2 Corinthiens 1

    • 1 Soit √† cause de ses adversaires, soit pour imprimer dans les √Ęmes l'autorit√© divine de son apostolat, Paul, au commencement de la plupart de ses lettres, d√©clare ainsi solennellement que c'est la sainte volont√© de Dieu qui l'a appel√© √† cette charge dans son Eglise. (Romains 1.1¬†; 1Corinthiens 1.1¬†; Galates 1.1¬†; Eph√©siens 1.1, etc.)

      Bien que Paul soit seul l'auteur de cette lettre, il s'associe Timoth√©e, par un humble sentiment d'amour fraternel et de d√©f√©rence pour ce dernier, √† qui probablement il la dicta. (Comparer 1Corinthiens 1.1¬†; Philippiens 1.1¬†; Colossiens 1.1¬†; 1Thessaloniciens 1.1) Il avait de plus l'intention de relever Timoth√©e aux yeux des Corinthiens qui ne l'avaient peut-√™tre pas accueilli comme ils l'auraient d√Ľ quand il √©tait venu √† eux charg√© d'une mission par Paul (1Corinthiens 4.17¬†; 16.10,11. Comparer l'Introduction.)

      L'Acha√Įe comprenait tout le P√©lopon√®se, vaste presqu'√ģle rattach√©e au continent par l'isthme sur lequel √©tait situ√©e Corinthe. Dans toute cette province de la Gr√®ce il y avait des chr√©tiens dispers√©s qui se rattachaient √† l'Eglise de la capitale, et Paul ne les oublie pas. (1Corinthiens 1.2)

      2 Voir Romains 1. note.
      3 Comparer sur le rapport de ces termes : Dieu des miséricordes, de consolation, de patience, de paix, Romains 15.5, note.

      P√®re des mis√©ricordes ne signifie pas seulement P√®re mis√©ricordieux¬†; mais l'ap√ītre d√©signe par l√† Celui qui, devenu pour ses enfants un tendre P√®re r√©concili√©, est pour eux la source intarissable de toutes les mis√©ricordes dont ils sont et seront les objets. Il en est de m√™me de ces mots¬†: Dieu de toute consolation.

      4 L'ap√ītre dit nous, et il ne comprend pas seulement lui et Timoth√©e (verset 1) dans ce pluriel significatif, mais aussi ses fr√®res auxquels il √©crit. Telle est la r√©alit√© et l'intimit√© de la communion dans laquelle Paul se sent avec les Eglises, qu'il consid√®re toutes ses exp√©riences, afflictions ou consolations, comme √©tant √† la fois son partage et celui des √Ęmes qui lui sont confi√©es. (versets 6,7,11)

      - Ce grand et saint avantage des afflictions, pour les serviteurs de Dieu et pour les chr√©tiens en g√©n√©ral, c'est qu'apr√®s avoir √©t√© ainsi afflig√©s et consol√©s par Dieu lui-m√™me, ils sont aussi rendus capables de consoler leurs fr√®res dans leurs douleurs. Quiconque n'a pas souffert et √©prouv√© la puissance de la gr√Ęce pour relever le courage, ne saurait offrir aux √Ęmes afflig√©es les vraies consolations.

      5 Ce sont les souffrances de Christ qu'endure l'ap√ītre¬†; elles se renouvellent en lui (Galates 6.17¬†; Philippiens 3.10¬†; Romains 8.17¬†; 9.3, note¬†; Colossiens 1.24, note)¬†; c'est-√†-dire que le Chef de notre salut √† ouvert la carri√®re du combat et de la victoire, et que les siens, dans une communion vivante avec lui, le suivent dans cette voie.

      Les causes des douleurs que le monde a accumulées sur le Sauveur, subsistent pour les siens ; seulement, lui seul a souffert comme Médiateur, portant la peine de nos péchés, et nous rendant son imitation possible par sa parfaite obéissance ; tandis que tout pécheur souffre à la fois comme tel, et pour le nom de Christ.

      Toutefois, en tant qu'il endure l'épreuve pour le nom de Christ, pour sa vérité, pour ses frères, dont il facilite le combat et la victoire, ses souffrances sont bien réellement les souffrances de Christ. C'est dans ce sens que Paul s'appelle prisonnier de Jésus-Christ. (Ephésiens 3.1)

      De l√† vient que sa consolation abonde aussi par Christ. Sa communion avec Christ est la source de sa consolation, comme de ses souffrances, (H√©breux 2.17,18) parce que cette communion a pour terme la victoire et la gloire o√Ļ Christ est entr√© pour lui-m√™me et pour les siens. Par la nature des choses et par une dispensation de la bont√© de Dieu, ces deux choses, souffrance et consolation, sont toujours proportionn√©es l'une √† l'autre¬†: lorsque la premi√®re abonde, la seconde abonde aussi¬†: douce et pr√©cieuse assurance¬†!

      7 Soit la souffrance, soit la consolation d'un serviteur de J√©sus-Christ contribuent √©galement √† la consolation et au salut de l'Eglise¬†: sa souffrance, parce que c'est par l√† qu'un t√©moin du Sauveur surmonte le p√©ch√© et le monde, fortifie la foi de ses fr√®res, et augmente leur patience pour endurer les m√™mes √©preuves¬†; (verset 6) sa consolation, parce qu'au sein de ses renoncements et de ses douleurs, il fait une exp√©rience plus profonde et plus riche de la gr√Ęce qu'il annonce aux √Ęmes, et les en rend participantes. (verset 7)

      En un mot, comme il y a entre eux une intime communion dans le même salut, il y a aussi une sainte communion de souffrance et de consolation.

      - La construction de ces deux versets (versets 6,7) varie dans les manuscrits et dans les éditions critiques du Nouveau Testament Nous avons adopté l'ordre des plus anciens manuscrits.

      Le texte reçu place la proposition : soit que nous soyons consolés c'est pour votre consolation et pour votre salut à la fin de verset 6, après la phrase : qui déploie son efficace...

      Mais toutes les autorit√©s mettent ces mots de verset 7¬†: et l'esp√©rance que nous avons de vous est ferme, imm√©diatement apr√®s ceux-ci de verset 6¬†: les m√™mes souffrances que nous souffrons. Et ces derniers doivent d√®s lors terminer verset 6. La pens√©e de l'ap√ītre reste d'ailleurs √† peu pr√®s la m√™me.

      8 Soit √† Eph√®se (1Corinthiens 15.32, et plus tard, Actes 19), soit dans d'autres villes de l'Asie Mineure, l'ap√ītre avait √©t√© expos√© √† de grandes √©preuves, √† de terribles dangers, que les Corinthiens ne pouvaient pas ignorer enti√®rement, dont les d√©tails devaient leur √™tre donn√©s par les porteurs de cette lettre, et que Paul d√©crit ici par quelques mots √©nergiques. Mais comparez 2Corinthiens 11.22 et suivants

      D'autres pensent que Paul fait allusion à quelque grave maladie, ce qui est moins probable d'après les termes qu'il emploie.

      9 Grec¬†: "Mais nous-m√™mes avions en nous-m√™mes la sentence de mort¬†;" tout semblait l'annoncer¬†; nous avions en nous, selon la volont√© de Dieu, ce pressentiment, afin que notre d√©livrance inattendue nous appar√Ľt avec d'autant plus d'√©vidence comme une Ňďuvre du Dieu qui ressuscite les morts.

      L√† o√Ļ il n'y a plus d'esp√©rance humaine, il reste toujours au chr√©tien la toutepuissance de Dieu. C'est pourquoi il ne craint pas les dangers, car, quoi qu'il arrive, l'issue est pour lui une victoire, soit sur la terre, soit dans le ciel.

      11 Grec¬†: "Afin que ce don de la gr√Ęce (charisma) obtenu √† nous par plusieurs soit remerci√© de plusieurs personnes pour nous." Encore ici (comparez verset 4, note) l'ap√ītre associe ses fr√®res, leurs pri√®res, leurs actions de gr√Ęces, √† sa d√©livrance et √† tout ce qui lui arrivera dans la suite.

      Quelle foi en la pri√®re¬†! quelle puissante r√©alit√© que la communion des √Ęmes en J√©sus-Christ¬†!

      12 12 √† 24 L'ap√ītre se justifie au sujet de son voyage diff√©r√© √† Corinthe.

      C'est par ces mots que Paul commence cette apologie de son minist√®re, qui occupe une si grande partie de l'√©p√ģtre, et que les fausses accusations de ses adversaires rendaient indispensable. Il la rattache (car) √† cette communion de pri√®res qui remplit son cŇďur. (verset 11)

      Il avait promis aux Corinthiens de les visiter, afin de combattre par sa pr√©sence les nombreux abus qui s'√©taient introduits dans leur Eglise. Il n'avait point encore jusqu'ici rempli cette promesse, parce que, au milieu de ses combats et de ses souffrances, il redoutait de para√ģtre dans une Eglise qui lui √©tait si ch√®re avec toute la s√©v√©rit√© de son autorit√© apostolique. (2Corinthiens 1.23¬†; 1Corinthiens 4.21¬†; 2Corinthiens 13.10)

      Ses adversaires, loin d'être humiliés par sa première lettre, s'étaient saisis de cette circonstance pour l'accuser de versatilité (verset 17) et de crainte des hommes. (2Corinthiens 10.1-10) Ce sont ces reproches qu'il doit repousser pour l'honneur et l'efficacité de son ministère.

      - Il proteste donc en invoquant le témoignage de sa conscience qui est son sujet de gloire, qu'il s'est conduit dans le monde, c'est-à-dire aux yeux de tous, en simplicité (d'autres lisent en sainteté) et en sincérité de Dieu, c'est-à-dire en sincérité qui vient de Dieu et qui lui est agréable.

      Pour comprendre toute la force du terme que nous traduisons par sinc√©rit√©, il faut remonter √† son √©tymologie¬†: il se compose des deux mots soleil et jugement et signifie¬†: la qualit√© d'un objet transparent dont on juge aux rayons du soleil¬†; ainsi, la puret√© sans tache d'un cristal, et, au moral, la limpidit√© d'une √Ęme que la lumi√®re de l'Esprit de Dieu p√©n√®tre tout enti√®re, et qui se juge par l√†.

      Ce substantif composé se retrouve 2Corinthiens 2.17 ; 1Corinthiens 5.8 L'adjectif formé des mêmes racines se lit, Philippiens 1.10 ; 2Pierre 3.1.

      - Il faut remarquer encore ici le profond contraste que l'ap√ītre √©tablit entre la sagesse charnelle, c'est-√†-dire l'habilet√© de la raison humaine livr√©e √† elle-m√™me, √† ses moyens √©quivoques, et la gr√Ęce de Dieu, qui √©claire l'intelligence, purifie le cŇďur et sanctifie tous les motifs.

      13 La version d'Ostervald, en traduisant ces verbes au pass√©¬†: "Ce que vous avez lu et reconnu," peut faire penser √† la premi√®re lettre de l'ap√ītre, dont il affirmerait le parfait accord avec ce qu'il vient de dire. Tel n'est pas le sens.

      L'ap√ītre, pour t√©moigner encore de sa sinc√©rit√© en d'autres termes, apr√®s l'avoir fait au verset 12, d√©clare qu'il n'y a dans ce qu'il √©crit ici, et que ses lecteurs lisent, aucune arri√®re-pens√©e, aucun d√©tour, et qu'ils peuvent euxm√™mes le reconna√ģtre.

      Il y a dans le grec un gracieux jeu de mots par le fait que, dans cette langue, les verbes lire et reconna√ģtre ont la m√™me √©tymologie et s'√©crivent de la m√™me mani√®re, √† une particule pr√®s.

      14 Pour persuader tout √† fait ses lecteurs, l'ap√ītre en appelle √† leurs relations pr√©c√©dentes, √† leur confiance mutuelle¬†: "Vous, vous avez reconnu en moi (du moins en partie, pas tous et pas enti√®rement) un fid√®le serviteur de Dieu, et vous vous glorifiez de moi¬†; de mon c√īt√©, j'ai reconnu en vous de sinc√®res disciples, qui seront ma gloire, non devant les hommes, mais au tribunal de J√©sus-Christ, lorsqu'il mettra en pleine lumi√®re les secrets des cŇďurs. Pourquoi donc des d√©fiances¬†?" Voil√† la sainte √©loquence du cŇďur et de la v√©rit√©¬†!
      15 Grec¬†: "Une seconde gr√Ęce," par sa pr√©sence pour la seconde fois au milieu d'eux apr√®s son retour de Mac√©doine. (verset 16) C'est pour leur procurer cette seconde gr√Ęce que l'ap√ītre avait r√©solu d'aller premi√®rement vers eux.

      - Paul, ayant conscience des dons qui lui ont √©t√© confi√©s pour les √Ęmes, ne cherche point √† les voiler par une fausse humilit√©. (Romains 1.11)

      16 Comparer verset 12, note, et 1Corinthiens 16.5,6. On peut se demander √† quel moment l'ap√ītre avait fait ce projet non ex√©cut√© et l'avait communiqu√© aux Corinthiens.

      Est-ce dans notre premi√®re √©p√ģtre¬†? Non, car dans cette √©p√ģtre il expose un plan de voyage par la Mac√©doine (1Corinthiens 16.5,6) qu'il est en voie d'ex√©cuter au moment o√Ļ il √©crit notre √©p√ģtre.

      La supposition la plus probable c'est qu'il fit part aux Corinthiens de son intention d'aller les voir directement avant de se rendre en Macédoine dans une première lettre qu'il leur écrivit et qui est aujourd'hui perdue. (1Corinthiens 5.9)

      Dans la première aux Corinthiens actuelle, il trahissait déjà un changement de projet (1Corinthiens 16.5,6) et s'attirait ainsi les reproches dont il s'efforce de se justifier.

      17 Comme mes adversaires m'en accusent. (1Corinthiens 4.18)

      Le oui et le non en même temps, des contradictions entre mes paroles et ma conduite, ou des assurances jetées à la légère et qui ne signifient rien ? Ce serait là agir selon la chair, c'est-à-dire selon les impulsions de la nature, non selon les principes moraux que produit la vérité chrétienne, l'Esprit de Dieu.

      22 Ces versets (versets 18-22) forment un tout ins√©parable, pr√©sentent une admirable r√©futation de l'accusation port√©e contre l'ap√ītre, (verset 17) et montrent comment le moindre √©v√©nement de sa vie, toute pens√©e de son cŇďur et toute parole de sa bouche, se rattachent aux profondeurs de la Parole de Dieu et de l'exp√©rience du chr√©tien.

      En effet, il commence par invoquer la fidélité de Dieu, (verset 18) comme le garant et la source de sa propre fidélité dans ses paroles et dans sa conduite.

      Ensuite, ce qu'il affirme de ses paroles dans les relations de la vie, il l'√©tend √† toute sa pr√©dication de J√©sus-Christ, et √† celle de ses compagnons d'Ňďuvre. (verset 19) Et c'est avec raison¬†; car si l'accusation √©tait fond√©e sur un point, pourquoi ne le serait-elle pas sur tous¬†? L'efficace de la pr√©dication serait d√©truite, la confiance des auditeurs an√©antie.

      Mais, bien plus, c'est √† J√©sus-Christ lui-m√™me qu'il en appelle, √† la parfaite v√©rit√© avec laquelle il a paru dans le monde, sans aucune ombre de contradiction¬†; et ainsi il devient le garant de ses ap√ītres, qui sont ses imitateurs et qu'il conduit par son Esprit.

      Bien plus encore : tout cet Evangile de Jésus-Christ repose sur les promesses de Dieu, (verset 20) dont pas une seule ne s'est trouvée démentie par l'événement, mais qui ont toutes été confirmées en Christ. (Oui en lui, trois fois répété.)

      Le texte reçu porte : "le Oui en lui et l'Amen en lui" (en Christ qui a accompli toutes les promesses de Dieu faites dans l'Ancien Testament) ; et d'ordinaire on prend les mots oui et amen comme synonymes, exprimant la certitude de l'accomplissement.

      D'autres entendent par le oui la certitude objective (en Christ), et par l'amen l'assurance subjective, la foi chez les fidèles qui, dans le culte, répètent tous ensemble amen après chaque prière. Ce sens est confirmé par une variante très autorisée que nous avons admise dans la traduction : "le oui en lui, et c'est pourquoi aussi l'amen par lui ;" c'est-à-dire l'amen que nous prononçons par notre foi en lui, et cela à la gloire de Dieu, que nous glorifions ainsi (par nous).

      Enfin, si Dieu en Christ est le garant infaillible de sa v√©rit√©, il l'est une seconde fois par son Ňďuvre en vous, en nous, en tout vrai croyant¬†; car c'est lui qui nous affermit en Christ, nous unissant √† lui comme les membres avec la t√™te, nous rendant participants de sa nature¬†; par quel moyen¬†? Par la m√™me onction de l'Esprit que Christ a re√ßue. (Christ signifie oint, et les mots de l'original font ce rapprochement qui para√ģt si hardi, verset 21)

      Par cet Esprit de vérité, il nous a scellés, comme on confirme et rend authentique un document au moyen d'un sceau officiel. (Ephésiens 1.13)

      En le r√©pandant dans nos cŇďurs, il l'a donn√© comme les arrhes de tout ce qu'il a promis., (Eph√©siens 1.14) comme cette partie du prix convenu que l'on paie √† l'avance et qui ratifie un contrat. (verset 22) C'est pourquoi le chr√©tien a, d√®s ici-bas, la vie √©ternelle. (Jean 3.16¬†; 5.24)

      Quelle apologie dans ces grandes et profondes pens√©es¬†! Aussi l'ap√ītre ne s'arr√™te-t-il plus √† se les appliquer pour le cas pr√©sent¬†; il se contente de dire aux Corinthiens la vraie raison pour laquelle il n'est pas venu vers eux, et cette raison est propre √† les humilier, (verset 23) non moins que la d√©fense de l'ap√ītre.

      23 Relativement √† ce solennel serment de l'ap√ītre, voir Matthieu 5.37, note.

      C'est-à-dire, afin de ne pas y exercer lui-même une sévère discipline, en usant de son autorité apostolique. Comparer 1Corinthiens 4.21.

      24 Par ces dernières paroles, Paul adoucit ce qu'il y avait de sévère dans le verset précèdent.

      Il veut d'autant moins dominer despotiquement sur la foi de ses frères, que c'est par cette même foi qu'ils demeurent fermes. S'il en était autrement, toute discipline ne servirait de rien.

      En l'exer√ßant, il est bien convaincu qu'il ne fait, en d√©finitive, que contribuer √† la joie de l'Eglise, joie qui serait bient√īt troubl√©e par les d√©sordres qu'il avait √† reprendre, si les membres n'√©taient pas affermis par la foi.

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