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Actes 7.36

C’est Moïse qui a fait sortir d’Égypte les Israélites. Il a accompli des choses extraordinaires et étonnantes, en Égypte, à la mer Rouge et au désert, pendant 40 ans.
C’est lui 3778 qui les 846 fit sortir 1806 5627 d’Egypte, en opérant 4160 5660 des prodiges 5059 et 2532 des miracles 4592 au 1722 pays 1093 d’Egypte 125, 2532 au sein de 1722 la mer 2281 Rouge 2063, et 2532 au 1722 désert 2048, pendant quarante 5062 ans 2094.
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      Exode 7

      1

      Moïse et Aaron sont encouragés. (Exode 7:1-7)
      La verge transformée en serpent, Le cœur de Pharaon s'endurcit. (Exode 7:8-13)
      L'eau du fleuve changée en sang, La détresse des Égyptiens. (Exode 7:14-25)

      Dieu manifeste Sa gloire. Il révèle au peuple qu'Il est vraiment Jéhovah : Israël, d'une part, devait le constater par tous les prodiges qui devaient s'accomplir, les Égyptiens, d'autre part, avec la manifestation de la colère divine à leur égard. Moïse, en tant qu'ambassadeur de Jéhovah, parlant en Son Nom, expose sa requête auprès de Pharaon, dénonçant par là même, les souffrances du peuple maltraité et les jugements qui devaient en découler. Pharaon, malgré sa puissance orgueilleuse, n'aurait pas dû résister. Moïse se devait de n'éprouver aucune crainte devant lui, mais seulement chercher à le déstabiliser. Cela semble se révéler dans les paroles de ce texte : « Vois, je te fais Dieu pour Pharaon ». Petit à petit, Moïse est délivré de ses craintes. Il ne fait plus d'objections, mais étant fortifié dans sa foi, il se met à l'ouvrage avec courage et persévérance !
      8 Il est difficile de persuader les hommes par des propos qui ne les motivent pas, en particulier, quand ces derniers s'opposent à leur convoitise et à leur fierté ; par contre, il est très facile de les convaincre sur des sujets dont ils connaissent la véracité. Dieu exprime toujours dans Sa Parole les preuves de Sa divine autorité ; mais quand les hommes sont portés à désobéir et à contester, Il les place souvent dans des pièges où ils se retrouvent enchevêtrés.

      Les magiciens étaient des tricheurs, essayant, par leurs divers tours de magie secrets, de copier les miracles de Moïse ; ils parvenaient ainsi, pendant un certain temps, à décourager Moïse et Aaron ; mais en fin de compte, ils durent avouer qu'ils étaient incapables d'imiter les effets de la Puissance divine.

      Rien ne peut conduire davantage les pécheurs à la destruction, que de vouloir ainsi résister à la vérité, en amusant les hommes avec des artifices ressemblant à cette dernière. Satan devient vraiment redoutable quand il se transforme en ange de lumière !

      14 Voici la première des dix plaies : le changement de l'eau en sang. Ce fut une plaie épouvantable. La vue de ces flots de sang ne pouvait qu'engendrer l'horreur.

      Il n'y a rien de plus commun que l'eau : la Providence divine, dans Sa Sagesse et Sa Bonté, a permis de trouver ce liquide, si indispensable à la vie, pratiquement partout, pour un prix relativement modique ; mais maintenant, les Égyptiens étaient réduits, soit à boire du sang, soit à mourir de soif. L'Égypte était une contrée agréable, mais les poissons morts, baignant dans le sang en ont ôté tout agrément. Cette plaie était pertinente pour les Égyptiens : le Nil, le « fleuve d'Égypte », était l'idole du peuple.

      Lorsque nous adorons quelque chose ici-bas, il arrive que Dieu, dans Sa justice, nous l'enlève, pour nous le rendre ensuite ayant un goût amer. Les Égyptiens avaient pollué le fleuve avec le sang des enfants Hébreux, mais maintenant Dieu changea l'eau du Nil entièrement avec cette plaie. Quiconque est assoiffé de sang, finit tôt ou tard par en être dégoûté. Ce fléau était significatif ; la vie de l'Égypte dépendait en grande partie de ce fleuve, Zacharie 14:18 ; ainsi, par cette eau polluée, ce peuple a été mis en garde de la destruction qui risquait de s'abattre sur tous les produits du pays. L'amour de Christ pour ses disciples change tous les avantages pratiques de cette terre, en bénédictions spirituelles ; la colère de Dieu envers Ses ennemis a transformé les richesses abondantes du Nil, en une malédiction misérable. Il a été demandé à Aaron d'envoyer cette plaie, en frappant le fleuve avec sa verge. Cela a été fait devant le Pharaon et ses serviteurs, pour leur montrer la nature miraculeuse et divine de cette plaie, face aux impostures de magie accomplies par Satan. La vérité passe par aucun détour. Remarquez au passage, la Toute Puissance divine !

      Chaque élément que nous côtoyons est symboliquement constitué d'eau ou de sang. Observez la différence de constitution que nous pouvons rencontrer dans les choses de ce monde : ce qui est vain devient vite un sujet de vexation. Les œuvres du péché sont toutes mauvaises. Si les activités que nous pratiquons sont en accord avec les préceptes divins, alors tout est pour le mieux ! C'est le péché qui change notre « eau » en « sang ».

      Les plaies d'Égypte se sont déroulées en sept jours ; pendant tout ce temps, le cœur vaniteux de Pharaon n'a pas voulu laisser partir Moïse ni le peuple Hébreux, pour aller prier l'Éternel. Une telle attitude n'a pu qu'engendrer la colère divine. On ne doit pas se réjouir de voir cette colère nous épargner, mais plutôt constater que la main de Dieu est toujours là pour nous protéger !

      Exode 12

      Exode 14

      21 La division des eaux de la mer Rouge fut, plus tard, un sujet de terreur pour les habitants de Canaan, Jos 2:9 ; ce miracle fut par contre pour les Israélites, un sujet de louange et de triomphe, Psaume 114:3;106:9;136:13. Ce prodige fut aussi une image du baptême, 1Corinthiens 10:1,2. Ce passage d'Israël au travers de la mer, était un symbole de la conversion des âmes, Esa 11:15 ; quant à la noyade des Égyptiens, elle représente la ruine finale des pécheurs incrédules. Dieu révèle Sa Toute Puissance en ouvrant un passage de plusieurs kilomètres à travers les eaux. Il peut conduire Son peuple à travers les plus grandes difficultés, Il est capable de créer un chemin, là où cela paraît impossible. C'est un exemple de Son merveilleux Amour pour Israël.

      Le peuple entra dans la mer : il marcha sur le sec, au milieu des flots ! Ce miracle eut lieu pour encourager le peuple de Dieu à Lui faire confiance d'âge en âge, lors des moments les plus difficiles. Quel acte serait impossible à Celui qui a accompli un tel prodige ? Que ne pourrait Il faire pour ceux qui L'aiment et qui Le craignent, au vu de ce qu'Il a déjà fait pour le peuple d'Israël, incrédule et toujours en train de murmurer ? Ce dernier n'a pu que se soumettre à la juste et Toute Puissante colère divine, contre ses ennemis égyptiens.

      La ruine des pécheurs n'arrive qu'à cause de leur entêtement et de leur présomption. Les Égyptiens auraient très bien pu laisser partir les enfants d'Israël : ils tentèrent de les en empêcher ; c'est alors qu'ils essayèrent d'échapper à la noyade, mais il était trop tard.

      Les hommes ne sont jamais convaincus, jusqu'au moment où ils franchissent le point de non retour : ceux qui osent « toucher » au peuple de Dieu finissent par courir à leur perte. L'ordre fut donné à Moïse d'étendre sa main sur la mer ; les eaux regagnèrent leur place et engloutirent tous les Égyptiens. Pharaon et ses serviteurs, le cœur endurci par le péché, furent noyés tous ensemble : personne ne put s’échapper. Les enfants d'Israël virent les Égyptiens, morts sur le sable. Ce tableau les impressionna vivement.

      Quand les hommes remarquent les œuvres divines, quand ils en constatent les conséquences, ils se mettent alors à craindre Dieu et Lui accordent leur confiance. Qu'il serait bon, dans des cas semblables, de nous tenir dans un même état d'esprit !

      Contemplons avec espérance l'avenir qui est réservé au croyant : ses ennemis sont puissants et l'entourent ; mais s'il s'appuie sur Dieu, il pourra passer au travers des vagues, en toute sécurité, gardé par la Puissance de son Sauveur, qui combattra ses ennemis spirituels.

      Les ennemis de l'âme, que le croyant voit aujourd'hui, disparaîtront à jamais.

      Exode 15

      Exode 16

      1

      Les Israélites arrivent au désert de Sin. Ils se plaignent de ne pas avoir de nourriture, Dieu leur promet le pain du ciel. (Exode 16:1-12)
      Dieu envoie des cailles et la manne. (Exode 16:13-21)
      Ordonnances particulières au sujet de la manne. (Exode 16:22-31)
      Un omer de manne doit être préservé. (Exode 16:32-36)

      Au second mois qui suivit leur départ, les provisions qu'Israël avait emportées d'Égypte, furent épuisées : les Hébreux murmuraient. Les plus grandes injures du peuple ne pouvaient rien apporter de plus. Incapables de discerner à quel point ils avaient été délivrés, les enfants d'Israël auraient préféré rester en Égypte ; par la main divine, les plaies ont en fait réduit à néant les Égyptiens. On n'est pas en droit de supposer que les Hébreux vivaient dans l'abondance en Égypte, ni qu'ils craignaient de mourir en errant dans le désert, alors qu'ils avaient à leur disposition du bétail et des troupeaux : il n'y rien de plus absurde que d'avoir contesté comme ils l'ont fait. Quand nous commençons à nous inquiéter, nous devrions considérer à quel point Dieu écoute nos « murmures » !

      Dans ce texte, Dieu promit d'envoyer une réponse rapide et durable, à condition que les enfants d'Israël Lui accordent leur confiance et soient satisfaits quotidiennement par cette nourriture qu'Il leur donnait. L'Éternel désirait être servi par Son peuple, malgré son ingratitude. Quand Il a envoyé les plaies sur l'Égypte, Il désirait qu'Israël sache qu'Il était vraiment leur Seigneur ; maintenant que l'Éternel nourrissait Son peuple, Il voulait que ce dernier Le reconnaisse, en tant que son Dieu.

      13 Le soir, survinrent les cailles ; les enfants d'Israël en prirent en quantité suffisante. La manne vint également, sous forme de rosée. Les Hébreux l'appelèrent « manne », ce qui signifie : « Qu'est-ce que cela » ? « C'est la part que l'Éternel nous a allouée, prenons-la et soyons Reconnaissants » ! C'était une nourriture au goût agréable. La manne tombait du ciel, comme de la pluie ; elle apparaissait avec la rosée, sous forme de petits grains ronds, comme de la gelée, semblables à des graines de coriandre, de la même couleur que des perles. La manne apparaissait seulement six jours par semaine, et le sixième jour, la quantité doublait ; si on la conservait plus d'une journée, elle se gâtait et les vers la rongeaient, à l'exception du jour du sabbat. Le peuple n'avait jamais vu cela auparavant. Les enfants d'Israël pouvaient moudre la manne dans un moulin ou la piler dans un mortier, pour cuire des gâteaux.

      Ce miracle a duré pendant quarante ans, tant que les Israélites furent dans le désert ; il cessa quand ils arrivèrent en Canaan. Tout cela arriva pour bien montrer que la vie des enfants d'Israël serait maintenant différente, par rapport à leur passé. Ils devaient récolter la manne chaque matin.

      Le texte précise : - Qu'il fallait bien observer les instructions relatives à la manne, en tant que nourriture pour chaque famille ; le travail devait être paisiblement accompli, chacun devait manger la quantité de pain impartie ; ce ne devait pas être le pain de « la paresse » ou de la « déception ». Dieu, dans Sa bonté, donne toujours le temps nécessaire à l'homme, pour accomplir son devoir ; il en était ainsi, quand la manne apparaissait, chaque matin ; les Hébreux ne devaient pas en consommer avant de l'avoir complètement récoltée.

      - Qu'il fallait se contenter de la quantité allouée. Ceux qui en avaient récolté davantage, ne disposaient en final que du nécessaire pour leur subsistance. Ceux qui n'en avaient pas suffisamment, prenaient le surplus des autres ; ainsi, quelles que soient les quantités de manne récoltées, les familles n'avaient pas trop de nourriture, ni trop peu. Il n'y avait aucune disproportion du niveau de vie de chacun des enfants d'Israël.

      - Les Hébreux étaient dépendants de la Providence divine : ils devaient rester sereins, malgré le fait de ne disposer d'aucune provision de pain dans leurs maisons ou dans le camp : ils devaient placer leur confiance en Dieu, de jour en jour, sachant qu'Il leur donnerait leur pain quotidien. Ils devaient tirer leur nourriture des greniers de l'Éternel, étant garantis de sa fraîcheur et bonne qualité et non pas de leurs stocks personnels. Remarquez la folie de ceux qui ont voulu en mettre de côté : ils pensaient qu'en agissant ainsi, ils feraient preuve de sagesse, de bonne organisation, aux yeux de leurs voisins; en fait cette crainte de manquer de pain ne se concrétisait que par de la pourriture et de la vermine. Cela démontre que « mettre de côté », dans un esprit de cupidité, n'est pas louable. Les richesses acquises de cette façon ne sont que corruption, Jacques 5:2,3. Par contre, la sagesse, la puissance et la bonté qui découlaient de cette récolte journalière de la manne dans le désert, dénuée de toute ressemblance avec les récoltes naturelles, doivent nous faire méditer sur toutes les richesses que Dieu nous dispense.

      Exode 19

      1

      Le peuple d'Israël arrive au Sinaï, Le message envoyé par Dieu; La réponse des Hébreux. (Exode 19:1-8)
      Le peuple est préparé pour recevoir la loi. (Exode 19:9-15)
      La présence de Dieu au Sinaï. (Exode 19:16-25)

      Moïse est appelé à gravir la montagne, pour être le messager de l'Alliance. Le Créateur et l'Auteur de l'Alliance, n'est autre que Dieu Lui-même. Cette « chartre de bénédiction » a été octroyée par Dieu, selon Sa grâce. L'Alliance, ici mentionnée, l'était à titre « national » : l'ensemble du peuple d'Israël se trouvait sous le gouvernement de l’Éternel. C'était déjà une image de la « nouvelle Alliance », établie avec les croyants en Jésus-Christ ; mais, comme beaucoup d'images utilisées dans la Parole, cette Alliance n'était qu'une « ébauche » des bontés célestes à venir. Israël, en tant que nation, rompit cette alliance ; en conséquence, le Seigneur déclara qu'Il allait être plus tard, l'Auteur d'une nouvelle Alliance avec Son peuple, en écrivant la loi, non sur des tables de pierre, mais dans les cœurs, Jer 31:33, Heb 8:7-10. Cette alliance, mentionnée dans le texte et destinée à disparaître, est une alliance passée avec la nation d'Israël, afin d'effacer les péchés du peuple.

      Si nous tentons soigneusement de respecter cette loi, inhérente à l'Ancien Testament, nous finirons inéluctablement par chuter, avec les fautes que nous commettrons. N'imaginons pas que la nation d'Israël soit sous une dispensation spécifique, ne connaissant ni la repentance, ni la foi dans le Médiateur, ni le pardon des péchés, ni les bénéfices de la Grâce ; en fait, Israël partage aujourd'hui les mêmes privilèges spirituels que les véritables croyants, en bénéficiant de la nouvelle Alliance, de la Grâce.

      À cette époque, Israël était aussi sous le régime de la Grâce ; les Hébreux avaient les privilèges et les avantages du salut ; mais, comme certains chrétiens, ils n'ont pas persévéré dans la piété, ils n'ont pas été « de l’avant ». Dans ce texte, les enfants Israël ont accepté les conditions qui leur étaient présentées par Moïse. Ils donnèrent une réponse unanime : « Nous ferons tout ce que l'Éternel a dit ». Si seulement ils avaient persévéré dans leur décision ! Moïse, en tant que médiateur, rapporta à Dieu, les paroles du peuple.

      Christ, de la même manière, en tant que Prophète et Médiateur, nous révèle la Personne de Dieu, Ses préceptes et Ses promesses ; ensuite, en tant que Prêtre, il présente à Dieu nos sacrifices spirituels, non seulement nos prières et nos louanges, mais aussi nos vœux et nos résolutions de piété : l'œuvre de Son Esprit en nous.

      9 La procédure par laquelle fut présentée la loi, était destinée à donner au peuple la notion de la Majesté divine. Elle avait aussi pour but de convaincre les enfants d'Israël de leurs propres fautes et de leur montrer qu'ils ne pouvaient se présenter directement devant Dieu.

      Dans la loi, le pécheur découvre ce qu'il devrait être, dans quel état il se trouve en réalité et les penchants de son cœur. Il apprend alors la nature, la nécessité et la gloire de la rédemption, la recherche de la sainteté. Ayant été amené à se diriger vers Christ et Son amour, le chrétien constate que la loi est la règle de base qu'il doit suivre dans sa vie spirituelle.

      16 Jamais pareil sermon, tel que celui donné par Dieu dans le désert, ne fut prêché au peuple. On peut supposer que ce dernier était vraiment effrayé, et que cette frayeur entravait toute approche de curiosité ; le cœur le plus endurci d'un pécheur n'offre guère de poids face aux avertissements et aux jugements divins.

      Quand, dans le cheminement de notre vie, nous nous approchons de Dieu, nous ne devons pas oublier, d'une part, Sa Sainteté et Sa grandeur, mais aussi notre méchanceté et notre position, pollués que nous sommes par le péché. Par nature, nous ne pouvons pas nous dresser devant la grandeur des jugements de l'Éternel, ni devant Sa Loi, pleine de droiture.

      Le pécheur convaincu pose cette question : « Que dois-je faire pour être sauvé » ? Une voix lui répond alors : « Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé ». Le Saint-Esprit, qui a créé la loi pour nous convaincre de notre péché, nous présente maintenant le salut en Jésus-Christ. Dans l'évangile, nous lisons que Christ nous a racheté de la malédiction annoncée par la loi, Il a été fait malédiction pour nous. Nous avons la rédemption par Son sang et nos péchés sont ainsi pardonnés. En Lui, nous sommes justifiés de tout, même de ce dont nous étions accusés par la loi de Moïse. Mais les ordonnances divines doivent être considérées comme une règle de vie. Le Fils de Dieu est descendu des cieux, il a souffert de la pauvreté, de la honte, de l'agonie et de la mort, non seulement pour nous racheter de la malédiction, mais aussi afin que nous gardions tous Ses commandements.

      Exode 33

      1

      L'Éternel refuse d'accompagner Israël. (Exode 33:1-6)
      Le tabernacle de Moïse dressé hors du camp. (Exode 33:7-11)
      Moïse désire voir la gloire de Dieu. (Exode 33:12-23)

      Ceux à qui l'Éternel pardonne leurs péchés doivent reconnaître leur culpabilité. « Monte vers ce pays où coulent le lait et le miel. Mais je ne monterai point au milieu de toi » : cela révèle vraiment le mécontentement de Dieu. Malgré le fait que ce Dernier ait rappelé Sa promesse de donner le pays de Canaan à Abraham, Il refuse de manifester Sa présence parmi le peuple, ce qui aurait été un témoignage de Sa bénédiction.

      Les Israélites pleurèrent, à cause de leur péché. Tous ceux qui se repentent vraiment de leurs péchés doivent constater les fruits amers et les tristes conséquences de ces derniers ; de plus, ils doivent redouter davantage l'éloignement de Dieu. Canaan eut été une terre aride, sans la présence de l'Éternel.

      Ceux qui persistent dans la voie du péché, en se complaisant aux plaisirs qu'il peut procurer, doivent rapidement changer de route : ils éviteront ainsi la honte et la douleur qui en découlent.

      Nombres 9

      15 Cette nuée était là, en tant que signe visible et symbole de la présence divine au milieu d'Israël. Nous pouvons en conclure qu'il nous faut voir Dieu, continuellement à nos côtés, nuit et jour. Tant que la nuée restait au dessus du tabernacle, le peuple demeurait à cet endroit. Tant que nous attendons le moment dicté par Dieu, il n'y a pas de temps perdu. Quand la nuée s'élevait, le peuple se mettait en marche, quittant ainsi le confort de son campement. Nous devons être continuellement prêts à quitter notre maison terrestre, notre « tabernacle », au commandement du Seigneur. Il est très sécurisant et plaisant de se déplacer quand nous voyons Dieu nous guider, et de nous reposer quand Il nous commande de le faire. Le guidage de cette nuée est une image significative de la conduite, pleine de bénédictions, que nous apporte le Saint-Esprit.

      Quand nous lisons ce texte, relatif à la nuée, il ne faut pas nous attendre à voir de telles manifestations divines de nos jours, pour nous guider ; mais la promesse pour « l'Israël spirituel » que nous sommes, est formelle : Dieu guide les siens par Son conseil, Psaume 73:24, et ce, jusqu'à la mort, Psaume 48:14. Tous les enfants de Dieu sont guidés par Son Esprit, Romains 8:14. Il aplanira les sentiers de tous ceux qui Le reconnaissent, Proverbes 3:6. Au commandement envoyé par l'Éternel, nos cœurs devraient toujours être prêts à partir ou à se reposer, en disant : « Père, que Ta volonté soit faite ; dispose de ma personne selon Ton bon plaisir. J'accomplirai ce que Tu veux, où Tu veux. Je t'appartiens, fais-moi connaître la voie de mon devoir » ! Rien ne sera alors meilleur pour nous, que de suivre les principes enseignés par la Parole, tout en priant avec ferveur.

      Quand un projet est manifestement mauvais, ou douteux, alors que l'on a l'impression de voir un signe de Dieu, cette « nuée qui nous commande de lever le camp », il ne s'agit en fait rien d'autre que de la tentation, envoyée par Satan ; les hommes s'adonnent alors à leurs lubies, étant pleinement convaincus qu'ils servent le Seigneur. Si, en toute humilité, nous recherchons la volonté de Dieu, ce Dernier, dans Sa grâce, nous conduira, par Sa Vérité infaillible, en Jésus-Christ, vers une paix éternelle.

      Suivons la colonne de nuée et de feu ! Que la Bible soit gravée dans notre cœur, recevons Sa Parole avec humilité, La seule qui puisse conduire notre âme vers le Salut !

      Nombres 11

      1

      Le feu de Tabeéra. (Nombres 11:1-3)
      Le peuple désire de la viande, il méprise la manne. (Nombres 11:4-9)
      Moïse se plaint de la charge qu'il supporte. (Nombres 11:10-15)
      Des anciens sont désignés pour partager cette charge. La viande promise. (Nombres 11:16-23)
      L'Esprit de Dieu repose sur les anciens. (Nombres 11:24-30)
      Dieu donne des cailles. (Nombres 11:31-35)

      Voici le péché commis par le peuple : ils murmurèrent.

      Remarquez l'horreur du péché, qui profite de la vulnérabilité du peuple, en le provoquant dans le désert, malgré les promesses de soutien de l'Éternel. La loi n'a pu, dans sa faiblesse, que révéler le péché, sans pouvoir l'anéantir ; les enfants d'Israël murmurèrent contre l'Éternel et Moïse. Ceux qui sont toujours insatisfaits, sont en réalité inquiets et en permanence enclins à se quereller, même si les conditions qui les environnent, sont favorables. L'Éternel entendit ces murmures, alors que Moïse ne semblait pas être au courant. Dieu connaît bien les tracas et les murmures secrets de notre cœur.

      Dans ce texte, nous voyons le mécontentement de l'Éternel et le châtiment qu'Il envoya pour le péché commis par les enfants d'Israël. Le feu de leur rébellion contre Dieu se retourna contre eux : la colère divine fondit alors sur le peuple. Les jugements divins se sont abattus graduellement sur Israël, de façon à l'avertir. Il est clair que Dieu n'aime pas punir les siens ; quand néanmoins Il le fait, c'est pour les prévenir qu'ils ne vont pas tarder à tomber !

      4 L'homme qui ne se repose jamais, finit par se sentir las et dépressif, malgré sa situation parfois aisée. Les enfants d'Israël étaient las de tout ce que Dieu leur fournissait, en particulier leur nécessaire et leur nourriture. Toutes ces choses étaient gratuites et ne nécessitaient guère de fatigue pour en profiter ! Le peuple se rappelait de la nourriture d'Égypte : les poissons, les divers légumes, qu'il pouvait consommer à volonté ; Israël avait l'impression que tout cela était gratuit, alors qu'en fait, c'était le juste salaire d'une difficile servitude ! Alors qu'il mangeait la manne, il semblait exempté de la malédiction que le péché avait amenée, lors de la chute de l'homme, au temps de la Genèse : « c'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain » ; en fait Israël méprisait la manne. Il avait l'esprit maussade...

      Tout ce qu'envoyait l'Éternel avait des défauts, malgré les bontés que lui manifestait ce Dernier. Ceux qui ont tout pour être heureux gâchent leur existence par leur insatisfaction permanente. Le peuple voulait à tout prix de la viande. Ce désir révèle bien la domination qu'exerce le côté charnel sur notre vie : nous ne cherchons en fait que les délices et la satisfactions des sens ! Nous ne devrions avoir aucune faiblesse, face aux désirs qui ne seraient pas animés par la foi, dans la prière : ne cherchons pas, comme nous pouvons le voir dans ce texte, à avoir de la « viande », l'objet de notre convoitise. Si nous persistons dans cette envie, malgré le côté légal et normal que cela pourrait avoir, alors que Dieu ne nous permet pas de l'obtenir, c'est commettre le mal !

      10 La provocation contre l'Éternel était énorme ; Moïse en fut attristé. Il sous-estimait l'honneur que Dieu lui avait fait, en lui donnant la responsabilité du peuple. Dans son affliction, le patriarche oubliait la Sagesse et la Toute Puissance divines qui le guidaient et le rendaient capable de récompenser ou de punir les Hébreux. Il manquait de confiance vis-à-vis de la Grâce divine. Même si sa tâche eut été moindre, il n'aurait pu l'accomplir seulement avec ses propres forces ; en fait, il devait compter sur Dieu, le Seul capable de le fortifier.

      Sachons nous adresser au Seigneur, dans la prière, afin que nous n'entrions pas en tentation !

      16 Moïse doit choisir parmi le peuple, des anciens, capables de le seconder avec sagesse. Même si ces personnes s'avéraient manquer éventuellement de compétence, Dieu promet de les qualifier pour cette nouvelle tâche. L'Éternel annonce également qu'Il donnera satisfaction au peuple mécontent et que toutes les bouches se tairont. Remarquez bien les faits suivants :

      - La vanité causée par les délices des sens : le peuple sera rassasié, mais n'en tirera aucune satisfaction morale. Seuls les plaisirs spirituels peuvent satisfaire l'âme et la soulager. Toutes les convoitises finiront par passer, tout comme les choses du monde.

      - La gloutonnerie et l'ivresse sont des péchés vraiment ignobles ! Ils ne peuvent que faire du mal à notre corps et attaquer notre santé.

      Moïse semble incrédule à l'annonce de l'Éternel. Même les croyants les plus sincères trouvent parfois qu'il est difficile de croire à tout ce que Dieu promet : ils sont sous le coup du découragement et toute espérance leur semble vaine. L'Éternel rappelle à Moïse qu'Il est le Seigneur Dieu Tout-Puissant ; Il annonce au patriarche : « tu verras maintenant si ce que je t'ai dit arrivera ou non ».

      Ce que l'Éternel annonce, s'accomplit toujours !

      24 Nous voyons dans ce texte l'accomplissement de la promesse divine faite à Moïse, annonçant que ce dernier devait être secondé pour gouverner le peuple d'Israël. L'Éternel prit de l'esprit qui était sur Moïse, pour le placer sur les soixante dix anciens. Ils annoncèrent alors au peuple les « choses de Dieu » : tous ceux qui les entendaient pouvaient ainsi dire que la Vérité divine était en eux. Deux de ces anciens, Eldad et Médad, ne vinrent pas au tabernacle comme les autres, étant persuadés qu'ils ne pouvaient se présenter devant Dieu, à cause de leur incapacité et de leur indignité. Mais l'Esprit de l'Éternel reposa sur eux, alors qu'ils se trouvaient dans le camp, et ils manifestèrent ce don par l'exercice de la prière, de la prédication et de la louange divine ; ils parlèrent, étant animés du Saint-Esprit.

      Cet Esprit de Dieu n'était pas seulement au sein du tabernacle, mais Il se déplaçait là où Il voulait, tel un vent impétueux. Ceux qui étaient revêtus d'humilité étaient alors capables de Le recevoir ; ceux qui sont le plus capables de diriger sont souvent ceux qui sont le moins ambitieux !

      Josué ne voulait pas que ces anciens soient punis, mais uniquement empêchés de prophétiser. Ce geste montre combien il voulait que l'assemblée des anciens soit cohérente, tout comme le devrait être l'église. Josué désirait simplement qu'ils se taisent, de peur qu'ils ne divisent l'assemblée où se tournent contre Moïse ; mais ce dernier ne fut nullement effrayé par cette manifestation de l'Esprit de Dieu sur ces hommes. Oserions-nous rejeter ceux que Christ a choisis, ou mis à part, pour accomplir une œuvre, parce qu'ils ne nous conviendraient pas tout à fait ? Moïse désirait que tous ces serviteurs de Dieu soient à même de prophétiser, que l'Esprit repose sur eux. Moïse voulait que ces hommes puissent témoigner de la présence de la Puissance divine qui demeurait sur eux ; cela ne pouvait que contribuer à aider le patriarche dans son fardeau d'administration du peuple. Il s'agissait en effet d'un devoir assez ingrat, que seuls ceux qui ont une telle charge sont en mesure d'en évaluer la difficulté.

      Que cet exemple donné par le patriarche, puisse instruire ceux qui ont des responsabilités ici-bas : qu'ils ne méprisent pas les conseils ni l'assistance donnés par les autres, mais qu'ils les prennent en compte et qu'ils en soient reconnaissants ! Si tous les enfants de Dieu veulent être des prophètes ou serviteurs de Dieu, sous l'autorité de l'Esprit de Christ, qu'ils sachent qu'il n'est pas spécialement nécessaire de se déplacer vers des lieux éloignés : ils devraient songer qu'il y a suffisamment de travail pour eux, là où ils se trouvent, dans l'appel des pécheurs à la repentance, pour que ces derniers trouvent la foi en notre Seigneur Jésus !

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