TopFormation Voyagez au cŇďur de l'arch√©ologie biblique !

1 Rois 22

    • 1

      1 à 40 Achab et Josaphat en guerre contre les Syriens.

      1 à 9 Rapprochement d'Achab et de Josaphat.

      2

      La reprise des hostilit√©s contre les Syriens para√ģt avoir √©t√© d√©termin√©e par la visite de Josaphat √† Achab. Cette visite est s√©v√®rement bl√Ęm√©e par le proph√®te Hanani (2Chroniques 19.2). Josaphat avait commis d√©j√† une faute du m√™me genre et plus grave encore en mariant son fils √† la fille d'Achab (2Rois 8.18¬†; 2Chroniques 18.1). Son but, en unissant ainsi sa famille √† celle d'Achab, √©tait sans doute de travailler √† ramener les dix tribus sous le sceptre l√©gitime de Juda. Mais avec les nombreux fils d'Achab c'√©tait l√† un calcul bien risqu√©¬†; d'ailleurs c'√©tait Dieu lui-m√™me qui avait provoqu√© cette s√©paration en punition des fautes de Salomon et de Roboam.

      3

      Voir les engagements pris par le roi de Syrie 20.34.

      La reprendre : il l'avait sans doute inutilement réclamée.

      5

      Après avoir si pleinement acquiescé au désir d'Achab Josaphat éprouve cependant le besoin de s'assurer de l'approbation divine.

      6

      Les prophètes. Ces quatre cents hommes ne sont ni les prêtres d'Astarté (18.19), ni les prophètes de Baal ; Achab ne pourrait consulter l'Eternel par leur moyen ; ce sont des prophètes qui sont censés parler au nom de l'Eternel, mais de l'Eternel adoré sous la forme du veau d'or. De là le peu de cas qu'en fait Josaphat (verset 7).

      9

      Eunuque ; voir Genèse 37.36, note, et 1Samuel 8.15. En se refusant au désir de Josaphat, Achab craint de perdre son concours.

      10

      10 à 28 Consultation de Michée.

      Cette sc√®ne frappante r√©v√®le tout enti√®re un t√©moin oculaire, qui pourrait bien n'√™tre autre que Mich√©e lui-m√™me. Elle est d'une profondeur psychologique admirable. Josaphat joue ici le r√īle si fr√©quent de l'homme juste et pieux qui, apr√®s avoir donn√© la main au monde, va de complaisance en complaisance et finit par risquer de tout perdre. Grande assembl√©e publique pr√©sid√©e par les deux rois dans leurs costumes royaux.

      La place, littéralement : l'aire. On plaçait volontiers les aires tout près des villes pour les mettre à couvert des surprises des ennemis qui pouvaient les piller ou les incendier.

      11

      Des cornes de fer : comparez Deut√©ronome 33.17. Les proph√®tes ont coutume, pour rendre leur d√©clarations plus impressives, de les rev√™tir d'une forme svmbolique¬†; comparez Esa√Įe 8.1¬†; J√©r√©mie 18.2¬†; 32.9¬†; Ez√©chiel 3.2.

      13

      L'eunuque voulait du bien à Michée. Il ne comprenait pas le sérieux de la charge prophétique.

      14

      Comparez Nombres 22.18.

      16

      Le roi comprend, au ton de cette réponse et à sa ressemblance avec celle des faux prophètes, qu'elle est ironique.

      17

      C'√©tait lui dire clairement qu'Isra√ęl reviendrait fuyant, apr√®s avoir perdu son roi dans cette exp√©dition.

      19

      C'est pourquoi, √©coute... Si Mich√©e parle de la sorte, en contradiction avec le langage qu'ont tenu les proph√®tes, c'est qu'il s'est pass√© l√†-haut quelque chose qu'Achab ignore. L'Eternel a r√©solu d'en finir avec lui, et les proph√®tes qu'il a consult√©s sont les agents, dont Dieu se sert pour le conduire √† sa perte. La vision ici racont√©e est la repr√©sentation dramatique d'un fait moral : D'un c√īt√©, Achab a combl√© la mesure¬†; l'heure de son ch√Ętiment a sonn√©¬†; il sera lui-m√™me, par son aveuglement, l'instrument de sa ruine. Mais, d'autre part, Dieu a encore assez piti√© de lui pour lui offrir, par l'avertissement de Mich√©e, le moyen de se sauver.

      20

      L'un de ces nombreux anges est pr√™t √† lui appara√ģtre¬†; un autre √† produire chez lui une vision ou un r√™ve qui le trompe.

      21

      Ces moyens ne sont pas encore le bon.

      L'Esprit : le souffle de l'inspiration proph√©tique en g√©n√©ral, agissant soit dans les vrais, soit dans les faux proph√®tes¬†; comparez 1Jean 4.1,6. Cette distinction n'est-elle point indiqu√©e dans le verset 19 par les mots √† sa droite et √† sa gauche¬†? Dieu se sert de l'esprit de mensonge pour conduire √† leur ruine ceux qui ont ferm√© leur cŇďur √† l'Esprit de v√©rit√©, 2Thessaloniciens 2.11. C'est ainsi que Mich√©e explique √† Achab l'unanimit√© de ses quatre cents proph√®tes. C'est ici le dernier effort rie l'Esprit de v√©rit√© pour le sauver.

      22

      Tu en viendras à bout : les autres moyens n'auraient pas suffi ; mais celui-ci réussira infailliblement. Michée ne pouvait mieux parler pour sauver Achab.

      24

      Cette conduite insolente montre jusqu'à quel point Sédécias se sentait en faveur auprès du roi.

      Par o√Ļ a pass√© l'Esprit...¬†? Raillerie propre √† couvrir de ridicule la parole de Mich√©e. S√©d√©cias ne doute pas qu'il n'ait √©t√© lui-m√™me, en parlant comme il l'a fait, l'organe de l'Esprit. Il est la dupe de sa propre inspiration.

      Avec toi : L'Esprit doit parler intérieurement avec le prophète avant de parler par lui.

      25

      L'accomplissement de cette menace, n'est raconté ni dans les livres des Rois, ni dans les Chroniques. Il est probable qu'il résulta du fait même que la prophétie de Sédécias ne s'était pas accomplie. Le successeur d'Achab rechercha le faux prophète pour le punir.

      26

      Ce verset fait penser que l'officier qui avait √©t√© envoy√© pour amener Mich√©e (verset 9), ne l'avait pas cherch√© dans sn demeure, mais dans la prison, o√Ļ il √©tait d√©j√† enferm√© pour sa franchise dans quelque occasion pr√©c√©dente.

      A Amon, gouverneur. La prison se trouvait dans sa maison comparez Gen√®se 39.20, o√Ļ l'on voit qu'il en √©tait ainsi en Egypte.

      Joas, fils du roi. Ce jeune prince était adjoint au gouverneur.

      Le pain de détresse : la sévérité de la captivité de Michée doit dès maintenant être renforcée. Il est mis au pain et à l'eau, tout juste avec la quantité nécessaire pour ne pas périr, comme en temps de famine extrême.

      27

      Jusqu'à ce que je revienne. Achab veut avoir le dernier mot ; mais le verset 30 montre qu'il avait plus peur qu'il ne voulait le laisser voir.

      28

      Tout le monde (littéralement : tous peuples) : tous les gens qui se trouvaient là : Josaphat, les deux cours, les quatre cents prophètes, les habitants de Samarie. On a vu dans la parole de Michée 1.2 une allusion de Michée, le prophète postérieur, à celle de son homonyme plus ancien ; mais la situation est toute différente.

      29

      29 à 40 Issue de la bataille ; mort d'Achab.

      Josaphat eut la faiblesse, à la suite de cette scène, de continuer à marcher avec Achab. Il avait sans doute avec lui un corps de troupes de ses propres sujets ; voir verset 32, note.

      30

      Cette proposition d'Achab para√ģt au premier coup d'Ňďil d'une l√Ęchet√© et d'une impudence √©hont√©es. Cependant il faut tenir compte de la proph√©tie de Mich√©e, qui n'avait pas √©t√© sans produire sur les deux rois quelque effet et qui ne mena√ßait que le seul Achab. Elle lui donnait en quelque sorte le droit de pourvoir par une mesure sp√©ciale √† sa s√Ľret√© propre, tandis que Josaphat pouvait aller au combat sans aucune pr√©caution particuli√®re.

      Toi, revêts-toi : Toi, tu n'as pas les mêmes raisons que moi d'adopter un déguisement. Achab n'a pas de mauvaise intention contre Josaphat ; il cherche uniquement à se mettre lui-même à l'abri.

      31

      Trente-deux : voir 20.24. Les chefs de chariots devançaient les fantassins dans la bataille. C'était la reconnaissance de Ben-Hadad pour la courtoisie avec laquelle Achab l'avait traité.

      32

      Josaphat cria : il appela à grands cris ses hommes, sans doute en disant : Hommes de Juda, à votre roi ! Sur quoi les chefs de chars le reconnurent et se détournèrent pour rechercher le vrai ennemi.

      34

      La mort d'Achab ne fut ni détournée par ses mesures de précaution, ni due aux mesures hostiles de Ben-Hadad ; elle provint du conseil de Dieu.

      Sans le conna√ģtre, litt√©ralement : dans sa simplicit√©.

      Ses appendices : les pièces mobiles attachées au bas de la cuirasse pour protéger le bas du corps. Josèphe nomme Aman celui qui tira sur Achab et en fait un serviteur du roi de Syrie.

      Tourne bride, littéralement : tourne tes mains qui tiennent les rênes.

      35

      Se renforça. La mêlée devint si serrés qu'il fut impossible au cocher de retourner le chariot et de sortir du milieu du combat, de sorte que, ne pouvant être pansé, Achab perdit tout son sang dans le chariot.

      36

      Sauve-qui-peut g√©n√©ral. Le roi de Syrie ne para√ģt pas avoir poursuivi l'ennemi en retraite. Il ne s'agissait pour lui que de d√©gager Ramoth.

      37

      A Samarie, non à Jizréel ; voir 21.19, note.

      38

      L'étang de Samarie : le bassin d'eau que l'on entretenait dans chaque ville pour les lavages publics.

      Les chiens léchèrent... C'est sur ces mots que porte la remarque : Selon la parole, etc.

      Les prostitu√©es. L'auteur fait observer en passant que l'eau dont fut lav√© le sang d'Achab √©tait la m√™me que celle o√Ļ les femmes impures prenaient chaque soir leur bain. Ignoble fin d'une ignoble vie¬†!

      39

      Le palais d'ivoire : un palais dont les appartements étaient revêtus de cette matière, rare alors et précieuse ; comparez Amos 3.15.

      41

      1 Rois 22.41 √† 2 Rois 8.29 Josaphat, Joram et Achazia en Juda¬†; Achazia et Joram en Isra√ęl.

      41 à 51 Josaphat, en Juda (914-889).

      L'histoire de ce roi a déjà été racontée en partie à l'occasion de celle d'Achab. L'auteur ne fait plus ici que de jeter sur ce règne un coup d'oeil général et de mentionner quelques faits de détail ; comparez la narration plus complète 2 Chroniques chapitres 17 à 20.

      43

      Il ne s'en détourna pas, comme l'avait fait Asa, son père, à la fin de sa vie.

      44

      Ces hauts-lieux n'√©taient pas consacr√©s aux idoles¬†; on y adorait J√©hova¬†; seulement le culte de l'Eternel aurait d√Ľ √™tre c√©l√©br√© uniquement dans le temple √† J√©rusalem.

      45

      Fit la paix. Jusqu'alors il y avait eu presque constamment guerre entre les deux royaumes (14.30 ; 15.7,16).

      47

      Voir 15.12.

      48

      David avait conquis le pays d'Edom (2Samuel 8.14). Il y avait bien eu vers la fin du r√®gne de Salomon une tentative de soul√®vement par les efforts de Hadad (1Rois 11.14 et suivants). Nous ignorons le r√©sultat de cette entreprise¬†; mais il ressort de notre passage que Josaphat √©tait ma√ģtre du pays et que le roi d'Edom √©tait son vassal. Cette remarque forme la transition √† ce qui suit.

      49

      Josaphat voulut reprendre les entreprises maritimes et commerciales de Salomon ; mais la flotte qu'il fit construire dans ce but fut brisée par une tempête dans le port d'Etsion-Guéber. Sur Etsion-Guéber, Ophir et les vaisseaux de Tharsis, voir à 9.26,28 et 10.22.

      50

      Ce refus s'explique par ce qui est racont√© 2Chroniques 20.35 et suivants, o√Ļ nous voyons que Josaphat, s'√©tant associ√© avec Achazia, le roi d'Isra√ęl, pour la construction de cette flotte, le proph√®te Eli√©zer lui en annon√ßa la destruction. A la demande d'Achazia de renouveler l'entreprise, on comprend que Josaphat oppose maintenant un refus absolu.

      52

      1 Rois 22.52 √† 2 Rois 1.18 Achazia, en Isra√ęl (897-896). Fin du minist√®re d'Elie.

      53

      Cumulant l'idol√Ętrie grossi√®re de ses anciens pr√©d√©cesseurs avec celle de ses parents, il autorise publiquement le culte des veaux d'or et en m√™me temps pratique personnellement l'idol√Ętrie proprement dite, le culte syrien de Baal.

      Note historique.

      C'est avec l'av√®nement de la famille d'Omri sur le tr√īne d'Isra√ęl que commence la mention de ce petit royaume dans les inscriptions assyriennes. Vers l'an 1060 avant J-C, les Assyriens avaient √©t√© battus pr√®s de Cark√©mis, sur l'Euphrate, par les arm√©es des rois de Syrie, √† la t√™te desquels se trouvaient les H√©thiens. Ce d√©sastre, qui fut suivi d'une dissolution compl√®te de l'ancien empire d'Assyrie par la r√©volte contre Ninive de la Babylonie, de la M√©sopotamie et de l'Arm√©nie, procura un temps de rel√Ęche aux peuples de l'Asie occidentale. C'est l√† la raison pour laquelle David et Salomon purent jouir d'une enti√®re s√©curit√© de ce c√īt√©-l√† et √©tendre leur puissance comme ils le firent. Mais bient√īt, l'empire assyrien se releva de cette chute et redevint redoutable aux peuples de la Syrie et de la Palestine. Dans une inscription retrouv√©e sur un ob√©lisque dress√© par Salmanasar l'ancien sont mentionn√©s les rois de Damas Hadad-ldri (Hadad√©-zer) et Haza√ęl (comparez 2Rois 8.15). Dans la m√™me inscription, il est parl√© du tribut pay√© par Jaua (J√©hu), fils de Hu-um-ri (Omri). Le terme de fils d√©signe ici un successeur. La d√©nomination habituelle du pays des dix tribus dans les inscriptions assyriennes est Mat-beth-Humri : pays de la maison d'Omri. Ce roi avait acquis une c√©l√©brit√© particuli√®re par la raison qu'il avait √©t√© le fondateur de Samarie. Dans une liste √©num√©rant les tributs pay√©s au roi assyrien Rammidamar, sont mentionn√©s les pays suivants : Surra (Tyr), Sidannu (Sidon). Mat-Humri (le pays d'Omri), Udumu (Edom) et Palastav (Philistie). La ville de Samarie est ordinairement nomm√©e Samirina. D√®s ce moment nous aurons fr√©quemment √† citer des inscriptions assyriennes mentionnant les rois et le pays des dix tribus. L'inscription la plus remarquable est celle qui a √©t√© d√©couverte sur les bords du Tigre, o√Ļ Salmanasar 2 parle d'Aha-ab-bu Sirla√Į (Achab d'Isra√ęl) en ces termes :
      Je br√Ľlai Karkar¬†; je d√©truisis 1200 chars, 1200 cavaliers et 20000 hommes de Dad-Idri (Hadad√©zer) de Damas¬†; 700 chars, 700 cavaliers, 10000 hommes d'Irchulin de Hamath¬†; 2000 chars, 10000 hommes d'Achab d'Isra√ęl (Aha-ab-bu, mat Sir-la-ai)¬†; 500 hommes de Gu√§er¬†; 1000 hommes de Musri (Mitsra√Įm, Egypte)¬†;... 100 hommes de Bahsa d'Ammon. Ces 12 rois s'√©taient avanc√©s pour me livrer bataille¬†; par le secours puissant de mon Seigneur Assur, avec la force irr√©sistible que m'accorda le grand protecteur qui marche devant moi, je combattis avec eux, je leur tuai 14000 hommes¬†; j'en remplis la surface des eaux et r√©pandis leurs cadavres sur la plaine.

Seuls les √Čvangiles sont disponibles en vid√©o pour le moment.
  • versets s√©lectionn√©s
  • Vid√©os et messages relatifs
  • Commentaires bibliques
  • H√©breu / Grec
  • Dictionnaire
  • Versets relatifs
  • Carte
  • Favoris
  • Partager

Pour ajouter un favori, merci de vous connecter : Se connecter

Générer un verset illustré
Logo TopChrétien carré

Télécharger l'image

Choisissez une image

Personnalisez le verset

Alignement : | | | Haut | Milieu | Bas

Taille :

Couleur :

Police :

Personnalisez la référence

Couleur :

Police :

Taille :

De légères variations de mise en page peuvent apparaitre sur l'image téléchargée.

Vous avez aim√© ? Partagez autour de vous !

Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin pour Firefox & Safari - Flash plugin pour Opera & Chrome.