Dans ce texte, l'apôtre dénote un péché relativement
grave et flagrant chez les Corinthiens, ce qui ne semblait pas
les sensibiliser outre mesure. Ces derniers étaient charnels et
arrogants, sans réelle notion de la véritable liberté chrétienne.Il est en effet bien triste de constater que des infamies sont
parfois commises par des personnes professant l'Évangile,
infamies qui feraient rougir de honte, même des païens...
L’orgueil spirituel et l’enseignement de fausses doctrines sont
souvent à l’origine de tels scandales.
Que les conséquences du péché sont funestes ! Le diable
« règne », là où Christ est absent du cœur : quand un homme
n’est pas « en » Christ, il erre dans le domaine de l’ennemi et
reste ainsi sous son pouvoir. Le mauvais exemple d'un homme
influent est vraiment redoutable ; les dégâts qu’il peut
occasionner, en un tel cas, peuvent être considérables. Quand
les mauvais exemples, (la corruption), ne sont pas rapidement
corrigés au sein de l’église, ils occasionnent de sérieux
dommages...
Tous les croyants possèdent un cœur régénéré et doivent en
conséquence, mener une « nouvelle vie ». Leurs conversations et
tous leurs actes doivent être saints.
Le sacrifice de Christ, notre « Pâque », revêt tant d’importance
pour nous, qu'Il doit rendre inutile toute prétention personnelle
de sainteté, rendant cette dernière vraiment manifeste, dans notre
conduite. Sans cette sainteté, nous ne pouvons ni vivre en Christ,
par la foi, ni nous joindre à Lui, pour bénéficier de Sa paix,
dans le respect de Ses ordonnances.
Et les fils d'Israël commirent une infidélité. Le crime d'Acan est imputé à tout Israël qui en porte aussitôt la peine. Cette solidarité dans la responsabilité de la faute commise repose sur la nature de la consécration du peuple à Dieu dans l'ancienne économie. Cette consécration n'était pas encore cet acte individuel qui caractérise l'entrée dans la nouvelle alliance. C'était une consécration collective, nationale, et par conséquent de nature extérieure, reposant sur certains actes obligatoires et communs à tous, tels que la circoncision, la participation à la Pâque, etc. Une consécration collective, comme celle-là, pouvait donc être profanée et détruite par la faute d'un seul d'entre ceux qui y avaient participé. Une pareille relation ne pouvait naturellement appartenir qu'à l'époque pédagogique durant laquelle Dieu travaillait à former graduellement le caractère moral de son peuple, et cela par des moyens éducatifs dont nous avons parfois quelque peine à nous rendre compte. Dès les premiers jours de l'Eglise, nous rencontrons un fait qui a une certaine analogie avec celui qui nous occupe ; c'est l'infidélité d'Ananias et de Saphira (Actes chapitre 5) ; mais ici les deux coupables sont seuls à porter la peine de la faute commise, et la prospérité spirituelle de l'Eglise n'en est nullement, compromise. C'est qu'il s'agit ici du sort éternel des âmes, à l'égard duquel la responsabilité est individuelle, tandis que dans l'ancienne alliance, où tout n'est encore que provisoire, soit la faute, soit le châtiment, il pouvait y avoir solidarité. Voir par exemple le péché de Jonathan, qu'il a commis inconsciemment et dont cependant lui et le peuple sont rendus responsables. Un serment qui liait le peuple (1Samuel 14.24) a été violé ; cela suffit pour qu'une atteinte soit portée à sa consécration (ibidem verset 37).
Au sujet de l'interdit : voir Lévitique 27.21,28,29, notes.
Acan : dans 1Chroniques 2.7, Acar, peut-être par allusion à notre verset 25.
Zabdi : d'après 1Chroniques 2.6, Zimri, par une faute d'orthographe.
Zérach, frère jumeau de Pérets (Genèse 38.29).
Et la colère de l'Eternel s'alluma. Dès ce moment elle ne peut plus être éteinte que par la destruction de celui qui l'a provoquée et dont le supplice doit ainsi servir à réveiller la vigilance du peuple et sa sévérité envers lui-même.
Les Israélites battus à Aï. (Josué 7:1-5)
Acan prit pour lui, une partie du butin de Jéricho. L'amour du monde est une racine d'amertume, la pire de toutes.La prière et l'humiliation de Josué. (Josué 7:6-9)
Dieu enseigne à Josué ce qu'il doit faire. (Josué 7:10-5)
La faute d'Acan est dévoilée, il est lapidé. (Josué 7:16-26)
Nous devrions veiller à ne pas céder au péché, de peur qu'il ne nous souille, ou nous remplisse d'amertume, Heb 12:15 ; ne fréquentons pas non plus assidûment les pécheurs, sinon nous serons associés à leur conduite fautive. Nous devons par contre, dissuader ceux qui sont tentés de commettre le péché, ce qui ne pourrait que nous nuire. La rapide conquête de Jéricho a suscité l'étonnement de l'ennemi, tout en montrant aux enfants d'Israël que l'Éternel se chargeait de combattre pour eux.
Certaines personnes abusent parfois de la Grâce et des Promesses divines, demandant à Dieu d'accomplir ce qu'elles ne veulent pas faire. Nous devons travailler à notre propre salut, malgré le fait que ce soit Dieu qui œuvre en nous !
Israël a remporté une réelle victoire sur les Cananéens : les Hébreux s'étaient humiliés et réconciliés avec Dieu, alors que, parallèlement, le peuple de Canaan endurcissait son cœur, courant ainsi à sa ruine.