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2 Rois 3

    • 1

      Voir, sur la donnée chronologique de ce verset, 1.17, note.

      2

      Fit dispara√ģtre. Il n'alla pas jusqu'√† la d√©truire, comme le fit plus tard J√©hu (10.26-27).

      4

      Mésa (délivrance).

      Roi de Moab : roi tributaire de Joram.

      Elevait du b√©tail : comparez Gen√®se 42.6. Le pays de Moab, allant de l'Arnon au nord jusqu'au Wadi-el-Ahsa au sud, n'avait pas plus de 50 kilom√®tres de long sur 35 √† 40 de large, mais il √©tait tr√®s-fertile (Esa√Įe 16.7 et suivants) et les chiffres mentionn√©s ici ne sont pas exag√©r√©s. Ce tribut, auquel Esa√Įe 16.1, fait allusion, √©tait annuel.

      7

      Comparez 1Rois 22.4.

      8

      Les rois alliés pouvaient attaquer Moab en passant soit par le nord, soit par le sud de la mer Morte. Mais la frontière septentrionale était sans doute la mieux fortifiée. La route du Midi, quoique plus longue, avait pour eux un double avantage, celui de leur offrir une frontière plus ouverte et de leur donner le moyen de s'adjoindre l'armée édomite, car le roi d'Edom était vassal de Josaphat (1Rois 22.48).

      9

      Firent le tour : de la mer Morte.

      10

      L'Eternel a appelé... Il est irrité contre nous et a décidé de nous faire périr.

      11

      Josaphat sait bien que celui qui a permis le danger, est aussi celui qui peut le conjurer.

      L'un des serviteurs. Joram ignore ou feint d'ignorer la présence d'Elisée. L'histoire de Naaman présente un trait tout pareil (5.7) ; voir aussi 1.6.

      Qui versait l'eau : service quotidien dont un disciple intime pouvait seul s'acquitter.

      12

      Descendirent auprès de lui : ils se donnent la peine d'aller en personne dans sa tente au lieu de le faire chercher.

      13

      Les prophètes de ton père : ceux qui servaient les veaux d'or (1Rois 22.11 et suivants) ; les prophètes de ta mère : ceux qui se rattachaient au culte de Baal et d'Astarté.

      Non¬†! Ce non peut signifier ou bien : En ta qualit√© de proph√®te de l'Eternel, d√©tourne plut√īt le malheur qui nous menace de sa part. Ou bien (sur un ton plus humble) : Aie du moins √©gard √† mes alli√©s, contre lesquels tu n'as pas les m√™mes motifs de s√©vir que contre moi. Le verset 14 est plut√īt en faveur du second sens.

      14

      Devant la face duquel je me tiens. Elis√©e s'approprie la formule favorite de son ma√ģtre (1Rois 17.1).

      15

      Il requiert la musique pour disposer son cŇďur √† recevoir la r√©v√©lation dont il a besoin en ce moment.

      16

      Des fosses, non pas pour trouver de l'eau, mais pour retenir celle qui passera par la vallée.

      17

      Le prophète s'exalte, sa pensée revêt une forme poétique.

      18

      Dieu fait plus que ce que l'homme ose demander (Ephésiens 3.20).

      19

      Il y a là une sévérité qui semble prouver que c'était un rendu ; car, en circonstances ordinaires, cela était interdit ; comparez Deutéronome 20.19.

      20

      A l'heure o√Ļ l'on offre l'oblation : comme 1Rois 18.29,36¬†; peut-√™tre pour mettre cette d√©livrance en relation avec le culte du temple.

      Les eaux arrivaient d'Edom. L'armée alliée n'était pas encore entrée sur le territoire de Moab ; elle était sur la frontière.

      Cette eau √©tait bien une eau de pluie¬†; mais il faut appuyer sur le mot voir (verset 17)¬†; elle arriva sans qu'Isra√ęl l'e√Ľt vue tomber. Le voyageur Richardson, dans son ouvrage sur l'Afrique, raconte ce qui suit : Comme nous √©tions camp√©s dans le vallon de Tintaghoda, la ville sainte, voici que tout √† coup un grand tumulte retentit dans le camp¬†; il n'√©tait pas occasionn√© par l'arm√©e des Haghars ou par une nouvelle attaque d'une autre troupe de bandits¬†; c'√©tait le cri : El Wady Ja√Į¬†! Voici le ouadey qui vient¬†! Je regardai et je vis une vaste et blanche nappe d'√©cume roulant entre les arbres de la vall√©e. Dix minutes apr√®s, un torrent se pr√©cipitait avec violence √† travers le vallon et, nous enveloppant de toutes parts, convertissait en √ģle le lieu de notre campement. Le courant, dans sa partie la plus profonde, √©tait assez imp√©tueux pour entra√ģner nos bestiaux et d√©raciner des arbres... On avait remarqu√© que des pluies abondantes √©taient tomb√©es dans le sud... Il est connu que le m√™me ph√©nom√®ne se produit parfois au Maroc pendant la saison pluvieuse. Cit√© d'apr√®s Lanoye, Le Niger, page 499.

      Un voyageur moderne rapporte un fait tout semblable qui eut lieu dans le voisinage d'En-Guédi et par lequel il fut tout à coup chassé de son campement.

      22

      Comme le soleil brillait sur les eaux. Elles remplissaient les fosses pratiquées la veille. L'illusion d'optique des Moabites se comprend d'autant mieux qu'ils ne pouvaient raisonnablement pas soupçonner, dans ce temps de sécheresse, la présence de l'eau dans cette vallée. Et quant aux dissensions qu'ils soupçonnent dans l'armée alliée, ils avaient de bonnes raisons pour y croire (2Chroniques 20.22-23).

      24

      En descendant dans la vallée, Moab perd l'avantage de sa forte position.

      25

      Sur ce traitement du pays ennemi, voir à verset 19, note.

      Kir-Har√©seth : la ville forte des briques. Voir sur cette forteresse Esa√Įe 15.1, note. K√©rak est situ√©e dans une contr√©e tout √† fait alpestre, √† 920 m√®tres au-dessus du niveau de la mer. De tous c√īt√©s, des gorges profondes, des pr√©cipices taill√©s √† pic dans le basalte. Le Wadi K√©rak offre une fissure de 520 m√®tres de profondeur. Il doit y avoir eu l√†, d√®s les plus anciens temps, une forteresse dont la place est tout naturellement indiqu√©e. La plateforme sur laquelle s'√©l√®ve K√©rak et qui offre la figure d'un triangle d'environ 800 m√®tres sur chacune de ses faces, ne peut √™tre abord√©e que par deux sentiers en zigzag, l'un √† l'ouest et l'autre au nord-est. Cependant elle est entour√©e de collines plus hautes encore, qui la commandent, et sur lesquelles probablement se post√®rent les frondeurs isra√©lites dont parle la fin de notre verset.

      26

      Jusqu'au roi d'Edom : peut-être le plus faible des rois alliés ou celui d'entre eux dont la fidélité à la cause commune paraissait la plus douteuse. Cette sortie ayant échoué, Mésa, désespéré, a recours à un moyen suprême et terrible.

      27

      Son fils premier-n√©. Par ce sacrifice sanglant, fait √† Camos, non pas dans son temple, mais sur le mur de la ville, afin que ses ennemis eux-m√™mes pussent le contempler, il voulait sans doute remplir les assi√©geants d'une terreur myst√©rieuse. La divinit√© devait prendre fait et cause en mains pour lui apr√®s l'offrande d'une pareille victime. Et il semble que ce fut r√©ellement un effroi de cette nature qui s'empara d'Isra√ęl √† la suite de cet acte, une sorte de terreur panique. L'expression h√©bra√Įque signifie proprement : Une grande col√®re fut sur Isra√ęl. Le sens le plus naturel nous parait √™tre : une crainte superstitieuse de la col√®re divine qui les mena√ßait comme auteurs indirects d'un pareil forfait. Plut√īt que de donner l'assaut en de telles circonstances, ils lev√®rent le si√®ge spontan√©ment.

      Notre chapitre a pris, dans ces derniers temps, une importance toute sp√©ciale par la d√©couverte de la fameuse st√®le de M√©sa, dans laquelle ce roi lui-m√™me raconte ses exploits et ses victoires (Esa√Įe 15.2, note). C'est un bloc monolithe de basalte noir, cintr√© dans sa partie sup√©rieure, de 113 cm de hauteur et de 70 cm de largeur, sur une √©paisseur de 35 cm. Il porte sur l'une de ses faces une inscription de 34 lignes en une langue parente de l'h√©breu. En 1864, le missionnaire alsacien Klein la signala dans les ruines de Dibon, aujourd'hui Dib√Ęn (Nombres 21.30), √† une heure et demie environ au nord de l'Arnon. Malheureusement les contestations entre les Allemands et les Fran√ßais qui voulaient les uns et les autres se l'approprier, attir√®rent sur cette pierre l'attention des B√©douins, qui la firent sauter en la chauffant au feu et en l'arrosant ensuite d'eau froide. Gr√Ęce aux efforts de M. Clermont-Ganneau, alors drogman-chancelier du consulat de France √† J√©rusalem, qui avait fait prendre un moulage en papier de l'inscription et qui en recueillit plus de vingt morceaux, cette st√®le a pu √™tre en grande partie reconstitu√©e. Elle se trouve au mus√©e du Louvre. En voici le texte :

      Je suis M√©sa, fils de Camosgad, roi de Moab, le Dibonite. Mon p√®re a r√©gn√© sur Moab trente ans et moi j'ai r√©gn√© apr√®s mon p√®re. Et j'ai fait ce b√Ęma (haut-lieu) pour Camos, √† Korcha, en souvenir de ma d√©livrance¬†; car il m'a sauv√© de tous les agresseurs et m'a permis de regarder avec d√©dain tous mes ennemis. Omri √©tait roi d'Isra√ęl et il opprima Moab des jours nombreux, parce que Camos √©tait irrit√© contre sa terre. Et son fils lui succ√©da et il dit, lui aussi : J'opprimerai Moab en mes jours, je lui commanderai et je le verrai √† mes pieds, lui et sa maison. Et Isra√ęl a p√©ri, p√©ri pour toujours. Et Omri s'√©tait empar√© de la terre de M√©deba et y avait habit√©, lui et son fils. Et les jours de son fils, quarante ans. Et Camos l'a [fait p√©rir ou reprise] de mon temps. El j'ai b√Ęti (relev√©) Baal-M√©on et j'y ai fait des puits [ou piscines] et j'ai b√Ęti Kiriatha√Įm. Et les hommes de Gad habitaient dans la terre d'Ataroth depuis longtemps et le roi d'Isra√ęl leur avait b√Ęti Ataroth. Et j'attaquai la ville et je la pris et je tuai tous les hommes de la ville, en spectacle √† Camos et √† Moab. Et j'emportai de l√† l'Ariel de Davdo et je le pla√ßai par terre devant Camos √† Karioth. Et j'y fis habiter les hommes de Saron et les hommes de Maharouth [ou Makarat]. Et Camos me dit : Va¬†! prends N√©bo sur Isra√ęl. Et j'allai de nuit et je combattis contre la ville depuis le lever de l'aube jusqu'√† midi et je la pris et je tuai tout, sept mille hommes et leurs femmes. Et je laissai vivre les filles et les esclaves, parce que je les vouai √† Astoreth-Camos. Et je pris de l√† les vases de J√©hova et je les pla√ßai √† terre devant Camos. Et le roi d'Isra√ęl avait b√Ęti Yasa (Jahats) et y habitait quand il combattit contre moi. Et Camos le chassa de devant sa face. Et je pris de Moab deux cents hommes, toute sa t√™te (ce qu'il avait de meilleur), et je les fis marcher contre Yasa et je la pris pour ajouter √† Dibon. J'ai b√Ęti Korcha, le mur des for√™ts et le mur de la colline. J'ai b√Ęti ses portes et j'ai b√Ęti ses tours et j'ai b√Ęti la maison du roi et j'ai construit les prisons des hommes [li√©s] [ou bien : les r√©servoirs d'eau] au milieu de la ville. Et il n'y avait pas de puits au milieu de la ville dans Korcha. et j'ai dit √† tout le peuple : Faites-vous une citerne chacun dans sa maison¬†! Et j'ai creus√© des conduits d'eau pour Korcha, avec des captifs d'Isra√ęl. J'ai b√Ęti Aro√ęr et j'ai fait la route de l'Arnon. J'ai b√Ęti Beth-Bamoth qui √©tait en ruines. J'ai b√Ęti Bosor qui √©tait... Dibon... cinquante, parce que tout Dibon m'ob√©it. Et j'ai rempli le nombre de cent avec les villes que j'ai ajout√©es √† ta terre [de Moab]. Et j'ai b√Ęti... et Beth-Diblatha√Įm et Beth-Baal-M√©on et j'ai port√© l√† les... la terre. Et Horona√Įm, o√Ļ r√©sidait... Et Camos me dit : Descends et combats contre Horona√Įm¬†! Et je... Camos, dans mes jours... a fait... Et je...

      Cette inscription ne renferme aucune allusion aux faits rapport√©s dans notre chapitre¬†; il est possible que cette st√®le ait √©t√© √©lev√©e un peu ant√©rieurement √† eux. Mais elle n'en est pas moins d'une importance consid√©rable. Les noms de rois et de villes qu'elle renferme se trouvent presque tous dans l'Ancien Testament (voyez pour ces derni√®res : Baal-M√©on, Nombres 32.38¬†; Kiriatha√Įm, Nombres 32.37¬†; Ataroth, Nombres 32.34¬†; N√©bo, Nombres 32.38¬†; Jahats, Josu√© 13.18¬†; Aro√ęr, Josu√© 12.2¬†; Dibon, Nombres 32.3¬†; M√©deba, Nombres 21.30¬†; Bosor, 1 Maccab√©es 5.26)¬†; puis elle jette un jour int√©ressant sur la vie religieuse des Moabites, le respect qu'ils avaient pour leur dieu Camos et les oracles qu'ils pensaient recevoir de lui¬†; enfin sur la haine profonde qu'ils nourrissaient contre Isra√ęl.

      On voit aussi par le r√©cit de M√©sa que Moab s'√©tait relev√© des coups que David (2Samuel 8.2,12) lui avait port√©s, et qu'√† un moment donn√©, entre la conqu√™te par David et l'av√®nement d'Omri, il √©tait redevenu un Etat ind√©pendant¬†; qu'Omri reconquit ce pays, le rendit vassal du royaume du nord, et que cet √©tat de choses dura jusque sous Achazia¬†; qu'alors Moab recouvra son ind√©pendance par une guerre dans laquelle M√©sa reprit successivement aux Isra√©lites toute une s√©rie de villes qui avaient pr√©c√©demment appartenu aux tribus de Ruben et de Gad, telles que Baal-M√©on, Kiriatha√Įm, Ataroth, N√©bo, Jahats (Esa√Įe 15.4 mentionne Jahats comme une ville moabite)¬†; que le nom de J√©hova √©tait familier aux Moabites comme celui du Dieu des Isra√©lites et qu'il y avait un sanctuaire de J√©hova √† N√©bo, en P√©r√©e, avec des vases consacr√©s au service de l'Eternel.

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