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Daniel 9.27

Au verset 26, la soixante et dixième semaine n'avait pas été mentionnée : l'horizon prophétique restait indéfini. Ce verset renfermait tout ce qui devait suivre les soixante-neuf semaines jusqu'à la fin des temps. C'est là ce qu'expriment les mots : et après les soixante-deux semaines. Au verset 27, le prophète mentionne expressément la soixante et dixième semaine et indique les points essentiels de son contenu.

Il conclura. Plusieurs interprètes ont donné pour sujet au verbe conclura le mot : une semaine, ce qui est peu naturel. Le sujet est certainement sous-entendu. On peut penser, selon les applications diverses des versets précédents, à Antiochus-Epiphane avec lequel font alliance les Israélites apostats, ou bien au Messie qui durant la semaine établit l'alliance nouvelle. Mais peut-être le plus naturel est-il de penser à l'Eternel lui-même qui préside à l'œuvre messianique. C'est dans ce dernier sens qu'on s'explique le mieux l'ellipse.

Une alliance ferme : celle dont Jérémie avait, déjà parlé en l'opposant à l'alliance de Sinaï que les Juifs avaient rompue (Jérémie 31.31 et suivants). Le retour de la captivité n'a été que la reprise de l'ancienne alliance, et non la fondation de la nouvelle.

Ce qui est nouveau dans cette prophétie, ce n'est ni l'idée d'une nouvelle alliance, ni celle du Messie mourant, peint déjà dans Esaïe chapitre 53 ; c'est uniquement la relation établie entre ces deux faits.

Avec un grand nombre. La même expression (rabbim) avait déjà été employée par Esaïe 52.14 ; 53.11-12 : Mon serviteur juste en justifiera un grand nombre (comparez Matthieu 20.28 ; 26.28). C'est la partie fidèle de l'ancienne alliance, le saint reste, qui devient le noyau de la nouvelle.

Pendant une semaine : la soixante et dixième, pendant laquelle s'accomplit le salut spirituel décrit verset 26.

A la moitié de la semaine. On peut traduire aussi : pendant la moitié de la semaine ; soit la première soit la seconde moitié. Dans l'application du passage à Antiochus, cette moitié de semaine représenterait les trois ans et demi que dura la suppression du culte de Jéhova, et en particulier de l'holocauste journalier. Sans doute depuis le 15 kislev 168 où fut placé, sur l'autel des holocaustes celui du Jupiter olympien, jusqu'au 25 kislev 165, où le culte de Jéhova fut rétabli, il n'y a eu que trois ans et dix jours ; mais on suppose que le culte de Jéhova avait été supprimé quelques mois avant l'établissement de celui de Jupiter (comparez 8.14, note). Il n'en est pas moins vrai que trois ans dix jours ne sont pas trois ans et demi, et que cette indication ne s'accorde pas avec celle du chapitre 8, qui, de l'aveu de tous, s'applique à la suppression de l'holocauste sous Antiochus-Epiphane. Pourquoi, dans le même écrivain qui est supposé parler ici comme historien, deux dates différentes se trouveraient-elles appliquées au même événement, surtout si l'on tient compte de la précision extrême du chapitre 8 (2300 soirs et matins) ?

Il résulte de là, nous paraît-il, que la date d'une demi-semaine, qui correspond à celle de un temps, des temps et la moitié d'un temps (7.25), doit avoir comme celle-ci un caractère et une signification symboliques plutôt que strictement chronologiques (voir 7.25, note).

Il fera cesser sacrifice et oblation : toute offrande sanglante ou non sanglante. Dieu ne peut faire cesser le sacrifice de l'alliance ancienne qu'en consommant un sacrifice nouveau, fondement de l'alliance nouvelle. C'est donc ici qu'il faut placer l'immolation du Messie (verset 26). Dès ce moment, le culte juif perd sa valeur et son efficacité, qui passent tout entières dans le sacrifice messianique. Le mot schabath : se reposer, cesser, employé dans le texte, s'applique plus naturellement à une cessation de ce genre qu'à une suppression violente, telle que celle qui eut lieu sous les Maccabées. Les cérémonies lévitiques ne sont plus dès lors que des formes sans vie dont l'abolition ne peut tarder ; sur le corps mort, les aigles s'assembleront. Le déchirement du voile du temple au moment de la mort de Christ a été le symbole frappant du rejet et de la profanation du sanctuaire par Dieu même.

Sur l'aile des abominations... Ces mots sont très obscurs. Les deux principales traductions sont : Sur l'aile viennent les abominations désolatrices ; ou du désolateur ; cette traduction n'est pas tout à fait correcte au point de vue grammatical. Ou bien celle que nous avons donnée et qui est plus littérale.

Les abominations sont le terme employé fréquemment dans l'Ancien Testament (par exemple 1Rois 11.5 ; 2Rois 23.13 ; Jérémie 7.30, note) pour désigner les idoles.

Le mot traduit par aile a été appliqué à la surface plane de l'autel des holocaustes, sur laquelle les Syriens avaient dressé l'autel de Jupiter olympien. Mais comment justifier cet emploi du mot aile ? On l'a pris aussi dans un sens figuré : Porté sur l'aile des abominations, c'est-à-dire par son exaltation idolâtre, viendra le désolateur. Ou bien on l'a appliqué aux aigles romaines qui souilleront un jour Jérusalem et le temple. Le mot hébreu signifie littéralement : une chose étendue qui sert à couvrir. Il pourrait donc bien désigner ici les deux pans du toit du temple (comparez le terme qui en grec signifie aussi aile, Matthieu 4.5). Le toit du temple serait appelé ici aile des abominations, comme servant d'abri, depuis la mort du Messie, à un culte sans vie et réprouvé de Dieu. Le sens serait donc : Sur le temple de Jérusalem, privé de la présence de Dieu et réduit ainsi à n'être plus qu'un temple idolâtre, fond le désolateur. C'est dans le même sens que, dans Ezéchiel 43.7, le temple est appelé les hauts-lieux d'Israël. On sait par l'historien Josèphe de quelles abominations le temple fut le théâtre pendant le dernier siège de Jérusalem.

Le désolateur est la puissance romaine, désignée déjà, verset 26, par les mots : le peuple d'un chef qui viendra.

L'abomination de la désolation. Cette expression est employée dans le premier livre des Maccabées pour désigner l'autel de Jupiter (1 Maccabées 1.54). Jésus s'en sert aussi en annonçant la profanation du temple par les Romains. Elle n'est pas tirée directement de notre passage, mais plutôt de ceux 11.31, et 12.11 (voir les notes).

Et cela jusqu'à ce que... La désolation du temple de Jérusalem dure encore. Elle ne cessera que lorsque le désolateur deviendra un désolé. Le quatrième empire qui détruit le sanctuaire sera détruit à son tour avec ses dix cornes (comparez 7.11).

Remarques sur le chapitre 9

Résumons d'abord le contenu de la révélation renfermée dans le passage précédent.

  1. Dieu prépare à son peuple un salut spirituel parfait, à la fois abolition du mal et don de justice et de sainteté ; verset 24
  2. Cet état de choses se réalisera au terme de soixante-dix semaines comptées à partir de l'édit qui ordonnera le retour du peuple et la restauration de Jérusalem ; verset 25
  3. Jusqu'à l'apparition de l'oint-chef qui opèrera cette œuvre de salut, il s'écoulera sept semaines et soixante-deux semaines ; verset 25
  4. Par ce Messie, Dieu fera alliance avec un grand nombre de membres du peuple, verset 27
  5. Au milieu de son œuvre, verset 27, le Messie sera retranché, verset 26
  6. Ce retranchement mettra fin au culte de la première alliance ; verset 27
  7. Le temple sera profané et sur ce temple et la ville fondra un peuple ennemi venant comme un débordement d'eau
  8. Le décret de Dieu est que l'œuvre de cet ennemi ne cesse que lorsque tout sera dévasté,
  9. mais aussi que cet ennemi lui-même soit entièrement détruit à son tour.

L'étude impartiale de ce morceau ne nous permet pas de l'appliquer aux événements qui ont eu lieu sous Antiochus Epiphane, soit en supposant avec quelques interprètes que, pris dans ce sens, ce tableau ait été une véritable révélation accordée à Daniel, soit en prétendant y retrouver un exposé de cette histoire fait après coup sous la forme d'une prophétie. La première supposition est le produit bâtard de l'explication actuellement en vogue et du désir de conserver à ce passage son caractère prophétique. Elle se heurte d'ailleurs à plusieurs des raisons que nous allons alléguer contre la seconde. Contre cette dernière, voici nos raisons :

  1. L'énorme erreur chronologique qu'elle suppose. Ce ne sont pas sept semaines et soixante-deux semaines, ou même seulement soixante-deux semaines, qui se sont écoulées entre l'édit de Cyrus et l'avènement d'Antiochus, autrement dit 481 ans ou 434 ans, mais seulement 362 ans. Cela fait une erreur de 119 ans ou au moins de 72. On allègue, il est vrai, une faute semblable commise par l'historien Josèphe à l'égard de la même époque. Mais Josèphe écrivait vers l'an 100 après J-C, tandis que notre poète-historien est censé vivre au temps des Maccabées, à l'issue de la période même dont il parle. Dans ces conditions, une erreur aussi colossale est difficile à comprendre.
    A cette première erreur il en ajoute une seconde plus grave encore, puisqu'elle se rapporte aux temps même dont l'auteur doit avoir été témoin. L'apostasie des Juifs qui ont traité alliance avec Antiochus n'a pas duré sept ans (une semaine, verset 27), mais dix ou onze ans, pendant tout le temps du règne d'Antiochus, 175-164. Elle a en tout cas commencé avant l'année 171.
  2. D'après les termes du verset 26, l'ennemi d'Israël détruira la ville et le sanctuaire, ce qui n'a pas été le cas d'Antiochus Epiphane (voyez verset 26, note).
  3. Le salut messianique serait annoncé verset 24, et le Messie qui doit l'opérer serait ensuite complètement passé sous silence, tandis que deux autres messies (Cyrus et Onias) seraient désignés, dont ni l'un ni l'autre ne sont celui qui opère le salut promis et qu'on attend !
  4. Il est impossible de se représenter un moment de l'histoire des Maccabées dans lequel on puisse raisonnablement placer la composition de ce passage. Les partisans de l'hypothèse que nous combattons diffèrent sur le temps où cette composition aurait eu lieu. Les uns en fixent la date aux temps qui ont précédé la purification du temple et la mort d'Antiochus, aux commencements du soulèvement maccabéen, entre 167 et 165. Mais, dans ce cas, comment se fait-il que l'auteur se risque à prédire que l'alliance d'Antiochus et des Juifs infidèles durera sept ans (une semaine) et la suppression de l'holocauste trois ans et demi (une demi-semaine) ? Puis, pourquoi cet enthousiaste, au lieu de diriger les regards de ceux qu'il avait à encourager dans la lutte sur la prochaine victoire d'Israël et d'employer pour la peindre les expressions magnifiques des anciens prophètes, se contente-t-il de décrire un salut purement moral et d'annoncer simplement que le désolateur sera désolé ?
    D'autres, sentant ces difficultés, placent la date de la composition de notre prophétie après la purification du temple et la mort d'Antiocbus, vers 163, alors que les Juifs étaient de nouveau maîtres de Jérusalem et avaient remporté de brillantes victoires sur les armées d'Antiochus. Mais comment l'auteur ne ferait-il dans ce cas aucune allusion à ces glorieux faits d'armes et n'en tire-t-il pas son principal sujet d'encouragement pour la foi israélite, en vue du triomphe complet qui était encore à attendre ?
    Ainsi dans la première de ces suppositions, l'auteur annonce trop de choses, dans la seconde trop peu. Enfin, quelle que soit celle de ces dates que l'on choisisse, le prophète ne pouvait-il pas promettre le salut sans revenir aux soixante et dix années de captivité annoncées par Jérémie et sans traverser de nouveau tout ce passé qu'il fait rentrer dans le cadre des sept semaines et des soixante-deux semaines ? Tout cela s'explique au contraire tout naturellement dans la situation de Daniel placé entre ces soixante et dix années de captivité et ces soixante et dix semaines d'épreuve. Comment un écrivain composant en face de la détresse maccabéenne, et s'adressant à des gens dispersés et réfugiés dans des cavernes et jour et nuit sous les armes, serait-il ainsi revenu en arrière ? Est-ce pour des gens réduits à cette extrémité que l'on refait de sang-froid l'histoire sous cette forme énigmatique ?
  5. Le lien qui unit la prière à la prophétie ne permet pas qu'on les sépare. Or, le caractère de cette prière est profondément sérieux, sobre et saint. Cela ne permet pas de supposer que l'une comme l'autre aient été composées d'une manière artificielle, et par un écrivain qui, trop timide pour prophétiser en son nom, n'aurait pas craint d'attribuer ses élucubrations à un saint homme disparu depuis trois siècles et demi.
Voilà les raisons par lesquelles ces deux faits se sont de plus en plus imposés à nous :
  1. Le morceau versets 24 à 27 est une vraie prophétie.
  2. Cette prophétie n'a pas trouvé son accomplissement au temps d'Antiochus et ne peut s'appliquer qu'au salut apporté par Jésus-Christ.


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      Lévitique 26

      14 Après que Dieu eut annoncé les bénédictions qui rendraient le peuple joyeux, si ce dernier obéissait à Ses commandements, Il énumère dans ce texte, les malédictions et la misère qui en résulteraient, en cas de désobéissance.

      Deux choses étaient en mesure de mener Israël à la ruine : - Le mépris des commandements divins. Ceux qui rejettent les préceptes de Dieu doivent alors renoncer à Ses promesses de bénédiction. - Le mépris des avertissements divins. Si le peuple n'apprenait pas à obéir, après avoir souffert par la conséquence de ses fautes, Dieu se dresserait alors en personne contre lui ; ce serait de ce fait la cause et le début de sa misère. Pour finir, tous les pays seraient en guerre contre Israël. Tous les terribles jugements divins seraient envoyés contre le peuple. Les menaces annoncées ici par Dieu sont très pertinentes, elles sont de véritables prophéties : celui qui avait prévu la rébellion d'Israël, savait quel en serait le dénouement.

      Dieu adresse Ses menaces par des jugements temporels. Ceux qui ne veulent pas se repentir de leurs péchés, conformément à la loi divine, devront alors subir les jugements annoncés par Dieu. Ceux qui cèdent à leurs convoitises auront le salaire qu'ils méritent. Les jugements spirituels sont de véritables menaces, on devrait les garder sans cesse à l'esprit.

      On ne marchande pas avec Dieu. Une conscience fautive était pour le peuple, la cause d'une terreur continuelle. Pour Dieu, il est juste d'abandonner celui qui méprise le pardon divin et qui se complait dans le péché ; c'est par pure Grâce, si nous sommes tirés de notre iniquité dans laquelle nous sommes nés et dans laquelle nous vivons !

      40 La prospérité et l'affliction des Israélites étaient proportionnelles à leur obéissance. Il en était de même pour la richesse du pays, qui, elle aussi, était en rapport avec la docilité du peuple et les jugements divins, avec sa conduite. Israël faisait l'objet d'une alliance particulière avec Dieu.

      L'égarement général d'un peuple ne peut le conduire qu'à la ruine, tout particulièrement s'il a perçu la lumière de l'évangile et de la Parole de Dieu. Quels que soient les peuples qui pratiquent le péché, tôt ou tard, ils courent à la ruine. Recherchons l'humilité, en ce qui concerne nos péchés, nous pourrons alors éloigner la tempête divine qui risque de planer sur nous ! Dieu nous annonce, que par une telle attitude, nous pourrons prendre réellement conscience des éléments qui concernent notre repos céleste et la paix éternelle.

      Deutéronome 4

      Deutéronome 28

      15 Si nous ne gardons pas les commandements de Dieu, nous ne serons pas seulement privés des bénédictions promises, mais nous serons exposés à la malédiction, qui se manifestera sous forme de misère, en lieu et place de la paix dont peuvent jouir ceux qui sont bénis.

      Remarquez bien la justice des malédictions citées dans ce Passage : il ne s'agit pas de fléaux subis sans cause, mais dus à des fautes commises préalablement. On peut voir toute l'étendue des dégâts qu'ils occasionnent !

      Quel que soit l'endroit où le pécheur puisse se rendre, la malédiction divine saura le suivre, sans le quitter. Tous ses biens seront maudits. Tous ses plaisirs seront amers ; il n'en pourra tirer aucune joie, car ils seront ternis par la colère divine. Ce passage décrit plusieurs jugements, tous étant le résultat de la malédiction utilisée par Dieu pour punir les enfants d'Israël, s'ils se livrent à l'apostasie et à la désobéissance. Nous pouvons observer l'accomplissement de ces menaces dans la vie du peuple de Dieu, à cette époque. Il est surprenant de constater que malgré ces malédictions subies, Israël ne soit pas totalement anéanti : il se raccrochait en fait, à une ultime espérance de survie, sans sombrer dans le désespoir.

      Ceux qui marchent « par la vue », et non « par la foi », courent le danger de perdre courage, en constatant que tout ce qui les entoure ne peut que susciter l'effroi !

      45 Si Dieu a décidé d'infliger Sa vengeance envers Israël, quelles terribles plaies étaient en droit d'attendre les Hébreux, à cette époque ! Ce ne fut en fait, que le commencement des douleurs qui seront envoyées à ceux qui sont maudits par Dieu. Quelle terrible misère pourra-t-on voir alors, en ce lieu, où la vermine n'a plus d'emprise et où le feu est éternel ! Remarquez ce que le texte annonce, au sujet de la colère divine : elle surviendra, « jusqu'à ce que tu sois détruit ».

      Il est surprenant de constater qu'un peuple aussi béni par le ciel, soit ensuite, autant rejeté ; il est également surprenant de voir comment Israël a été dispersé dans tous les pays du monde, sans toutefois se mélanger aux autres nations. Si le peuple ne servait pas Dieu avec joie, il devait s'attendre à être irrésistiblement soumis à ses ennemis.

      Si nous ne craignons pas le Nom terrible de l'Éternel, nous pouvons vraiment nous attendre à subir Ses épouvantables fléaux ; quelle que soit l'issue finale des événements, tous les hommes finiront par craindre Dieu. Il est même annoncé à Israël, qu'il sera retranché de la « terre promise », verset Deutéronome 28:63. Ceci s'est d'abord réalisé, lors de la captivité des Juifs, à Babylone, mais aussi, quand Jérusalem fut détruite par les Romains, et que ses habitants ne purent, là encore, rester en Palestine. Les Israélites ne devaient plus connaître le repos, même pour « la plante de leurs pieds », verset Deutéronome 28:65 ; ils devaient errer continuellement, en devant s'attendre soit à une prospérité éventuelle, soit à la crainte d'être persécutés. Même leur âme ne sera pas en paix, ce qui est le plus dramatique. Ils devaient être bannis de ville en ville, de pays en pays ; aller ça et là, toujours rejetés.

      Ces événements, comparés à la faveur témoignée à Israël, au début de son existence, par toutes les prophéties qui le mentionnaient, ne devraient pas nous seulement nous étonner, mais surtout nous convaincre de la véracité de la Parole de Dieu.

      Quand la prophétie finale, sur la conversion d'Israël à Christ, se réalisera, ce sera alors un signe miraculeux pour toutes les nations, le signe précurseur de la diffusion mondiale du vrai christianisme. L'accomplissement de toutes les prophéties relatives au peuple Juif, s'est déroulé jusqu'à présent, sur environ trois mille ans : cela prouve que Moïse parlait bien sous l'inspiration de l'Esprit divin ; il ne prédisait pas simplement la ruine des pécheurs, mais il tentait surtout de les avertir, afin qu'ils se repentent sincèrement, ou qu'ils soient ainsi sans excuses, en cas de désobéissance délibérée.

      Soyons reconnaissants que Christ nous ait sauvé des malédictions de la loi divine, en étant maudit à notre place, à la croix. Il a en effet porté toute la punition que nous méritions éternellement, à cause de nos péchés. Que les pécheurs puissent se tourner vers ce Refuge du salut ; que les croyants se réjouissent en Lui, et servent Dieu d'un cœur joyeux, dans l'abondance de Ses bénédictions spirituelles !

      Deutéronome 29

      22 L'idolâtrie aurait bien été la cause de la ruine de la nation d'Israël. Il n'est pas nouveau, de voir ainsi Dieu laisser Son peuple dans la désolation, un peuple qui, lors de sa naissance, était à Ses côtés. L'Éternel n'agit pas ainsi sans bonne raison.

      Cela s'applique à nous aussi : nous devons rendre gloire à notre Dieu, tout en cherchant à discerner Ses avertissements. La loi de Moïse laisse les pécheurs sous la malédiction divine, en les excluant de la « terre promise céleste » ; mais la Grâce de Christ, annonce, à ceux qui se repentent de leurs péchés, qu'ils reviendront dans leur « pays » ; ils n'en seront alors plus jamais chassés, gardés par la toute Puissance divine !

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