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Jean 4.18

car tu as eu cinq maris et l'homme que tu as maintenant n'est pas ton mari. En cela tu as dit la v√©rit√©.¬†¬Ľ
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Nous ne devrions pas nous rendre dans les lieux o√Ļ la tentation nous guette, sauf quand un besoin sp√©cifique s'en fait sentir¬†; en de tels cas, nous ne devons pas y demeurer, mais nous h√Ęter de les traverser¬†!

Nous voyons dans ce texte le Seigneur J√©sus, tr√®s fatigu√© par le voyage qu‚ÄôIl venait d‚Äôeffectuer. Nous pouvons voir, par ce fait, qu'Il avait vraiment rev√™tu notre nature humaine. La lassitude et la peine vont de pair avec le p√©ch√©¬†; Christ, ayant √©t√© fait ¬ę¬†mal√©diction¬†¬Ľ pour nous, a √©t√© soumis aux effets du p√©ch√©, entr√© dans le monde. De plus, Il √©tait relativement pauvre, et effectuait donc tous Ses voyages √† pied. √Čtant fatigu√©, Il s'assit sur la margelle d‚Äôun puits¬†; Il n'avait pas de lieu pr√©cis pour se reposer. Il se tint donc l√†, comme le ferait un passant fatigu√©, assis sur un banc.

Il est certain que nous devrions revêtir avec empressement l’humilité qu’avait le Fils de Dieu en de telles circonstances. Christ demanda de l'eau à cette femme de la Samarie. Elle fut d’abord surprise par l’absence d’inimitié de Jésus, à son égard. Certaines personnes étonnent leurs interlocuteurs par leur simplicité. Christ saisit ainsi l'occasion pour enseigner le chemin du salut à cette Samaritaine : Il a converti cette femme, en lui exposant son ignorance, sa culpabilité et son besoin d’accepter un Sauveur.

L‚Äôeau vive mentionn√©e dans ce texte signifie l'Esprit. Par cette analogie, s‚Äôaccomplissait la b√©n√©diction du Messie, promise dans l'Ancien Testament. Les gr√Ęces de l'Esprit, et ses consolations, √©tanchent la soif de l'√Ęme, celle qui reconna√ģt sa propre nature et son besoin. Cette femme comprit litt√©ralement ce que J√©sus mentionnait de mani√®re imag√©e.

Christ montre que l'eau de ce puits de Jacob ne pouvait fournir qu'une satisfaction passag√®re. Quelles que soient les ¬ę¬†eaux de consolation¬†¬Ľ que nous pouvons boire, nous aurons toujours soif. Mais quiconque re√ßoit l'Esprit de la Gr√Ęce, en b√©n√©ficiant des consolations de l'√Čvangile, ne manquera plus jamais de rien qui puisse satisfaire abondamment son √Ęme¬†!

Le cŇďur de l‚Äôhomme n‚Äôaspire qu'√† des fins charnelles. ¬ę¬†Donne-moi de cette eau¬†¬Ľ, demanda cette femme √† J√©sus¬†; elle ne fit pas cette requ√™te pour avoir la vie √©ternelle, (ce que Christ proposait), mais afin de ne plus √™tre oblig√©e venir puiser en ce lieu. L'esprit charnel est tr√®s ing√©nieux pour √©carter ou √©touffer toute conviction spirituelle. J√©sus condamna alors la conscience de cette femme, en lui donnant des d√©tails tr√®s pr√©cis sur sa vie priv√©e¬†! Il bl√Ęma s√©v√®rement sa conduite.

La femme reconnut alors que Christ √©tait un proph√®te. La puissance de Sa parole, qui sonde le cŇďur et qui r√©v√®le √† la conscience des secrets ¬ę¬†intimes¬†¬Ľ, est une preuve de l‚Äôautorit√© divine. Cette Parole devrait nous faire r√©fl√©chir, et nous faire comprendre que tout ce qui peut nous pr√©occuper sur terre n‚Äôest que passager.

L'objet de l'adoration doit demeurer toujours le m√™me¬†: Dieu, notre P√®re. Nous devons rechercher √† rev√™tir une certaine ¬ę¬†d√©cence spirituelle¬†¬Ľ, quand nous nous pr√©sentons devant le Seigneur, pour notre adoration ou notre culte¬†; peu importe notre pr√©f√©rence pour ce lieu de culte, tant que nous respectons la Saintet√© et l'approbation de Dieu.

D‚Äôapr√®s la r√©ponse de cette femme, on pouvait d√©duire que les Juifs √©taient sinc√®res quant √† leur attente du Messie. Ceux qui, par les √Čcritures, ont discern√© Dieu, savent Qui ils adorent. Le message du salut venait des Juifs¬†; il est parvenu aux autres nations par leur interm√©diaire. Christ pr√©f√©rait le culte des Juifs √† celui des Samaritains¬†; Il annonce ensuite que ce dernier allait bient√īt dispara√ģtre¬†: Dieu √©tait sur le point d'√™tre r√©v√©l√©, en tant que P√®re de tous les croyants, de toutes les nations¬†!

Lorsque l‚Äôhomme est plac√© sous l'influence du Saint-Esprit, il doit adorer Dieu, et rester en communion avec Lui. Les diff√©rentes affections spirituelles, r√©v√©l√©es dans des pri√®res ferventes, des supplications, et des actions de gr√Ęces, composent l'adoration d'un cŇďur droit, en lequel Dieu prend plaisir et est glorifi√©.

La femme attendait patiemment la venue du Messie. Christ lui dit¬†: je le suis, Moi qui te parle. Elle n‚Äô√©tait qu‚Äôune √©trang√®re, une Samaritaine hostile¬†; le simple fait de s‚Äôadresser √† un Juif pouvait √™tre consid√©r√© comme une disgr√Ęce pour notre Seigneur J√©sus. Cependant, ce Dernier se r√©v√©la √† cette femme plus qu'Il ne l'avait fait jusqu‚Äô√† pr√©sent, √† l'un quelconque de Ses disciples.

Aucun de nos péchés ne peut empêcher d’être accepté par Jésus, à condition de nous humilier devant Lui, et de croire qu’Il est véritablement le Christ, le Sauveur du monde !

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