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2 Corinthiens 3

    • 1 Chapitre 3.

      1 √† 3 Le lettre de recommandation de l'ap√ītre.

      La comparaison que l'ap√ītre vient de faire entre lui et les faux docteurs (2Corinthiens 2.17) pouvait avoir l'air d'une recommandation ou d'une louange de son minist√®re aupr√®s des hommes. Et surtout, comme l'indique le mot de nouveau, ses adversaires avaient pu interpr√©ter divers passages de sa premi√®re lettre comme des vanteries de son minist√®re. Il repousse cette pens√©e, en d√©clarant que si d'autres ont besoin de telles recommandations, lui cherche ailleurs ses lettres de cr√©ance¬†: d'abord, dans l'influence de l'Evangile sur les cŇďurs, (versets 2,3) et ensuite dans la mission et dans la force qu'il a re√ßues directement de Dieu. (versets 4-6)

      On peut conclure de ces mots que les faux docteurs venaient à Corinthe munis de telles lettres de recommandation de la part des Eglises, et qu'ils s'en faisaient également donner par les Corinthiens pour d'autres villes.

      3 Paul n'a pas besoin de semblables lettres, il en a d'autres : l'Eglise de Corinthe elle-même, passée par son ministère de la mort à la vie, monument de la puissance de Dieu, que tous les hommes peuvent contempler, voilà sa recommandation !

      Et voici les divers caract√®res qu'y d√©couvre l'ap√ītre, comme autant de sceaux authentiques¬†: cette lettre, ce ne sont pas des hommes sujets √† l'erreur qui l'ont √©crite, ainsi qu'un document p√©rissable de papier et d'encre¬†; Christ en est l'auteur¬†; et il l'a trac√©e par le minist√®re ("service") de Paul, avec l'Esprit du Dieu vivant.

      Elle est bien sup√©rieure m√™me aux tables de la loi grav√©es du doigt de Dieu¬†; car cette lettre est la vie divine et immortelle r√©pandue dans les cŇďurs, c'est l'accomplissement des grandes promesses. (Ez√©chiel 11.19¬†; 36.26¬†; J√©r√©mie 31.31 et suivants)

      - On a trouv√© une difficult√© en ce que l'ap√ītre dit¬†: (verset 2) cette lettre est √©crite dans nos cŇďurs, tandis qu'on aurait d√Ľ attendre¬†: (comme verset 3) dans vos cŇďurs.

      Mais pourquoi¬†? D'abord il faut remarquer ce pluriel communicatif, nos cŇďurs, dans lequel Paul embrasse avec amour ses lecteurs et lui-m√™me. M√™me la cr√©ation d'une Eglise ne serait pas pour l'ap√ītre un t√©moignage divin, si, avant tout, il ne portait ce t√©moignage vivant dans son propre cŇďur¬†; son minist√®re n'a r√©pandu la vie que parce qu'il en √©tait lui-m√™me participant¬†; celui qui donne et ceux qui re√ßoivent puisent √† la m√™me source¬†; tout leur est commun. C'est la v√©rit√© exprim√©e ainsi par le Sauveur¬†: "Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive d√©couleront de son sein." (Jean 7.38)

      4 4 à 11 Gloire de ce ministère.
      5 A peine l'ap√ītre a-t-il exprim√© une pens√©e si pleine d'une sainte hardiesse sur son minist√®re, qu'il se h√Ęte d'en faire remonter toute la gloire √† sa source, en d√©clarant (verset 4) qu'une telle confiance vient de Dieu seul, par l'intercession de Christ¬†; que, quant √† lui, il n'a pas m√™me en propre une seule bonne pens√©e, mais que toute capacit√© lui vient de Dieu. Puis, il √©tend cette d√©claration √† son minist√®re m√™me, dont il expose l'excellence en le comparant √† celui de l'Ancien Testament.
      6 Ces termes : lettre, esprit, ne dépendent pas de nouvelle alliance, comme s'ils devaient la caractériser, mais du mot ministres (serviteurs). Ainsi : "Dieu nous a rendus capables d'être les serviteurs, non de lettre, mais d'esprit." (Traduct. littér. ; voir la note suivante.)

      Il est peu de passages dont on ait aussi souvent abus√© que de celui-ci, en le d√©tournant de son vrai sens. De quoi s'agit-il, en effet¬†? est-ce que l'ap√ītre entend ici par la lettre ce qui est √©crit, en opposition √† l'esprit¬†?

      Pas le moins du monde¬†; il n'y a, pour s'en convaincre, qu'√† lire les versets suivants. L'ap√ītre, afin de relever l'excellence du minist√®re de la nouvelle alliance, le met en parall√®le avec le minist√®re de l'ancienne alliance. Il voit dans l'un surtout la lettre, la forme, la loi¬†; dans l'autre surtout l'Esprit qui y domine, l'Esprit de la Pentec√īte, r√©pandu sur l'Eglise √† la f√™te m√™me de la l√©gislation du Sina√Į.

      Il ne faut pas même, avec Calvin et d'autres, entendre par la lettre l'ancienne alliance comme telle, et par l'esprit, l'Evangile ; mais le caractère dominant de l'un et de l'autre, leur ministère respectif. Rien ne pouvait mieux exprimer ce caractère que cette sentence énergique : la lettre tue, l'esprit vivifie.

      Les deux derniers mots n'ont pas besoin d'explication¬†; tout le Nouveau Testament attribue √† l'Esprit de Dieu la cr√©ation de la vie dans les √Ęmes et dans l'Eglise.

      Quant aux premiers, ils ne signifient pas seulement que le caract√®re de servilit√© est inh√©rent √† l'ancienne alliance, ou que la loi elle-m√™me laisse les √Ęmes sans vie, puisqu'elle ne fait qu'ordonner et accuser¬†; non, il faut conserver au verbe son sens actif et complet¬†: la loi tue¬†; mais nous savons que c'est pour vivifier tous ceux qui se repentent.

      De là ces expressions qui suivent : ministère de la mort, (verset 7) ministère de la condamnation. (verset 9) Paul lui-même nous a donné le vrai commentaire de ces paroles dans Romains 7.9 et suivants, qu'il faut consulter ici.

      - Tel est bien, d'après le contexte, le premier sens de cette remarquable sentence. Mais il est certain que tout retour à la servitude de la loi, tout esclavage des traditions humaines et de certaines formules peut ramener, même sous l'Evangile, l'empire de la lettre qui tue. Ce n'est donc pas ce qui est écrit qui constitue la lettre, mais tout ce qui éteint l'Esprit.

      "Quand Paul √©crivait ces paroles, il remplissait non le minist√®re de la lettre, mais celui de l'Esprit. Et Mo√Įse, dans l'office qui lui √©tait propre, alors m√™me qu'il n'aurait rien √©crit, ne se serait pourtant pas √©lev√© au-dessus de la lettre." Bengel.

      Comparer aussi Jean 6.63, note.

      8 Il y eut dans la vie de Mo√Įse un moment solennel et myst√©rieux, qui, comme symbole, fournit √† l'ap√ītre les pens√©es qu'il d√©veloppe dans tout le reste de ce chapitre. Le m√©diateur de l'ancienne alliance ayant pass√© quarante jours et quarante nuits sur la sainte montagne, dans la communion intime du Dieu qui est lumi√®re, son visage, lorsqu'il redescendit vers son peuple, √©tait resplendissant d'une gloire c√©leste, faible reflet de la gloire que ses yeux avaient contempl√©e. (Exode 34.29-35)

      Toutefois cette clart√© √©tait passag√®re, parce que les communications que Mo√Įse avait eues avec Dieu ne pouvaient pas le maintenir ici-bas dans un √©tat permanent de glorification, pas plus que les disciples ne pouvaient demeurer sur la montagne o√Ļ ils contemplaient les splendeurs de la Transfiguration. (Matthieu 17.1 et suivants)

      Paul voit dans cette gloire c√©leste et passag√®re, dont resplendissait Mo√Įse, un symbole frappant et juste du minist√®re m√™me de ce serviteur de Dieu sur le Sina√Į.

      Ce minist√®re (service) √©tait (Grec¬†:) en lettres, grav√© sur des pierres, allusion aux tables de la loi. Par l√† m√™me, c'√©tait un minist√®re de la mort, parce que la loi fait mourir, tue. (verset 6, note.) Et pourtant Paul avoue qu'il √©tait d√©j√† glorieux (Grec¬†: "en gloire"), tellement que les Isra√©lites ne pouvaient contempler cette gloire qui resplendissait sur le visage de Mo√Įse. (Allusion √† Exode 34.30)

      Combien plus glorieux est le minist√®re de l'Esprit, de cet Esprit de Dieu qui cr√©e la vie dans les √Ęmes¬†! Tel est ici le premier point de comparaison.

      9 Second point de comparaison¬†: d'une part, le minist√®re de la condamnation, identique √† celui de la mort, parce que la loi ne tue qu'en condamnant le transgresseur¬†; d'autre part, le minist√®re de la justice, par o√Ļ il faut entendre, comme partout dans les √©crits de Paul, la justification du p√©cheur par la foi en Christ, qui l'affranchit de la condamnation et le d√©livre de la mort √©ternelle.

      Quelle gloire plus grande (Grec : "plus abondante") dans ce second ministère que dans le premier !

      11 Dans ces deux derniers versets, l'ap√ītre √©tablit un troisi√®me et un quatri√®me point de comparaison¬†:

      1¬į (verset 10) ce qu'il y avait de glorieux dans le minist√®re de la loi n'a pas √©t√© glorifi√©, cette gloire a disparu √† cet √©gard (Grec¬†: "en cette partie"), en ce qui lui √©tait propre. Pourquoi¬†? A cause de la gloire qui le surpasse (trad. litt√©rale), c'est-√†-dire celle du minist√®re de la justice. C'est ainsi qu'on dirait¬†: l'√©clat de la lune dispara√ģt devant l'√©clat du soleil.

      2¬į Enfin, le dernier point de comparaison est relatif au temps, √† la dur√©e¬†: d'une part, la gloire de ce qui passe et p√©rit¬†; d'autre part, la gloire de ce qui est permanent, pour tous les √Ęges et pour l'√©ternit√©.

      - Paul, en glorifiant ainsi le minist√®re de l'Evangile, en r√©duisant √† sa juste valeur celui de Mo√Įse, avait sans aucun doute une intention pol√©mique contre les docteurs juda√Įsants qui lui √©taient oppos√©s √† Corinthe et ailleurs.

      Mais ce passage renferme pour tous les temps une vue juste et profonde sur le vrai caractère respectif des deux alliances. Et ce sujet reste pour nous de la plus haute importance.

      12 12 à 18 De la sainteté de ce ministère.

      Cette esp√©rance, cette confiance, qui remplit le cŇďur de l'ap√ītre, il la puise dans les pens√©es exprim√©es √† versets 6-8, et il en conclut la parfaite libert√© du minist√®re √©vang√©lique. Le mot grec signifie √† la fois la libert√© de parler et une sainte hardiesse. (Actes 4.29)

      Pour indiquer mieux encore la source de cette liberté, Paul reprend, sous une autre face, le symbole qu'il a déjà développé, (versets 7-11) et l'oppose à la pleine manifestation de la gloire de Dieu dans l'Evangile. (versets 13-18)

      13 Grec¬†: "La fin de ce qui disparaissait¬†;" mot vague, choisi √† dessein afin qu'il p√Ľt s'appliquer tout ensemble √† l'image et √† la chose figur√©e, c'est-√†-dire √† la clart√© du visage de Mo√Įse et √† l'√©conomie qu'elle repr√©sentait. (Comparer verset 11)

      Ici donc, Paul s'empare d'un autre d√©tail de l'histoire de Mo√Įse qu'il a d√©j√† cit√©e, afin d'en tirer de nouvelles v√©rit√©s sur la diff√©rence des deux √©conomies et sur la sup√©riorit√© du minist√®re de l'Evangile.

      Mo√Įse, nous est-il dit, (Exode 34.33) dans le moment solennel auquel Paul fait allusion, mit un voile sur son visage. Dans quel but¬†? Nous lisons ci-dessus (verset 7) que les enfants d'Isra√ęl ne pouvaient arr√™ter leurs regards sur le visage de Mo√Įse (√† cause de leur faiblesse, de leur sens charnel)¬†; ici, Paul d√©clare que Mo√Įse se voile pour que les enfants d'Isra√ęl n'arr√™tent pas leurs regards sur la fin de ce ph√©nom√®ne passager, dans lequel l'ap√ītre voit une image de toute l'√©conomie ancienne, destin√©e √† √™tre transform√©e.

      Isra√ęl n'√©tait pr√©par√© alors ni √† contempler l'√©clat de cette manifestation, ni √† en voir la fin qui l'aurait rempli de d√©fiance envers Mo√Įse¬†: telle √©tait aussi la disposition de ce peuple √† l'√©gard de toute l'√©conomie ancienne¬†; il n'en comprenait ni la gloire, ni la disparition future, il fallait lui voiler l'une et l'autre.

      Tous ceux qui, sous les symboles et les types, ne savaient pas voir les choses signifiées, qui confondaient les formes passagères avec les réalités éternelles, qui ne comprenaient pas que les fleurs et les fruits contenus dans le bouton devaient un jour s'épanouir, tous ces faibles en la foi (et c'était alors le plus grand nombre) avaient encore à faire leur éducation religieuse ; la révélation était voilée pour eux ; ils ignoraient qu'un jour toute cette économie ancienne viendrait s'absorber et s'accomplir dans une nouvelle.

      - Rien de pareil, conclut l'ap√ītre, dans le minist√®re du Nouveau Testament Ici la gloire du Seigneur est apparue dans toute sa pl√©nitude, elle resplendit dans le cŇďur des croyants et les transforme √† son image. (versets 17,18)

      16 Grec¬†: "Quand il (leur cŇďur, verset 15) aura √©t√© converti..."

      - Le voile ne devait subsister que pour un temps. Si Isra√ęl avait √©t√© pr√©par√©, par le minist√®re de la loi, √† recevoir J√©sus-Christ, le voile e√Ľt √©t√© √īt√©, car c'est par Christ qu'il dispara√ģt¬†; (verset 14) l'Evangile seul d√©voile le minist√®re de la loi, le Nouveau Testament illumine l'Ancien.

      Mais par l'effet de l'endurcissement du cŇďur, ce voile non d√©voil√©, non soulev√©, √īt√©, subsiste pour ce peuple, √† la lecture de l'Ancien Testament, subsiste quand Mo√Įse est lu par eux, soit dans leurs synagogues, soit en particulier. Bien plus¬†: par une nouvelle application de son all√©gorie, Paul nous montre (verset 15) ce voile restant (Grec¬†: "√©tendu") sur leur cŇďur¬†; car c'est bien dans ce cŇďur que r√©side l'aveuglement, par l'effet de l'endurcissement. (verset 14)

      Il y a une esp√©rance, toutefois¬†: c'est sa conversion¬†; par elle, le voile est enti√®rement √īt√© (le verbe, en grec, au pr√©sent, parce que cette conversion √©tait d√©j√† commenc√©e en Isra√ęl), et les figures font place √† la r√©alit√©. (verset 16)

      - Ces enseignements de l'ap√ītre trouvent encore une application s√©rieuse et actuelle dans l'Eglise de Dieu. Tout minist√®re qui tend √† replacer le peuple √©vang√©lique sous les ombres et l'esclavage de la loi, tout enseignement qui voile par la sagesse humaine la clart√© de la v√©rit√© divine, p√®che contre les intentions de Dieu et contre l'exemple de l'ap√ītre. (versets 12,13)

      De mille mani√®res le voile de Mo√Įse peut √™tre r√©tabli. D'un autre c√īt√©, il faut bien retenir qu'une seule chose donne √† l'homme l'intelligence de la v√©rit√© et le met en contact avec la gloire divine de la nouvelle alliance, c'est la conversion du cŇďur¬†; (verset 16) jusque-l√†, quoi qu'on fasse, le voile subsiste.

      17 Paul a établi (verset 6) un contraste entre la lettre et l'esprit ; les versets qui suivent (versets 7-16) ne sont, au fond, que le développement de la même pensée.

      Mais si la lettre est l'√©conomie ancienne dans ce qu'elle avait de passager, qu'est-ce que l'Esprit¬†? C'est le Seigneur, le Seigneur J√©sus-Christ lui-m√™me¬†; "il est l'Esprit, car il est la R√©v√©lation parfaite et essentielle de Dieu qui, de sa nature, est Esprit. Il est en sa qualit√© de Fils de Dieu la r√©v√©lation personnelle de l'amour divin qui veut que tous les hommes deviennent enfants de Dieu. Il est"esprit"en opposition √† toutes les exigences de la loi qui s'impose √† l'homme comme lettre morte¬†; il l'est √©galement en opposition √† toute limitation naturelle et historique qui, le faisant na√ģtre selon la chair en Isra√ęl, le rendait, pour le temps de sa vie terrestre, d√©pendant de la loi et serviteur de la circoncision. (Galates 4.4¬†; Romains 15.8) Sur sa croix, en effet, il s'est d√©pouill√© de cette limitation charnelle et est devenu parfaitement ce qu'il est, l'Esprit." Grau. (Comparer 2Corinthiens 5.16¬†; Jean 7.39)

      Portant en sa personne le principe spirituel de lumi√®re et de vie, il le communique √† tous ceux qui lui sont unis. (Comparer 1Corinthiens 15.45¬†; Romains 1.4¬†; 1Jean 5.6-8) En se convertissant √† lui, (verset 16) en le poss√©dant tout entier, l'homme est, √† la fois, d√©livr√© de l'esclavage de la lettre, de l'esclavage de la loi, de l'esclavage du p√©ch√©¬†; le voile est √īt√© pour lui, car l√† o√Ļ est l'Esprit du Seigneur, l√† est la libert√©.

      L'homme régénéré devient lui-même peu à peu esprit, vie, par conséquent liberté. (Romains 8.2,15 ; Jean 8.36 ; comparez Jean 4.24, note.)

      18 L'ap√ītre reprend ici l'image de Mo√Įse, qu'il √©l√®ve √† la plus sublime hauteur de spiritualit√©. Mo√Įse √ītait son voile lorsqu'il paraissait devant Dieu et que Dieu lui parlait comme un homme parle avec son intime ami. (Exode 34.34¬†; 33.11)

      Sous l'alliance de gr√Ęce, tous sont des Mo√Įse, ayant acc√®s aupr√®s du P√®re dans un m√™me Esprit¬†; ils contemplent √† visage d√©couvert, sans voile, (verset 13) la gloire du Seigneur, de J√©sus-Christ glorifi√©. Or, ce qui arriva √† Mo√Įse arrive √† tous ceux qui contemplent aussi J√©sus dans une vivante communion¬†: ils re√ßoivent et rendent, comme un miroir, la lumi√®re divine, la gloire du Seigneur.

      "De m√™me qu'un argent pur, expos√© aux rayons du soleil, refl√®te ces rayons, non de sa nature, mais par l'√©clat du soleil, ainsi l'√Ęme purifi√©e par l'Esprit de Dieu re√ßoit un rayon de la gloire du Seigneur et le r√©fl√©chit au loin." Chrysostome.

      Ces deux id√©es¬†: contempler et r√©fl√©chir la gloire du Seigneur, se trouvent certainement dans l'exemple de Mo√Įse (verset 7) que l'ap√ītre applique ici √† tous les chr√©tiens¬†; mais la premi√®re seule est exprim√©e dans les termes de notre verset.

      Il ne faut donc pas traduire avec la version de Lausanne : "Nous tous qui réfléchissons comme un miroir la gloire du Seigneur." Le verbe original n'a pas ce sens, et nous ne réfléchissons la gloire du Seigneur que parce que nous la contemplons.

      Toutefois, l'effet de cette contemplation de la gloire est bien de nous en pénétrer ; en sorte que par là nous sommes transformés en la même image de Christ qui se reproduit en nous. (Comparer Psaumes 34.6 et surtout 1Jean 3.2 "Nous lui serons semblables, parce que nous le verrons tel qu'il est !") Il y a progrès, en effet, dans cette transformation ; elle a lieu de gloire en gloire, ou de clarté en clarté, jusqu'à la perfection, jusqu'à la glorification du corps même, pour que tout l'être régénéré parvienne à son éternelle destination.

      Cette Ňďuvre divine est ici attribu√©e √† l'Esprit du Seigneur¬†; aucune loi ne peut l'accomplir¬†; l'Esprit seul, nous mettant en communion avec le Seigneur, p√©n√©trant, renouvelant par degr√©s tout notre √™tre, est suffisant pour ces choses.

      - Il n'y a rien de fantastique ni d'impossible dans cette √©l√©vation supr√™me de la vie de l'√Ęme. Combien de serviteurs de Dieu, √† qui le Seigneur a fait la gr√Ęce de chercher, de trouver sa pr√©sence, de le contempler longuement, de s'entretenir avec lui dans de vivantes pri√®res, sont ressortis de ce sanctuaire tout remplis de Celui qui s'√©tait manifest√© √† eux, et r√©pandant autour d'eux la divine influence de sa lumi√®re, de son amour¬†! Ici-bas, toutefois, une autre parole de Paul (1Corinthiens 13.12) reste vraie, et la pleine possession de la gloire n'aura lieu que lorsque nous verrons Dieu tel qu'il est.

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