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Matthieu 18

    • 1 Chapitre 18. Derniers enseignements en Galil√©e et sur le chemin de J√©rusalem

      1 à 14 De l'esprit du riyaume des cieux.

      En cette heure-là désigne le moment qui suivit le récit précédent.

      - La question des disciples pouvait avoir été occasionnée par la distinction accordée à Pierre (Matthieu 16.18) et à deux de ses condisciples. (Matthieu 17.1)

      D'après Marc (Marc 9.33 et suivants) et Luc, (Luc 9.46 et suivants) ils discutaient entre eux la question, et c'est Jésus qui leur demande le sujet de leur entretien.

      La question suppose que les disciples en étaient encore à l'idée d'un royaume terrestre, glorieux, dans lequel tels d'entre eux occuperaient la première place, seraient plus grands (grec) que les autres.

      Mais la r√©ponse de J√©sus montre qu'il voit se manifester dans leur discussion une pr√©occupation √©go√Įste et orgueilleuse.

      Les pauvres disciples n'en furent pas guéris par l'instruction qui va suivre (Comparer Luc 22.24)

      4 Le trait saillant que Jésus relève dans le petit enfant qu'il propose en exemple, c'est l'humilité : celui qui s'humiliera le plus, sera le plus grand.

      Ce qui fait le charme du petit enfant, c'est le sentiment qu'il a de sa faiblesse, de sa dépendance ; c'est encore la confiance avec laquelle il regarde à sa mère, attend tout d'elle, l'écoute, l'interroge, la croit, l'aime.

      Les dispositions naturelles de l'homme sont tout l'inverse, soit à l'égard de Dieu, soit envers le prochain.

      Donc, pour redevenir moralement semblable au petit enfant, (Matthieu 5.3 ; 11.25) il faut qu'il se convertisse (grec se retourne) vers Dieu et soit rendu participant de son Esprit. Sinon, il s'exclut du royaume des cieux non seulement dans sa réalisation future et glorieuse, (Matthieu 5.20 ; 7.21) mais déjà dans sa manifestation actuelle, et cela à cause de la nature même de ce royaume. (Comparer Jean 3.3,5)

      5 Jésus a répondu à la question des disciples. Mais Il veut tirer de sa leçon une conséquence qui en découle nécessairement. Il est impossible d'être devenu humble et petit devant Dieu sans être ému de compassion et d'amour pour les petits et les humbles, que les ambitieux méprisent. Jésus lui-même les aime au point de s'identifier avec eux.

      Ainsi recevoir avec amour, protéger, soigner un seul de ces petits, c'est le recevoir lui-même, pourvu que cela ait lieu en son nom, par amour pour lui. (Matthieu 25.40)

      - La pensée de Jésus se borne-t-elle ici aux petits enfants, ainsi recommandés à la charité de ses disciples, ou cette pensée se généralise-t-elle pour embrasser aussi les adultes humbles, petits, délaissés ? Les exégètes se divisent sur cette question. Mais pourquoi ? N'est-il pas dans la nature de la charité que Jésus recommande de s'étendre à tous ? Le contexte d'ailleurs ne laisse aucun doute à cet égard. (verset 6)

      6 Scandaliser, donner une occasion de chute, de péché, détourner de sa foi l'un de ces faibles qui croient en Jésus, c'est le contraire de le recevoir. (verset 5)

      - Une meule de moulin (grec meule d'√Ęne) est la pierre d'un moulin mise en mouvement par un √Ęne, plus grande que celle qu'on faisait tourner √† la main.

      - La redoutable pens√©e de ce verset est qu'il vaudrait mieux subir une mort cruelle que d'occasionner la ruine d'une seule √Ęme.

      7 Il y a une tristesse profonde dans ces paroles ! La nécessité des scandales est fondée sur la corruption qui règne dans le monde, et aussi sur la sagesse de Dieu, qui, pour ses enfants, tire le bien du mal.

      Mais ni l'une ni l'autre de ces causes n'atténue la responsabilité de l'homme par qui le scandale arrive.

      9 Voir sur cette pensée Matthieu 5.29,30, notes, et sur l'expression géhenne du feu Matthieu 5.22.

      - Jésus répète ici ce sérieux avertissement dans une application différente. A Matthieu 5, il s'agit de se préserver soi même du mal par le renoncement et au prix des plus douloureux sacrifices ; ici, le même avertissement est donné, mais dans l'intérêt moral des faibles, qu'on ne doit pas induire au mal par un mauvais exemple. (versets 6,7)

      Du reste, il ne faut pas mat√©rialiser ces images de mani√®re √† ne voir dans le pr√©cepte de J√©sus, avec plusieurs interpr√®tes, que la mortification des sens¬†; il a trait aux passions les moins charnelles, aux affections les plus √©lev√©es, d√®s qu'elles mettent en danger la vie de l'√Ęme.

      10 Jésus revient à son discours sur les petits, qu'il défend non seulement de scandaliser, mais de mépriser par orgueil ; les estimer, les aimer, avoir pour eux une tendre compassion, est le coté positif de ce précepte négatif.

      - Jésus donne comme motif de sa recommandation une parole sur laquelle on a discuté longuement. Les uns, symbolisant la pensée, la réduisent à signifier que ces petits qu'il ne faut pas mépriser sont précieux aux yeux du Père céleste, qui en prend un soin particulier. Cette pensée, vraie dans sa généralité, ne saurait suffire à l'exégèse qui ne doit jamais effacer, dans un intérêt dogmatique, l'idée exprimée en un texte.

      Or Jésus dit :

      1¬į Ces petits ont leurs anges, d'o√Ļ l'on a conclu que J√©sus adopte et sanctionne l'id√©e isra√©lite d'anges protecteurs, veillant sur des royaumes ou des personnes. (Comparer Daniel 10.13,20,21¬†; Gen√®se 28.12¬†; 32.1¬†; 48.16¬†; Actes 12.15)

      2¬į Ces anges voient sans cesse la face du P√®re, expression emprunt√©e aux usages des cours orientales, et qui signifie avoir libre acc√®s aupr√®s du souverain, √™tre puissant aupr√®s de lui. (2Rois 25.19¬†; 1Rois 10.8¬†; 1.14¬†; comparez Luc 1.19)

      On ne peut nier que ces idées soient plus ou moins clairement exprimées dans le texte ni affirmer qu'elles soient contraires aux enseignements du Nouveau Testament. (Comparer Hébreux 1.14)

      Seulement, quand il s'agit d'un domaine sur lequel nous avons si peu de lumières, il faut user d'une grande réserve et ne pas édifier des systèmes sur un passage isolé.

      11 Ce versets verset 11 tout entier manque dans plusieurs manuscrits importants (Sin., B, etc.), dans des versions et dans plusieurs Pères.

      Tischendorf et d'autres critiques l'omettent, le supposant emprunt√© √† Luc 19.10, o√Ļ il se trouve plus complet.

      Toutefois, les arguments contre l'authenticité ne sont pas décisifs, et de Wette fait observer avec raison que ce verset est la transition nécessaire à la parabole qui suit. S'il est authentique, il forme un puissant argument en faveur de la recommandation du verset 10 : Ne pas mépriser les petits, car "le Fils de l'homme est venu pour les sauver." (Voir Luc 19.10, note.)

      12 Quelques interprètes rattachent ces mots : sur les montagnes à pour aller chercher ; d'après le passage parallèle de Luc 15.4, qui porte dans le désert, et vu l'ordonnance de la phrase grecque, il est plus naturel de les rapporter à laisse les quatre-vingt-dix-neuf.
      13 Voir, concernant cette parabole, les notes sur Luc 15.4 et suivants

      Si Matthieu la rapporte plus abrégée et dans une autre situation que Luc, il lui assigne pourtant une place très naturelle, entre les exhortations qui précèdent et la déclaration qui suit. Au reste, Jésus peut bien avoir employé plus d'une fois dans ses enseignements des images ou de courtes paraboles telles que celle-ci.

      14 Grec : il n'y a pas de volonté devant Dieu votre Père...(B et plusieurs manuscrits et versions ont : mon Père.) Cette déclaration est à la fois l'application de la parabole et la conclusion de tout ce qui précède, depuis le verset 10.

      Ces paroles renferment la grande et miséricordieuse révélation qu'auprès de Dieu il n'y a point de décret de réprobation.

      15 15 à 20 De la réphréhension fraternelle. Efficace de la prière.

      Quelle est la liaison de l'instruction qui débute par ces mots avec celle qui précède ? Ce sont deux faces d'un même sujet : la charité ne permet ni de scandaliser ni de mépriser les petits et les faibles ; (versets 1-14) quelle conduite inspirera-t-elle à celui qui, au lieu de faire un mal pareil, aura à le souffrir ?

      C'est cette conduite que Jésus retrace dans ses phases diverses. (versets 15-17) En l'exposant, il généralise sa pensée, et embrasse ce qui concerne les rapports mutuels entre frères dans la même communauté. Si l'un pèche contre l'autre, l'offense, lui fait tort, celui-ci doit d'abord aller, sans attendre que son frère revienne à lui, le reprendre, l'avertir, lui représenter son tort, mais seul avec lui, condition importante de prudence et de charité meilleur moyen de le gagner en évitant de blesser son amour-propre.

      - Mais cette interprétation suppose authentiques les mots contre toi, qui manquent dans Sin., B, etc., et que plusieurs critiques omettent. Si on les supprime, il ne s'agirait point d'une tentative de réconciliation entre deux frères, mais en général d'une répréhension fraternelle pour une faute quelconque.

      Cependant les autorit√©s sur lesquelles on se fonde pour ce retranchement ne sont point d√©cisives. Ensuite, c'est bien de r√©conciliation et de pardon des offenses que J√©sus a d√Ľ parler, (comparez Luc 17.3) s'il en √©tait autrement, on aurait peine √† comprendre la question de Pierre (verset 21) qui para√ģt occasionn√©e par le discours pr√©c√©dent. Il faut donc retenir les mots contre toi.

      Gagné, à quoi ? Les uns répondent : gagné à toi, tu auras fait ton frère de celui qui t'avait offensé, vous serez réconciliés dans la charité.

      D'autres assignent √† l'action conciliatrice un but plus √©lev√©, et interpr√®tent¬†: Tu l'auras gagn√© pour Dieu, pour la vie de l'√Ęme, qu'il √©tait en danger de perdre. Pourquoi n'admettrait-on pas l'une et l'autre de ces explications¬†? (Comparer 1Corinthiens 9.19¬†; 1Pierre 3.1)

      16 C'est le second degr√© de la r√©pr√©hension. Quel doit √™tre le r√īle des t√©moins¬†? Il est indiqu√© dans ces mots qui reproduisent librement Deut√©ronome 19.15¬†: (comparez 2Corinthiens 13.1) afin que sur la bouche de deux ou trois t√©moins toute affaire (ou toute parole) soit √©tablie.

      D'apr√®s Meyer, les t√©moins doivent recueillir chacune des paroles de l'accus√© pour les confirmer devant l'Eglise. Mais c'est empi√©ter sur la troisi√®me phase (vers. 17), aussi Weiss pense-t-il que les t√©moins doivent plut√īt appuyer la r√©pr√©hension de leur autorit√©, s'efforcer de convaincre ce fr√®re comme l'indiquent les premiers mots du verset 17¬†: "S'il ne les √©coute pas..."

      17 Troisi√®me degr√© de la r√©pr√©hension. J√©sus a d√©j√† employ√© ce mot d'Eglise, (Matthieu 16.18, note) et il le pouvait, puisque quelques disciples r√©unis autour de lui formaient d√©j√† une Eglise. Dans cette parole-ci, son regard se porte sur Avenir. Il entend non l'Eglise universelle comme Matthieu 16.18, mais une Eglise locale, une assembl√©e de chr√©tiens, devant laquelle peut √™tre port√©e et fraternellement trait√©e une cause comme celle dont il s'agit. J√©sus n'a donc en vue ni les ap√ītres seuls, ni les anciens ou chefs de l'Eglise, ni les √©v√™ques futurs, ni la synagogue juive (Calvin et d'autres), mais une assembl√©e de chr√©tiens, √† laquelle il attribue l'autorit√© n√©cessaire pour exercer un acte de discipline, parce qu'il suppose qu'elle est anim√©e de l'Esprit de Dieu et √©clair√©e par sa Parole, selon laquelle elle jugera.

      Termes empruntés au langage des Juifs pour désigner un étranger qui n'appartient point au peuple de Dieu. Cet homme qui prétend être un frère, a résisté à tous les moyens de conviction, méprisé l'avis et la décision de tous ses frères et même l'autorité du Sauveur qui a donné cette instruction, par là il s'est exclu lui-même de leur communion.

      Il ne s'agit pas d'une excommunication prononc√©e par l'Eglise, qui seule pourtant en aurait le droit, J√©sus autorise simplement l'offens√© qui a tout fait pour gagner son fr√®re, √† n'avoir plus de relations fraternelles avec celui qui s'endurcit dans son imp√©nitence. La charit√© toutefois ne saurait cesser, (verset 22, note) car un chr√©tien aime m√™me un pa√Įen et un p√©ager.

      18 Voir sur ces paroles Matthieu 16.19, note.

      L'autorité conférée (Matthieu 16.19) à Pierre, l'est ici, non seulement aux anciens de l'Eglise, mais à l'Eglise elle-même, (verset 17) dans laquelle réside, d'après tout le Nouveau Testament, le pouvoir de juger de ce qui concerne son gouvernement, selon la Parole et l'Esprit de Dieu.

      L'Eglise peut, en certains cas d√©l√©guer ses pouvoirs, mais c'est √† elle qu'ils appartiennent sous l'autorit√© supr√™me de J√©sus Christ. Cette seconde d√©claration explique et modifie profond√©ment la premi√®re relative √† l'ap√ītre Pierre.

      19 B, plusieurs majuscules et des versions portent : En vérité, je vous dis encore...
      20 Si deux d'entre vous s'accordent, c'est-√†-dire prient d'une m√™me voix et d'un m√™me cŇďur, ils seront exauc√©s.

      - Pour trouver le vrai rapport entre ces deux derniers versets et ce qui précède, il faut simplement les appliquer d'abord au pouvoir que Jésus vient de conférer à l'Eglise (vers. 18), pouvoir qu'elle ne peut exercer que dans un esprit de prière.

      Bien plus : par cette solennelle déclaration qu'il est au milieu d'elle, Jésus dit clairement qu'elle agit sous sa direction, et avec son autorité, sans laquelle elle n'en aurait aucune.

      - Ces paroles nous montrent aussi que la notion chrétienne d'une Eglise ne réside ni dans le grand nombre, ni dans telles ou telles institutions, mais que deux ou trois croyants unis par la prière sont une Eglise, à laquelle appartiennent tous les privilèges spirituels du plus grand corps ecclésiastique.

      - Enfin, il ne faudrait pas limiter les belles et riches paroles du Sauveur √† ces deux enseignements sp√©ciaux sur l'activit√© et la constitution de l'Eglise. Il g√©n√©ralise sa pens√©e, et sa d√©claration a surtout pour but de rendre certaine pour nous l'efficacit√© de la pri√®re en commun, dans laquelle la foi de chacun est vivifi√©e par la foi de tous. Cette efficacit√© est garantie par la pr√©sence du Seigneur lui-m√™me au milieu de ceux qui sont assembl√©s en son nom. En effet, cette toute-pr√©sence de J√©sus-Christ, en tous les lieux du monde o√Ļ s'assemblent ses disciples, est une d√©monstration magnifique de sa divinit√©. (Comparer Matthieu 28.20¬†; 2Corinthiens 13.5)

      21 21 √† 35 Du pardon des offenses. Pierre, pr√©occup√© des paroles du Ma√ģtre, rapport√©es au verset 15, et de la pens√©e que le devoir du pardon des offenses doit pourtant avoir ses limites, adresse √† J√©sus sa question et croit √™tre tr√®s g√©n√©reux en allant jusqu'√† sept fois.

      Les rabbins, dans leur morale, se bornaient à trois fois. La réponse de Jésus va prouver à son disciple que sa morale, à lui était tout autre.

      22 C'est-√†-dire un nombre ind√©fini de fois, toujours. S'il en √©tait autrement, il y aurait un moment o√Ļ la charit√© cesse, or elle "ne p√©rit jamais." Elle n'est pas l'exercice d'un devoir qui se calcule, mais un √©tat d'√Ęme. Cette d√©claration n'est pas en contradiction avec l'enseignement du verset 17.

      - Au lieu de septante fois sept fois, (490), d'autres traduisent septante sept fois, ce qui est possible d'apr√®s le grec qui porte litt√©ralement¬†: septante fois (et) sept. (Comparer Gen√®se 4.24 o√Ļ l'on trouve dans les Septante la m√™me indication num√©rique que dans notre passage.)

      Mais septante-sept fois n'est pas un renchérissement naturel sur sept ; ce serait septante fois. La première traduction reste donc la plus probable.

      23 Voir, sur ce terme, (grec) a été comparé, Matthieu 13.24. Grec : à un homme roi, c'est-à-dire à un roi de la terre et à ses rapports avec ses ministres.

      - Le mot c'est pourquoi indique une conclusion tir√©e du verset 22. La parabole elle-m√™me prouve que le devoir de pardonner les offenses n'a pas de limites, parce que le pardon que nous accordons √† notre prochain n'est que peu de chose compar√© √† la gr√Ęce qui nous est faite par Dieu et que celle-ci nous oblige √† celui-l√†. (verset 35)

      24 Le talent d'argent variait, selon les divers pays, entre 4000 et 5000 francs ; le talent d'or valait à peu près seize fois plus. L'une ou l'autre de ces valeurs multipliée par dix mille, devait, dans la pensée de Jésus, représenter une dette énorme, contractée sans doute par le maniement des affaires de l'Etat, et qu'un particulier ne pouvait payer.

      Notre dette envers Dieu ce sont d'une part ses bienfaits, d'autre part nos péchés. (Matthieu 6.12, grec)

      25 Cet ordre de "l'homme-roi" était conforme à la rigueur de la loi (Lévitique 25.39 ; 2Rois 4.1) et l'est aussi à la rigueur de la justice divine, mais voir verset 27.

      La dette n'aurait pas √©t√© pay√©e par l'ex√©cution de cet ordre (le grec porte litt√©r. qu'il f√Ľt pay√©), mais la justice aurait eu son cours.

      26 Le texte reçu, avec Sin., la plupart des majuscules et des versions porte : "Seigneur, aie patience."

      Ce mot manque dans B, D et des versions. Dans son angoisse le serviteur promet l'impossible. Ainsi fait la propre justice en présence du compte à rendre à Dieu.

      27 La compassion, l'éternelle miséricorde de Dieu, telle qu'il l'a révélée dans sa plénitude par l'Evangile, est la source du pardon, d'un pardon parfaitement gratuit.

      Le ma√ģtre accorde au serviteur infiniment plus qu'il ne demandait.

      28 Environ 80 francs. Quel contraste avec les dix mille talents !

      Il l'étranglait en le prenant au col pour le conduire devant le juge.

      - Le texte reçu porte : "Paie-moi ce que tu me dois."

      La traduction littérale du vrai texte est : "Paie, puisque (ou si) tu dois quelque chose." C'est la logique sans miséricorde.

      29 Mêmes paroles qu'au verset 26, excepté le mot tout ajouté à tort par le texte reçu. Cet homme n'ose pas promettre un paiement total.

      En entendant son compagnon prof√©rer cette supplication qui, dans sa propre bouche, avait √©t√© si efficace, le m√©chant serviteur aurait d√Ľ sentir sa duret√©, (verset 30) et se souvenir de la g√©n√©rosit√© de son ma√ģtre. (verset 27)

      31 Dans la tristesse que leur inspire une telle conduite, ils n'en parlent √† personne d'autre qu'√† leur ma√ģtre, √† qui ils donnaient ainsi une preuve de confiance et de fid√©lit√©.
      32 Sans autre condition, simplement à ta prière. Et même il ne faut pas dire ici avec nos versions : "parce que tu m'en avais supplié ;" car il n'avait pas osé demander la remise de sa dette énorme dans son aveuglement il s'engageait à tout payer !
      33 Il fallait, par une n√©cessit√© morale qui aurait d√Ľ s'imposer √† lui apr√®s ce qu'avait fait son ma√ģtre, et qui oblige toujours la conscience de ceux qui ont r√©ellement re√ßu le pardon de Dieu. Le Sauveur suppose donc un cas impossible pour faire ressortir d'autant mieux la monstrueuse culpabilit√© du serviteur.
      34 "C'est-à-dire pour toujours, car il ne paiera jamais." Chrysostome.

      Les bourreaux (grec tourmenteurs) sont charg√©s d'ex√©cuter le jugement. Le roi de la parabole ne remplit pas seulement le r√īle de cr√©ancier, mais aussi celui de juge.

      35 Le texte reçu ajoute : ses fautes, ce qui n'est ni authentique, ni nécessaire.

      Pardonner, pardonner de tout son cŇďur, pardonner toujours, avec la compassion que le p√©cheur implore de Dieu, telle est la seule marque certaine qu'il a re√ßu son propre pardon, et tel est le sens de cette parabole. J√©sus, pas plus ici qu'ailleurs, ne pouvait parler encore du grand et √©mouvant moyen par lequel il nous a acquis le pardon de Dieu. Et c'est pourtant la manifestation de cet immense amour (comparez Luc 23.34) qui rend possible aux chr√©tiens le pardon mutuel et m√™me leur en fait un bonheur.

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