Les tentatives du « dragon » contre l’Église se sont
avérées vaines et lui furent fatales. Cette guerre s’est tenue
dans le ciel ; dans l'Église de Christ, le « royaume des cieux »
se situe ici-bas.Lors de ce combat, les parties en présence étaient : d’un côté,
Christ, le grand Ange de l'alliance, avec Ses fidèles partisans,
et de l’autre, Satan et ses serviteurs. Toute la force de
l'Église réside en Jésus, le « Capitaine de son salut ».
L'idolâtrie païenne, consistant en l'adoration des démons, a été
chassée par le déploiement du Christianisme. Le salut et la
force de l'Église ne sont imputés qu’au « Roi des rois », qui
en est la Tête. L'ennemi conquis (Satan), déteste la présence
divine, cependant il est disposé à paraître dans les cieux, pour
accuser les enfants de Dieu. Prenons garde à ne donner à Satan,
aucun motif d’accusation, en ce qui nous concerne ; lorsque nous
avons péché, allons devant le Seigneur et soumettre notre cause à
Christ, notre Avocat.
Les serviteurs de Dieu ont vaincu Satan par le sang de l'Agneau.
Grâce à leur témoignage et à la Puissance divine, la prédication
de l'Évangile est suffisante, pour faire tomber les mauvaises
influences. Par leur courage, leur patience et leurs souffrances,
ces serviteurs ont consacré leur vie, à la cause de Christ. Ils
ont été les « guerriers armés » par lesquels le Christianisme a
renversé le pouvoir de l'idolâtrie païenne ; si les chrétiens
actuels avaient continué à lutter avec ces armes, leurs victoires
sur le mal auraient été plus nombreuses et plus glorieuses, avec
des effets plus durables.
Les rachetés ont vaincu « l’ennemi » par une simple confiance
dans le sang de Christ, le seul Fondement de leur espérance.
Sachons les imiter, sans jamais céder à toute faiblesse envers cet
ennemi !
Cette pensée exprimée par l'image qui suit, et qui est peut-être empruntée à Esaïe 49.24 et suivants, va fournir encore une preuve sans réplique.
L'homme fort, c'est Satan ; comment Jésus pourrait-il lui arracher ses captifs, si d'abord il ne l'avait lié, vaincu ?
Les interprètes modernes voient dans ces paroles une allusion à l'histoire de la tentation, (Matthieu 4) où le Sauveur remporta sur Satan une première victoire qui fut le point de départ de toutes les autres. Cette allusion est possible, mais elle n'est pas évidente.