Sophonie 2

    • 1

      1 à 3 Cet appel miséricordieux à la repentance est la transition au sujet du chapitre 2.

      Race... Le terme h√©breu est, non am terme plus noble, mais go√Į, expression un peu m√©prisante pour d√©signer les pa√Įens : la multitude, la masse.

      Sans pudeur : proprement qui ne p√Ęlit pas, c'est-√†-dire qui est inaccessible √† la honte et √† la crainte.

      2

      Ait enfanté : produit son effet.

      Le jour du jugement passe en un instant, comme un ouragan, ne laissant après lui que des ruines ; il n'y aura pas moyen de l'arrêter dans sa course.

      3

      Les humbles sont le saint reste ; eux-mêmes aussi doivent se réveiller pour pratiquer plus fidèlement la justice et s'humilier plus profondément.

      4

      4 à 15 Le prophète dénonce maintenant les jugements de Dieu aux Philistins, à l'ouest ; aux Moabites et aux Ammonites, à l'est ; aux Ethiopiens, au sud ; aux Assyriens, au nord. Pour cette revue des peuples voisins, comparez entre autres Ezéchiel chapitre 25 et Amos chapitres 1 et 2.

      4 à 7 Les Philistins. L'auteur énumère quatre des cinq villes capitales de la Philistie (comparez Amos 1.6-8, notes). Si Gath n'est pas nommée, c'est ou bien que le prophète n'a voulu à dessein mentionner que quatre villes, à cause du parallélisme, ou bien que Gath, prise par David (1Chroniques 18.1), reconquise par les Philistins (Amos 6.2), était finalement revenue sous la domination des rois de Juda (2Chroniques 26.6 ; 2Rois 18.8). Le sort de ces villes est désigné par des jeux de mots qu'on ne peut pas rendre en français (comme si nous disions : Gaza sera gaspillée, Ekron sera égrénée).

      On chassera Asdod en plein midi : c'est-√†-dire √† l'heure de la grande chaleur, o√Ļ chacun se repose et o√Ļ l'on s'y attendra le moins.

      5

      La nation des Cr√©tois. D'apr√®s une tradition, confirm√©e par H√©rodote, les Philistins auraient √©migr√©, du moins en partie de l'√ģle de Cr√®te (voir 1Samuel 30.14¬†; J√©r√©mie 47.4, note). Le nom de Philistins para√ģt venir d'un mot √©thiopien signifiant : √©migrants.

      Canaan, terre des Philistins. Le terme de Canaan est appliqué ici à la Philistie, pour indiquer que celle-ci partagera le sort du pays proprement dit de Canaan et sera aussi dépouillée de ses habitants. Au reste, la Philistie faisait primitivement partie de la Terre promise (voir Genèse 10.19 ; Josué 13.3), et le nom même de Palestine (littéralement Philistie), employé pour désigner le pays tout entier, provient de là.

      6

      Des grottes de bergers : des excavations o√Ļ les bergers se mettent √† l'abri.

      7

      Le reste de la maison de Juda : c'est-à-dire ceux des Juifs qui seront épargnés durant la calamité imminente et qui reviendront de l'exil.

      L'Eternel les visitera. Cette expression, si souvent employée dans le sens de punir, l'est ici dans l'acception favorable : l'Eternel les traitera avec miséricorde (comparez Luc 1.68).

      Il les r√©tablira : c'est la promesse constante des proph√®tes, d√®s Mo√Įse (Deut√©ronome 30.3-4¬†; J√©r√©mie 29.14).

      Ces menaces contre les Philistins se sont accomplies en une certaine mesure lors de la conqu√™te de leur pays par Pharaon N√©co, N√©bucadnetsar, Alexandre-le-Grand, etc. Quant √† la proph√©tie dans son ensemble et pour ce qui concerne en particulier l'occupation de la Philistie par le reste de Juda (comparez Ez√©chiel 47.20¬†; Abdias 1.19), la r√©alisation n'en a pas encore eu lieu, en tous cas pas compl√®tement¬†; ces choses s'accompliront sans doute dans l'avenir, soit mat√©riellement, lors du retour effectif des Juifs en Palestine, soit spirituellement par la disparition des Philistins comme nation pa√Įenne et par leur conversion et leur incorporation dans le peuple de Dieu (Psaumes 87.4¬†; Zacharie 2.6).

      8

      8 √† 11 Les Moabites et les Ammonites. Le proph√®te confond dans une m√™me menace ces deux peuples issus de Lot et unis dans leur hostilit√© continuelle contre Isra√ęl (comparez Esa√Įe chapitres 15 et 16¬†; Amos 1.13-2.3).

      Le péché.

      J'ai entendu... : motif pour le peuple de Dieu de prendre patience¬†; lors m√™me que cela n'a pas paru jusqu'√† ce jour, le tour de ces ennemis d'Isra√ęl, qui sont ses fr√®res par le sang, viendra aussi.

      Les insultes de Moab et les outrages des fils d'Ammon... Par ces mots, le prophète entend la constante manière de faire de Moab et d'Ammon à l'égard du peuple de Juda ; il n'est pas encore question de l'attitude méprisante prise par ces deux peuples envers Juda lors de la ruine de Jérusalem (Ezéchiel 25.3,6, 8).

      Ils s'agrandissaient aux dépens de leurs frontières : voir Jérémie 49.1, notes, et Amos 1.13, note.

      9

      Le ch√Ętiment.

      Je suis vivant, dit l'Eternel... Comparez Esa√Įe 45.23, note.

      Comme Sodome et comme Gomorrhe. L'idée de cette comparaison a pu être inspirée à l'auteur par le fait que ces deux peuples habitaient dans le voisinage de la mer Morte ; la destruction sera complète.

      Une carri√®re de sel : comme la c√īte m√©ridionale de la mer Morte, qui √©tait riche en sel gemme (Deut√©ronome 29.23). Les pays salins sont st√©riles, d'o√Ļ l'usage de r√©pandre du sel sur une ville frapp√©e par l'interdit et sur une contr√©e d√©peupl√©e (Psaumes 107.34).

      Auront en h√©ritage : le peuple de Dieu fera des Moabites et des Ammonites ses esclaves (Esa√Įe 14.2¬†; 61.5).

      10

      Reprend le verset 8. Le ch√Ętiment sera appropri√© √† leur p√©ch√© : apr√®s avoir voulu en imposer aux autres par leur arrogance et les poss√©der par leurs violations de fronti√®res, ils seront poss√©d√©s √† leur tour.

      11

      Ce verset est la transition à ce qui suit : l'horizon du prophète va s'élargir pour un moment, son regard se porter vers le sud, puis vers le nord, bien au-delà des frontières de Juda et des pays voisins.

      Car il an√©antit tous les dieux de la terre. Moab avait pour divinit√© nationale Camos, et Ammon, Moloch (J√©r√©mie 48.16¬†; 49.1) et c'√©tait sans doute leur hostilit√© contre le Dieu d'Isra√ęl qui poussait ces deux nations √† l'arrogance envers le peuple de Juda (ainsi s'explique le car... ). Leurs dieux, aussi bien que ceux des autres nations pa√Įennes, seront an√©antis, c'est-√†-dire : ces nations m√™mes seront d√©truites, ce qui manifestera le n√©ant de leurs divinit√©s (Esa√Įe 46.1).

      Chacun du lieu o√Ļ il est : non pas chaque peuple, mais chaque individu¬†; ce sera l'av√©nement du culte personnel et aussi du culte en esprit et en v√©rit√© (Jean 4.23-24¬†; comparez Sophonie 3.9¬†; Malachie 1.11). Les tableaux analogues d'Esa√Įe 2.2 et suivants, Mich√©e 4.1-2, sont destin√©s plut√īt √† d√©peindre la conversion des nations √† l'Eternel.

      Les √ģles des nations : le monde pa√Įen en g√©n√©ral, les pays lointains, qu'on se repr√©sentait comme des √ģles, d'apr√®s l'analogie de ce qu'on connaissait de plus √©loign√© du c√īt√© de l'ouest. La promesse contenue √† la fin de ce verset a une grande port√©e et ne pourra √™tre compl√®tement accomplie que quand la proph√©tie de J√©sus, Matthieu 24.14 sera elle-m√™me r√©alis√©e.

      Les menaces contenues dans tout ce morceau contre Moab et Ammon se sont accomplies en ce que, cinq ans après la ruine de Jérusalem, Nébucadnetsar ravagea et soumit leurs territoires, et en ce que, retranchés du nombre des peuples, ils sont maintenant fondus avec les Arabes. Quant au détail de la prophétie, relatif à l'occupation des pays de Moab et d'Ammon par le reste de Juda (verset 9), voir ce qui a été dit à propos des Philistins (verset 7).

      12

      12 √† 15 Les Ethiopiens et les Assyriens. Ces deux puissants peuples idol√Ętres sont cit√©s comme exemples pour montrer que le jugement atteindra le monde pa√Įen tout entier.

      Les Ethiopiens. Ils repr√©sentaient pour les isra√©lites l'extr√©mit√© m√©ridionale du monde pa√Įen.

      Après que les Ethiopiens ont été cités devant le tribunal de l'Eternel à la deuxième personne, il est parlé d'eux à la troisième comme de gens étrangers à Dieu.

      Transperc√©s par mon √©p√©e : comparez Esa√Įe 34.5. L'√©p√©e dont Dieu se servit pour frapper les Ethiopiens fut N√©bucadnetsar (comparez Esa√Įe 10.5 : les Assyriens, verge de la col√®re de l'Eternel)¬†; ce prince, en effet, conquit l'Egypte, avec laquelle l'Ethiopie √©tait en alliance intime (Ez√©chiel 30.9¬†; comparez Jos√®phe, Antiquit√©s X, 11). Si le proph√®te s'exprime si bri√®vement au sujet des Ethiopiens, c'est que, de son temps, ils n'avaient eu aucun rapport hostile avec Juda. Il n'en √©tait pas de m√™me de l'Assyrie¬†; aussi Sophonie s'arr√™te-t-il davantage √† d√©crire les ch√Ętiments qui la menacent.

      13

      13 √† 15 Les Assyriens. Comparez Esa√Įe 10.5-34¬†; Nahum, chapitres 1 √† 3. L'Assyrien √©tait encore, du temps du proph√®te, la principale puissance du monde et en m√™me temps celle qui √©tait la plus oppos√©e au peuple de Dieu. Aussi sa ruine sera-t-elle grande.

      Contre le nord : comparez Jérémie 1.14-15.

      Il détruira Assur et il fera de Ninive une solitude... Pour l'accomplissement de cette prophétie, voir Nahum (introduction et notes). Sur la ville même de Ninive, voir Jonas 1.2 ; 3.3-4, notes.

      Une solitude aride comme le d√©sert. Ninive ne deviendra pas seulement une steppe o√Ļ pa√ģtront les bestiaux (Esa√Įe 27.10), mais un d√©sert sec et aride, o√Ļ ne s√©journent que des animaux sauvages (voir verset 14).

      14

      Des troupeaux : ces animaux sauvages vont en troupes.

      M√™me le p√©lican, m√™me le h√©risson se logeront sur ses chapiteaux : comparez Esa√Įe 13.19-22¬†; 34.11. La pr√©sence du p√©lican, oiseau aquatique, dans un d√©sert pareil, s'explique par le fait que Ninive √©tait situ√©e au bord d'une rivi√®re. Pour comprendre comment un h√©risson peut g√ģter sur ou entre les chapiteaux des colonnes, il faut se repr√©senter celles-ci renvers√©es.

      On entendra chanter dans les fen√™tres : il s'agit ici des oiseaux qui ont pris la place des hommes et construit leurs nids dans les salles des palais. Pour tout ce morceau, comparez Esa√Įe chapitre 34, la description de la ruine de Babylone.

      15

      Moi, et rien que moi. Cette parole exprime la hautaine satisfaction de se voir sans rivale¬†; c'est en m√™me temps comme un d√©fi jet√© √† Dieu¬†; ces m√™mes mots sont aussi plac√©s dans la bouche de Babylone (Esa√Įe 47.8).

      Sifflera : en signe de dérision (comparez Jérémie 49.17 ; 50.13, etc.).

      Agiter la main. Ce geste signifie : Elle a bien mérité sa ruine !

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