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« Un jour, les arbres décident de choisir un roi. Ils disent à l’olivier : “Sois notre roi !”
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L’olivier répond : “Les dieux et les êtres humains aiment mon huile. Est-ce que je vais laisser mon huile pour aller m’agiter au-dessus des autres arbres ?”
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Alors les arbres disent au figuier : “Viens donc, toi ! Sois notre roi !”
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Le figuier répond : “Est-ce que je vais laisser mes bons fruits sucrés pour aller m’agiter au-dessus des autres arbres ?”
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Ensuite, les arbres disent à la vigne : “Toi, sois notre reine.”
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La vigne répond : “Mon vin donne de la joie aux dieux et aux humains. Est-ce que je vais laisser mon vin pour aller m’agiter au-dessus des autres arbres ?”
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Alors tous les arbres disent au buisson d’épines : “Viens donc, toi ! Sois notre roi !”
15
Le buisson d’épines dit aux arbres : “Si vraiment vous voulez me choisir comme roi, venez vous mettre sous mon ombre. Si vous ne le faites pas, un feu sortira de mes épines et il brûlera même les cèdres du Liban !” »
16
Yotam continue : « Vous, habitants de Sichem, est-ce que vous avez agi honnêtement et sincèrement quand vous avez proclamé Abimélek roi ? Est-ce que vous vous êtes bien conduits envers Yeroubaal et sa famille ? Est-ce que vous avez été reconnaissants pour les services qu’il vous a rendus ?
17
Mon père a combattu pour vous, il a risqué sa vie pour vous délivrer des Madianites.
18
Mais vous, aujourd’hui, vous vous êtes levés contre la famille de mon père, vous avez tué ses fils, 70 hommes, sur le même rocher. Puis vous avez proclamé, comme roi de Sichem, Abimélek, le fils que mon père a eu de sa servante. Vous avez fait cela parce qu’il est votre frère.
19
Si vous avez agi honnêtement et sincèrement envers Yeroubaal et sa famille, qu’Abimélek vous rende heureux, et vous-mêmes, rendez-le heureux !
20
Dans le cas contraire, qu’un feu sorte d’Abimélek pour brûler les habitants de Sichem et de Beth-Millo ! Et qu’un feu sorte aussi des habitants de Sichem et de Beth-Millo pour brûler Abimélek ! »
1
Alors le SEIGNEUR envoie le prophète Natan à David. Natan entre chez le roi et lui dit : « Dans une ville, il y avait deux hommes. L’un était riche, l’autre était pauvre.
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Le riche avait beaucoup de moutons et beaucoup de bœufs.
3
Le pauvre n’avait rien du tout, sauf une petite brebis qu’il avait achetée. Il lui donnait à manger, et la brebis grandissait avec ses enfants. Elle mangeait la même nourriture que lui et elle buvait le même lait. La brebis dormait à côté de lui. Elle était comme sa fille.
4
Un jour, un visiteur arrive chez l’homme riche. Celui-ci ne veut pas prendre un mouton ni un bœuf de son troupeau pour préparer le repas. Alors il prend la petite brebis du pauvre et la fait cuire pour son visiteur. »
5
David se met dans une violente colère contre ce riche et il dit à Natan : « Aussi vrai que le SEIGNEUR est vivant, l’homme qui a fait cela mérite la mort !
6
Il a agi sans aucune pitié ! Il doit remplacer la brebis volée par quatre autres brebis ! »
7
Natan dit à David : « L’homme qui a fait cela, c’est toi ! Et voici ce que le SEIGNEUR, Dieu d’Israël, te dit : “Je t’ai consacré comme roi d’Israël. Je t’ai délivré de la main de Saül.
4
Mon cœur médite des choses intelligentes, ma bouche va dire des paroles de sagesse.
2
Je vais utiliser des comparaisons et tirer du passé un enseignement caché.
1
Laissez-moi chanter une chanson au nom de mon ami. Elle parle de mon ami et de sa vigne : Mon ami avait une vigne sur une petite colline au sol fertile.
2
Il a retourné la terre, il a enlevé les pierres, et dans sa vigne, il a mis des plants de bonne qualité. Il a construit une tour pour surveiller la plantation et il a aussi creusé un pressoir. Il attendait de sa vigne du bon raisin, mais elle n’a donné que du raisin acide.
3
Alors mon ami a dit : « Vous qui habitez Jérusalem, vous les gens de Juda, c’est vous qui allez juger entre ma vigne et moi.
4
J’ai tout fait pour ma vigne, je ne pouvais rien faire de plus. J’attendais du bon raisin, mais elle n’a donné que du raisin acide. Pourquoi donc ?
5
« Eh bien, je veux vous dire ce que je vais faire à ma vigne : j’arracherai la clôture qui l’entoure, et les animaux mangeront les feuilles de ses plants. Je démolirai son mur, et les passants écraseront sa terre en marchant dessus.
6
Je ferai d’elle une terre de brousse. Personne ne coupera ses branches, personne n’arrachera ses mauvaises herbes. Des buissons d’épines pousseront dans ma vigne, et j’interdirai aux nuages de laisser tomber la pluie sur elle. »
7
La vigne du SEIGNEUR de l’univers, c’est Israël, oui, la plantation qu’il aimait tant, c’est le peuple de Juda. Le SEIGNEUR attendait de lui qu’il respecte le droit. Mais partout, c’est l’injustice. Il attendait de lui la justice. Mais partout, ce sont les cris des gens sans défense.
2
« Toi, l’homme, présente une devinette aux Israélites en leur racontant une histoire.
3
Représente donc une petite scène devant les Israélites, cette bande de révoltés. Tu leur diras que c’est un message de ma part, moi, le Seigneur DIEU. “Prépare une marmite. Remplis-la d’eau.
4
Mets des morceaux de viande dedans, tous les bons morceaux, la cuisse et l’épaule. Finis de la remplir avec les os les meilleurs.
5
Prends la viande très tendre des agneaux, entasse les os au fond de la marmite. Fais bouillir tout cela à gros bouillons. Même les os doivent cuire.
6
Voici ce que je dis, moi, le Seigneur DIEU : Quel malheur pour la ville remplie de sang ! Elle ressemble à une marmite rouillée qu’on ne peut pas nettoyer. Enlève tous les morceaux les uns après les autres, sans les tirer au sort.
7
Le sang que Jérusalem a répandu est encore dans la ville. Il a été versé sur une pierre nue, personne ne l’a versé par terre, ni recouvert de poussière.
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Moi, je laisse le sang sur la pierre nue, là où il ne peut pas être caché, pour qu’il provoque ma violente colère et appelle ma vengeance.
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Oui, je le dis, moi, le Seigneur DIEU : Quel malheur pour la ville remplie de sang, parce que je vais allumer un grand feu de bois !
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Fais un grand tas de bois, allume le feu, cuis et recuis la viande, ajoute des herbes parfumées et fais brûler les os jusqu’au bout.
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Ensuite, mets la marmite vide sur les braises pour qu’elle chauffe, et que le métal devienne rouge. Alors les saletés qui sont dedans disparaîtront, et la rouille sera brûlée.”
12
« Mais tous les efforts ne servent à rien. Toute cette rouille qui la remplit ne part pas au feu.
13
Jérusalem, tu es impure parce que tu as vécu n’importe comment. J’ai voulu te rendre pure, mais tu ne l’es pas devenue. Eh bien, tu ne pourras pas être purifiée avant que je laisse agir jusqu’au bout ma violente colère contre toi.
14
Moi, le SEIGNEUR, j’ai parlé et je fais ce que je dis. Je ne reculerai pas et je n’aurai pas de pitié. Je ne regretterai rien. Jérusalem, je te jugerai sur ta vie et sur tes actes. » Voilà ce que le Seigneur DIEU déclare.
4
À ce moment-là, les gens feront sur vous cette chanson, ils chanteront ce chant de deuil : « On nous a tout pris. Notre peuple n’a plus de terres. Ceux qui nous pillent partagent nos champs entre eux. Pourquoi est-ce qu’ils nous prennent tout ? »
6
Mais tous ceux qu’ils ont conquis vont lancer contre eux des critiques, des paroles moqueuses et blessantes. » « Voici ce qu’ils diront : Quel malheur pour vous ! Vous entassez des biens qui ne sont pas à vous. Jusqu’à quand ? Vos dettes sont de plus en plus importantes !
3
Jésus enseigne beaucoup de choses aux gens en utilisant des comparaisons. Il leur dit : « Le semeur va au champ pour semer.
10
Les disciples s’approchent de Jésus et lui demandent : « Pourquoi est-ce que tu leur parles avec des comparaisons ? »
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Jésus leur répond : « Dieu vous donne, à vous, de connaître les vérités cachées du Royaume des cieux, mais il ne donne pas cela aux autres.
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En effet, celui qui a quelque chose, on lui donnera encore plus et il aura beaucoup plus. Mais celui qui n’a rien, on lui enlèvera même le peu de choses qu’il a.
13
Donc, je leur parle avec des comparaisons parce qu’ils regardent, mais ils ne voient pas. Ils entendent, mais ils n’écoutent pas et ne comprennent pas.
34
Tout cela, Jésus le dit aux foules avec des comparaisons. Il leur parle toujours avec des comparaisons,
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pour réaliser ce que le prophète a annoncé : « Je leur parlerai avec des comparaisons. J’annoncerai des choses cachées depuis la création du monde. »
53
Quand Jésus a fini d’enseigner avec ces comparaisons, il quitte cet endroit.
1
Jésus se met encore à parler aux foules en utilisant des comparaisons. Il leur dit :
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« Comprenez bien la comparaison avec le figuier. Quand les branches deviennent tendres, quand ses feuilles poussent, vous le savez, la nouvelle saison est bientôt là.
23
Alors Jésus appelle les maîtres de la loi et il leur dit, en utilisant des comparaisons : « Comment Satan, l’esprit du mal, peut-il chasser l’esprit du mal ?
2
Jésus leur enseigne beaucoup de choses en utilisant des comparaisons. Dans son enseignement, il leur dit :
3
« Écoutez ! Le semeur va au champ pour semer.
4
Pendant qu’il sème, une partie des graines tombe au bord du chemin. Les oiseaux viennent et ils mangent tout.
5
Une autre partie des graines tombe dans les pierres, là où il n’y a pas beaucoup de terre. Elles poussent tout de suite, parce que la terre n’est pas profonde.
6
Mais, quand le soleil est très chaud, il brûle les petites plantes. Et elles sèchent, parce qu’elles n’ont pas de racines.
7
Une autre partie des graines tombe au milieu des plantes épineuses. Ces plantes poussent et étouffent les graines. Alors celles-ci ne donnent rien.
8
Une autre partie des graines tombe dans la bonne terre. Les plantes poussent, elles se développent et produisent des épis : les uns donnent 30 grains, d’autres 60, et d’autres 100 ! »
9
Et Jésus ajoute : « Celui qui a des oreilles pour écouter, qu’il écoute ! »
13
Ensuite, Jésus dit à ceux qui sont là : « Vous ne comprenez pas l’histoire du semeur ? Alors, comment allez-vous comprendre toutes les histoires qui parlent du Royaume ?
33
Jésus annonce à tout le monde la parole de Dieu, en racontant beaucoup d’histoires de cette sorte. Il le fait dans la mesure où ils peuvent comprendre.
1
Après cela, Jésus se met à leur parler en utilisant des comparaisons. Il leur dit : « Un homme plante une vigne. Il l’entoure d’un mur, il creuse un trou pour le pressoir à raisin, il construit une tour pour surveiller la vigne. Ensuite, il laisse la vigne à des vignerons et il part en voyage.
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Les chefs religieux cherchent un moyen pour arrêter Jésus. En effet, ils comprennent qu’il a raconté cette histoire contre eux. Mais ils ont peur de la foule. Alors ils laissent Jésus et s’en vont.
5
« Le semeur va au champ pour semer ses graines. Pendant qu’il sème, une partie des graines tombe au bord du chemin. On marche dessus, et les oiseaux mangent tout.
6
Une autre partie des graines tombe dans les pierres. Elles poussent, mais les plantes deviennent sèches parce qu’elles n’ont pas assez d’eau.
7
Une autre partie des graines tombe au milieu des plantes épineuses. Les plantes poussent en même temps qu’elles, et elles les étouffent.
8
Une autre partie des graines tombe dans la bonne terre. Les plantes poussent et produisent des épis : chacun donne 100 grains. » Et Jésus dit d’une voix forte : « Celui qui a des oreilles pour écouter, qu’il écoute ! »
10
Il leur répond : « Dieu vous donne, à vous, de connaître les vérités cachées du Royaume de Dieu, mais les autres gens entendent seulement des comparaisons. Ainsi, “ils regardent, mais ils ne voient pas, ils entendent, mais ils ne comprennent pas.” »
41
Alors Pierre dit à Jésus : « Seigneur, est-ce que tu racontes cette histoire pour nous seulement, ou pour tout le monde ? »
3
Alors Jésus leur raconte cette histoire :
4
« Parmi vous, un homme a 100 moutons et il en perd un. Bien sûr, il va laisser les 99 moutons dans les champs et il part chercher celui qui est perdu, jusqu’à ce qu’il le trouve.
5
Quand il l’a trouvé, il est tout joyeux. Il met le mouton sur ses épaules,
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puis il rentre chez lui. Il appelle ses amis et ses voisins et leur dit : “Venez, réjouissez-vous avec moi ! Oui, j’ai retrouvé mon mouton qui était perdu !”
7
Je vous le dis, c’est la même chose : quand un seul pécheur change sa vie, Dieu est dans la joie. Sa joie est plus grande que pour 99 personnes justes qui n’ont pas besoin de changer leur vie ! »
25
« Je vous ai dit tout cela en utilisant des comparaisons. Mais le moment arrive où je n’utiliserai plus de comparaisons, je vous parlerai du Père clairement.
Le mot grec parabole désigne l'action de mettre à coté l'un de l'autre deux objets dans le but de les comparer. L'un de ces objets, c'est le récit fictif d'un événement emprunté à la vie ordinaire ou à la nature, et qui n'a d'autre but que de présenter à l'esprit une vérité religieuse ou morale qui est comparée, assimilée à cet événement.
De là le mot similitude qu'affectionnent nos anciennes versions.
"La parabole a deux parties, le corps et l'âme : le corps est le récit de l'histoire qu'on a imaginée, et l'âme, le sens moral ou mystique caché sous les paroles ou le récit." Littré.
Il faut remarquer toutefois que dans le Nouveau Testament le mot de paraboles ne s'applique pas seulement à ces récits allégoriques prolongés qu'employait si souvent le Sauveur, mais aussi à toute comparaison ou image dessinée à illustrer la pensée. (Ainsi Matthieu 15.15 ; 24.32 ; Marc 3.23 et suivants ; Luc 4.23 ; etc.)
Il est important de remarquer encore la différence notable qu'il y a entre la parabole et un autre genre analogue d'enseignement, la fable. Dans celle-ci le récit fictif n'est pas nécessairement emprunté au domaine du possible et du vrai, elle fait penser et parler les animaux, les plantes, etc.
Jamais Jésus ne se permet rien de pareil dans ses paraboles. Tout dans son récit est tellement naturel et vrai, que souvent on se demande si c'est un fait réel ou une fiction. Ainsi, le semeur, le bon Samaritain, l'enfant prodigue, etc. Et ces histoires sont, au point de vue de la forme, d'une telle beauté, d'une si grande perfection, qu'on s'arrêterait beaucoup plus à les admirer à cet égard, si les imposantes vérités religieuses qu'elles renferment ne s'emparaient de toute notre attention.
Au fond, la parabole du Nouveau Testament est une création de Jésus-Christ. Ni les mythes des anciens, ni la fable qu'on lit au chapitre 9 du livre des Juges Juges 9, ni les maschals du prophète Ezéchiel (Ezéchiel 17.2 ; 24.3) n'en pouvaient donner l'idée.
Grec : Il leur dit beaucoup de choses.
Ceux qui nient la vraisemblance historique d'un long discours compose d'une série de paraboles, et qui attribuent à Matthieu ce recueil de similitudes prononcées par Jésus en divers temps, ne peuvent voir dans ces paroles d'introduction, comme dans celles qui servent de conclusion au récit (v.53), qu'une invention de l'évangéliste de même, la mise en scène qui se trouve aux versets 1 et 2, ne serait qu'un cadre fictif donné à ce grand tableau.
A cette opinion on peut opposer les remarques qui suivent :
1° Matthieu ne prétend nullement rapporter un discours soutenu, composé de sept paraboles et de l'explication de deux d'entre elles. Il marque lui-même, dès le verset 10, une première interruption provoquée par une question des disciples et la réponse de Jésus ; il en marque une seconde, par une réflexion sur ce genre d'enseignement, (verset 34) et enfin une troisième, avec changement complet de lieu et de temps, (verset 36) alors que Jésus n'avait encore prononcé que deux paraboles, sans doute avec des développements et des applications sérieuses à son grand auditoire.
2° Il est très possible, probable même, que Matthieu, selon sa méthode de grouper les enseignements et les faits homogènes, ait volontairement consigné ici telles paraboles de moindre étendue que Jésus avait prononcées ailleurs, et auxquelles Luc assigne une autre place. (Luc 13.18-21)
3° Que Jésus ait fait, au bord de la mer, un discours prolongé dans lequel à plusieurs reprises, sa parole revêtit la forme de la parabole, c'est ce que témoigne positivement le récit de Marc. (Marc 4.1,2) Cet évangéliste rapporte quelques-unes de ces paraboles, une même, que Matthieu n'a pas, puis il ajoute : (verset 33) "Et par beaucoup de paraboles semblables, il leur annonçait la parole."
4° On peut faire observer avec Meyer que "l'assemblage de ces sept paraboles présente aussi peu d'invraisemblance historique que le sermon sur la montagne, cette prédication en paraboles est le prolongement de ce dernier, comme l'édifice s'élève sur le fondement."