Job 42.16

Cent quarante ans. Ceci montre de nouveau l'intention du po√®te de placer toute cette histoire dans le temps des patriarches, qui mouraient aussi √Ęg√©s et rassasi√©s de jours (Gen√®se 25.8¬†; 35.29).

Conclusion sur l'épilogue.

La réhabilitation de Job suggère plusieurs observations.

  1. Elihu n'est pas nomm√©, et cependant on pourrait s'attendre √† ce qu'il f√Ľt lou√© comme s'√©tant le plus rapproch√© de la pens√©e divine.
  2. Le motif de l'épreuve de Job ne lui est pas révélé.
  3. La restauration est purement matérielle.

1) Mais si Elihu n'est pas nomm√©, ce n'est pas, comme plusieurs le pensent, parce que son discours ne faisait pas, dans le principe, partie du po√®me et qu'il y a √©t√© ajout√© plus tard, car il e√Ľt √©t√© bien facile √† l'auteur de cette adjonction d'intercaler en terminant un mot qui v√ģnt corroborer son explication. L'absence de bl√Ęme suffit √† mettre Elihu au-dessus des trois amis¬†; l'absence de louange r√©sulte de ce que lui-m√™me n'√©tait pas encore pleinement initi√© √† la v√©rit√©, parce qu'il ne poss√©dait pas la cl√© du probl√®me renferm√©e dans le prologue.

2) Cette ignorance o√Ļ il est laiss√© est sans doute destin√©e √† nous faire comprendre que l'homme doit se r√©signer √† passer sa vie enti√®re sans saisir toute la pens√©e de Dieu, et en acceptant avec une confiance aveugle ses dispensations. Cela ne veut pas dire que nous devions ignorer toujours le plan de Dieu : le livre m√™me de Job nous le fait conna√ģtre sur un point capital. Le lecteur est √©clair√© l√† o√Ļ Job et Elihu lui-m√™me demeurent dans les t√©n√®bres. Il y a donc progr√®s dans la r√©v√©lation¬†; ce que Job et Elibu ignorent encore, l'auteur de notre livre le r√©v√®le √† ses lecteurs¬†; c'est un pionnier dans le domaine de la v√©rit√© r√©v√©l√©e. Il a le sentiment d'apporter au monde un rayon de lumi√®re qui n'avait pas brill√© jusqu'alors dans le cŇďur des justes, pour les √©clairer dans leurs souffrances plus ou moins imm√©rit√©es.

3) On est surpris de voir toute la r√©habilitation de Job consister en b√©n√©dictions temporelles : nombre double de bestiaux¬†; naissance de nouveaux enfants, dont les filles sont particuli√®rement belles¬†; prolongation consid√©rable de vie. Nous avons d√©j√† touch√© cette question dans notre introduction. L'auteur tient seulement √† montrer qu'il y a eu r√©habilitation. Quant √† la nature du r√©tablissement, il en demeure strictement au point de vue de l'ancienne alliance. Le juste de l'Ancien Testament pouvait souhaiter ardemment et m√™me contempler par moments, et par un effort supr√™me, la vie future (19.23-29)¬†; mais c'√©taient l√† des choses qui n'√©taient pas encore mises en √©vidence. Pour nous, en tout cas, le mode de restauration de Job appara√ģt insuffisant¬†; mais c'est pr√©cis√©ment ce caract√®re d'insuffisance qui force √† attendre quelque chose de mieux et √† songer √† une restauration sup√©rieure, dont celle-ci n'est que le pr√©lude et la faible image. Si l'on rapproche Jacques 1.12 de Jacques 5.11, on sent que c'est bien ainsi que les premiers chr√©tiens comprenaient notre livre. Ne trouvons point √©trange, dit Calvin dans son dernier sermon sur le livre de Job, que pour ce temps-l√† Dieu ait voulu par cette prosp√©rit√© terrienne et caduque d√©clarer son amour envers les fid√®les¬†; car il n'y avait point alors telle r√©v√©lation de vie c√©leste comme elle est aujourd'hui en l'√Čvangile : J√©sus-Christ n'√©tait point manifest√©, lequel est descendu ici-bas pour nous attirer l√†-haut, lequel a v√™tu notre chair afin de nous montrer que Dieu habite en nous et qu'il nous a conjoints √† sa gloire et √† son immortalit√©. Ces choses-l√† n'√©taient point encore. Il a donc fallu que les fid√®les fussent trait√©s en partie comme des petits enfants. Et voil√† pourquoi, quand il est parl√© des P√®res anciens en l'Ecriture, notamment il est dit que Dieu les a b√©nis en lign√©e, en bestial, en possessions et choses semblables et m√™me en longue vie. Et pourquoi¬†? Il fallait qu'ils fussent aid√©s par ces moyens-l√†, en attendant que la vie c√©leste nous f√Ľt r√©v√©l√©e...

Conclusion sur le livre de Job.

Heureux, dit le psalmiste, celui qui se conduit sagement envers le mis√©rable, ou, selon la paraphrase de Calvin, l'homme entendu √† l'√©gard de l'afflig√© et qui en juge prudemment. (Psaumes 41.1). Les amis de Job n'ont pas eu cette prudence-l√†. Les Juifs se sont √©galement tromp√©s quand ils ont pris pour un homme battu de Dieu, √† cause de ses propres p√©ch√©s, le juste qui mourait pour les leurs (Esa√Įe 53.11). Et aujourd'hui encore il ne manque pas de personnes qui se croient dans la v√©rit√© quand elles mettent toute souffrance en relation directe avec le p√©ch√© personnel. C'est l√† une pens√©e naturelle au cŇďur de l'homme. Volontiers on change en une faute le malheur du prochain et l'on ne se doute pas qu'en g√©n√©ralisant une v√©rit√© particuli√®re, on tombe dans une supr√™me injustice, capable d'aigrir, peut-√™tre m√™me de troubler profond√©ment les afflig√©s auxquels on ajoute ainsi l'affliction. On n'est pas m√™me toujours dans le vrai quand on regarde l'√©preuve du juste comme un rem√®de prophylactique contre l'orgueil on contre les germes du p√©ch√© qui se trouvent dans tout cŇďur d'homme et qui se d√©velopperaient peut-√™tre au sein d'une vie trop facile. La pens√©e de Dieu est plus √©lev√©e m√™me que celle d'Elihu, et, sous ce rapport, notre livre renferme une le√ßon que nous ferons bien de ne pas laisser √©couler lorsque nous nous trouverons en face de fr√®res visit√©s par la souffrance.

Et pour ceux-l√† m√™mes qui souffrent, quelle consolation¬†! Il est des cas o√Ļ Dieu inflige la souffrance √† l'homme, non en raison de ses p√©ch√©s accomplis √† expier, ni m√™me en vue de ses dispositions morales √† am√©liorer et des fautes qu'il pourrait commettre, √† pr√©venir, mais en vue de Lui, Dieu, et de son propre honneur. Il est alors donn√© √† l'homme de jouer un noble r√īle dans l'univers, celui d'√™tre le vengeur de son Cr√©ateur outrag√© et de faire √©clater sa gloire jusque dans les sph√®res sup√©rieures √† celles de l'humanit√©. Cet enfant rachitique, pr√®s de quitter la vie apr√®s n'en avoir connu que les douleurs¬†; cette m√®re, que vingt ans de maladie retiennent sur un lit de souffrance, priv√©e du bonheur d'√©lever elle-m√™me sa jeune famille¬†; ce p√®re probe et laborieux, qui voit la fleur de sa force se fl√©trir au souffle d'un mal incurable, et cela au moment m√™me o√Ļ son travail serait le plus n√©cessaire √† ses enfants¬†; ce n√©gociant irr√©prochable qui, pour n'avoir pas consenti √† commettre une bassesse, se voit expos√© avec les siens √† la honte de la banqueroute et √† toutes les privations de l'indigence, ils feront avant tout le compte de leurs voies et sonderont leur cŇďur¬†; ils s'humilieront sans doute, s'il y a lieu, au souvenir du pass√© et √† la vue du dedans. Mais si, apr√®s tout cela, ils trouvent encore dans leur infortune quelque inexplicable reste, qu'ils se gardent de se laisser entra√ģner, comme Job dans certains moments, au doute √† l'√©gard de la sagesse et de la justice de Dieu, et qu'ils se disent : Dieu veut me donner √† moi, ch√©tif, l'occasion de montrer que je l'aime pour Lui, non pour les biens dont il me fait jouir, que je l'aime malgr√© les √©preuves dont il m'accable. Ma mission est maintenant de souffrir joyeusement pour Lui. Peut-√™tre, √† cette heure, mes douleurs docilement accept√©es seront-elles un holocauste dont la fum√©e montera jusqu'aux cieux des cieux, et Dieu va-t-il remporter par moi, ver de terre √©cras√© sous son pied, une victoire √©clatante sur son adversaire et sur le mien. Consentir √† jouer ce r√īle, c'est de la part de l'homme l'acte incomparable, l'h√©ro√Įsme sous sa forme la plus sainte¬†; le remplir comme Job, c'est r√©aliser la destination supr√™me de la cr√©ature... Cette pens√©e √©tait une de celles qui soutenaient les ap√ītres dans leur p√©nible carri√®re : Dieu nous a, dit saint Paul (1Corinthiens 4.9), expos√©s publiquement comme les derniers des hommes et comme des condamn√©s √† mort, et il a fait de nous un spectacle pour le monde, pour les anges et pour les hommes. (F.Godet Etudes bibliques)

Renan, peut-être parce qu'il n'a pas compris ce poème, (qu'il a si bien traduit), n'en prétend pas moins qu'il pose le problème de la souffrance, mais ne le résout pas. Par moments, Job semble soulever le voile des croyances futures ;... il sait qu'il sera vengé... Mais ces éclairs sont toujours suivis des plus profondes ténèbres ; le spectacle de la misère de l'homme, les lentes destructions de la nature, cette horrible indifférence de la mort qui frappe sans distinction le juste et le coupable, l'homme heureux et l'infortuné, le ramènent au désespoir. (pages 83-84). Job n'a jamais désespéré, et sa fin n'a rien de désespérant.

Or cette pens√©e-l√†, cette conception de la souffrance du juste, d'o√Ļ vient-elle √† l'auteur de notre po√®me¬†? Qui aurait jamais soup√ßonn√© que les maux les plus terribles et les plus humiliants auxquels est expos√©e une cr√©ature fid√®le puissent contribuer √† la gloire du tout-puissant Cr√©ateur¬†? Nous nous demandions nagu√®re o√Ļ notre auteur avait trouv√© la pens√©e de la sc√®ne c√©leste qu'il nous pr√©sente √† deux reprises dans le Prologue. Nous demandons maintenant o√Ļ il peut bien avoir trouv√© cette notion si √©lev√©e et si pr√©cieuse de la souffrance¬†? N'est-ce pas l√† un joyau qui lui a √©t√© confi√© d'en-haut¬†? Et n'est-ce pas la joie de se sentir en possession de ce tr√©sor qui l'a rendu capable de composer cette Ňďuvre admirable qui, au simple point de vue litt√©raire, se maintient constamment dans des hauteurs o√Ļ les autres produits du g√©nie de l'homme ne parviennent qu'√† de rares intervalles¬†?

Nous venons de parler de la beauté constante de ce poème. Qu'on se rappelle la foule de tableaux frappants, de reliefs profondément fouillés, de descriptions éclatantes qui passent successivement sous les yeux du lecteur au cours de ces quarante-deux chapitres ; il y a de l'art jusque dans les apparentes défaillances de la composition : ainsi, par exemple le dernier discours de Bildad (chapitre 25) est, nous a-t-il paru, intentionnellement faible. Est-ce à dire que, comme on le pense souvent, cette beauté ininterrompue finisse par lasser, suivant l'adage :

L'ennui naquit un jour de l'uniformité ?

Nous ne le pensons pas. De loin et lues superficiellement, les attaques des trois amis et les r√©ponses de Job peuvent para√ģtre monotones. Mais, si l'on y regarde de plus pr√®s, on √©prouve une sensation toute autre.

Quoi de plus varié et de plus riche en imprévu que l'invocation de Job réclamant, pour maudire efficacement la nuit de sa naissance, le secours des experts en incantations (3.8) ; que la manière en laquelle Eliphaz décrit la vision nocturne qui l'a confirmé dans sa manière de juger la souffrance (4.12-21) ; que les images dont Job se sert pour faire comprendre la déception que lui ont causée ses amis par leur absence de sympathie (6.15-20) ; que la haute idée qu'il se fait de la souveraineté incontestable de Dieu, qu'on l'accuse d'ignorer ou d'oublier (9.2-12 ; 12.13-23) ? Qu'on se rappelle encore, au défaut de la pitié divine, son appel désespéré à la pitié de ses amis (19.21) ; la dureté de Tsophar (20.24-29), l'admirable chapitre 29 tout entier, etc. ; autant de morceaux touchants ou véhéments, tendres ou froids, suppliants ou ironiques.

Et, √† c√īt√© de cette vari√©t√© de d√©tails, quelle vie, quel mouvement, dans l'ensemble de l'ouvrage, et comme tout y marche¬†! Ce point vaut que nous nous y arr√™tions un instant.

Tout d'abord, chacun des trois amis a une figure √† part. Eliphaz emploie des expressions qui ne se trouvent que dans sa bouche : ainsi crainte tout court, dans le sens de crainte de Dieu, ou de pi√©t√© (4.6¬†; 15.4¬†; 22.4)¬†; √™tre d√©truit (4.7¬†; 15.28¬†; 22.20)¬†; √™tre utile (15.3¬†; 22.2). Bildad a quelque chose de particuli√®rement sentencieux (chapitres 8 et 18)¬†; deux fois il entre en mati√®re par la question : Jusqu'√† quand¬†? (8.2¬†; 18.2), qui ne se trouve dans la bouche de Job que comme un rendu (19.2)¬†; il est le seul des trois qui emploie le verbe cro√ģtre, s'√©lever, prosp√©rer (8.11¬†; 12.23). Tsophar enfin a pour sp√©cialit√© de ne pas reculer devant l'emploi d'images peu relev√©es : il parle d'un homme creux pour dire un homme qui n'a pas de cŇďur et dont la poitrine est vide (11.12). Voir encore 20.7,14,15,20,23. On est presque tent√©, lorsqu'on √©tudie le texte de pr√®s et dans l'original, de se demander si, dans le principe, les trois amis n'√©taient pas trois personnes r√©elles qui se seraient partag√© les r√īles et qui auraient parl√© chacune suivant son caract√®re et sa tournure d'esprit.

Mais, ind√©pendamment de cette originalit√©, qui n'est probablement qu'un artifice de l'auteur unique du po√®me, il est √©vident que, √† mesure que la discussion se prolonge, Job se rel√®ve et progresse, tandis que ses amis d√©clinent. Il y a l√† comme deux chemins qui partent √† peu pr√®s du m√™me point, mais dont un monte, tandis que l'autre descend, si bien que, enfin de compte, Job a l'honneur bien significatif d'√™tre choisi pour obtenir, comme un sacrificateur agr√©able √† Dieu, la gr√Ęce de ses amis profond√©ment abaiss√©s par un bl√Ęme direct. Dans le principe, quand on entend les plaintes v√©h√©mentes de Job, quand on le voit √©clater en reproches amers sans que personne lui ait dit un mot, on ne peut s'emp√™cher d'admirer la mod√©ration d'Eliphaz, qui se contente de lui r√©pondre √† peu pr√®s en ces termes :
Tu te f√Ęches quand on ne te parle pas¬†; tu te f√Ęcheras plus encore si l'on te r√©pond. Et cependant comment pourrait-on garder le silence¬†? (4.2).
Cette impression est d'autant plus forte que les amis, apr√®s tout, d√©fendent une id√©e juste en soi et fausse seulement par l'application qu'ils en font au cas de Job. Mais peu √† peu l'insistance avec laquelle ils en reviennent toujours √† leur unique principe et la pauvret√© de leur morale, les allusions p√©nibles, les personnalit√©s blessantes qu'ils se permettent, leur absence de sensibilit√©, pour ne pas dire la duret√© dont ils font preuve, leur ali√®nent les cŇďurs, tandis que Job les gagne, non seulement par la grandeur de ses souffrances, que le lecteur sait √™tre imm√©rit√©es, mais encore par le danger, qu'on le voit courir par moments, de tomber dans le blasph√®me, par ses cris de d√©tresse, par la connaissance profonde qu'il a des perfections divines, par sa foi qu'il conserve malgr√© tout et qui m√™me devient toujours plus assur√©e (10.9 et suivants, 14.15¬†; 16.19 et suivants, 17.9¬†; 19.25 et suivants). On est heureux de le voir demeurer ma√ģtre du terrain dans sa lutte avec les hommes, et l'on pressent qu'il deviendra m√™me un nouvel Isra√ęl, vainqueur en luttant avec Dieu. Enfin on est enti√®rement gagn√© par l'apaisement qui se produit dans son cŇďur apr√®s la violente temp√™te qui est venue fondre sur lui. A partir du chapitre 27, son discours sentencieux commence √† se d√©rouler sous la forme d'un monologue, plein d'une l√©gitime fiert√© (27.11 et suivants), car il conna√ģt la sagesse qui est rare ici-bas (chapitre 28)¬†; plein de regrets √©galement fond√©s (chapitre 29), plein du sentiment de son innocence (chapitre 31). On sent apr√®s cela que la diversion amen√©e par la subite intervention d'Elihu ne peut √™tre qu'un acheminement au glorieux d√©nouement du drame. Il ne manquait qu'une chose √† ce juste, c'√©tait d'√™tre consacr√© par la souffrance (H√©breux 2.10). Il l'est maintenant, et vraiment la prosp√©rit√© mat√©rielle qui lui est rendue, ne semble √™tre apr√®s cela qu'une pite et, en quelque sorte, que la k√©sita de la Providence.

Il nous est donc absolument impossible de comprendre comment Renan a pu porter sur ce poème le jugement suivant : L'action, la marche régulière de la pensée, qui font la vie des compositions grecques, manquent ici complètement. D'un bout à l'autre du poème, la question ne fait pas un seul pas. L'auteur, comme tous les Sémites, n'a pas l'idée des beautés de composition résultant de la sévère discipline de la pensée.

L'habilet√© de l'auteur se montre √©galement, et nous ne faisons ici que grouper les r√©sultats de diverses observations d√©j√† faites √† l'occasion, dans la fid√©lit√© avec laquelle en toute chose il en reste au temps des patriarches, o√Ļ il lui a plu de se transporter : long√©vit√©, genre de richesse, p√®re de famille sacrificateur au milieu des siens, vision de nuit, monnaie employ√©e, instruments de musique (21.12 et 30.31¬†; comparez avec Gen√®se 4.21 et 31.27). De m√™me, pour d√©signer la divinit√©, il en demeure aux noms antiques de El, Eloah, Schadda√Į, et il n'emploie le nom sp√©cifiquement isra√©lite de J√©hova (l'Eternel) ou d'Adona√Į (le Seigneur) que dans 12.9, o√Ļ il semble citer une expression proverbiale, et dans chapitre 1 et 28.28. Ce ne sont l√† que de l√©g√®res inadvertances, comparables √† celles de 40.4,14 o√Ļ le po√®te semble oublier que c'est Dieu qui est cens√© parler dans ce chapitre.

Que néanmoins l'auteur soit un israélite, c'est ce qui résulte, non seulement de ce qu'il lui arrive, une fois, de parler du Saint (6.10), notion de la divinité tout à fait inconnue en dehors de la théocratie, et, plusieurs fois, de l'impiété comme n'en peut parler que quelqu'un qui se trouve en face d'une révélation positive (6.10 ; 21.14 ; 22.22 ; 23.11-12 ; 31.7) : certaines descriptions, telles que 22.6-9 ; 29.12-17, et l'étonnante délicatesse de sentiments que dénotent des passages tels que 31.1 et suivants ; 31.13-15, font songer à diverses recommandations du Pentateuque et trahissent chez celui qui s'exprime ainsi l'effet de la discipline sainte de la Loi.


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    • Gen√®se 11

      32 Térach vécut 205 ans, puis il mourut à Charan.

      Genèse 25

      7 La durée de la vie d'Abraham fut de 175 ans,

      Genèse 35

      28 Isaac vécut 180 ans.

      Genèse 47

      28 Jacob vécut 17 ans en Egypte, et la durée de sa vie fut de 147 ans.

      Genèse 50

      23 Joseph vit les fils d'Ephra√Įm jusqu'√† la troisi√®me g√©n√©ration et il tint m√™me les fils de Makir, le fils de Manass√©, sur ses genoux √† leur naissance.
      26 Joseph mourut √† l'√Ęge de 110 ans. On l'embauma et on le mit dans un cercueil en Egypte.

      Deutéronome 34

      7 Mo√Įse √©tait √Ęg√© de 120 ans lorsqu'il mourut. Sa vue n'√©tait pas affaiblie et il n‚Äôavait pas perdu sa vigueur.

      Josué 24

      29 Apr√®s ces √©v√©nements, Josu√©, fils de Nun, serviteur de l'Eternel, mourut. Il √©tait √Ęg√© de 110 ans.

      Job 42

      16 Job vécut après cela 140 ans, et il vit ses fils et les descendants de ses fils jusqu'à la quatrième génération.

      Psaumes 90

      10 La durée de notre vie s’élève à 70 ans, et pour les plus robustes à 80 ans, mais l’orgueil qu’ils en tirent n’est que peine et misère, car le temps passe vite et nous nous envolons.

      Psaumes 128

      6 tu verras les fils de tes fils. Que la paix soit sur Isra√ęl¬†!

      Proverbes 17

      6 Les petits-enfants sont la couronne des vieillards, et les pères sont la gloire de leurs enfants.

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