Liberté surveillée
"Certains faux frères s'étaient introduits parmi nous pour épier la liberté que nous avons en Jésus-Christ, dans l’intention de nous …
La folie de revenir à la légalité pour notre
justification. (Galates 4:1-7)
L’heureux changement opéré chez les païens. (Galates 4:8-11)
Les raisons qui poussent l'apôtre à recommander de ne pas suivre
les faux docteurs. (Galates 4:12-18)
Paul exprime une réelle inquiétude à ce sujet. (Galates 4:19,20)
Il explique alors la différence entre ce qui doit être attendu
de la loi, et de l'Évangile. (Galates 4:21-31)
Nous apprenons parallèlement la situation bien plus heureuse, des chrétiens, sous la dispensation de l'Évangile. À partir de ces versets, nous voyons les merveilles de l'Amour et de la Miséricorde de Dieu, en particulier, quand Il a envoyé Son Fils dans le monde pour nous racheter et nous sauver ; nous pouvons également constater l’Amour du Fils de Dieu, qui a accepté de descendre ici-bas, et consentir à souffrir terriblement pour nous ; nous pouvons aussi discerner l’Amour du Saint-Esprit, dans sa condescendance à demeurer dans le cœur des croyants, avec des desseins pleins de Grâce. Nous voyons également dans ce texte les avantages dont peuvent jouir les chrétiens, sous la dispensation de l'Évangile.
Bien que par nature, les enfants du péché soient ceux de la « colère et de la désobéissance », ils deviennent, par la Grâce, des enfants de l'Amour, et revêtent la nature d’enfants de Dieu ; tous Ses enfants Lui ressembleront !
Dans une famille, en général, le fils aîné est le premier héritier ; en fait, tous les enfants de Dieu pourront bénéficier de l'héritage que leur Père céleste a préparé pour eux !
Que le caractère et la conduite des enfants de Dieu puissent toujours représenter leur « adoption spirituelle » ! Puisse le Saint-Esprit être témoin avec nous, que nous sommes des enfants et des héritiers de Dieu !
Toute notre connaissance de Dieu est subordonnée à Sa Volonté ; nous Le connaissons parce, d’abord, Il nous connaît ! Bien que notre religion interdise l'idolâtrie, beaucoup de personnes, malgré tout, pratiquent un certain paganisme dans leur cœur. Ce qu'un homme aime le plus et entoure avec des plus grands soins, représente son dieu : pour certains c’est leur richesse, pour d’autres ce sont leurs différents plaisirs, voire leurs convoitises...
Beaucoup adorent, par ignorance, un dieu de leur « propre fabrication », un dieu uniquement miséricordieux, mais qui ne juge pas. Ils veulent se persuader qu'il y a une miséricorde divine à leur disposition, bien qu'ils ne se repentent pas, et continuent à pratiquer leurs péchés.
Il arrive que ceux qui ont fait de grandes professions de religion, arrivent parfois à s'écarter de la pureté et de la simplicité. Plus le Seigneur leur a témoigné Sa Miséricorde, en les amenant à connaître l'Évangile, avec les libertés et les privilèges qui en découlent, plus ils sombrent dans leur erreur, en continuant à pratiquer leurs péchés, risquant ainsi d’être privés de toute bénédiction spirituelle.
Ainsi, tous ceux qui sont membres d'une église, doivent veiller et s’examiner eux-mêmes. Nous ne devons pas nous flatter du fait que nous avons un don, disponible pour la communauté. Paul craignait d'avoir travaillé inutilement pour les Galates, cependant il continua son œuvre dans cette assemblée ; cette attitude, quelles qu'en soient les conséquences, représente la véritable sagesse et la crainte de Dieu.
Tout homme devrait suivre cet exemple, là où Dieu l’a placé.
Tout en blâmant les autres, nous devons cependant prendre soin de les convaincre que nos reproches sont sincères, dans le but d’honorer Dieu et la piété, afin qu’ils soient dans une bonne « santé spirituelle ».
L'apôtre rappelle aux Galates les difficultés qu’il avait rencontrées lors de sa première venue chez eux. Il souligne toutefois qu'il avait alors été le bienvenu dans leur assemblée.
L’acceptation et le respect des hommes à l’égard d’un visiteur sont parfois bien incertains ! Travaillons pour être acceptés de Dieu ! Vous pensiez jadis être heureux de recevoir l'Évangile ; y a-t-il maintenant d'autres raisons de penser différemment ? Les chrétiens ne doivent pas s'abstenir d’annoncer la vérité, même s’ils risquent d'offenser les autres.
Les faux docteurs qui entrainèrent les Galates loin de la vérité de l'Évangile, étaient des hommes intrigants. Ils prétendaient éprouver pour eux de l’affection, mais en fait, ils n’étaient ni sincères, ni droits.
Une excellente règle est donnée dans ce texte : il est bien d’être toujours zélé pour une bonne cause ; non pas pour un temps, ou épisodiquement, mais en permanence. Il serait heureux pour l'église, que ce zèle soit permanent !
Il n’y a pas de meilleure preuve de la justification chez un pécheur que de constater la présence spirituelle de Christ en lui, par le renouvellement du Saint-Esprit ; mais cette évidence ne peut se manifester tant que les hommes, dans leur communion avec Dieu, ne dépendent que de la doctrine de la loi.
Ces expériences sont en fait une allégorie, dans laquelle, à côté du sens littéral et historique des termes, l'Esprit de Dieu communique un enseignement beaucoup plus profond.
Agar et Sara représentaient les « emblèmes » pertinents des deux différentes dispensations de l'alliance divine. La Jérusalem céleste, la véritable église d'en haut, est représentée par Sara ; elle demeure complètement libre, elle est la mère de tous les croyants, qui sont nés du Saint-Esprit. Par la régénération spirituelle et une foi authentique, ces derniers allaient ainsi devenir une part authentique de la postérité d'Abraham, selon la promesse que Dieu lui avait faite.
Les privilèges de tous les croyants de la nouvelle alliance sont si grands, qu’il serait vraiment absurde pour les « Gentils » qui se convertissent, de rester sous l’esclavage de la loi : cette dernière ne peut pas en effet délivrer les Juifs incrédules de la condamnation !
Il ne fait aucun doute que nous n’aurions pu découvrir facilement l’histoire de Sara et d’Agar, si cela ne nous avait pas été révélé par le Saint-Esprit. Cela sert en effet à notre enseignement : les deux alliances, la loi et la Grâce, avec en « toile de fond », tout l’enseignement qui en résulte, sont ici manifestes !
Les œuvres que peut accomplir un homme, avec les fruits qui en résultent, ne sont en fait que le résultat des commandements de la loi. Mais si ces œuvres sont accomplies avec la foi en Christ, elles le sont alors sous la doctrine de l’Évangile.
L’esprit de la première alliance (la loi) réside en un esclavage, qui finit par mener au péché et à la mort. L’esprit de la deuxième alliance (l’Évangile) c’est la liberté ; non pas celle de pouvoir continuer à pratiquer l’iniquité, mais du devoir de s’en abstenir. La première alliance est un esprit de persécution ; la seconde, un esprit d'amour !
Que ceux qui enseignent la Parole, n’imposent pas de telles servitudes sévères (la loi) envers le peuple de Dieu. Cependant, de même qu’Abraham se soit tourné vers Agar, il est également possible qu'un croyant puisse, sur certains points, se tourner vers la doctrine des œuvres, voulant, par son incrédulité et sa négligence de la promesse de l’Évangile, agir de ses propres forces ; on peut même constater certains accès de violence, et non d'amour, envers les frères... Ce n'est pas cependant un bon cheminement, qu’agir ainsi ; ce type de personne qui le pratique n'est alors jamais en paix, jusqu'à ce qu'elle se soumette de nouveau à sa dépendance à Christ.
Reposons-nous sur les Écritures, basons notre espérance sur l'Évangile ; dans une joyeuse obéissance au Seigneur, montrons que notre espérance et notre trésor spirituel sont réellement dans le ciel !
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On s'attendait à ce qu'il indiquerait la loi et ses prescriptions sans nombre comme ayant tenu lieu, sous l'ancienne alliance, des "tuteurs et administrateurs ;" (verset 2) c'est ce qu'il a fait ci-dessus. (Galates 3.23-25) Au lieu de cela, il nomme les rudiments ou plutôt les éléments du monde.
Ce mot qui ne se retrouve que dans Colossiens 2.8,20, et ci-dessous, verset 9 (avec des épithètes différentes), a été expliqué de diverses manières.
Le terme d'éléments, en grec comme dans notre langue, a une double signification : appliqué aux objets de la nature, il désigne les parties premières et constitutives d'une chose ; dans un ordre plus élevé, l'art, la science, la religion, il en indique les premiers principes.
Si l'on prend ici ce mot dans le premier sens, il faudrait entendre les forces de la création, la nature avec ses lois ; dans le second sens, il s'agirait des premiers principes de la connaissance religieuse, de la loi avec toutes les minutieuses prescriptions dont elle était entourée.
On n'hésiterait pas à comprendre ainsi ces paroles, si l'apôtre ne désignait ces éléments comme des éléments du monde, terme qui ne paraît guère pouvoir s'appliquer aux prescriptions de la loi mosaïque, ni au peuple juif seul, ni à toute notre humanité, ainsi qu'on l'a prétendu.
D'un autre côté, si Paul avait en vue seulement des païens, dont toute la religion n'était qu'un naturalisme divinisé ou l'adoration de la nature sous mille formes diverses, on pourrait s'arrêter au premier sens que nous avons donné au mot monde ; mais évidemment il parle surtout ici des Juifs et de leur état de servitude sous la loi ; quelle peut donc être sa pensée ? La voici, et elle réunit les deux significations du terme : tous les hommes sont asservis aux forces brutes de la nature aussi longtemps qu'ils ne connaissent pas le Dieu qui est esprit, et qui veut être adoré en esprit et en vérité.
L'homme, originairement destiné à dominer la nature, en est devenu l'esclave par le péché, et tout culte qu'il rend à Dieu se ressent de cet esclavage. Dieu, en donnant aux Juifs des prescriptions légales, symboliques, qui étaient relatives à la vie naturelle (lois sur le manger, le boire, les temps, les saisons, les jours, (verset 10) les purifications, etc.), leur avait en même temps fourni assez de lumières pour qu'ils comprissent le sens spirituel de ces ordonnances, en les interprétant comme des symboles, en s'élevant du visible à l'invisible, du corps à l'âme.
Tel était en particulier le but constant de la prédication des prophètes. Mais, à l'exception d'un petit nombre d'hommes vraiment pieux et éclairés, ce peuple, par un effet de son aveuglement charnel, resta constamment attaché au sens matériel des prescriptions ; il prit le moyen pour la fin ; son culte dès lors retomba dans un naturalisme presque païen, et ainsi, au lieu de s'élever par degrés, selon l'intention de Dieu, vers la liberté et l'adoration spirituelles, il resta dans la servitude des éléments du monde.
Voilà pourquoi l'apôtre appelle ces éléments faibles et pauvres ; (verset 9) ils ne sauraient par eux-mêmes communiquer à l'âme ni force, ni vie, ni paix. (Comparer Colossiens 2.20) C'est à ces rudiments que les faux docteurs voulaient ramener les chrétiens de Galatie, déjà en possession de cet Evangile spirituel, éternel, qui porte tous les caractères d'une œuvre du Dieu vivant. (versets 4,5)