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1 Timothée 5

    • 1 Chapitre 5.

      1 à 16 Conduite à observer à l'égard des divers membres de l'Eglise et spécialement des veuves.

      2 Ces conseils n'exigent aucune explication. Ils renferment en quelques lignes tout un traité de "prudence pastorale."

      Il est impossible de n'y pas admirer cette "sagesse qui est d'en haut et qui est pure, pacifique, modérée, traitable, pleine de miséricorde et de bons fruits." (Jacques 3.17)

      - Le mot rendu par un vieillard est le m√™me que celui d'ancien, d'o√Ļ quelques interpr√®tes ont conclu qu'il s'agissait d'un homme rev√™tu de cette charge. L'ensemble de ces versets (1Timoth√©e 5.1-3) prouve le contraire.

      3 Pour comprendre ces mots, il faut d'abord jeter un regard su l'ensemble de ce passage. (1Timothée 5.3-16)

      Nous y apprenons quels soins particuliers les Eglises primitives avaient de cette classe de leurs membres qui, de tout temps, a été l'objet d'une profonde compassion : les veuves.

      Leur position dans ces temps difficiles pouvait être particulièrement malheureuse et entourée de grands dangers. Aussi voyons-nous que, dès l'origine, (Actes 6.1 et suivants) ce fut surtout par égard pour elles que l'Eglise institua la charge des diacres et plus tard des diaconesse. Les veuves qui voulaient rester telles, s'employaient elles-mêmes au service du Seigneur, et elles étaient soutenues par les Eglises, qui en tenaient un registre (1Timothée 5.9) et qui pourvoyaient à leurs besoins.

      Mais nous voyons, dans les versets qui suivent, √† quels abus cette excellente institution fut bient√īt expos√©e¬†: des veuves qui avaient des enfants ou des parents √† leur aise croyaient n√©anmoins pouvoir rester √† la charges de l'Eglise¬†; l'ap√ītre s'oppose formellement √† cet abus. (1Timoth√©e 5.4,8-16)

      Il y avait en outre des veuves plus jeunes, qui pouvaient contracter un second mariage, et qui, admises au nombre des autres veuves, devenaient pour ces derni√®res et pour toute l'Eglise une occasion de scandale, par leur l√©g√®ret√© et leur vie d√©sŇďuvr√©e. (1Timoth√©e 5.6,11,13,15) Il fallait porter √† ces maux un prompt rem√®de, et tel est le but de l'ap√ītre dans les avertissements qui suivent.

      - Ainsi celles que l'ap√ītre appelle ici (1Timoth√©e 5.3,5) v√©ritablement veuves, sont celle qui voulaient rester telles, qui √©taient isol√©es, (1Timoth√©e 5.5) et qui n'avaient personne dans leurs familles √† m√™me de les assister. L'ap√ītre recommande d'honorer de telles veuves, ce qui veut dire de leur t√©moigner le respect, les √©gards dus √† leur triste position, et de les secourir dans leurs besoins. (1Timoth√©e 5.9, note. Comparer Matthieu 15.5)

      4 C'est donc aux enfants ou petits-enfants d'une veuve que Paul ordonne d'exercer avant tout leur piété envers ce membre nécessiteux de leur famille, au lieu de le laisser à la charge de l'Eglise.

      Ce mot de piété doit donc s'entendre dans le sens de piété filiale. Et Paul exprime cette idée d'une manière assez générale pour faire sentir la même obligation à tous les enfants à l'égard de leurs parents. (1Timothée 5.8)

      Le s√©rieux motif que l'ap√ītre donne de ce devoir, c'est qu'il est agr√©able √† Dieu, conforme au cinqui√®me commandement. Et quand est-ce que des enfants auront rendu √† leurs parents ce qu'ils ont re√ßu d'eux, tout ce qu'ils en ont re√ßu¬†?

      - Plusieurs interprètes, Calvin entre autres, appliquent à la veuve ce que Paul dit aux enfants. C'est elle qui est invitée à prendre soin de sa maison. Cela n'est pas impossible au point de vue de la construction grammaticale, mais le contexte n'est point favorable à cette interprétation, puisqu'il parle de ce qui doit être fait pour les veuves.

      5 Il fallait caract√©riser d'abord celle qui est v√©ritablement veuve, (1Timoth√©e 5.3) afin que Timoth√©e compr√ģt plus clairement ce qui va suivre.

      Le nom même de veuve, en grec, signifie celle qui est dépouillée, et Paul suppose ici qu'elle l'est doublement en tant qu'elle est demeurée seule, isolée, n'ayant personne dans sa famille qui puisse prendre soin d'elle, (1Timothée 5.4) et ne songeant plus à contracter une autre union.

      Apr√®s avoir d√©crit ainsi sa position ext√©rieure, l'ap√ītre retrace son caract√®re religieux, sa sainte vie. (Comparer 1Timoth√©e 5.10) Telle est la veuve que l'Eglise devait adopter pour en avoir soin et lui assigner une sph√®re d'activit√©.

      6 Une telle veuve est spirituellement morte, étrangère à la sainte vie qui vient de Dieu. (Matthieu 8.22 ; Ephésiens 2.1 ; Apocalypse 3.1) Quel contraste ces terribles paroles forment avec le verset qui précède !
      8 Ou qu'un incrédule. Car les infidèles eux-mêmes, mus par les simples sentiments de la nature, ont soin des leurs. Comment donc ceux qui ne le font pas auraient-ils cette foi qui est "opérante par la charité ?" Ces paroles se rapportent au devoir retracé à 1Timothée 5.4.
      9 Comparer 1Timothée 5.3, note et voir la note suivante.

      Ces mots¬†: avoir √©t√© la femme d'un seul mari (comparez 1Timoth√©e 3.2, note) ne nous paraissent pas signifier qu'il fall√Ľt exclure les veuves qui auraient √©t√© mari√©es deux fois, puisque l'ap√ītre lui-m√™me conseille aux jeunes veuves de se remarier¬†; (1Timoth√©e 5.14) ces paroles d√©signent des femmes qui, divorc√©es, auraient contract√© une autre union du vivant de leur premier mari, ou auraient v√©cu dans le d√©sordre.

      - Du reste, les conditions que pose ici l'ap√ītre prouvent clairement qu'√™tre enregistr√©e emportait plus que le droit de recevoir des secours de l'Eglise¬†; car, en exclure toutes les veuves dont la vie pr√©c√©dente n'aurait pas √©t√© irr√©prochable, m√™me si elles s'√©taient ensuite r√©ellement converties¬†; surtout exclure des assistances toutes les veuves √Ęg√©es de moins de soixante ans, (comparez 1Timoth√©e 5.11) c'e√Ľt √©t√© contraire √† toutes les inspirations de la charit√©, et c'est √† quoi l'ap√ītre ne pouvait pas penser.

      Le r√īle des veuves renfermait donc le nom de celles √† qui certains services importants √©taient confi√©s dans l'Eglise, qui remplissaient, pour les personnes de leur sexe, les m√™mes fonctions que les diacres et les anciens. L'histoire de l'Eglise √©tablit, par de nombreux t√©moignages, qu'il existait de telles charges d√®s les temps les plus recul√©s. On comprend que l'on ne p√Ľt les confier qu'√† des femmes qui avaient, √† tous √©gards, un bon t√©moignage, (1Timoth√©e 5.10) et que leur √Ęge, leur exp√©rience chr√©tienne mettaient au-dessus de toutes les tentations du monde et de toutes ses calomnies.

      10 Avec une telle vie pour leur servir de bon témoignage, ces veuves devaient inspirer confiance à tous.

      - Quelques-unes de ces Ňďuvres de charit√©, humblement remplies, √©taient, dans ces temps-l√†, d'une valeur toute sp√©ciale. Ainsi exercer l'hospitalit√©¬†; (Romains 12.13, note) ainsi encore laver les pieds de ces fr√®res qui en recevaient un vrai soulagement, apr√®s de longues marches dans des pays br√Ľlants, et n'ayant pour chaussure que de simples sandales¬†; c'√©tait en Orient une partie essentielle de l'hospitalit√© et de la charit√©. (Comparer Luc 7.44¬†; Jean 13.14)

      "La charité a divers caractères et diverses fonctions selon les divers sujets : zélée pour le règne de Dieu, à l'égard des enfants, par la bonne éducation ; libérale envers les étrangers ; humble envers les fidèles ; secourable envers ceux qui souffrent : toute à tous." Quesnel.

      Tel est bien le portrait que trace l'ap√ītre de la v√©ritable veuve chr√©tienne, appel√©e √† servir J√©sus-Christ dans ses disciples.

      12 C'est à tort qu'on a souvent entendu par cette première foi la fidélité de la veuve à la mémoire de son mari mort : car cette pensée serait en contradiction directe avec 1Timothée 5.14.

      Paul veut parler, soit de l'engagement qu'elles avaient pris de se consacrer au service de Christ, engagement qu'elles rompent pour se remarier (1Timoth√©e 5.11 et 1Timoth√©e 5.9, note), soit de la foi chr√©tienne en g√©n√©ral. (Comparer 1Timoth√©e 5.13 et 1Timoth√©e 5.15) L'ordre de refuser de telles femmes se rapporte √† ce r√īle des veuves mentionn√© √† 1Timoth√©e 5.9.

      L'ensemble de ces deux versets prouve que tel en est le sens. En voici la traduction littérale : "Car quand elles sont devenues voluptueuses contre Christ, elles veulent se marier, ayant (en elles-mêmes) le jugement qu'elles ont rejeté la première foi."

      Ce jugement n'est ni celui de Dieu ni celui des hommes, mais celui de leur propre conscience. Il faut √©carter ici toute id√©e d'un vŇďu qu'elles auraient fait, ou d'un bl√Ęme que l'ap√ītre prononcerait sur un second mariage, (1Timoth√©e 5.14) et concentrer toute la pens√©e sur le motif qui leur fait pr√©f√©rer le mariage √† l'√©tat de veuves chr√©tiennes et au service de Christ. Le verset 1Timoth√©e 5.13 expose tout le d√©veloppement moral de cette faute.

      14 Il y a dans le texte original¬†: "Je veux donc que celles qui sont plus jeunes se marient¬†;" d'o√Ļ quelques interpr√®tes ont conclu qu'il s'agissait non des jeunes veuves, mais des jeunes femmes en g√©n√©ral. Cela n'est pas admissible.

      Dans tout ce qui pr√©c√®de et ce qui suit, l'ap√ītre ne parle que des veuves¬†; il vient de les d√©signer (1Timoth√©e 5.11) par ces m√™mes mots plus jeunes, qu'il reprend ici, et n'a pas maintenant la moindre occasion de parler du mariage des jeunes femmes en g√©n√©ral.

      Du reste, son ordre actuel est en pleine harmonie avec ce qu'il dit ailleurs de la libert√© des veuves √† l'√©gard du mariage. (1Corinthiens 7.39) Que si, √† Corinthe, il conseillait plut√īt aux veuves, et m√™me aux jeunes personnes non mari√©es, de rester dans cet √©tat, ce n'√©tait point une r√®gle permanente qu'il prescrivait, mais il avait √©gard "√† la n√©cessit√© pr√©sente." (1Corinthiens 7.26)

      En d'autres temps et d'autres lieux, il pouvait donner un avis diff√©rent sur un sujet dans lequel le chr√©tien reste toujours libre, et les pressants motifs que Paul voit dans l'√©tat actuel des Eglises d'Asie, et que cette √©p√ģtre nous fait conna√ģtre, justifient abondamment son conseil. Il ne s'agissait de rien moins que de faire cesser dans les Eglises un scandale, et d'√īter √† l'adversaire toute cause de m√©disance. (Grec¬†: "d'injures.")

      Le verset suivant (1Timothée 5.15) montre de plus grands dangers encore.

      15 Sont tout à fait déchues de la foi. (Comparer 1Timothée 5.12)
      16 Grec : "Si quelque croyant ou croyante a des veuves" (dans sa famille, dans sa parenté), qu'il les assiste. (Comparer 1Timothée 5.3, note ; 1Timothée 5.4, note).

      D'importants manuscrits ont simplement : "Si quelque croyante a des veuves..."

      17 17 à 25 Directions sur la manière de traiter les anciens.

      L'ap√ītre a expos√© ci-dessus longuement les qualit√©s requises des anciens ou √©v√™ques. (1Timoth√©e 3.1 et suivants) Il n'y revient pas ici¬†; mais il donne quelques conseils encore sur la mani√®re dont les Eglises doivent les honorer et pourvoir √† leurs besoins. Ce sujet se pr√©sentait tout naturellement √† son esprit apr√®s ce qu'il venait de dire des veuves qui remplissaient, pour leur sexe, des offices analogues √† ceux des anciens. (1Timoth√©e 5.9, note.)

      Ces paroles nous montrent trois sortes de fonctions confi√©es aux anciens¬†: pr√©sider, par o√Ļ il faut entendre, soit la direction des assembl√©es, soit le gouvernement de l'Eglise en g√©n√©ral¬†; √©difier l'Eglise par la parole, c'est-√†-dire par les exhortations, l'exercice du don de proph√©tie, etc., enfin, l'instruire par l'enseignement proprement dit. (Ces deux derni√®res fonctions sont aussi distinctes d'apr√®s d'autres passages, comme Romains 12.7,8)

      On voit de plus ici que ces divers emplois se trouvaient tant√īt r√©unis dans les m√™mes personnes, tant√īt s√©par√©s¬†: ce qui √©tait tout naturel dans ces premiers temps o√Ļ les Eglises, se recrutant surtout parmi les classes inf√©rieures de la soci√©t√©, ne comptaient pas toujours dans leur sein des fid√®les qui eussent les dons n√©cessaires √† la pr√©dication ou √† l'enseignement. Un jugement sain, √©clair√© et sanctifi√© par l'Evangile pouvait d'ailleurs suffire pour le gouvernement de l'Eglise, en des hommes du reste peu instruits.

      - Quoi qu'il en soit, l'ap√ītre demande avec instance que les Eglises apprennent √† estimer la fid√©lit√© dans l'emploi de tous ces dons, surtout l√† o√Ļ ils se trouvaient r√©unis dans les m√™mes anciens.

      Mais qu'est-ce que ce double honneur qui est requis pour eux ? Plusieurs interprètes, s'arrêtant uniquement au sens du verset suivant, (1Timothée 5.18) ont traduit ces mots par un double salaire ou honoraire. (Ainsi la version de Lausanne.)

      Sans doute ce sens √©tait dans la pens√©e de l'ap√ītre, et le mot original peut √™tre rendu ainsi¬†; il √©tait naturel que des hommes qui donnaient tout leur temps au soin des troupeaux en fussent d√©dommag√©s, tandis que d'autres anciens, restant dans leur vocation temporelle, avaient moins besoin d'√™tre soutenus par l'Eglise. Mais il faut conserver aussi √† ces paroles leur sens moral d'estime et de respect, qui n'avait certainement pas moins d'importance aux yeux de l'ap√ītre. (Comparer 1Timoth√©e 5.3, note)

      18 Deut√©ronome 25.4¬†; comparez 1Corinthiens 9.9, note, o√Ļ l'ap√ītre cite ce passage dans le m√™me sens et le m√™me but.

      Parole de Jésus-Christ, transmise à Paul par la tradition. (Luc 10.7 ; comparez Matthieu 10.10)

      19 Ce qu'exigeait d√©j√† la loi mosa√Įque (Deut√©ronome 17.6¬†; 19.15¬†; comparez Matthieu 18.16¬†; 2Corinthiens 13.1)

      Cette sage précaution était ici doublement nécessaire et commandée par cet honneur que Paul demande pour les anciens. (1Timothée 5.17)

      20 Si, après la précaution requise au verset précédent, il y avait une faute évidente à reprocher à un ancien, cette répréhension devait être faite, devant tous les anciens, afin que les autres, les collègues du coupable, reçussent la salutaire impression d'une sainte discipline.

      - Ce qui précède semble indiquer qu'il s'agit ici des anciens trouvés en faute et que Timothée devait reprendre soit devant l'assemblée, soit plus probablement devant le presbytère.

      D'autres exégètes, s'appuyant des prescriptions disciplinaires qui suivent, (1Timothée 5.22,24,25) admettent que cette répréhension est ordonnée en général pour tous ceux qui pèchent et devait se faire en présence de toute l'Eglise.

      21 Cette solennelle adjuration se rapport √† l'ordre renferm√© dans les deux derniers versets, et qui avait pour objet la discipline de l'Eglise. On voit quelle importance l'ap√ītre y attachait.

      - Les "anges élus" sont les plus élevés des anges, les plus excellentes des créatures célestes, par lesquelles Paul adjure son disciple, pour donner plus de solennité encore à ses paroles. (Comparer 2Corinthiens 1.23 ; 11.10)

      22 Imposer les mains à un homme qui n'en serait pas digne par sa foi et par sa vie, pour lui conférer une charge quelconque dans l'Eglise, c'est participer au péché qu'il commet en acceptant cette charge et se rendre responsable devant Dieu de tout le mal qui en résulterait.
      23 Cette exhortation toute paternelle de Paul √† son disciple bienaim√©, ce tendre soin de sa sant√©, cette sympathie pour des maladies qui mettaient sa vie en danger, ne para√ģtront indignes d'un ap√ītre qu'√† ceux qui cherchent des motifs de rabaisser l'autorit√© de son caract√®re et de ses lettres.

      Loin de parler contre Paul, ce passage est une des mille preuves de l'authenticit√© de cette √©p√ģtre, car o√Ļ est le faussaire qui songerait √† placer une telle recommandation dans une lettre suppos√©e¬†?

      Cette recommandation est motiv√©e par celle que l'ap√ītre venait de faire √† son disciple¬†: "Conserve-toi pur¬†;" elle est destin√©e √† y apporter une restriction. La discipline que Timoth√©e doit exercer sur lui-m√™me ne doit pas devenir un asc√©tisme qui le porterait √† se priver de ce qui est n√©cessaire √† sa sant√©.

      25 Cette remarque sur la mani√®re oppos√©e dont se manifeste chez les hommes leur vrai caract√®re en mal ou en bien, est relative √† la recommandation qu'a faite l'ap√ītre (1Timoth√©e 5.22) de n'imposer l√©g√®rement les mains √† personne, et en g√©n√©ral √† l'exercice de la discipline.

      En disant, d'une part, que les p√©ch√©s des uns et les bonnes Ňďuvres des autres sont manifestes d√®s l'abord, Paul en conclut qu'il est facile de les juger avant de les recevoir √† une charge dans l'Eglise ou d'exercer √† leur √©gard quelque r√©pr√©hension¬†; mais d'autre part, en admettant qu'il en est souvent autrement, que le regard le plus p√©n√©trant peut y √™tre tromp√©, il att√©nue la responsabilit√© qu'il a fait peser sur son disciple¬†; il craint que celui-ci ne se reproche les infid√©lit√©s qu'il pourrait d√©couvrir ensuite en des hommes auxquels il aurait impos√© les mains, ou qu'il n'ait trop de regrets d'avoir refus√© tels autres dont il n'avait pas su d√©couvrir les excellentes qualit√©s. Timoth√©e devait en tout cas conclure de cette remarque qu'il fallait observer longtemps et scrupuleusement avant d'agir.

      - Le verset 1Timothée 5.24 doit être rendu littéralement ainsi : "Les péchés de quelques hommes sont très évidents, et vont devant en jugement ; mais en d'autres, ils suivent," c'est-à-dire ne sont reconnus qu'après. Ce qui fait penser que ce jugement n'est pas la sentence finale de Dieu sur eux, mais la délibération de l'Eglise appelée à juger si un homme est propre au ministère qu'il s'agit de lui confier. Cette interprétation convient bien à l'ensemble de la pensée.

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