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Genèse 19.37

L'aînée enfanta un fils, qu'elle appela du nom de Moab : c'est le père des Moabites, jusqu'à ce jour.
L’aînée mit au monde un fils qu’elle appela Moab. Il est l’ancêtre des Moabites d’aujourd’hui.

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      Genèse 19

      Nombres 21

      Nombres 22

      1

      La crainte de Balak envers Israël, Il envoie Balaam. (Nombres 22:1-14)
      Balaam vient vers Balak. (Nombres 22:15-21)
      L'opposition de Balaam. (Nombres 22:22-35)
      Balaam et Balak se joignent. (Nombres 22:36-41)

      Le roi de Moab conçut un plan destiné à maudire Israël ; il voulait en fait dresser Dieu contre le peuple hébreu, alors que jusqu'à présent, l'Éternel avait combattu pour lui ! Le roi de Moab avait une notion complètement fausse de la sainteté divine : il voulait trouver des prophètes qui puissent prier pour sa bénédiction et celle de ses troupes et pour l'anéantissement d'Israël. Personne n'avait une aussi grande réputation que Balaam ; en conséquence, Balak voulait le rencontrer, avec les honneurs dus à sa réputation. On ne sait pas si l'Éternel avait déjà averti Balaam, à ce sujet. Bien qu'il soit probable que oui, on constate qu'il y eut la nuit suivante, dialogue entre Dieu et ce devin. De plus, nous connaissons plusieurs faits prouvant que cet homme avait une vie relativement dissolue, étant en fait, un ennemi de Dieu et de Son peuple. La malédiction ne vient pas sans cause, même si les hommes tendent à le nier. Pour que les pourparlers évoluent en leur faveur, les hommes de Balak prirent avec eux, des présents pour le devin, mais Dieu recommanda bien à ce dernier de ne rien faire contre Israël. Balaam n'avait en fait aucun préjugé contre les Hébreux ; bien qu'il eut pu répondre immédiatement aux envoyés de Balak, Balaam ne voulait pas maudire un peuple béni de Dieu ; il laissa donc passer la nuit pour réfléchir sur ce qu'il devait faire.

      Quand nous sommes en pleine conversation sur des sujets tendancieux, nous sommes vraiment en danger de succomber. Balaam n'a pas donné aux messagers de Balak, la véritable réponse que Dieu lui avait prescrite.

      Ceux qui minimisent les restrictions divines, sont sous l'emprise de Satan ; ils enfreignent les lois de l'Éternel, en allant délibérément contre Sa volonté. Les messagers de Balak n'ont pas rapporté à leur maître la véritable réponse que Balaam leur avait donnée.

      Beaucoup de personnes manquent à leurs devoirs quand on les flatte, cela les empêche de discerner leurs manquements, voire leurs folies.

      15 Une deuxième délégation fut envoyée à Balaam. Il serait souhaitable que nous soyons aussi énergiques que ces hommes pour venir à bout des tâches dignes d'intérêt, même si ces dernières peuvent nous paraître parfois peu utiles. Balak utilisa les « grands moyens », non seulement pour attiser la convoitise de Balaam, mais aussi pour satisfaire son orgueil et ses ambitions. Ce genre de conduite montre bien à quel point nous devons demander à Dieu de nous débarrasser de ces sortes de désirs, qui parfois nous animent. De tels actes ne sont dictés que par Satan : ils ne font aucune concession à la souffrance et aux coûts, n'épargnant aucune peine, en vue de satisfaire la convoitise ou la malveillance. Devons-nous alors accomplir ce qui est juste et vertueux, à contrecœur ? Dieu nous l'interdit !

      Les convictions de Balaam le poussaient à observer les commandements divins, ce qui était une excellente réaction ! Beaucoup de personnes disent connaître Dieu, mais en réalité, ne Lui appartiennent pas vraiment. Ces paroles ne jugent personne, seul Dieu connaît les cœurs.

      Les présents qui corrompirent Balaam, l'incitèrent à contrecarrer l'ordre de l'Éternel. Au début on peut croire qu'il refusait de suivre la délégation de Balak, c'est-à-dire de fuir la tentation, mais en fait il n'éprouvait aucune répugnance à ce sujet. Il mourait d'envie d'accepter l'offre, tout en espérant que Dieu le laisserait partir. Il connaissait toutefois la volonté de l'Éternel à ce sujet : céder au péché ne peut venir que de la corruption du cœur.

      L'Éternel abandonna Balaam à ses convoitises. Dieu ne répond pas toujours favorablement aux prières de Ses enfants bien aimés, et parfois, Il accorde même aux impies, dans Sa colère, ce que ceux-ci désirent.

      22 Ne pensons pas que Dieu approuve parfois l'iniquité ou qu'Il tolère la conduite de l'homme pécheur, lorsque dans certaines circonstances, par Sa Providence, Il laisse ce dernier commettre une faute. Les saints anges s'opposent au péché et sont parfois employés pour nous empêcher de chuter, même si nous ne discernons pas tout le danger qui nous guette.

      Dans ce texte, l'ange s'opposait à Balaam, et ce dernier le considérait d'ailleurs comme un adversaire ; ceux qui entravent notre cheminement vers le péché sont en fait nos meilleurs amis, et nous devrions les considérer en tant que tels. Balaam constata le mécontentement divin par l'intermédiaire de l'âne.

      Il est fréquent de voir ceux qui ont le cœur méchant, réagir avec violence devant les difficultés que la Providence place en travers de leur chemin. L'Éternel ouvrit la bouche de l'ânesse. Ce fut là un grand miracle, que Dieu accomplit par Sa toute Puissance. Celui qui a permis à l'homme de s'exprimer par la parole, fit que cet animal puisse le faire aussi. Cette ânesse se plaignit de la cruauté de Balaam. Dieu, dans Sa droiture, ne permet pas que l'on abuse des êtres les plus faibles ou les plus vulnérables ; si ces derniers tentent de s'exprimer en vain pour se défendre, Dieu « prend alors la parole » en leur faveur.

      Les yeux de Balaam finirent par s'ouvrir. Dieu dispose de nombreux moyens pour attendrir le cœur le plus endurci. Quand nos yeux sont « ouverts », nous sommes alors capables de discerner les dangers qui jonchent le chemin du péché, et quelle est alors la meilleure voie à prendre. Balaam sembla s'adoucir. Il s'écria : « J'ai péché » ; le texte ne nous dit pas s'il se rendit compte de la dureté de son cœur. Il fut en fait heureux de voir qu'il ne pouvait cheminer plus loin, bien qu'il n'ait pas encore de solution pour résoudre son problème avec Balak. Beaucoup de personnes abandonnent leur péché par le simple fait qu'elles ne sont plus concernées par ce dernier.

      L'ange déclara à Balaam qu'il ne devait pas chercher à maudire Israël mais au contraire, le bénir : ce retour en arrière, malgré la confusion de Balaam, était en fait destiné finalement à glorifier Dieu.

      36 Balak n'avait aucune raison de se plaindre, bien qu'il eut préféré que Balaam vienne plus tôt. Ce dernier annonça à Balak qu'il voulait disposer d'une certaine liberté dans ses actes. Balaam parlait en donnant l'impression d'être vexé ; il était en fait autant désireux de plaire à Balak qu'il prétendait l'être envers Dieu.

      Remarquez à quel point nous devons faire chaque jour cette Prière : « notre Père qui es aux cieux, ne nous induis pas en tentation ». Soyons jaloux de voir à quel point les hommes, loin de la connaissance divine, peuvent bénéficier à leur tour, de la grâce de Dieu, toute proche !

      Nombres 24

      1

      Balaam cesse de prononcer ses divinations, il prophétise sur le bonheur d'Israël. (Nombres 24:1-9)
      Balak se met en colère contre Balaam. (Nombres 24:10-14)
      Les prophéties de Balaam. (Nombres 24:15-25)

      Balaam ne s'exprimait pas tout à fait selon ses propres convictions car l'Esprit dirigeait en fait ses propos.

      Beaucoup de personnes ont leurs yeux bien ouverts, alors que leur cœur reste toujours endurci ; elles sont éclairées par le message divin, mais n'en sont pas pour autant sanctifiées. La connaissance de la Parole peut enfler le cœur des hommes ; elle leur révèle la réalité de l'enfer, mais ils se dirigent quand même dans cette terrible direction, les yeux grand ouverts.

      Ces bénédictions de Balaam sont à peu près les mêmes que celles qu'il avait prononcées précédemment. Le personnage admira la beauté d'Israël. La droiture et le fait de ne pas douter sont les qualités excellentes, que les voisins d'Israël lui enviaient. Israël est un peuple qui fructifie et qui s'accroît, il connaît l'honneur et il va de l'avant. Il sait reconnaître le chemin parcouru et quels ont été ses alliés. C'est un peuple courageux, qui marche en sécurité. Il est renommé pour sa droiture, tel un lion, non pas quand il attaque ses ennemis, mais quand il est au repos : en fait c'est Dieu, Lui-même qui permet à ce peuple de demeurer en sécurité et cela impressionne les pays voisins. L'Éternel considère que tout ce qui est fait à Israël, soit bien, soit mal, est en fait adressé à Lui-même.

      10 La dernière tentative de Balaam pour maudire Israël, se termina. Balak, vexé, exprima toute sa rage contre Balaam. Ce dernier avait en fait une excellente excuse : Dieu l'avait empêché de dire ce qu'il pensait, tout en le contraignant à bénir Israël !
      15 Balaam, animé par l'Esprit de prophétie, prédit la prospérité et la domination du peuple d'Israël. Le personnage se vante d'avoir enfin les yeux ouverts ! Autrefois, on appelait les prophètes, des voyants.

      Beaucoup entendent la Parole sans y prêter attention ni discerner la présence divine. Balaam connaissait la pensée du Très Haut. Un homme peut très bien connaître la pensée de Dieu, tout en étant, par désobéissance, dépourvu de Sa grâce. Balaam appelait l'Éternel « le Dieu Tout Puissant ». Personne, dans son entourage, ne pouvait à l'époque exprimer un plus grand respect envers Dieu, malgré le fait qu'il ne ressentait pas vis-à-vis de ce Dernier, une crainte ou un amour réels et que sa foi n'avait rien d'extraordinaire.

      Dans la mesure où un homme se rapproche des cieux, il peut s'en trouver très près, sans toutefois y être ! Cette prophétie décrit l'Éternel, qui se trouve être la « Couronne » et la « Gloire » du peuple d'Israël et plus tard, dans une certaine mesure, du roi David. Mais ce discours annonce également le côté merveilleux de notre Seigneur Jésus, le Messie promis.

      Balaam était en fait un mauvais homme : il voyait bien Christ, tout en restant éloigné de Dieu ; il ne le voyait pas comme Job, qui le discernait comme son Rédempteur personnel. Quand Jésus viendra sur les nuées, tout œil le verra ; mais beaucoup le verront comme cet homme riche, qui en enfer, voyait au loin Abraham. Christ sortira de Jacob et d'Israël, telle une Étoile et un Sceptre : l'Étoile représentera Sa Gloire et Son éclat, le Sceptre, toute Sa Puissance et Son Autorité. Christ sera le Roi, non seulement de Jacob et d'Israël, mais du monde entier ; tous seront alors gouvernés par Son Sceptre d'or, ou mis en pièces par Sa Verge de fer.

      Balaam prophétisa sur les Amalécites et les Kéniens, des peuples qu'il ne connaissait pas : même cachés dans le creux des rochers, ils ne pourront subsister, face à la Puissance de l'Éternel. Cette prophétie s'étend même jusqu'aux confins des civilisations Grecques et Romaines, annonçant les œuvres grandioses que l'Éternel accomplira avec ces nations. Ces événements seront si terribles que personne ne pourra en réchapper. Ceux qui survivront, seront comme arrachés du feu de la destruction. Que Dieu puisse nous préparer à supporter ces événements terrifiants !

      Au lieu de proférer des blasphèmes sur l'église, Balaam maudit d'abord Amalek, puis Rome, le dernier ennemi du peuple de Dieu. Non seulement Rome, dans son contexte païen, mais aussi dans la Papauté : l'antichrist et toutes les puissances qui l'entourent.

      Posons-nous cette question : est-ce que par nos connaissances, notre expérience ou notre profession, nous surpassons Balaam ? Aucune parole dite avec empressement, même dans la prédication ou la prière, ou sur la connaissance de la prophétie, n'est en fait différente ou supérieure aux vantardises de ceux qui se disent ennemis de Dieu et qui pratiquent l'injustice. La simple dépendance envers le Sang rédempteur, la Grâce qui nous sanctifie et la soumission à la Volonté divine, les efforts constants à glorifier Dieu et à aider Son peuple, ne sont peut-être pas des actes qui brillent par leur splendeur aux yeux du monde, mais qui sont en réalité des dons spirituels merveilleux, qui accompagnent notre salut. Aucun hypocrite n'est capable d'exercer de tels agissements. Le plus petit des croyants possède déjà un minimum de ces dons et aspire en fait, par la prière, à en posséder davantage.

      Deutéronome 2

      Deutéronome 23

      Juges 3

      1

      Les nations qui subsistèrent, pour éprouver Israël. (Juges 3:1-7)
      Othniel délivre Israël. (Juges 3:8-11)
      Éhud délivre Israël du roi Églon. (Juges 3:12-30)
      Shamgar délivre et juge Israël. (Juges 3:31)

      Les Israélites étaient une image de l'église ici-bas : ils ne devaient pas être oisifs ni paresseux. Il plut à l'Éternel d'éprouver le peuple d'Israël, en laissant subsister quelques nations autour de lui. Les tentations sont là pour éprouver la méchanceté du cœur des pécheurs ; ces mêmes épreuves fortifient les croyants, dans leurs combats journaliers contre Satan, le péché et tout ce qui dégrade moralement cette terre. Les enfants de Dieu demeurent bien sûr ici-bas, mais ils ne font pas partie de ce monde : il leur est interdit de l'imiter. Cette particularité marque bien la différence entre ceux qui suivent Christ et ceux qui vivent simplement dans le péché. L'amitié du monde est fatale, alors que son inimitié ne procure que l'épreuve ; cette dernière n'est capable, au pire, que de tuer le corps, alors que l'amour du monde tue de nombreuses âmes.
      8 Le premier juge s'appelait Othniel : même au temps de Josué, il était déjà connu. Peu après l'établissement d'Israël en Canaan, le peuple commença à se corrompre et la paix ne régnait plus dans le pays. Mais les afflictions qui tombaient sur le peuple, poussèrent ce dernier à crier vers Dieu, alors que jusqu'à présent il L'invoquait rarement. L'Éternel, dans Sa miséricorde, les délivra. L'Esprit de Dieu fut sur Othniel : Esprit de Sagesse et de Courage, qui le qualifia pour exercer son service envers les enfants d'Israël, et Esprit de Puissance, pour les inciter à réagir contre l'oppresseur.

      Othniel commença par juger Israël en lui adressant des reproches et en réformant certaines pratiques pour que la nation puisse partir en guerre.

      Que le péché qui règne éventuellement dans notre maison soit d'abord maîtrisé et anéanti, les ennemis qui rodent autour de nous ne pourront alors plus résister ! Que Christ soit notre « Juge » et notre « Sagesse », Lui, saura efficacement nous Sauver !

      12 Quand Israël pécha de nouveau, Dieu lui infligea un nouvel oppresseur. Les Hébreux pratiquaient déjà le mal, mais les Moabites les surpassaient encore en ce domaine ; Dieu punit toujours Son peuple quand ce dernier se livre au péché : les Hébreux étaient affaiblis, alors que les Moabites, leurs ennemis, étaient redoutablement forts. Quand les premières épreuves se révèlent inefficaces, l'Éternel durcit Sa correction. Quand Israël pria de nouveau, Dieu lui envoya alors, Éhud. En tant que juge, et ministre de la Justice divine, ce dernier mit à mort Églon, le roi de Moab, mettant ainsi à exécution le jugement divin à l'égard des ennemis de Dieu et de Son peuple.

      Les lois qui régissent les principautés et les diverses puissances, peuvent servir à diriger notre conduite ; il ne s'agit pas évidemment d'aller tuer qui que ce soit, rien de tel ne nous est ordonné par Dieu ! Remarquez d'abord comment Éhud s'est adressé à Églon : quel genre de message peut recevoir quelqu'un qui se rebelle orgueilleusement contre Dieu ? Un avertissement contenu dans Sa Parole ! Ses serviteurs ont heureusement suffisamment de zèle pour La proclamer, sans la moindre crainte, se moquant des menaces que pourraient proférer les pécheurs à leur égard. Grâce à Dieu, ces chrétiens donnent avant tout un message de miséricorde et de salut pour l'âme ; l'annonce de la vengeance ne s'adresse qu'à ceux qui négligent l'offre de la Grâce.

      La paix que retrouva Israël pendant quatre-vingt ans, fut la conséquence de cette victoire sur les Moabites ; ce ne sont que peu d'années, comparées au repos éternel et paisible que connaîtront les rachetés, dans la « Canaan céleste » !

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