En 2021, ne laissons pas nos √©motions guider notre marche avec Dieu ! ūüĒÄ

Jean 3.16

Ce verset explique le précédent (car ;) il élève la pensée au-dessus des symboles et montre dans le mystère de la croix la révélation de l'amour éternel de Dieu.

Il y a dans cette parole plus à adorer, à croire, à aimer qu'à expliquer.

Dieu a tellement aimé : cet amour est le principe et la source suprême du salut. Il a aimé le monde, ce monde déchu, pécheur, en révolte contre lui ; il a aimé notre humanité tout entière à laquelle il destinait cette manifestation de son amour. Il a donné, non seulement envoyé, mais abandonné, ce qu'il avait de plus cher, son Fils unique ; "il l'a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui ?" (Romains 8.32 ; comparez 1Jean 4.9)

Il n'exige de tout homme, pour qu'il ne périsse pas dans son péché et sa misère, que de croire en son Fils, c'est-àdire de mettre en lui toute la confiance de son Cœur. Enfin, il ouvre aux yeux de ce croyant les immenses et bienheureuses perspectives de la vie éternelle. (verset 15, note.)

Plusieurs exégètes de tendances théologiques diverses se sont demandé si les versets qui nous occupent (Jean 4.16-21) sont encore la continuation de l'entretien de Jésus avec Nicodème, ou s'ils renferment une méditation que l'évangéliste y aurait ajoutée, et ils se décident pour cette dernière opinion.

Si elle √©tait fond√©e, nous n'aurions pas moins ici les pens√©es que le disciple avait puis√©es dans l'esprit et dans le c¬úur de son Ma√ģtre. Mais les raisons invoqu√©es en faveur de cette opinion ne sont pas d√©cisives¬†: les verbes au pass√© (verset 19) semblent indiquer une √©poque plus avanc√©e¬†; mais l'attitude que les autorit√©s avaient d√©j√† prise son √©gard, (Jean 2.18) comme √† l'√©gard de Jean-Baptiste, (Jean 1.19 et suivants) autorisait J√©sus √† s'exprimer ainsi.

Le mot de Fils unique ne se trouve pas ailleurs dans la bouche de Jésus ; il est propre à Jean, (Jean 1.14,18 ; 1Jean 4.9) mais pourquoi Jésus ne s'en serait-il pas servi, lui qui s'appelle si souvent le Fils, le Fils de Dieu ?

Enfin, on invoque le silence de Nicod√®me, qui para√ģt √īter √† ce discours le caract√®re d'un entretien, mais combien n'√©tait-il pas naturel que cet homme, venu aupr√®s de J√©sus pour s'instruire, et de plus en plus p√©n√©tr√© de ses paroles, se content√Ęt de les √©couter avec une religieuse attention¬†?

Aussi Meyer, M. Godet et d'autres interprètes regardentils, avec raison, cette fin du discours comme prononcé par Jésus. La cohésion de toutes les parties de l'entretien, dit M. Godet, est trop évidente pour permettre la distinction entre la part de Jésus et celle de l'évangéliste. Ou le tout est une composition libre de celui-ci, ou le tout aussi doit être envisagé comme le sommaire d'un entretien réel de Jésus.

Telle est aussi l'opinion de M. Weiss qui incline vers le premier parti, estimant que l'√©vang√©liste, tout en relatant un entretien qui a vraiment eu lieu, pr√™te √† J√©sus des pens√©es (versets 14,19) que celui-ci a d√Ľ √©mettre dans une situation plus avanc√©e.


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