,J√©r√©mie 3.1 et suivants¬†; Ez√©chiel 16.8 et suivants¬†; Os√©e 2.19-20)

      L'ap√ītre partage cette jalousie de Dieu pour l'Eglise de Corinthe, qu'il a fianc√©e √† Christ, l'Epoux de l'Eglise, par la pr√©dication de l'Evangile. Il voudrait pouvoir la lui pr√©senter, au grand jour de sa venue, pure, fid√®le. Mais √† cet √©gard, il a des craintes fond√©es¬†; (verset 3) de l√† sa jalousie, de l√† aussi l'imprudence qu'il met √† relever son minist√®re, par opposition √† celui des faux docteurs qui mettaient l'Eglise en danger.

      C'est au point de vue de ce motif √©lev√© et saint qu'il faut appr√©cier ce chapitre et le suivant, o√Ļ Paul ne craint pas de se montrer si v√©h√©ment et si personnel.

      3 Si m√™me nos premiers parents, qui √©taient, eux aussi, √† l'√©gard de Dieu, dans ce rapport innocent et fid√®le de l'√©pouse envers son √©poux, purent √™tre s√©duits et entra√ģn√©s dans la ruine, combien plus les chr√©tiens, l'Eglise dans laquelle, malgr√© le renouvellement du Saint-Esprit, le p√©ch√© habite encore¬†!

      La simplicit√© √† l'√©gard de Christ, c'est-√†-dire cette foi simple, cette confiance en lui comme l'unique Ma√ģtre, l'unique Sauveur, ce cŇďur non partag√©, voil√† la sauvegarde du chr√©tien. L'amour des nouveaut√©s, de ce qui est extraordinaire, de ce qui flatte une sagesse charnelle est toujours l'avant-coureur de la ruine.

      - On voit par ces mots que Paul admet avec toute sa réalité historique le fait de la tentation et de la chute, (Genèse 3) dans laquelle le serpent fut l'instrument du démon. (verset 14 ; comparez Apocalypse 12.9 ; 20.2)

      4 Nos versions ordinaires, en suivant Calvin, ont rendu fort imparfaitement ce verset.

      Dire¬†: "un autre J√©sus que celui que nous avons pr√™ch√©, un autre Esprit que celui que vous avez re√ßu, un autre Evangile que celui que vous avez embrass√©," ce n'√©tait pas encore assez pour l'ap√ītre¬†; il tient √† d√©clarer, et il d√©clare, en effet, que cet autre J√©sus, quel qu'il soit, il ne l'a point pr√™ch√©¬†; que cet autre Esprit, d'o√Ļ qu'il vienne, les Corinthiens ne l'ont point re√ßu tant qu'ils sont demeur√©s fid√®les, et de m√™me √† l'√©gard de l'Evangile en g√©n√©ral.

      De plus, par ces verbes au présent : vous prêche, vous recevez, il laisse entrevoir que c'est là réellement et actuellement ce que font les faux docteurs et quelques-uns des Corinthiens ; tandis que, par la forme conditionnelle du dernier verbe : vous le supporteriez, il indique qu'au fond c'est là quelque chose d'impossible, parce qu'il n'y a point d'autre Jésus, point d'autre Esprit, point d'autre Evangile. (Galates 1.6 et suivants)

      - Dans ces mots¬†: "vous le supporteriez fort bien" (Grec¬†: "bellement," comme Marc 7.9), l'ap√ītre adresse √† ses lecteurs un reproche amer sur la l√©g√®ret√© et l'orgueil qui leur faisaient d√©sirer du nouveau, un christianisme extraordinaire, plus profond, plus spirituel que celui qu'ils avaient re√ßu de lui et dans lequel ils avaient trouv√© la paix et la vie¬†!

      5 Par ce retour sur lui-m√™me, sur son minist√®re, l'ap√ītre motive le bl√Ęme qu'il vient de prononcer. "N'√™tes-vous pas des insens√©s de m√©priser ainsi l'Evangile que je vous ai annonc√©, cet Evangile qui n'est inf√©rieur √† aucun autre, car moi-m√™me je n'ai pas √©t√© inf√©rieur aux autres ap√ītres."

      Ici le nom et l'attribut d'ap√ītres par excellence (2Corinthiens 12.11) sont employ√©s par Paul dans un sens ironique. Il n'entend point par l√† d√©signer les vrais ap√ītres, Pierre, Jean, Jacques¬†; mais ceux qui s'attribuaient faussement ce titre et que quelques Corinthiens consid√©raient comme ap√ītres par excellence. (Grec¬†: "les plus que beaucoup ap√ītres.")

      6 Grec¬†: "Si m√™me du commun peuple (idiot) en parole (comparez sur ce mot Actes 4.13¬†; 1Corinthiens 14.16), mais pas en connaissance." (Comparer 1Corinthiens 2.1 et suivants) Il para√ģt que les faux ap√ītres, probablement formes √† Alexandrie, √©taient sup√©rieurs √† Paul par l'art de la parole.

      - Par la connaissance que Paul oppose à la parole, il entend la doctrine chrétienne, qui approfondit les mystères de la révélation.

      Ou "à tous les hommes." La puissance de nos paroles a manifesté partout ce que nous sommes, et elle est parvenue jusqu'à vous qui l'avez éprouvée. C'était là une manifestation plus puissante que toute éloquence.

      7 Contre vous. Comparer verset 11.

      C'est l√† un exemple de la mani√®re dont l'ap√ītre a √©t√© manifest√© parmi les Corinthiens. Ses adversaires lui faisaient sans doute un reproche de s'abaisser au niveau d'un artisan, et l'accusaient du p√©ch√© d'orgueil¬†; mais il agissait ainsi pour que d'autres fussent √©lev√©s par toutes les b√©n√©dictions de l'Evangile. Et quel contraste entre ces termes¬†: gratuitement, et le pr√©cieux Evangile de Dieu.

      10 La Grèce, dont Corinthe était la ville principale.

      - Ce sujet de gloire, c'est celui d'avoir prêché l'Evangile gratuitement. (verset 7)

      - Il y a quelque chose de très solennel dans cette attestation : (Grec :) "la vérité de Christ est en moi, que..." Comme Paul sait que Christ vit en lui, (Galates 2.20) qu'il aime dans les entrailles de Jésus-Christ, (Philippiens 1.8) qu'il a la pensée de Christ, (1Corinthiens 2.16) de même il sait que la vérité de Christ est en lui, parle par sa bouche, en bannit toute fausseté, tout mensonge. (Comparer Romains 9.1)

      11 Pourquoi ai-je agi ainsi envers vous ?

      Paul veut, dans ces versets, établir clairement le désintéressement entier dont il a usé envers l'Eglise de Corinthe, mais aussi prévenir la pensée qu'il ait agi de la sorte par un manque d'amour ou de confiance envers les membres de ce troupeau ; (verset 7) c'est pourquoi il ajoute (verset 12) le motif qui l'a porté à se conduire de cette sorte.

      Quand il dit (verset 8) qu'il a d√©pouill√© des Eglises, il emploie un terme destin√© √† faire honte aux riches Corinthiens qui n'avaient pas pris garde √† ses besoins¬†; (verset 9) car, du reste, sa vraie pens√©e est expliqu√©e dans verset 9, o√Ļ il nous apprend que les chr√©tiens de Mac√©doine, si g√©n√©reux en toutes choses, (2Corinthiens 8.1 et suivants) avaient pris soin de lui.

      12 Grec : "Afin qu'en ce dont ils se glorifient, ils soient trouvés, eux aussi, tels que nous."

      Le pr√©texte (Grec¬†: "occasion") que cherchaient les adversaires, et que Paul leur √īte par son d√©sint√©ressement, c'√©tait de l'accuser, de le calomnier, en lui attribuant des motifs terrestres.

      La seconde partie du verset a été diversement interprétée, selon la manière de la construire.

      Les uns lient ce second afin que avec les mots de l'ap√ītre je fais cela et je le ferai, afin que, puisqu'ils se glorifient de d√©sint√©ressement, ils soient forc√©s d'√™tre d√©sint√©ress√©s, en effet, pour √™tre trouv√©s tels que nous. C'est ce qu'ils n'√©taient pas. (Comparer verset 13 et verset 20)

      D'autres construisent cet afin que avec ces mots : ils cherchent un prétexte ; ils le cherchent, afin d'être trouvés tels que nous, et même au-dessus de nous, ce dont ils se glorifient. Dans l'un et l'autre sens, Paul avait un puissant motif de persister dans sa ligne de conduite.

      14 Peut-être faut-il voir dans ces dernières paroles une allusion à certains faits particuliers, comme la séduction du premier homme, (Genèse 3.1-5) ou la tentation de Jésus-Christ, (Matthieu 4.1 et suivants) dans lesquelles Satan se déguisa en ange de lumière, c'està-dire en envoyé du Dieu qui est lumière. Tels apparaissent les vrais anges, resplendissants de la gloire d'en haut. (Matthieu 28.3 ; Actes 12.7, etc.)

      C'est ce qui a lieu dans chaque tentation : Satan présente toujours le péché sous de fausses couleurs, sous les apparences du bien.

      "Les diables blancs sont plus dangereux que les noirs." Luther.

      Cette comparaison avec Satan augmente encore la s√©v√©rit√© du jugement que Paul prononce sur ces faux ap√ītres.

      15 De la justice qui est en Christ, ce qui est possible m√™me aux faux ap√ītres. Il n'h√©site pourtant pas √† les d√©signer comme des serviteurs de Satan et √† leur annoncer le s√©v√®re jugement qui les attend.
      16 16 à 33 Travaux et souffrances de Paul, comparé à ses adversaires.

      Par ces mots¬†: je le dis encore, je le r√©p√®te, l'ap√ītre revient √† sa pens√©e exprim√©e au verset 1, apr√®s la digression qui pr√©c√®de sur son d√©sint√©ressement.

      - "Qu'on ne me regarde pas comme un insensé si je continue à me glorifier de mes prérogatives et de mes souffrances ; (versets 22-33) sinon, supportez-moi dans cette folie que votre aveuglement m'impose, afin que moi aussi je me glorifie un peu, comme ceux qui vous séduisent, et que vous supportez si bien." (versets 4,19,20)

      Ainsi Paul ne reconna√ģt pas aux Corinthiens, en pr√©sence de leurs faux docteurs, le droit de le tenir pour insens√©, m√™me quand il se glorifie. Alors il emploie ce mot avec ironie¬†; (versets 1,12,21) mais quand il se place devant Dieu, son jugement est tout autre. (verset 17)

      18 Dans ces deux versets (versets 17,18) Paul exprime positivement la pensée qui le dirige et qui est exposée au verset 1, note.

      Se glorifier, m√™me en restant dans les termes de la plus stricte v√©rit√© quant aux faits, cela n'est pas selon le Seigneur, conforme √† son Esprit, √† ses rapports avec nous, en qui il ne peut voir que de pauvres p√©cheurs priv√©s de toute gloire¬†; cela ne peut avoir lieu que selon la chair, (verset 18) d'apr√®s les insinuations du cŇďur orgueilleux de l'homme, en vue, non de gr√Ęces spirituelles, mais d'avantages tout ext√©rieurs.

      Par ces paroles, Paul condamne encore une fois ceux qui se glorifient ainsi selon la chair, et déclare hautement qu'il ne le fait lui-même que comme insensé (versets 17,21) et dans le but indiqué verset 1, note.

      20 Par une ironie p√©n√©trante et pleine de tristesse, l'ap√ītre reproche √† ces Corinthiens qui se croyaient si sages, si riches en dons spirituels, non seulement de se laisser s√©duire par les insens√©s qui se glorifiaient selon la chair, mais m√™me de souffrir leur tyrannie, leur orgueil, leur avarice, leurs insultes, tandis que lui, dans une vie telle qu'il va la d√©crire √©tait m√©connu par eux et forc√© de se justifier¬†!
      21 Grec : "Je le dis avec honte (ou déshonneur) parce que nous, nous avons en quelque sorte été faible ; mais en tant que quelqu'un ose (je parle avec folie), j'oserai moi aussi." La première partie de ce verset est susceptible de deux interprétations qui divisent les exégètes.

      1¬į Les uns rapportent ces paroles √† ce qui suit, surtout aux versets verset 22 et suivants, o√Ļ Paul glorifie son minist√®re, et alors la honte dont il parle, c'est la sienne propre (√† ma honte) motiv√©e par cette glorification m√™me, qui contraste avec la faiblesse dans laquelle il avait paru √† Corinthe. (1Corinthiens 2.3)

      2¬į Les autres relient ces paroles √† ce qui pr√©c√®de, surtout √† verset 20. Dans ce cas, il parle √† la honte de ses lecteurs, qui se sont ainsi laiss√© s√©duire, dominer, insulter par d'autres, tandis que lui, parce qu'il a agi avec douceur, est accus√© de faiblesse. (2Corinthiens 10.10)

      Mais maintenant (seconde partie du verset), puisque d'autres osent, se montrent si hardis, il osera aussi. C'est ainsi qu'il justifie le tableau qui va suivre ; mais encore une fois, il déclare cela insensé. (versets 1,16,17, notes.)

      22 On voit par ces paroles que les faux ap√ītres qui, √† Corinthe, se posaient comme les adversaires de Paul √©taient des Juifs convertis au christianisme, mais ayant conserv√© les erreurs et les pr√©jug√©s contre lesquels l'ap√ītre eut toujours √† combattre. (Voir surtout l'√©pitre aux Galates)

      Ces hommes, il para√ģt, se vantaient de leur descendance d'Abraham, et aussi de leurs rapports avec les ap√ītres de J√©rusalem.

      - Il semble au premier abord qu'il n'y ait aucune différence entre ces trois synonymes ; cependant, il y a progression de l'un à l'autre : hébreu indique simplement la nationalité ; Israélite, la théocratie ; postérité d'Abraham, le règne du Messie. (Comparer Romains 9.4,7 ; 11.1 ; Philippiens 3.5)

      23 Voir sur ce terme verset 1, note¬†; verset 16, note¬†; comparez versets 17,19,21. Plus l'ap√ītre avance dans cette voie o√Ļ il a √©t√© forc√© d'entrer, plus il en sent la folie devant Dieu, et aussi il √©prouve toujours plus le besoin de r√©p√©ter et d'exprimer fortement le jugement qu'il en porte.

      Il ne refuse pas précisément à ses adversaires le titre de serviteurs de Christ, mais s'ils le sont, combien plus lui !

      Plus qu'eux tous.

      Grec¬†: "En morts," par o√Ļ il faut bien entendre en dangers de mort, et surtout cette mort lente et continue √† laquelle il √©tait expos√©. (1Corinthiens 15.31¬†; 2Corinthiens 4.11¬†; Romains 8.36)

      24 Ce supplice de la flagellation, qui mettait le malheureux en danger de mort (voir note pr√©c√©dente), √©tait ordonn√© par la loi de Mo√Įse¬†; mais cette loi fixait comme maximum de la peine quarante coups¬†; or les juges, pour s'assurer que ce nombre ne serait pas d√©pass√©, le bornaient √† trente-neuf. Et Paul subit ce supplice cinq fois¬†!
      25 Battu de verges¬†: une fois nous est connue¬†; (Actes 16.22) lapid√© de m√™me¬†; (Actes 14.19) un naufrage est admirablement racont√© Actes 27, mais il fut post√©rieur √† cette √©p√ģtre, donc le quatri√®me.

      Ces mots signifient probablement que, dans un de ses naufrages, il avait lutt√© un jour et une nuit contre les flots sur quelque d√©bris de navire. D'autres pensent qu'il s'agit du fond d'un cachot ou d'une fosse o√Ļ il avait √©t√© jet√©. (Grec¬†: "Dans la profondeur.")

      26 On peut consid√©rer versets 25,26 comme une parenth√®se, apr√®s laquelle la construction de verset 24 est reprise toujours avec la pens√©e de l'ap√ītre de comparer ses travaux et ses souffrances avec ceux de ses adversaires¬†: "bien plus." (verset 23)
      27 Nous apprenons, par cet émouvant tableau, combien de souffrances furent accumulées dans la vie de Paul, dont le livre des Actes ne fait aucune mention. Les premières années de son apostolat y sont presque entièrement passées sous silence.
      28 Quelques-uns traduisent : "sans parler des autres choses ;" d'autres : "Outre ces choses exceptionnelles."

      Le mot que nous rendons ici par je suis assailli, est un substantif qui signifie proprement un concours de peuple, un rassemblement s√©ditieux¬†; telles sont pour l'ap√ītre les inqui√©tudes qui assaillent chaque jour son √Ęme au sujet de toutes les Eglises, et dont il souffre plus encore que de toutes ses tribulations du dehors.

      "Quiconque a une s√©rieuse sollicitude pour l'Eglise doit s'attendre √† soutenir un lourd fardeau sur ses √©paules. Telle est l'image du vrai ministre de Christ. L'ap√ītre ne dit pas qu'il embrasse de ses soins une seule Eglise, ni dix, ni trente, mais toutes √† la fois¬†; il faut qu'il instruise les unes, qu'il affermisse les autres, qu'il donne aux unes ses conseils, ses exhortations, qu'il porte √† d'autres le rem√®de pour leurs maladies. D'o√Ļ nous apprenons que quiconque s'applique de tout son cŇďur au soin des Eglises se sentira press√© de bien des difficult√©s. Le gouvernement de l'Eglise n'est pas une occupation agr√©able, dans laquelle nous puissions exercer doucement les gr√Ęces de notre esprit¬†; c'est un train de guerre dur et √Ępre, dans lequel Satan faut tout ce qu'il peut pour nous rendre la besogne difficile, et remue tout pour nous troubler." Calvin.

      29 Vive et pathétique explication du verset précédent.

      "Il ne dit pas seulement¬†: je prends part √† leurs douleurs, mais je suis agit√© et √©branl√© par leurs maux comme si j'y √©tais moi-m√™me expos√©. Vois encore la grandeur de sa souffrance par ce mot br√Ľler. Je br√Ľle int√©rieurement, dit-il. Toutes les peines du dehors, quelque cuisantes qu'elles soient, passent bient√īt et produisent une joie qui ne se fl√©trit jamais¬†; mais ce qui le remplit d'angoisse, ce qui froisse son √Ęme, c'est la pens√©e de chacun de ces faibles, quel qu'il soit. Car il ne s'occupe pas seulement des plus consid√©rables en m√©prisant les petits, mais ce sont pr√©cis√©ment ceux que d'autres rejettent qu'il porte sur son √Ęme. C'est pourquoi il dit¬†: "qui est faible¬†?" pour montrer que sa sollicitude s'√©tend √† tous." Chrysost√īme.

      - Cependant, on peut aussi entendre ces mots d'une autre mani√®re. Paul, en disant qu'il est faible (ou Grec¬†: "malade") en pr√©sence des faibles, qu'il br√Ľle l√† o√Ļ d'autres trouvent des occasions de chute, peut vouloir parler de ses propres souffrances spirituelles, ind√©pendamment de sa sympathie pour les mis√®res des autres. Si le premier sens s'accorde mieux avec les paroles qui pr√©c√®dent, (verset 28) le dernier para√ģt plus conforme √† celles qui suivent, (verset 30) o√Ļ le mot traduit par faiblesses est le m√™me que nous avons ici.

      30 Faiblesses spirituelles, ou souffrances en g√©n√©ral. (Comparer¬†: 2Corinthiens 12.5,9,12) S'il faut se glorifier. L'ap√ītre dit ainsi express√©ment qu'il y a √©t√© contraint par ses adversaires. Et m√™me en le faisant, quelle diff√©rence il met entre lui et eux, qui se vantaient de leur force, en accusant Paul de faiblesse. Il accepte le terme, il s'en glorifie.

      Tel est le résumé de l'émouvant tableau qui précède : qui pourrait y voir une effusion de l'orgueil ?

      31 Cette solennelle protestation, n√©cessaire √† cause des d√©fiances que l'on cherchait √† inspirer aux Corinthiens contre l'ap√ītre, se rapporte √† ce qui pr√©c√®de. Plusieurs interpr√®tes, entre autres Calvin, la relient au r√©cit de verset 32. Quelle apparence que l'ap√ītre fit cette esp√®ce de serment solennel au sujet de cette fuite de Damas, de si peu d'importance apr√®s tous les dangers qu'il vient d'√©num√©rer¬†!

      - L'interpr√©tation de Meyer nous para√ģt pr√©f√©rable¬†: verset 30 non seulement conclut le morceau pr√©c√©dent, mais introduit le suivant, auquel se rapporte le serment solennel. (verset 31)

      Paul allait commencer le récit circonstancié des faiblesses dont il se glorifie. Mais après avoir raconté la première persécution qu'il eut à subir peu après sa conversion, il s'arrête dans le sentiment très juste que la continuation de ce récit n'était pas ce qui convenait dans la situation donnée ; il passe brusquement à la mention de quelque chose de plus élevé et de plus caractéristique, les révélations qu'il a eues.

      33 Paul ajoute encore ici le souvenir de la première persécution qu'il avait soufferte pour le nom de Jésus. (Actes 9.24, note.)

      Logiquement, ce fait aurait trouv√© sa place √† la suite de versets 25,26. Paul fut descendu de la muraille par une fen√™tre parce qu'il se trouvait dans une maison b√Ętie directement sur la muraille de la ville.

      D'autres traduisent petite porte, ouverture de la muraille.

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