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Romains 1.7

à tous ceux qui, à Rome, sont bien-aimés de Dieu, appelés à être saints : que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ !
Je vous écris, à vous qui êtes à Rome, vous tous que Dieu aime et qu’il a appelés à vivre pour lui. Que Dieu notre Père et le Seigneur Jésus-Christ vous accordent la grâce et la paix.
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      Deutéronome 33

      Psaumes 60

      Cantique 5

      1

      La réponse de Christ, à l’église. (Cantique 5:1)
      Les déceptions de l'église, face à sa propre folie. (Cantique 5:2-8)
      L’excellence de Christ. (Cantique 5:9-16)

      Nous voyons dans ce texte, comment Christ est prêt à accepter l’invitation de Son peuple. Le désir en nous, de pratiquer le moindre bien, serait vain si le Seigneur ne nous aidait pas.

      Christ, dans ce verset, invite Son peuple bien-aimé à manger et à boire sans modération. En fait, quand les Siens observent les ordonnances du Seigneur, ils L’honorent, le tout provenant de Sa Grâce !

      Matthieu 5

      Matthieu 6

      9 Christ constatait qu'il était nécessaire d’indiquer à Ses disciples, comment prier et quel devait être communément le contenu de leur prière.

      Bien sûr, nous ne devons pas nous astreindre à utiliser exclusivement la prière mentionnée dans ce texte, mais il n'y a aucun doute qu'elle n’en reste pas moins est un très bon exemple. On y trouve beaucoup de richesse, en peu de mots ; c'est une prière tout à fait acceptable par Dieu, si nous « mesurons » vraiment ces propos et si elle n'est pas inlassablement répétée machinalement.

      Dans cette prière, nous trouvons six requêtes : les trois premières sont expressément relatives à Dieu et à Sa grandeur, alors que les trois dernières concernent nos inquiétudes, qu’elles soient temporelles ou spirituelles. Cette prière nous apprend à chercher d'abord le Royaume de Dieu et Sa Justice, toutes choses nous seront ensuite octroyées. Après avoir abordé les sujets de la Gloire, du Royaume et de la Volonté de Dieu, le contenu de cette prière concerne le nécessaire et le réconfort relatifs à notre vie ici-bas.

      Chaque parole comporte un enseignement spécifique : - Nous demandons du pain : cela nous apprend à exercer la sobriété et la modération ; il nous faut ne demander que le pain qu’il nous faut, pas celui qui pourrait nous être superflu.

      - Cette demande de nourriture nous enseigne à respecter l'honnêteté dans le travail : nous n’avons pas à demander le pain des autres, ni celui du mensonge, Proverbes 20:17, ni celui de la paresse, Proverbes 31:27, mais celui qui est obtenu honnêtement. - Nous demandons notre pain quotidien : ceci nous enseigne à dépendre constamment de la Providence divine. - Nous demandons à Dieu qu’Il nous donne cette nourriture ; pas qu'Il nous la vende, ni qu'Il nous la prête, mais vraiment qu'Il nous la donne. Les plus grands hommes sont redevables de la Miséricorde divine, pour leur pain quotidien ! - Nous prions en ces termes : « donne-nous ». Le « nous » signifie qu’il nous faut avoir compassion pour le pauvre, mais aussi, que nous devons prier en famille. - Nous prions que Dieu nous donne cela « aujourd'hui » ; cette formule nous apprend à renouveler journellement les désirs de notre âme envers Dieu, comme nous satisfaisons les besoins quotidiens de notre corps.

      Tandis que la journée s’écoule, nous devons prier notre Père céleste, en songeant que s’il serait bien difficile d’avoir une journée sans nourriture, il en serait de même sans la prière.

      Ce texte nous enseigne à détester et à fuir le péché ; alors que nous espérons en la Miséricorde divine, « méfions-nous » de nous-mêmes, comptons sur la Providence et la Grâce de Dieu pour nous protéger du péché, pour être prêts à résister au tentateur, et ne pas devenir une occasion de chute pour les autres.

      Ce texte comporte aussi une promesse : « car si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi à vous ». Nous devons pardonner, comme nous espérons être pardonnés. Ceux qui désirent bénéficier de la Grâce divine, doivent témoigner de la miséricorde envers leurs frères. Christ est venu dans le monde en tant que grand Pacificateur, pour nous réconcilier, non seulement avec Dieu, mais les uns avec les autres !

      Jean 20

      Actes 7

      Actes 15

      Romains 1

      Romains 5

      1

      Les heureux effets de la justification, par le biais de la foi en la Justice de Christ. (Romains 5:1-5)
      Nous sommes réconciliés par Son sang. (Romains 5:6-11)
      La chute d'Adam a conduit toute l'espèce humaine dans le péché et la mort. (Romains 5:12-14)
      La Grâce de Dieu, à travers la Justice de Christ, est capable d’apporter le salut, plus que le péché d'Adam ne l’était pour apporter la misère, (Romains 5:15-19)
      La Grâce a surabondé. (Romains 5:20,21)

      Un changement béni prend place dans le cœur du pécheur, au moment où il devient un véritable croyant, quel que soit son passé. Étant justifié par la foi il a la paix avec Dieu. Ce Dieu saint, vertueux, ne peut pas être en paix avec un pécheur, qui demeure sous la culpabilité du péché. La Justification par notre Seigneur Jésus-Christ enlève toute notre culpabilité, et ouvre donc la voie de la paix du cœur. Il est le grand Pacificateur, le Médiateur entre Dieu et l'homme.

      Heureux les saints qui se trouvent justifiés par la Grâce ! Le fait de devenir des « Justifiés », nous apprend que nous n’étions pas ainsi, lors de notre naissance. Nous ne pouvons pas être justifiés par nous-mêmes, mais quand nous sommes bénéficiaires du salut, nos offenses sont pardonnées. Cette situation de « rachetés » dénote la persévérance : nous tenons fermes, en sécurité, étant soutenus par la Puissance divine, ayant un fondement spirituel solide, résistant au pouvoir de l'ennemi de notre âme.

      Et ceux qui espèrent en la Gloire de Dieu, ont suffisamment de quoi se réjouir, dés maintenant ! La tribulation forge la patience, par la Grâce de Dieu toute puissante et agissante. Ceux qui souffrent avec patience reçoivent des consolations divines, qui surabondent lorsque les détresses abondent.

      Les épreuves sont pour nous une expérience nécessaire. Notre espérance ne sera jamais déçue, car elle est « scellée » par le Saint-Esprit, par l’Amour divin. La Grâce et l'Esprit béni répandent l'Amour de Dieu dans le cœur de tous les saints. Une perception correcte de cet Amour ne nous fera jamais éprouver de honte, quant à notre espérance, ou notre éventuelle souffrance, à cause de Son Nom !

      Romains 8

      Romains 9

      25 Le rejet du Messie par les Juifs, et l’acceptation, par les païens, du salut qu’Il offre, ont été prédits dans l'Ancien Testament. Ce fait tend réellement à démontrer la véracité de l'Écriture et l’accomplissement de Ses prophéties.

      C'est une merveille de la Puissance et de Miséricorde de Dieu, de constater qu’aujourd’hui, plusieurs acceptent toujours l’offre du salut : si Dieu avait agi envers Son peuple, selon l’ampleur de ses péchés, tous auraient péri.

      L’Écriture nous enseigne cette grande vérité : parmi le vaste nombre de ceux qui professent être chrétiens, il est à craindre qu'une partie seulement soit réellement sauvée...

      1 Corinthiens 1

      1 Corinthiens 16

      2 Corinthiens 1

      1

      La deuxième épître aux Corinthiens a probablement été écrite un an après la première. Son contenu est de toute évidence étroitement lié à celui de la précédente.

      La manière avec laquelle la première lettre de Paul a été reçue, est particulièrement remarquable : elle poussait l'apôtre à témoigner prioritairement sa gratitude envers Dieu, ce qui le libérait quelque peu de ses différents devoirs envers les Corinthiens. Beaucoup, parmi ces derniers, avaient montré des signes de repentir et avaient corrigé leur conduite, alors que d'autres suivaient encore leurs faux docteurs ; comme l'apôtre tardait à les visiter, renonçant à les traiter avec sévérité, ils l'accusaient alors de légèreté, lui imputant une conduite instable. Ils avaient également tendance à le mépriser, le trouvant à la fois arrogant et sévère, et ne recherchant qu’une vaine gloire.

      Dans cette épître, comme dans la précédente, nous trouvons la même affection ardente, envers les disciples de Corinthe, la même hardiesse pour les réprimander et le même zèle pour l'honneur de l'Évangile. Les six premiers chapitres sont principalement orientés sur la pratique ; les autres mentionnent davantage l'état de l'église de Corinthe, et contiennent beaucoup de règles d'application générale.

      * L'apôtre bénit Dieu pour le réconfort et la délivrance, face à ses différents problèmes. (\\# 1-11\\) Il professe son intégrité envers ses compagnons d'œuvre. (2 Corinthiens 1:12-14) Il donne les raisons pour lesquelles il n'a pu venir chez eux. (#\\15-24\\)

      2 Corinthiens 1:1-11 Dans ce texte, nous sommes encouragés à nous approcher résolument du trône céleste, afin de pouvoir obtenir la Miséricorde divine, et trouver ainsi la Grâce qui nous aidera au moment opportun.

      Le Seigneur est capable d’accorder Sa Paix à toute conscience troublée, et de supprimer les diverses passions qui ravagent l'âme. C'est Lui qui accorde ces bénédictions, comme un Père, envers Sa famille rachetée. Celui qui annonce : « ne permets pas à ton cœur de se troubler » est véritablement notre Sauveur !

      Tous les réconforts spirituels proviennent de Dieu, même les plus subtils sont EN Lui. Il délivre Sa Paix à l’âme, en accordant la rémission des péchés ; Il la console par l'influence du Saint-Esprit et par les richesses de Sa Miséricorde et de Sa Grâce. Le Seigneur est capable de réconforter les cœurs brisés, de guérir les blessures les plus douloureuses, Il sait également redonner espoir et joie à ceux qui connaissent les plus grands chagrins.

      Les faveurs que Dieu nous accorde, doivent non seulement nous rendre heureux, mais elles doivent être également profitables aux autres. Il envoie de simples réconforts, tels que la confiance dans le ministère spirituel de Ses serviteurs. Quand nous sommes confrontés ici-bas au plus grand désespoir, nous pouvons alors nous tourner vers Dieu, le Seul qui puisse nous sauver de la mort.

      L’espérance et la confiance des Corinthiens n'étaient pas vaines ; il en est de même pour ceux qui éprouvent de la honte pour leur péché et qui s'appuient sur le Seigneur pour être pardonnés. Les expériences spirituelles encouragent la foi et l'espoir, elles nous placent dans l'obligation de nous confier en Dieu, quant à notre avenir.

      Nous devons non seulement intercéder par la prière, en faveur d’une personne, mais également louer le Seigneur et Lui adresser des actions de grâce, en tenant des propos à notre prochain, qui lui soient bénéfiques. Un tel amour et une telle miséricorde envers les autres ne pourront concourir en final qu’au bien de tous !

      2 Corinthiens 12

      2 Corinthiens 13

      Galates 1

      Galates 6

      Ephésiens 1

      Ephésiens 6

      Philippiens 1

      1

      Les Philippiens manifestèrent un intérêt très profond pour l'apôtre Paul.

      L'ensemble de cette épître a pour but d’affermir la foi des chrétiens de Philippes, de les encourager à marcher en conformité avec l'Évangile, de les avertir du danger que représentaient les professeurs du judaïsme, et d'exprimer de la gratitude pour leur générosité chrétienne.

      Cette épître est la seule, parmi celles écrites par l’apôtre Paul, dans laquelle on ne trouve aucun réel reproche. Une recommandation et une confiance totales, de la part de Paul envers les Philippiens, se retrouvent dans chaque partie de cette lettre ; ces derniers sont l'objet d'une affection particulière, que tout lecteur attentif peut percevoir.

      * L'apôtre, par la prière, exprime sa gratitude, pour l’œuvre fructueuse de la Grâce, opérée chez les Philippiens. (Philippiens 1:1-7) Il leur exprime son affection, et prie pour eux. (Philippiens 1:8-11) Il les fortifie afin qu'ils ne soient pas abattus par ses propres souffrances. (Philippiens 1:12-20) Paul, dans sa vie, comme par sa mort, se préparait à glorifier Christ. (Philippiens 1:21-26) Exhortations au zèle et à la constance à professer l'Évangile. (Philippiens 1:27-30)

      Philippiens 1:1-7 Le grand honneur des serviteurs de Dieu les plus éminents, est d'être à la disposition de ce Dernier.

      Ceux qui ne vivent pas véritablement dans la sainteté ici-bas, ne seront jamais des saints dans le ciel. Hors de Christ, les saints les meilleurs ne sont que des pécheurs, incapables de se présenter dignement devant Dieu.

      Il n'y a pas de paix sans la Grâce. La paix intérieure est l’objet d'une faveur divine. La Grâce et la Paix du cœur ne proviennent que de Dieu, notre Père : Il est la source et l'origine de toutes nos bénédictions !

      L'apôtre n'a pas constaté à Philippes tout le résultat qu'il escomptait trouver ; il ne vit en particulier que peu de fruits relatifs à son précédent travail ; cependant, la joie émane de lui, au souvenir de cette église.

      Nous devons remercier notre Dieu pour les grâces et les consolations qu’Il nous adresse et pour les dons qui nous sont offerts par nos frères spirituels : lorsque nous recevons de tels bienfaits, Dieu en reçoit toute la gloire !

      L'œuvre de la Grâce ne sera jamais achevée tant que Jésus-Christ ne sera pas réapparu ici-bas. Nous pouvons avoir confiance que Dieu accomplira toujours Son œuvre merveilleuse dans chaque âme, là où la régénération a déjà vraiment commencé à opérer ; ne plaçons pas notre confiance dans les vaines apparences extérieures, basons-nous plutôt sur ce qui mène à la sainteté.

      Ceux qui, dans leur ministère spirituel, bénéficient de nombreux bienfaits, réjouissent le cœur de ceux qui les ont amenés au Seigneur. Le fait de souffrir ensemble, pour la cause de Dieu, resserre les liens mutuels.

      Philippiens 4

      20 L'apôtre termine par des louanges à Dieu. Nous devons regarder à Dieu, sous toutes nos faiblesses et nos craintes, non comme un ennemi, mais comme un Père, disposé à avoir pitié de nous et à nous aider. Nous devons rendre gloire à Dieu comme un Père. La grâce de Dieu et sa faveur, qui ont réconcilié les âmes dans la joie, avec toutes les grâces en nous qui en découlent, ont toutes été rachetées pour nous par le mérite de Christ, et mises en application par son intercession pour nous; et tout cela est appelé avec justesse la grâce du Seigneur Jésus-Christ.

      Colossiens 1

      Colossiens 3

      12 Nous devons non seulement, ne pas nous heurter avec quiconque, mais également, accomplir tout le bien possible.

      Les « élus de Dieu », saints et bien-aimés, doivent rester humbles et compatissants envers tous. Aussi longtemps que nous sommes en ce monde, où tant de corruptions envahissent notre cœur, il arrive parfois que naissent des querelles. Il est de notre devoir, en de tels cas, de nous pardonner les uns les autres, imitant le Pardon parfait, par lequel nous sommes sauvés.

      Que la Paix de Dieu règne dans votre cœur ; cette Paix représente Son œuvre, en tous ceux qui Lui appartiennent. Les actions de grâce adressées à Dieu nous aident à nous faire accepter par tous les hommes.

      L'évangile est la parole de Christ. Beaucoup possèdent cette parole en leur cœur, mais bien faiblement ; Elle n'a en fait, aucun pouvoir sur eux. L'âme ne peut prospérer que lorsque nous sommes pénétrés des préceptes de l'Écriture et de la Grâce de Christ.

      Quand, par exemple, nous chantons des psaumes, nous devons être attentifs à nos paroles. Quelle que soit notre tâche, accomplissons tout au Nom du Seigneur Jésus, dans une sincère dépendance.

      Ceux qui font tout au Nom de Christ, ne manqueront jamais d'occasion de rendre grâces à Dieu le Père !

      1 Thessaloniciens 1

      1

      Cette épître est considérée généralement comme celle qui a été la première, écrite par l’apôtre Paul. L'occasion semble en avoir été le compte-rendu positif de la fermeté de l'église à Thessalonique, quant à sa foi en l'Évangile. Cette épître manifeste l'affection et la confiance, de l’apôtre envers les Thessaloniciens ; elle insiste davantage, par rapport à d’autres épîtres, sur la pratique de la piété et la consolation qui en découle (avec toutefois moins d’enseignement de doctrine.)

      La foi, l'amour, et la patience des Thessaloniciens, sont les signes évidents de leur « élection », manifestée dans la puissance avec laquelle l'Évangile est parvenu jusqu’à eux. (1 Thessaloniciens 1:1-5)
      Les effets puissants et exemplaires de l’Évangile agissent sur leur cœur et leur vie. (1 Thessaloniciens 1:6-10)

      Puisque toute bénédiction provient du ciel, nulle autre ne peut être espérée de la part des pécheurs, sauf quand elle est « agréée » par Dieu, en Christ.

      Les meilleures bénédictions peuvent être attendues de Dieu : Il est notre Père, Christ étant Son Fils. Nous devons prier, non seulement pour nous-même, mais également pour les autres, en nous souvenant d'eux, sans cesse. Quand on rencontre une foi véritable chez un enfant de Dieu, on constate toujours les fruits de cette dernière ; elle affectera à la fois le cœur et la vie de cette personne. La foi travaille avec l’amour : elle se révèle elle-même dans notre amour envers Dieu et notre prochain.

      Partout où se trouve une solide espérance de la vie éternelle, on voit apparaître parallèlement l'exercice de la patience ; cela traduit également une certaine sincérité de cœur dans tous nos actes, quand nous cherchons à être approuvés par Dieu. Nous pouvons reconnaître notre « élection spirituelle », si, non seulement nous témoignons des bénédictions divines, mais si nous ressentons également leur pouvoir dans notre cœur, anéantissant ainsi notre convoitise et nous sevrant du monde, en recherchant tout ce qui concerne le domaine céleste.

      Si l'Esprit divin ne s’associe à la lecture de la Parole de Dieu, Il ne sera pour nous qu’une lettre morte. Les Thessaloniciens ont profité de cette « onction spirituelle » : la puissance du Saint-Esprit. Ils étaient totalement convaincus de la Véracité des Écritures, sans être ébranlés par diverses objections de doctrine, voire des doutes ; ils étaient disposés à tout laisser pour Christ et à tout risquer pour le salut de leur âme, étant assurés d’avoir la vie éternelle, selon la révélation de l'Évangile !

      1 Thessaloniciens 3

      11 La prière est un véritable culte spirituel, et toute adoration ne doit être due qu'à Dieu. La prière doit être adressée à Dieu, notre Père. Elle ne doit pas seulement l’être au Nom de Christ, mais « offerte » à Lui-même, notre Seigneur et notre Sauveur.

      Sachons reconnaître Dieu dans toutes nos voies et Il dirigera notre marche. L'amour mutuel est exigé chez tous les chrétiens. L’amour vient de Dieu, accomplissant les ordonnances de l'Évangile, comme celles de la loi.

      Les influences de l'Esprit sont nécessaires à notre croissance dans la Grâce ; le chemin pour les obtenir est la prière. La sainteté est exigée pour tous ceux qui doivent aller au ciel ; nous devons agir pour ne pas contredire la profession que nous faisons de la sainteté. Le Seigneur Jésus reviendra dans Sa gloire ; Ses saints viendront avec Lui !

      Son excellence comme Sa sainteté seront manifestes ; sans ces éléments dans le cœur, nul ne pourra éviter la condamnation.

      1 Thessaloniciens 4

      1 Thessaloniciens 5

      2 Thessaloniciens 1

      1

      La deuxième épître aux Thessaloniciens a été écrite peu de temps après la première. L'apôtre avait entendu dire, suite à quelques commentaires relatifs à sa première lettre, que beaucoup pensaient que la seconde venue de Christ était proche, et que le jour du jugement arriverait du temps de leur vivant...

      Quelques-uns négligeaient leurs devoirs sociaux. Paul leur écrit de nouveau pour corriger leur erreur d’interprétation, cette dernière pouvant restreindre la diffusion de l'Évangile. Il a écrit conformément aux paroles des prophètes de l'Ancien Testament, leur disant que de nombreuses décisions du Très-Haut doivent encore s’accomplir, avant que ne survienne le Jour du Seigneur ; étant persuadé de la véracité de ce futur événement, il souligne son imminence.

      Ce sujet conduit à une remarquable prédiction de certains événements futurs, devant avoir lieu au « temps de l'Église ; » cela renforce l'esprit prophétique que possédait l'apôtre.

      * L'apôtre bénit Dieu pour la croissance de l'amour et de la patience des Thessaloniciens. (2 Thessaloniciens 1:1-4) Il encourage ceux-ci à persévérer, malgré toutes leurs souffrances pour la cause de Christ ; il leur rappelle Sa présence au grand jour du jugement. (2 Thessaloniciens 1:5-12)

      2 Thessaloniciens 1:1-4 Quand on rencontre la Grâce véritable, on ne peut que constater Sa croissance en notre cœur !

      Le chemin du juste (ou du racheté) est comme une lumière brillante, luisant sans cesse et de plus en plus, jusqu'à son épanouissement parfait. Quand la Grâce croît sans cesse, Dieu doit en recevoir toute la gloire. Quand la foi grandit, l'amour abonde : elle ne peut d’ailleurs s’épanouir sans ce dernier. La foi et la patience peuvent être proposées en tant que modèles pour notre prochain, en particulier lorsque les épreuves, permises par Dieu, ainsi que les persécutions des hommes, manifestent la véracité de la Grâce : la patience et la foi, mentionnées par l'apôtre Paul, fortifient les rachetés, en leur permettant de supporter toutes les tribulations !

      2 Thessaloniciens 2

      16 Nous pouvons et nous devons adresser nos prières, non seulement à Dieu le Père, par le biais de notre Seigneur Jésus-Christ, mais aussi à ce Dernier.

      Nous devons prier Dieu, au Nom de Christ, car Il est non seulement Son Père, mais il est également notre Père, en Son Fils. L'amour de Dieu, en Jésus-Christ, est à l’origine de tout le bien dont nous disposons ou pouvons espérer. Nous pouvons compter sur les différentes consolations que peut nous envoyer le ciel, car les saints placent toute leur confiance en la Grâce. Cette grâce et la Miséricorde divine sont les fondements de l’espérance des enfants de Dieu ; ils ne se confient nullement dans leur propre valeur, voire leurs éventuels mérites.

      Plus nous prenons plaisir à lire la Parole de Dieu, à contempler Ses œuvres et Ses voies, plus nous serons aptes à progresser dans notre cheminement spirituel. Mais si nous vacillons dans la foi, assaillis par les doutes, si nous hésitons à accomplir notre devoir, il n'est pas étonnant que nous soyons « étrangers » aux joies de la piété...

      2 Thessaloniciens 3

      16 Dans ce texte, l'apôtre prie pour les Thessaloniciens.

      Puissions-nous désirer les mêmes bénédictions pour nous-même et nos amis, désirer la paix avec Dieu ! Paul aspirait à cette paix pour les membres de l’assemblée de Thessalonique, pour toujours, en tous points. La paix par tous les moyens, dans chacune de leurs voies ; comme tous avaient pu estimer les bénéfices de la Grâce, ils pouvaient désormais utiliser toutes les méthodes pour se procurer la paix.

      Nous n'avons rien besoin de plus pour nous sentir en sécurité et heureux, et nous ne pouvons rien désirer de mieux pour nous-même et nos amis, que la pleine présence de la Grâce de Dieu avec nous tous. Peu importe où nous nous trouvons, si Dieu est présent à nos côtés !

      C'est par la Grâce de notre Seigneur Jésus-Christ que notre espérance nous conduit vers la paix de Dieu, tout en pouvant jouir spirituellement de Sa présence. Cette Grâce est l’entité qui nous rend joyeux ; même si nous souhaitons qu'Elle inonde le cœur des autres, il en restera toujours assez pour nous-mêmes !

      1 Timothée 1

      1 Timothée 6

      2 Timothée 1

      2 Timothée 4

      Tite 1

      Philémon 1

      Jacques 1

      1

      L’épître de Jacques est spirituellement l'un des écrits les plus instructifs du Nouveau Testament.

      Cette épître dénonçant principalement les erreurs particulières rencontrées parmi les chrétiens juifs de cette époque, elle n’a pas le même style doctrinal que les autres écrits du Nouveau Testament, mais présente néanmoins un résumé admirable des devoirs pratiques de tout croyant. On y trouve exposées les principales vérités du Christianisme ; si on les observe avec attention, elles sont en accord total avec les formulations de l’apôtre Paul, quant à la Grâce et à la Justification ; ces vérités comportent également de sérieuses exhortations à la patience, à l'espérance, à l'obéissance, à la foi et à l'amour, le tout entrecoupé d'avertissements, de reproches, et d'encouragements, appropriés à la personnalité des destinataires.

      Les vérités exposées dans ce texte sont pleines de sagesse, et doivent être impérativement observées et pratiquées, même de nos jours. On ne trouve en Christ aucune « branche morte », dépourvue de sève ; la foi n'est pas synonyme d’oisiveté ; où que ce soit, des fruits spirituels doivent se révéler dans les œuvres.

      * Comment rester fidèle à Dieu, au temps de l'épreuve ; comment tenir une bonne conduite dans la prospérité, comme dans les circonstances défavorables. (Jacques 1:1-11) Considérer tout mal, comme procédant de nous-même, et tout bien comme provenant de Dieu. (Jacques 1:12-18) Le devoir de veiller contre un tempérament irréfléchi, et de recevoir la Parole de Dieu avec humilité et soumission. (Jacques 1:19-21) Vivre en conformité à ces exhortations. (Jacques 1:22-25) La différence entre les vaines hypocrisies et la véritable piété. (Jacques 1:26,27)

      Jacques 1:1-11 Le christianisme enseigne aux hommes d’être joyeux dans l'adversité : de tels principes proviennent de l'Amour de Dieu ; les différentes épreuves rencontrées dans l’exercice du devoir, nous apporteront des bénédictions, puis contribueront à l’établissement de notre couronne, dans les cieux.

      Prenons soin, au temps d'épreuve, que ce soit la patience, et non la passion, qui nous anime : quoi qu'il soit dit ou fait, que ce soit la patience qui en soit l’origine. Quand l'œuvre de la patience sera accomplie, elle fournira tout ce qui est nécessaire à notre « course » chrétienne et à notre combat spirituel.

      Nous ne devons pas seulement prier pour que disparaisse toute affliction ; prions pour avoir la sagesse et en faire bon usage. Qui n'a pas besoin de sagesse pour le guider dans l’épreuve, à la fois pour apaiser son propre esprit et pour le diriger dans ses affaires ? Ce texte répond à tout découragement, quand nous allons vers Dieu, convaincus de notre propre faiblesse et de notre folie.

      Si quelqu'un pense de la sorte : « c'est peut être le cas pour d'autres, mais j'estime que cela ne me concerne pas », qu'il sache que la Parole contient cette promesse : « à tous ceux qui demandent, il sera donné. » Un esprit simple et clairvoyant, quant à son intérêt spirituel et éternel, résolu fermement à s’investir pour Dieu, grandira en sagesse, malgré les épreuves et les oppositions rencontrées, il continuera avec ferveur dans la dévotion.

      Quand notre foi s’affermit ou vacille, selon les aléas du moment, nos paroles et nos actes manquent de fermeté. Ceci n'expose pas nécessairement les hommes, au mépris du monde, mais de telles voies ne peuvent plaire à Dieu. Une telle condition de vie n'a pas sa pareille pour entraver toute réjouissance spirituelle en Dieu. Certaine personnes de condition modeste, peuvent se réjouir d’être « riches » dans la foi, convaincues d'hériter du Royaume de Dieu ; le riche peut également se réjouir de traverser des conditions difficiles, elle ne peuvent que le conduire sur le chemin de la piété. La richesse du monde se flétrit inéluctablement : que le riche se réjouisse en la Grâce de Dieu, Celui qui peut le garder dans l’humilité ; cette Grâce lui permettra de traverser les épreuves, et lui apprendra à rechercher la paix en Dieu, au lieu des plaisirs éphémères de ce monde.

      1 Pierre 1

      1

      Nous trouvons dans ces épîtres de Pierre les mêmes grandes doctrines que dans celles de l’apôtre Paul ; elles s’appliquent aux mêmes buts pratiques.

      Ces épîtres sont remarquables par la douceur, la gentillesse, et l'humble amour qui s’en dégagent. Elles résument clairement et succinctement les éléments suivants : des consolations et des directives nécessaires à l'encouragement et la conduite d'un chrétien dans son cheminement vers la patrie céleste, élevant ses pensées et ses désirs vers cette félicité qui l’attend, en le fortifiant contre toute opposition, corruption, tentation et affliction qui le guettent.

      * L'apôtre Pierre bénit Dieu pour ses bienfaits, à travers Christ. (1 Pierre 1:1-9) Le salut par Christ a été prédit dès les premières prophéties. (1 Pierre 1:10-12) Tous sont exhortés à suivre une sainte conduite ; (1 Pierre 1:13-16) Que la Sainteté se retrouve dans leur cheminement, leurs privilèges, et leurs obligations. (1 Pierre 1:17-25)

      1 Pierre 1:1-9 Cette épître de Pierre s’adresse en principe aux croyants, étant généralement de véritables « étrangers » en chaque ville ou pays, disséminés dans toutes les nations.

      Ces chrétiens doivent attribuer leur salut à l'Amour du Père envers Ses « élus », à la Rédemption du Fils, et à la Sanctification du Saint-Esprit ; ils peuvent ainsi rendre gloire à un Dieu trinitaire, en lequel ils ont été baptisés.

      L'espoir, selon l’esprit du monde, se réfère seulement à ce qui est incertain : tous les espoirs ici-bas sont en effet chancelants, bâtis sur le sable ; l'espérance céleste, aux yeux du monde, est une conjecture aveugle et sans fondement. Mais l'espérance des enfants de Dieu est vivante ! Non seulement dans son essence, mais également quant à ses effets. Cette espérance anime et console dans toutes les détresses, permettant de franchir toutes les difficultés.

      La Miséricorde divine est à l’origine de toute espérance céleste, une Miséricorde sans limites. La solide conviction du salut est un principe actif et vivant dans l'âme du croyant.

      La joie qui anime tout chrétien, provient de la connaissance de la félicité céleste qui lui est réservée. Cette joie est incorruptible et ne peut disparaître. Ne pouvant être souillée, elle reste pure et parfaite. Elle ne peut se flétrir, elle demeure constante, malgré tous les aléas possibles.

      Tous les biens ici-bas sont entachés de défauts et perfectibles ; les propriétaires de belles demeures sont en perpétuel souci de se faire dérober ce qu’ils possèdent ; le luxe et le confort sont trop souvent à l’origine de troubles de santé. Les riches propriétés sont souvent entachées par le péché, à la fois pour les obtenir, comme pour les habiter.

      Sommes-nous prêts à nous détourner de ce que nous possédons, étant persuadés qu’il s’agit parfois d’objets sans utilité réelle, qui peuvent, par leur emploi, nous priver de certaines libertés ou de joie... Les possessions du monde sont incertaines et éphémères, semblables aux fleurs des champs. Ce qui est conservé dans le ciel a infiniment plus de valeur.

      Bienheureux ceux dont le cœur est assuré, par le Saint-Esprit, de recevoir un « héritage céleste » ! Dieu n’accorde pas seulement la Grâce à Son peuple, mais Il préserve ce dernier, pour qu’il connaisse Sa gloire.

      Chaque croyant a toujours un sujet pour lequel il peut grandement se réjouir ; il doit témoigner de son appartenance spirituelle par sa conduite. Le Seigneur n'afflige pas par plaisir, mais cependant, Son amour et Sa Sagesse permettent que Ses enfants subissent des épreuves « tranchantes », pour leur bien final.

      La qualité de l'or n'augmente pas par l'épreuve du feu, en fait, elle diminue ; la foi, quant à elle, est affermie par l’épreuve, et les afflictions. L'or finira par disparaître, et ne peut permettre d’acquérir que ce qui est périssable, alors que l'épreuve de la foi permettra de louer, d'honorer, et de glorifier le Seigneur !

      Que ces pensées nous aident à supporter les présentes afflictions ! Portons notre regard vers l'excellence de Christ, et vers Son amour pour nous ; cela vivifiera en notre cœur le « feu spirituel », qui s'élèvera dans un sacrifice d'amour envers Lui ! La gloire de Dieu et notre bonheur spirituel sont tellement unis, que la recherche sincère d’un de ces éléments, nous conduira à l’autre, quand notre âme, par notre nature, ne sera plus assujettie au mal. La certitude d’une telle espérance est perçue par les croyants, comme déjà acquise !

      2 Pierre 1

      1 Jean 3

      1

      L'apôtre admire l'amour de Dieu qui fait des croyants, Ses enfants. (1 Jean 3:1,2)
      L'influence bénéfique de l'espérance de voir Christ, et le danger d'y prétendre, tout en vivant dans le péché. (1 Jean 3:3-10)
      L'amour envers les frères est la caractéristique des véritables chrétiens. (1 Jean 3:11-15)
      Cet amour est démontré par les œuvres. (1 Jean 3:16-21)
      L'avantage de la foi, de l'amour, et de l'obéissance. (1 Jean 3:22-24)

      Le monde ne se représente guère le bonheur des véritables disciples de Christ. Peu de personnes savent en effet que ces « pauvres » chrétiens, si méprisés, sont les « favoris » de Dieu et qu'ils demeureront bientôt dans le ciel.

      Que les disciples de Christ soient satisfaits du « prix élevé » qui doit être payé ici-bas : ils demeurent en fait sur une terre étrangère, où leur Seigneur a été si durement traité avant eux. Les enfants de Dieu doivent marcher par la foi et vivre en toute espérance. Forts de ces deux éléments, ils peuvent très bien attendre avec ferveur la révélation du Seigneur Jésus !

      Lors du retour du Seigneur, les enfants de Dieu seront « reconnus » grâce à leur ressemblance manifeste avec leur Chef. Ils seront transformés « en la même image », en Le percevant directement !

      2 Jean 1

      Jude 1

      1

      Cette épître de Jude s’adresse à tous les croyants, désormais sous la dispensation de l’Évangile. Son but est de garder les enfants de Dieu, des faux docteurs qui avaient commencé à s'introduire dans l'église de l’époque, répandant de dangereuses doctrines et tentant de rabaisser l’ensemble du Christianisme en une simple croyance nominale, en une « profession » extérieure de l'Évangile.

      Ayant ainsi nié les obligations de sainteté personnelle, ces faux docteurs ont enseigné leurs disciples à vivre de manière coupable, en les flattant en leur faisant espérer la vie éternelle. Cette épître dénonce le caractère vil et la démarche honteuse de ces séducteurs, pour conclure ensuite par divers avertissements, exhortations et conseils aux croyants.

      * L'apôtre exhorte à la fermeté dans la foi. (Jude 1:1-4) La mauvaise influence des faux docteurs, et la punition épouvantable qui leur sera infligée, ainsi qu'à leurs partisans. (Jude 1:5-7) L’affreuse description de ces séducteurs et leur fin déplorable. (Jude 1:8-16) Les croyants sont mis en garde contre l’arrivée de tels trompeurs dans l’église naissante. (Jude 1:17-23) Conclusion de l'épître : doxologie d’encouragement et louanges diverses. (Jude 1:24,25)

      Jude 1:1-4 Les chrétiens sont appelés à demeurer spirituellement « séparés du monde », hors de sa nature et de son esprit mauvais : ils sont appelés à ne pas s’y intégrer, pour se tourner vers une destination plus élevée et meilleure, vers le ciel, pour connaître ce qui est pour l’instant invisible, mais éternel ; les croyants sont appelés à s’éloigner du péché, pour se rapprocher de plus en plus de Christ, ils doivent fuir toute vanité et impureté, pour se tourner vers la droiture et la sainteté : tout cela s’opère par la Grâce divine.

      Si le chrétien est sanctifié et glorifié, tout l'honneur et la gloire en reviennent à Dieu, à Lui seul. Du fait que ce Dernier initie l'œuvre de la Grâce dans le cœur de l’homme, Il le soutient également et le perfectionne dans la sanctification.

      Ne nous fions pas à nous-mêmes, ni dans le potentiel de Grâce déjà acquis, mais en Dieu, en Lui seul. La Miséricorde divine est la source de tout le bien dont nous disposons ou que nous espérons obtenir ; cette Miséricorde est accessible au misérable comme au coupable.

      Conjointement à la Miséricorde, nous trouvons la Paix et l’Amour qui en découlent : d’une part, l'amour de Christ envers nous, mais également, notre amour pour Lui ainsi que notre amour fraternel.

      L'apôtre prie, non seulement que les chrétiens puissent se contenter de peu, mais que leur âme et les églises soient imprégnées de ces pensées. Nul n'est exclu de l’offre et de l’invitation offertes par l’Évangile, sauf les pécheurs qui s’en écartent délibérément. La doctrine de l’Évangile s’applique aux croyants, uniquement à ceux qui désirent s’approcher de Christ. Elle s’adresse aussi bien aux faibles, qu’aux forts. Ceux qui ont reçu la doctrine du salut, doivent combattre pour sa cause, avec ferveur, mais sans débordement.

      Il est mauvais de mentir pour prôner la Vérité ! Il n'est pas bon non plus, de vouloir la défendre par la force. Ceux qui ont reçu la Vérité doivent combattre pour Elle, comme le faisaient les apôtres ; en souffrant avec patience et courage pour Sa cause, sans essayer de combattre ceux ne veulent pas L’admettre, ni partager notre foi.

      Nous devons de tout cœur, surmonter tout ce qui s’oppose à la foi, contrecarrer ceux qui voudraient la corrompre ou la dépraver, même de manière hypocrite, à notre insu. Opposons-nous aux impies invétérés, à ceux qui encouragent à pécher délibérément : ils refusent la Grâce divine qui abonde toujours merveilleusement et restent endurcis devant l'ampleur et la plénitude de la grâce de l'Évangile, dont le but est de délivrer les hommes du péché, pour les amener à Dieu.

      Apocalypse 1

      4 Il ne peut pas y avoir de paix authentique, là où il n'y a pas la Grâce véritable ; et là où la Grâce arrive, la paix ne tarde pas ! Cette bénédiction est inhérente au nom de Dieu, à la Sainte trinité, c'est d’ailleurs un sujet d'adoration !

      Dans ce texte, le Père est nommé en premier lieu ; il est décrit comme Celui qui est, et qui était, et qui vient, qui est éternel, qui ne change pas. Le Saint-Esprit est appelé « les sept esprits », le parfait Esprit de Dieu, en qui il y a une diversité de dons et d'opérations.

      Le Seigneur Jésus-Christ est de toute éternité, un Témoin de tous les conseils divins. Il est le Premier-né d’entre les morts, qui par Son propre pouvoir, ressuscite Son peuple. Il est le Prince des rois de la terre ; c'est par Lui que leurs délibérations sont dirigées, et c'est à Lui qu'ils doivent rendre des comptes.

      Le péché laisse une « tache » de culpabilité et de pollution sur l'âme. Rien ne peut effacer cette tache, si ce n'est le sang de Christ ; et Christ a versé Son propre sang pour satisfaire la justice divine, et acheter le pardon et la pureté pour Son peuple.

      Des croyants, Christ a fait des « rois » et des « sacrificateurs », pour Dieu son Père. En tant que tels, ils sont vainqueurs du monde, mortifient le péché, gouvernent leur propre esprit, résistent à Satan, communient avec Dieu dans la prière, et jugeront le monde. Christ a fait d'eux, des sacrificateurs, leur donnant accès à Dieu, Il leur a permis d'offrir des sacrifices spirituels et acceptables ; ces faveurs destinent Ses enfants à Lui attribuer l'autorité et la gloire qui lui sont dues, pour toujours !

      Christ jugera le monde. L'attention est attirée sur ce grand jour, où tous verront la sagesse et le bonheur des « amis » de Christ, et la folie et la misère de Ses ennemis.

      Puissions-nous penser fréquemment à la seconde venue de Christ ! Il viendra, pour la terreur de ceux qui Le blessent et Le crucifient par leur apostasie : Il viendra, à la surprise de l’ensemble des impies. Il est le Commencement et la Fin ; toutes choses sont de Lui et pour Lui ; Il est le Tout-puissant ; Il est le même, Celui qui est éternel et immuable !

      Si nous voulons être comptés parmi Ses saints, dans Sa gloire éternelle, nous devons maintenant nous soumettre volontairement à Lui, Le recevoir, et L'honorer comme un Sauveur, nous qui croyons qu'Il viendra pour être notre Juge.

      Ils doivent être nombreux hélas, ceux qui souhaiteraient ne jamais mourir, et ne jamais connaître le jour du jugement !

      Apocalypse 2

      1

      Lettres aux églises d’Asie, comportant des avertissements et des encouragements : à l'église d'Éphèse ; (Apocalypse 2:1-7)
      à l’église de Smyrne ; (Apocalypse 2:8-11)
      à l’église de Pergame ; (Apocalypse 2:12-17)
      à l’église de Thyatire. (Apocalypse 2:18-29)

      Ces assemblées étaient dans des états si différents, quant à la pureté de la doctrine et la ferveur de la piété, que les paroles qui leur sont adressées par Christ, peuvent tout à fait convenir à toutes les autres églises, ainsi qu’à leurs dirigeants.

      Christ connaît et observe l’état de ces assemblées d’Asie : bien qu’étant au ciel, Il est cependant au milieu de Ses églises, ici-bas, observant leurs défauts et leurs besoins.

      L'église d'Éphèse est complimentée pour son assiduité à son devoir. Christ mémorise chaque heure passée par Ses serviteurs, dans l’exercice de leur tâche : ce travail « pour le Seigneur », ne sera pas vain. Il ne suffit pas d’être assidu dans ce ministère : il faut aussi avoir de la patience, à la fois de « supporter », mais aussi « d’attendre ». Bien que nous devions montrer de la douceur de caractère envers tous les hommes, nous devons cependant afficher un certain zèle à condamner leurs iniquités.

      Le péché que reproche Christ à cette église d’Éphèse, n'est pas d'avoir laissé et abandonné l’objet de son amour, mais d'avoir perdu la ferveur qu'elle avait d'abord manifestée. Tel est le reproche que Christ adresse à Son peuple, le voyant devenir négligent et froid envers Lui. Il est certain que cette mention relative à l'abandon, par les chrétiens, de leur premier amour, est un blâme pour ceux qui éprouvent le même sentiment, en toute insouciance, tentant d'excuser leur indifférence et leur manque de zèle à cet égard ; notre Sauveur culpabilise cette insouciance : ces âmes doivent s'en repentir ; elles doivent éprouver de la peine et de la honte, quant à leur déclin spirituel et coupable et le confesser humblement devant Dieu. Ces chrétiens doivent s'efforcer de retrouver leur zèle initial, leur tendresse et leur sérieux dans leur piété ; ils doivent prier avec ferveur, veiller aussi, avec diligence, de la même manière que lorsqu'ils firent leurs « premiers pas » vers Dieu. Si la présence de la Grâce de Christ et l'Esprit sont offensés, ils doivent s’attendre à être attristés.

      Une mention encourageante est néanmoins adressée à l’église d’Éphèse, au sujet de ses qualités. L'indifférence pour la vérité comme pour l'erreur, pour le bien comme pour le mal, peut être faussement appelée de la charité et de la douceur de caractère : c’est une erreur, et cela déplait à Christ.

      La vie chrétienne est une guerre contre le péché, contre Satan, contre le monde et la chair. Nous ne devons jamais céder à nos ennemis spirituels : nous connaîtrons alors un glorieux triomphe et une récompense dans le ciel. Tous ceux qui persévèrent « trouveront » tout en Christ : l'Arbre de vie, la perfection et la confirmation dans la sainteté et le bonheur, non pas ici-bas, mais dans le paradis céleste ! Ces termes ne sont pas fictifs, mais ils proviennent du récit du jardin d'Éden, dénotant les joies pures, satisfaisantes, et éternelles du ciel : nous pouvons les attendre en ce monde, par la foi, dans la communion avec Christ, avec les consolations du Saint-Esprit !

      Croyants, que votre « séjour » ici-bas, soit une véritable lutte : une vie de quiétude vous attend plus tard ; mais dans l’immédiat, la Parole de Dieu ne nous promet aucune tranquillité ni absence de conflits sur cette terre !

      8 Notre Seigneur Jésus est « le Premier », car c'est par Lui que toutes choses ont été faites ; Il était avant toutes choses, avec Dieu, et Il est Dieu lui-même. Il est aussi « le Dernier », car Il sera le Juge de tous. En tant que Premier et Dernier, Celui qui était mort et qui maintenant est vivant, est le Frère et l'Ami du croyant ; Il est riche dans la pauvreté la plus profonde, honorable dans l'humiliation la plus basse, et heureux sous la tribulation la plus lourde, comme l’était l'église de Smyrne.

      Beaucoup de riches ici-bas sont en fait des « pauvres » devant Dieu ; d’autres sont pauvres extérieurement, mais sont riches intérieurement : riches en la foi, en bonnes œuvres, libéraux pour octroyer des privilèges et des dons, et enfin, riches en espérance.

      Quand une âme jouit d’une spiritualité fervente, toute pauvreté extérieure éventuelle peut être très bien supportée ; quand le peuple de Dieu est pauvre en ce monde, mais qu’il dispose d’une bonne conscience envers Christ, ce Dernier fait abonder en eux la richesse spirituelle. Christ nous protège dans les difficultés que nous pouvons devoir subir. Il ne faut pas les appréhender ! Ne vous contentez pas « d'étouffer » toute crainte servile, mais subjuguez-la, en fortifiant votre âme, avec vigueur et courage ! Les problèmes surviennent pour nous éprouver, non pour nous détruire.

      Observez l’authenticité de la récompense, promise au verset Apocalypse 2:10* : « Je te donnerai » ; ces âmes recevront leur récompense de la propre main de Christ. On peut voir également ce qui lui est associé : « une couronne de vie » ; une existence passée au service du Seigneur, ou consacrée pour Sa cause, sera récompensée par une vie bien meilleure, une vie qui sera éternelle !

      La seconde mort est infiniment pire que la première : d’une part dans l’agonie, mais aussi parce qu’elle est éternelle ; il est déjà affreux de mourir, mais rester perpétuellement dans cet état...

      Si un homme est préservé de la seconde mort et de la colère divine, il peut patiemment endurer tout ce qu'il subira ici-bas !

      *Référence ajoutée par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte.

      12 La parole de Dieu est une « épée », capable de tuer à la fois le péché et les pécheurs. Elle est capable de sévir en tous lieux ; le croyant, cependant, ne doit pas avoir peur de cette épée : il ne peut toutefois se placer sous sa protection, sans une entière obéissance à la Parole.

      Du fait que notre Seigneur remarque tous les avantages et les opportunités que nous pouvons avoir dans l’accomplissement de notre devoir, là où nous nous trouvons, Il est parfaitement capable de voir également nos tentations et nos découragements.

      Malgré cette situation d’épreuve, l'église de Pergame n'avait pas renié sa foi, ni par une apostasie manifeste, ni par un rejet du salut offert à la croix. Christ recommande aux membres de cette assemblée, une certaine fermeté, tout en réprouvant leurs échecs et leur culpabilité. Une mauvaise perception de la doctrine de l'évangile et de la liberté chrétienne était à l’origine de l'amertume qui avait provoqué les mauvaises pratiques de cette église.

      Le repentir est un devoir, au sein des assemblées, comme dans le cœur de chacun ; ceux qui ont commis un péché ensemble, doivent se repentir en commun. Nous trouvons dans ce texte une promesse, en faveur de ceux qui sont « vainqueurs ». Les influences et les consolations de l'Esprit de Christ descendent du ciel vers l'âme, en vue de réconforter cette dernière. Tout cela reste caché aux yeux du monde. Le nouveau nom, mentionné au verset Apocalypse 2:17*, est le nom d'adoption de la personne citée : quand le Saint-Esprit révèle Son action dans l'âme du croyant, le nouveau nom de ce dernier et son rôle véritable ici-bas sont alors parfaitement compris !

      *Référence ajoutée par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte.

      18 Même si le Seigneur sait que les œuvres de Son peuple sont faites dans l'amour, la foi, le zèle, et la patience, si Ses yeux, tels une flamme de feu, voient les Siens s'engager dans une mauvaise direction, Il les réprimandera, les corrigera, ou les punira. Nous voyons, dans ce texte, la louange du ministère et du peuple de Thyatire, par Celui qui connaissait les principes par lesquels il agit. Les membres de cette église devinrent plus sages et meilleurs.

      Tous les chrétiens doivent désirer avec ferveur que leurs dernières œuvres puissent être les meilleures. Cependant, cette église de Thyatire « fermait les yeux » sur l’œuvre de certains séducteurs, de mauvaise réputation...

      Dieu est sage dans les jugements qu'Il exécute ; quand Il juge les « séducteurs », Il révèle à quel point Il connaît bien le cœur des hommes, leurs principes, leurs diverses conceptions et leur tempérament. Un encouragement est donné dans ce texte, à ceux qui veillent à rester purs et non souillés.

      Il est dangereux de mépriser le « mystère » de Dieu, et tout aussi périlleux d’adopter celui de Satan. Méfions-nous des profondeurs de Satan : celui qui en connaît le moins est le plus heureux. Combien Christ est tendre envers Ses fidèles serviteurs ! Il ne leur impose aucun joug, si ce n'est pour leur bien.

      Une grande récompense est promise au croyant persévérant et victorieux ; il bénéficiera de la connaissance et de la sagesse, nécessaires à l’exercice de son pouvoir et de son autorité dans le futur.

      Christ, par Sa venue, par Sa présence, apporte la Lumière dans l'âme : Lumière de la Grâce et de la Gloire ; quel bonheur de Le connaître en tant que Seigneur et Sauveur ! Après chaque victoire sur « l’ennemi », sachons garder notre avantage sur lui, pour que nous puissions le vaincre de nouveau éventuellement et garder les œuvres de Christ jusqu'à la fin !

      Apocalypse 3

      1

      Lettres à l'église de Sardes ; (Apocalypse 3:1-6)
      de Philadelphie ; (Apocalypse 3:7-13)
      et Laodicée. (Apocalypse 3:14-22)

      Le Seigneur Jésus est Celui qui a le Saint-Esprit, avec tous Ses pouvoirs et Ses grâces. L'hypocrisie, et la triste déchéance de la piété, sont des péchés reprochés à Sardes, par Celui qui connaissait bien cette église et toute son œuvre.

      Les apparences extérieures de cette église paraissaient bonnes aux yeux des hommes, mais en fait, il n’y avait qu’une forme de piété, sans aucune réelle puissance : cette assemblée avait un nom, mais aucun principe de vie. Les âmes et le service de cette communauté étaient véritablement « engourdis » ; beaucoup de membres étaient vraiment hypocrites, d'autres étaient dans un état désordonné, sans vie spirituelle.

      Notre Seigneur a appelé ces chrétiens : - À rester vigilants à l’encontre de leurs ennemis ; - À être actifs et sérieux quant à leur devoir ; - À s'efforcer, sous la dépendance de la Grâce du Saint-Esprit, de « ressusciter », de fortifier la foi et les affections spirituelles de ceux qui, bien que vivant pour Dieu, connaissaient néanmoins, un réel déclin.

      Toutes les fois que nous ne « veillons plus », nous perdons notre fondement spirituel. « Je connais tes œuvres », (verset Apocalypse 3:1)* : les prières ne sont pas remplies de saints désirs, les aumônes ne sont pas données avec une véritable charité, les sabbats ne sont plus suivis avec toute la dévotion de l'âme qui est due à Dieu... Aucun sentiment intérieur ne produit des actions et expressions extérieures ; quand l'Esprit est manquant, la ferveur spirituelle ne peut subsister bien longtemps.

      Dans la recherche d’un réveil, qu’il s’agisse de notre âme, ou de celle des autres, il est nécessaire de comparer ce que nous professons, avec la manière par laquelle nous avançons, afin que nous puissions être humbles et poussés à tenir fermement notre acquis spirituel.

      Christ renforce son conseil par une terrible menace envers cette église, si elle continuait d’emprunter la même voie, celle du non respect de Ses préceptes. Cependant notre Seigneur béni ne laisse pas ces chrétiens coupables, sans encouragements : Il mentionne honorablement ceux qui sont restés fidèles dans Sardes, Il leur adresse une promesse merveilleuse : celui qui vaincra sera vêtu d'un vêtement blanc ; la pureté de la Grâce sera récompensée avec la parfaite pureté de la Gloire ! Christ a Son livre de vie, le registre de tous ceux qui hériteront de la vie éternelle ; le livre des œuvres de tous ceux qui vivent pour Dieu, et qui entretiennent la vie et la puissance de la piété au temps de l’épreuve.

      Au grand jour du Jugement, Christ apportera ce livre de vie, et dévoilera les noms des fidèles, devant Dieu et tous les anges !

      * Référence ajoutée par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte.

      7 Le Seigneur Jésus, « Le même » que Celui des chapitres précédents, a la clef du gouvernement et de l'autorité, « dans » et « sur » l'assemblée.

      Il ouvre différentes portes : - L'opportunité à Ses églises ; - L'expression à Ses serviteurs ; - La porte « d'entrée », Il ouvre le cœur.

      Il ferme également la porte : - Du ciel aux insensés, ceux qui sommeillent, bien loin de la Grâce ; - Des ouvriers d'iniquité, quel que soit leur degré de vanité et de vaine confiance.

      L'église de Philadelphie est complimentée, bien qu’un léger reproche lui soit adressé. Bien que Christ accepte ceux qui ne disposent que d'une force modeste, les croyants ne doivent pas se reposer pour autant, en se satisfaisant « de peu » ; ils doivent, au contraire, lutter, pour grandir dans la Grâce, en étant fermes dans la foi, en rendant gloire à Dieu !

      Christ est capable d’afficher Sa faveur envers Son peuple, afin que les ennemis de ce dernier soient forcés de Le reconnaître. Finalement, par la Grâce de Christ, ces personnes hostiles finiront par être moins menaçantes, ce qui peut les inciter à être admises dans la communion avec Son peuple.

      Christ promet de laisser Sa Grâce toujours disponible, à titre de récompense, pour la fidélité des Siens, même en période d’épreuve : « à quiconque a, il sera donné », Matthieu 13:12*.

      Ceux qui professent l'évangile en temps de paix, seront gardés par Christ à l’heure de tentation ; même la Grâce divine, qui les a rendus « fructueux » en temps de paix, les rendra fidèles au temps de la persécution. Christ promet une récompense glorieuse au croyant victorieux. Il sera un pilier monumental dans le temple de Dieu ; un monument de la Grâce divine, à la fois, libre et puissante ; ce racheté sera un « monument », qui ne pourra être détruit, ni ôté. Sur ce pilier sera écrit le « nouveau nom », celui de Christ !

      Toutes ces réalités révèleront que le croyant a mené « le bon combat », et qu'il a été victorieux !

      * Référence ajoutée par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte.

      14 Laodicée était la dernière et la plus fautive des sept églises d'Asie. Dans ce texte, notre Seigneur Jésus se nomme lui-même « l'Amen », Celui qui est immuable et qui accomplit inéluctablement Ses desseins et Ses promesses. Christ attend des hommes qu'ils soient également immuables quant à leur conduite : combien de professeurs de la doctrine de l'évangile sont en effet ni froids, ni bouillants ; parfois, peut-être, restent-ils indifférents, face aux affaires importantes, et cependant, ardents et fervents dans les moindres !

      Une sévère punition est prononcée à l’encontre de cette église : ses membres donnent une fausse opinion de la chrétienté, laissant penser qu’il s’agit d’une religion profane ; par ce témoignage, certains pourraient conclure que le christianisme ne peut offrir de réelle satisfaction, sinon ses dirigeants n'auraient pas été si intransigeants, ou si prompts à rechercher le plaisir ou le bonheur dans le monde.

      L'autosuffisance est une des causes de cette tiédeur et de cette inconsistance de la religion : « parce que tu dis ». Quelle différence entre l’opinion de ces chrétiens sur eux-mêmes, et ce que pensait Christ à leur égard !

      Combien devrions-nous être prudents, afin de ne pas « abuser » notre âme ! En enfer, beaucoup de personnes pensaient être pourtant bien avancées sur le chemin du ciel... Implorons Dieu pour que nous ne puissions pas être séduits ni trompés par nous-mêmes ! Ceux qui enseignent la religion tombent facilement dans l'orgueil, devenant par là même charnels et conformistes.

      Dans cette église de Laodicée, les dirigeants étaient vraiment dans un état misérable : ils étaient pauvres, vraiment pauvres, alors qu'ils pensaient être riches ! Ils étaient incapables de discerner leur propre état, ni leur chemin, ni le danger qu’il pouvait encourir, cependant ils pensaient « voir ». Ils n'étaient pas parés de la justification, ni de la sanctification : ils étaient exposés au péché et à la honte ; leurs « haillons » les souillaient. Ils étaient pratiquement nus, sans maison ni abri, parce qu'ils étaient « sans Dieu », le Seul qui puisse donner repos et sécurité à l'âme.

      Christ donna une bonne recommandation à ces chrétiens coupables : heureux ceux qui suivent ce conseil, car tous les autres périront dans leurs péchés. Christ leur permet de savoir où se trouvent les vraies richesses, et comment ils peuvent les posséder. En fait, dans cette église, certaines valeurs, non capitales, devaient être abandonnées, afin de « faire place » aux véritables richesses : elle devait renoncer au péché et à sa confiance en elle-même, afin de pouvoir être remplie du « trésor caché » de Christ. Elle devait recevoir de ce Dernier, le vêtement blanc qu'Il avait acheté et qu'Il tenait à sa disposition, Sa propre Justice pour la justification, et Ses vêtements de sainteté pour la sanctification. L’assemblée de Laodicée devait se référer à la Parole de Dieu et à l’Esprit, afin que ses yeux puissent s’ouvrir et discerner le chemin qu’elle devait emprunter, et la fin qui lui était réservée.

      Examinons-nous nous-mêmes, selon la Parole de Dieu, et prions avec ferveur pour connaître l'enseignement du Saint-Esprit, afin que disparaissent notre fierté, nos préjugés, et nos convoitises du monde. Les pécheurs doivent prendre les réprimandes de la Parole de Dieu et Sa verge, comme les signes révélateurs de Son amour envers nos âmes.

      Christ se tient à la porte : Il frappe, par les bienfaits de Sa Providence, par les avertissements et l'enseignement de Sa Parole, et par l’influence de Son Esprit. Christ, dans Sa Grâce, se tient à la « porte » du cœur des pécheurs, par Sa Parole et Son Esprit. Ceux qui Lui ouvrent auront le bonheur de pouvoir jouir de Sa présence. Si ce qu'Il trouve chez cette âme, ne peut constituer qu'un maigre repas, ce qu'Il apporte, en revanche, sera l’objet d’un riche festin ! Le Seigneur apportera la fraîcheur de Sa Grâce et de Sa Consolation.

      Dans la conclusion de cette lettre à Laodicée, nous trouvons une promesse pour le croyant, celui qui est « vainqueur ». Christ subit Lui-même des tentations et des conflits : Il les a tous vaincus, devenant ainsi plus qu'un Conquérant ! Ceux qui sont rendus semblables à Christ, dans Ses épreuves, seront rendus semblables à Lui, en Gloire !

      Le chapitre se termine par un appel à la vigilance : ces différents conseils, convenant parfaitement aux églises auxquelles ils ont été adressés, sont très instructifs pour nous tous !

      Apocalypse 22

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