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1 Rois 19

    • 1

      1 à 8 Le découragement d'Elie.

      2

      Cette menace implique l'assentiment exprim√© ou non exprim√© du roi. Mais pourquoi faire conna√ģtre d'avance son dessein √† Elie¬†? J√©zabel pr√©f√©rait-elle peut-√™tre la fuite du proph√®te √† la n√©cessit√© de le faire mourir, crime qui aurait-pu faire revenir le peuple √† ses bons sentiments de la veille¬†?

      3

      Voyant cela, littéralement : il vit ; d'autres, au moyen d'un changement de voyelles : il craignit. Au fond cela revient au même. Il vit l'état des choses et comprit qu'il n'y avait aucun secours humain à attendre. C'est la situation de Pierre considérant la violence du vent et enfonçant dans l'eau (Matthieu 14.30).

      Pour [sauver] sa vie, litt√©ralement : Et il alla √† son √Ęme, c'est-√†-dire : il agit en ne consultant que le soin de sa vie, ou bien : il alla o√Ļ son √Ęme le menait, ce qui peut signifier : selon sa volont√© propre, ou au hasard, sans but, sans savoir lui-m√™me o√Ļ il allait. Quoi qu'il en soit, Elie, sous l'empire de l'amertume qui remplit son cŇďur, agit en ce moment sans direction sup√©rieure. Apr√®s de si glorieuses manifestations de la faveur divine, il avait besoin d'√™tre humili√© (comparez ce que Paul raconte de lui-m√™me, 2Corinthiens 12.7). Dieu l'abandonne √† son mouvement propre et se sert de cette faute pour lui faire faire un pas en avant dans la connaissance de lui-m√™me et de son Dieu.

      Béerséba. Voir Genèse 21.31, note.

      Qui appartient √† Juda. Cette ville avait √©t√© c√©d√©e √† la tribu de Sim√©on (Josu√© 19.2), mais elle faisait partie du royaume de Juda dont elle marquait l'extr√©mit√© m√©ridionale. Le sentiment d'Elie l'emporte aussi loin que possible du th√©√Ętre de son activit√© pr√©c√©dente. Tout ce qui pouvait se faire a √©t√© fait. Son Ňďuvre lui para√ģt √† la fois achev√©e et st√©rile¬†; il cherche la solitude et, si possible, la mort.

      Il y laissa son serviteur : il veut √™tre seul et pense sans doute n'avoir bient√īt plus besoin de lui. Au bout d'un jour de marche dans le d√©sert, il tombe accabl√© de tristesse et d'√©puisement.

      4

      Un gen√™t (r√īthem) : buisson aux branches t√©nues et aux feuilles maigres, qui cro√ģt au d√©sert dans les d√©pressions du sol et dans le lit dess√©ch√© des torrents, l√† o√Ļ les caravanes dressent ordinairement leurs tentes.

      C'est assez¬†! Le but de sa vie, le retour d'Isra√ęl √† son Dieu, n'a pas √©t√© atteint¬†; il n'a plus rien √† faire ici-bas qu'√† mourir.

      Pas meilleur que mes p√®res : il avait cru √™tre appel√© √† faire et en √©tat de faire ce que d'autres n'avaient pas r√©ussi avant lui √† ex√©cuter¬†; il voit que son impuissance √©gale la leur. A quoi bon vivre¬†? Pour voir plus longtemps le p√©ch√© de son peuple, sans pouvoir y rem√©dier¬†! Il faut, pour √©prouver une pareille douleur, le cŇďur d'un homme qui a fait de la cause de son Dieu l'unique int√©r√™t de sa vie.

      5

      Un ange : comme pour Jésus dans sa mortelle agonie. C'est ici le Gethsémané d'Elie.

      6

      Un g√Ęteau cuit sur les pierres chaudes. Les pierres chauff√©es sur lesquelles on applique la p√Ęte remplacent dans le d√©sert les fours dont il a √©t√© parl√© L√©vitique 2.4¬†; voir Gen√®se 18.6, note. Les B√©douins usent encore aujourd'hui de ce moyen.

      Et il mangea... C'était un premier acte d'obéissance. Puis il se recoucha, fatigué de sa marche.

      7

      Le chemin : celui que Dieu t'appelle √† faire en ce moment. Je te conduirai au d√©sert et l√† je te parlerai, dit le proph√®te Os√©e. A ces mots : Le chemin est long, Elie comprend o√Ļ Dieu l'appelle. Au terme de la voie o√Ļ il s'est jet√© instinctivement, Horeb, le lieu des grandes r√©v√©lations, se dresse maintenant devant sa pens√©e. Il se l√®ve et prend le repas que son Dieu lui offre en vue de ce voyage

      8

      Il marcha quarante jours et quarante nuits. Il y avait 280 kilom√®tres en ligne directe jusqu'au Sina√Į¬†; ce p√®lerinage solitaire fut donc pour lui, non un voyage aussi rapide que possible, mais un temps de recueillement, de m√©ditation, de pri√®re, comme les quarante jours de J√©sus au d√©sert. Le commerce intime avec Dieu √©l√®ve le proph√®te, comme J√©sus lui-m√™me, au-dessus des besoins du corps¬†; de m√™me qu'il a re√ßu d'en-haut la force de courir plusieurs heures devant le chariot d'Achab, il re√ßoit maintenant, gr√Ęce au repas qu'il vient de prendre et dont Dieu prolonge l'effet fortifiant, le pouvoir d'arriver au but. Sur Horeb, voir Exode 17.6, note.

      9

      9 à 18 La vision d'Horeb.

      La caverne : soit la caverne qui a jou√© un r√īle dans la vie de Mo√Įse (Exode 33.22, voir note √† ce passage), soit une caverne, selon la valeur ind√©termin√©e qu'a souvent l'article h√©breu.

      Que fais-tu ici, Elie¬†? Cette question √©tonne, si Dieu lui-m√™me l'avait appel√© en ce lieu. Mais il ne faut pas oublier que ce voyage avait commenc√© par un acte de propre volont√©, qui √©tait en r√©alit√© une fuite, et que la suggestion divine, verset 7, n'avait fait que lui donner une direction pr√©cise. Quelqu'un a dit : M√™me lorsque nous manquons le chemin, Dieu vient avec nous. Seulement, si cette faute aboutit √† la gloire de Dieu, ce n'est qu'√† travers bien des humiliations et des souffrances, comme celles par o√Ļ vient de passer le proph√®te (verset 4).

      10

      Elie verse dans le sein de Dieu toute l'amertume de son cŇďur. Il a lutt√© pour l'honneur de l'Eternel, esp√©rant ramener √† lui Isra√ęl : tout a √©chou√©¬†; sa vie m√™me est menac√©e¬†; il a d√Ľ fuir pour la sauver.

      Tes autels : ceux que les fidèles des dix tribus, empêchés d'aller à Jérusalem, avaient élevés.

      Tué tes prophètes. Elie dans son découragement met les choses au pire. Abdias en avait sauvé un grand nombre, mais qui n'osaient plus se montrer.

      Rest√© moi seul : seul √† lutter. Il oublie ou ignore l'existence des 7000 fid√®les qui forment encore la petite arm√©e de Dieu en Isra√ęl.

      11

      11 et 12 Il y a un grand rapport entre cette sc√®ne de l'apparition divine √† Elie et celle de l'apparition √† Mo√Įse dans le m√™me lieu. Dans toutes deux le serviteur de Dieu ne peut contempler la face du Ma√ģtre¬†; l'un le voit venir, puis, au moment o√Ļ il passe, se couvre la figure de son manteau¬†; sur l'autre se pose la main divine pendant que l'Eternel passe, et il ne le voit qu'apr√®s qu'il a pass√©. Mais dans les deux sc√®nes l'essence divine est pr√©sent√©e sous le m√™me aspect, celui de la mis√©ricorde infinie de Dieu, qui √©tait comme voil√©e, dans le cas de Mo√Įse par l'aust√©rit√© de la loi, dans celui d'Elie par la s√©v√©rit√© des jugements divins exerc√©s par lui. Aussi √† l'un et √† l'autre de ses deux serviteurs, Dieu fait contempler une manifestation de son √™tre qui surpasse toutes celles du moment pr√©sent et dont la pleine r√©alisation est r√©serv√©e √† l'avenir. Le tourbillon de vent, le tremblement du sol, le feu qui √©clate et environne le proph√®te sont, comme les tonnerres et les √©clairs qui avaient accompagn√© la promulgation de la loi, l'embl√®me de la justice divine qui se manifeste dans l'histoire et qui peut bien pr√©parer l'av√®nement du r√®gne de Dieu, mais non le r√©aliser. La sanctification du nom de Dieu par ces jugements est la condition de la venue de son r√®gne¬†; mais cette venue elle-m√™me s'op√®re par un tout autre moyen. Les trois ph√©nom√®nes pr√©curseurs mentionn√©s ici rappellent, comme la suite va le montrer, le premier, l'invasion √©trang√®re¬†; le second, la r√©volution intestine¬†; le troisi√®me, la r√©pr√©hension proph√©tique, ces grands moyens de l'action √©ducative de Dieu dans l'ancienne alliance.

      Un son √† peine perceptible, litt√©ralement : un son de silence, que l'on ne per√ßoit qu'en l'absence de tout autre bruit. Cela revient bien au sens de la traduction ordinaire : un son doux et subtil, quoique celle-ci pr√©sente une nuance qui n'est pas dans le texte. Cette manifestation du Saint des saints saisit l'√Ęme non par sa force, son imp√©tuosit√©, son √©clat, mais par sa faiblesse m√™me. Elle fait pressentir au proph√®te un mode de r√©v√©lation divine dont il n'a eu jusqu'ici aucune id√©e et qui l'√©meut si profond√©ment qu'il n'en peut supporter la pens√©e et se voile la face pour √©chapper √† la vue de Celui dont elle r√©v√®le la r√©elle pr√©sence. Lui qui est rest√© le cŇďur ferme, le front lev√© au milieu du tourbillon de l'ouragan, de l'√©branlement du sol et de la lueur des √©clairs se croisant autour de lui, il se sent vaincu par la puissance indicible de la douceur divine, et il comprend qu'il y a en Dieu quelque chose par quoi il op√©rera ce que son minist√®re proph√©tique n'a pu produire. C'est le mot de l'ap√ītre : La faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes (1Corinthiens 1.25)¬†; comparez la parole de Dieu √† Mo√Įse Exode 34.5-6. On a essay√© de rapporter le symbole du son doux et subtil au minist√®re d'Elis√©e, qui a eu quelque chose de moins terrible que celui d'Elie : mais au verset 15 ce minist√®re est mis sur la m√™me ligne que la mission des deux exterminateurs Haza√ęl et J√©hu¬†! On a voulu le rapporter aussi au minist√®re proph√©tique en g√©n√©ral, plus encourageant que celui de la loi¬†; comme si les discours des proph√®tes n'√©taient pas remplis de reproches et de menaces de jugement, aussi bien que le minist√®re d'Elie¬†! Il faudrait, pour soutenir cette derni√®re explication, ne consid√©rer dans le minist√®re proph√©tique que les promesses de la gr√Ęce messianique, ce qui nous ram√®nerait pr√©cis√©ment √† l'explication propos√©e, la seule soutenable √† nos yeux : la condescendance infinie de la mis√©ricorde divine dans une alliance nouvelle, faisant ce qu'aucune manifestation de justice et de puissance n'a pu accomplir.

      13

      Une voix : la voix personnelle de Dieu. Si Elie se voile la face pour ne pas voir, il s'approche pourtant pour entendre. Apr√®s l'enseignement sublime qu'il vient de lui donner, l'Eternel r√©p√®te sa question¬†; le but de cette r√©p√©tition est de renvoyer Elie √† sa t√Ęche d√©pouill√© des illusions dont son cŇďur s'√©tait berc√©.

      14

      Elie répond en exprimant de nouveau son découragement.

      15

      15 √† 17 R√©ponse de l'Eternel : Le temps n'est pas venu o√Ļ s'accomplira la grande r√©g√©n√©ration que tu as esp√©r√© d'op√©rer. C'est maintenant encore la p√©riode des ch√Ętiments¬†; va, retourne √† ton Ňďuvre pr√©paratoire, et ach√®ve-la en y associant ceux qui doivent apr√®s toi la continuer : Haza√ęl, le roi de Syrie, qui, comme un tourbillon, d√©vastera Isra√ęl¬†; J√©hu, le futur roi d'Isra√ęl, qui, semblable √† un tremblement de terre, fera crouler la maison d'Achab¬†; Elis√©e, le proph√®te dont la parole de feu continuera l'Ňďuvre de ton propre minist√®re.

      Tu oindras. Une onction, au sens litt√©ral du mot, n'a eu lieu que pour J√©hu. Ce mot signifie : Tu consacreras : Tu appelleras ces trois hommes √† la t√Ęche que je leur ai destin√©e. Comparez verset 19¬†; 2Rois 8.13¬†; 9.3-6. Leur mission sera donc une mission de jugement. Pour Haza√ęl et J√©hu cela s'est r√©alis√© √† la lettre¬†; on ne peut citer qu'un cas de ce genre pour Elis√©e, le ch√Ętiment inflig√© aux jeunes gens de B√©thel (2Rois 2.23-24). Les deux premiers instruments ont si bien fait leur office que le troisi√®me a √©t√© dispens√© de rien ajouter au jugement de son peuple.

      18

      Je laisserai. Je me conserverai, outre Elis√©e, 7000 fid√®les et ne permettrai point qu'ils soient emport√©s par le torrent de l'idol√Ętrie. Nous voyons appara√ģtre ici pour la premi√®re fois cette notion du saint reste, qui joue un si grand r√īle dans les proph√®tes et se retrouve dans saint Paul, Romains 11.4. Dieu corrige ainsi l'exag√©ration involontaire d'Elie(verset 10 et 14). Le nombre 7000 est symbolique. Ce reste est marqu√© du sceau de la saintet√© de Dieu et de la cons√©cration divine par le nombre sept. Ces fid√®les se tenaient cach√©s et avaient √©chapp√© aux regards d'Elie, mais ils n'en existaient pas moins. Sept mille sur onze cent mille (1Chroniques 21.5), c'√©tait peu¬†; mais c'√©tait la semence sainte dont il est parl√© Esa√Įe 6.13.

      Qui ne l'a pas embrass√©, ce qui ne signifie pas seulement : qui ne se sont pas bais√© la main en passant devant l'idole, en signe d'adoration¬†; mais qui n'ont pas embrass√© l'idole elle-m√™me, ainsi que cela se faisait parfois, comme dans le cas rapport√© par Cic√©ron, o√Ļ la statue d'Hercule avait les joues et la barbe us√©es par les baisers des adorateurs.

      19

      19 à 21 Le retour d'Elie.

      Et trouva Elisée : à Abel-Méhola (verset 16) ; voir à Juges 7.22. Cette localité se trouvait dans la vallée du Jourdain, à quelques kilomètres au sud de Beth-Séan.

      Saphat. C'était un homme riche, puisqu'il avait un domaine assez vaste pour être labouré par douze charrues simultanément. Elisée, son fils, surveillait tout l'ouvrage en tenant les cornes de la douzième, les autres étant conduites par des serviteurs. La richesse de son père est relevée parce qu'elle fait d'autant mieux ressortir son obéissance à Elie et son dévouement à la cause de Dieu.

      Son manteau : le vêtement de prophète (2Rois 1.8 ; 2.8 ; Zacharie 13.4). Cet acte signifiait l'appel au ministère prophétique.

      20

      Car que t'ai-je fait ! Le car porte sur reviens : Reviens sans tarder car je t'ai appelé de la part de l'Eternel à un labour d'un autre genre.

      21

      La paire de bŇďufs¬†; la douzi√®me, qu'il conduisait personnellement.

      La sacrifia, non au sens cérémonial du mot sacrifier ; il n'y avait pas là d'autel ; mais l'immola pour le repas d'adieu qu'il voulait donner aux siens.

      L'attelage des bŇďufs : le joug et la charrue, qui lui fournirent le bois pour appr√™ter le repas.

      Aux gens : non à ceux de la ville, mais à peux de la maison, parents et serviteurs. Ce banquet était l'adieu à toute sa vie précédente ; comparez celui donné par le péager Lévi ou Matthieu (Matthieu 9.9 et parallèles). La différence de conduite d'Elie et de Jésus, Luc 9.59-62, s'explique par la raison qu'il n'y avait pas ici, comme pour le premier des deux disciples, de longues cérémonies funèbres, durant une semaine entière, à accomplir, et que le second s'engageait au service de Christ, puis revenait lui-même en arrière.

      Ce récit des scènes du Carmel et d'Horeb est l'un de ceux de l'Ancien Testament dans lesquels éclate avec le plus d'évidence la lumière d'une révélation positive. Le caractère de la manifestation future par laquelle Dieu régénérera le monde et qui seule sera capable d'opérer ce prodige impossible à la loi, y est annoncé d'une manière admirable.

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