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Marc 7

    • 1 Chapitre 7. Retraite dans les quartiers de Tyr et Sidon.

      1 à 23. Occasion de cette retraite : les pharisiens de Jérusalem attaquent Jésus au sujet des ablutions.

      Voir sur les discussions qui suivent, Matthieu 15.1-20 notes.

      Il faut remarquer ce verbe au présent : s'assemblent, qui rend la scène actuelle.

      Cette réunion des adversaires de Jésus montre l'importance de leur démarche. Celle-ci avait peut-être un caractère officiel. On comprendrait à peine, en effet, comment ces pharisiens et ces scribes se trouvaient là, venus de Jérusalem, s'ils n'avaient été envoyés par le sanhédrin. Cette circonstance fait comprendre le sérieux de la discussion qui va suivre et les conséquences dangereuses qu'elle pouvait avoir pour Jésus.

      2 Grec¬†: "que quelques-uns de ses disciples mangent les pains (h√©bra√Įsme) avec des mains communes."

      Commun se disait par opposition √† ce qui √©tait mis √† part, sanctifi√©, consacr√©. Il ne faut pas, en effet, s'arr√™ter √† l'id√©e de mains malpropres. Il s'agit de quelque souillure l√©gale qui devait √™tre √īt√©e par une ablution rituelle, ainsi que cela va √™tre expliqu√© aux versets 3,4.

      Marc explique leur scrupule √† ses lecteurs √©trangers aux usages juda√Įques, en ajoutant cette phrase¬†: c'est-√†-dire non lav√©es (purifi√©es).

      - Le texte re√ßu ajoute que les pharisiens bl√Ęmaient les disciples. Ce mot n'est pas authentique et la phrase reste inachev√©e, mais le bl√Ęme est impliqu√© dans la question des pharisiens au verset 5.

      3 Marc interrompt son récit pour exposer tous ces usages juifs à ses lecteurs qui, convertis du paganisme, les ignoraient. Il attribue ces pratiques non seulement aux pharisiens, qui les observaient avec le plus de rigueur, mais à tous les Juifs. Se laver les mains avec le poing veut dire probablement se laver en frottant tour à tour une main ouverte avec l'autre fermée, de manière à enlever de la paume des mains toute impureté.

      D'autres traduisent : jusqu'au poignet.

      L'id√©e est en tous cas celle d'une ablution soigneuse. Une variante du Sin., que Tischendorf admet dans sa 8e √©dition, substitue au mot poing l'adverbe fr√©quemment, mais cette var., qui a contre elle toutes les autres autorit√©s, para√ģt provenir de l'intention de corriger une expression qu'on ne comprenait plus. La plupart des critiques la rejettent.

      - La tradition des anciens est ici, comme aux vers. 8 et 9, opposée aux prescriptions de la loi divine. Il s'agit des usages fondés sur l'autorité des anciens docteurs juifs et que souvent on mettait au-dessus de la loi elle-même.

      4 La place publique (grec l'agora) √©tait le lieu o√Ļ le peuple s'assemblait et o√Ļ se tenait le march√©, terme ici pr√©f√©r√© par quelques versions.

      En revenant de là, les Juifs ne prenaient pas leurs repas sans s'être purifiés.

      Telle est la leçon de Sin., B. Les autres autorités ont : baptisés, c'est-à-dire plongés dans l'eau. Cette variante parait formée d'après l'expression qui suit : les baptêmes des coupes.

      Quelques interpr√®tes appliquent cette purification non aux personnes, mais aux aliments rapport√©s du march√©. Ce sens est d'autant plus invraisemblable qu'il n'est point s√Ľr que l'√©vang√©liste entende par la place publique un march√©.

      Grec : les baptêmes des coupes, etc., c'est-à-dire purifications complètes de tous ces objets avant le repas.

      - Le setier est, en grec, en latin et en français, le nom d'une mesure de liquides. Ce mot désigne ici des vases à vin, en bois ou en terre.

      Par les lits, il ne faut point entendre les lits o√Ļ l'on couche, mais ces sortes de divans sur lesquels les anciens prenaient leurs repas, appuy√©s sur le coude gauche. Au reste l'authenticit√© de ce mot n'est pas incontest√©e. Il manque dans Sin., B, et quelques autres autorit√©s¬†; mais son introduction s'expliquerait difficilement, s'il n'√©tait pas authentique.

      6 Selon Matthieu, (Matthieu 15.3) J√©sus r√©pond √† la question des pharisiens par une autre question propre √† les confondre¬†; puis il cite l'exemple que Marc a au verset 10¬†; enfin, il leur applique la parole s√©v√®re du proph√®te Esa√Įe, par laquelle Marc (verset 6) lui fait commencer sa r√©ponse. Matthieu nous para√ģt avoir mieux conserv√© l'ordre du discours, mais les pens√©es restent les m√™mes.
      7 Esa√Įe 29.13.

      Voir, sur cette citation, Matthieu 15.7-9, notes.

      9 Commandement de Dieu abandonné, annulé ; tradition des hommes retenue, observée : tout est là.

      Tel est le caractère formaliste et fanatique de toutes les communautés religieuses déchues.

      Fort bien¬†! dit le Sauveur avec une poignante ironie. (Comparer verset 6 o√Ļ se trouve le m√™me qualificatif.)

      "C'est un √©trange d√©r√®glement de mettre les ordonnances des hommes √† la place de la loi de Dieu. L'amour-propre est ravi de prendre le change et de donner √† des pots et √† des coupes le soin et l'application qu'on doit au cŇďur." Quesnel.

      - Le texte reçu ajoute à la fin du verset 8 : les ablutions des setiers et des coupes, et vous faites beaucoup d'autres choses semblables. Ces mots sont supprimés par la plupart des critiques d'après Sin., B, etc. Ils ne paraissent être qu'une répétition du verset 4 et du verset 13.

      13 Voir sur ces paroles Matthieu 15.4,5, notes. J

      ésus après avoir accusé les pharisiens d'annuler le commandement de Dieu par leurs traditions, leur en montre une preuve frappante dans la manière dont ils éludaient l'obligation sacrée imposée aux enfants par le cinquième commandement.

      Apr√®s avoir rappel√© ce commandement, (Exode 20.12) il ajoute la redoutable sanction tir√©e de Exode 21.17. Or, qu'enseignaient les pharisiens¬†? Qu'un homme, en pr√©sence du devoir d'assister son p√®re ou sa m√®re √Ęg√©s, pouvait leur dire¬†: Ce dont tu pourrais √™tre assist√© par moi, j'en ai fait un corban, une offrande √† Dieu, et qu'ainsi il √©tait d√©charg√© de toute obligation envers eux.

      "C'est comme si un fils disait à son père dans le besoin : Mon père, je te donnerais volontiers ce qui peut t'assister dans tes vieux jours, mais j'en ai fait une offrande. Il vaut mieux que je le consacre à Dieu, tu en auras plus de profit." Luther.

      Pour rendre ce sophisme plus frappant encore, Jésus ajoute vous ne lui permettez plus de rien faire, c'est-à-dire, vous l'autorisez à annuler ainsi la parole de Dieu par votre tradition que vous avez établie (grec que vous avez transmise les uns aux autres).

      14 Il faut remarquer ce mot : de nouveau, omis par le texte reçu.

      Il indique que, pendant la discussion qui précède, la foule se tenait à distance. Mais comme elle avait entendu l'accusation portée contre Jésus et ses disciples, (verset 5) elle devait entendre aussi la réponse du Sauveur ; il la rappelle donc auprès de lui et il revient à la question qui lui a été adressée. (Comparer Matthieu 15.10, note.)

      15 Voir Matthieu 15.11. note.
      16 Ces paroles, que Jésus aimait à redire pour provoquer la réflexion de ses auditeurs, sont omises par Tischendorf, Westcott et Hort, et d'autres d'après Sin., B, versions égypt.

      Mais on peut se demander quelle raison les copistes auraient eue de les intercaler ici.

      17 Ce qu'il faut entendre par une maison (ou, selon Sin. : la maison) n'est pas indiqué.

      D'apr√®s Marc 6.53, J√©sus se trouvait alors dans la contr√©e de G√©n√©sareth, o√Ļ il enseignait et op√©rait des gu√©risons.

      - Ce mot de parabole (voir Matthieu 13.3, note) désigne le langage figuré dont Jésus s'est servi au vers. 15.

      La demande d'explication ici attribuée aux disciples fut adressée à Jésus par Pierre. (Matthieu 15.15.)

      Marc, l'interpr√®te de sa pr√©dication omet fr√©quemment le nom de cet ap√ītre, parce que lui-m√™me le passait sous silence par modestie.

      19 Jésus, en déclarant d'une manière si absolue que rien d'extérieur ne souille l'homme, veut-il dire qu'il n'existe point de souillure légale et abolir ainsi d'un mot toutes les distinctions que faisait la loi entre les aliments qu'elle déclarait purs ou impurs ? Cette conséquence ressortira certainement du principe qu'il posait ici (Matthieu 15.9, note), mais tel n'était pas son but immédiat.

      L'erreur des pharisiens était de ne pas comprendre que toutes les prescriptions de la loi relatives à une souillure ou à une pureté légales n'avaient d'autre but que de révéler à l'homme la souillure ou la pureté morales.

      Ils prenaient le moyen pour le but et, en s'attachant à la lettre de la loi, ils la matérialisaient et tombaient dans un misérable formalisme.

      J√©sus veut donc r√©tablir ici la distinction entre une souillure l√©gale et la souillure morale. C'est ce que dit clairement ce mot conserv√© par Marc¬†: cela n'entre pas dans le cŇďur, c'est-√†-dire dans l'organe des pens√©es et des affections morales. Les aliments dont il s'agit ne font qu'entretenir la vie animale, et tout ce qui ne sert pas √† la nutrition est rejet√©¬†; et cet acte purifie les aliments eux-m√™mes. En poursuivant sa pens√©e jusqu'√† ces d√©tails mat√©riels, J√©sus veut faire sentir d'autant mieux √† ses auditeurs combien les interpr√©tations pharisa√Įques de la loi la rabaissaient et la d√©gradaient.

      20 Très souvent Marc emploie cette tournure avec le verbe à l'imparfait : il disait, introduisant par là, non un discours nouveau, mais une pensée nouvelle dans le discours. Ici cette pensée nouvelle c'est, comme l'indique la particule mais, l'idée vraie et morale de la souillure opposée aux idées fausses que s'en faisaient les Juifs d'après la loi mal comprise.

      Tous les vices et les p√©ch√©s que J√©sus va √©num√©rer souillent l'homme, parce qu'ils sont en lui, dans son cŇďur (vers. 21), et non pas seulement parce qu'ils sortent de l'homme¬†; mais J√©sus emploie cette mani√®re de parler pour faire opposition √† ces choses ext√©rieures qui entrent dans l'homme et qui ne peuvent le souiller. (verset 18)

      22 Voir Matthieu 15.19,, note.

      Marc présente beaucoup plus complète cette énumération des péchés de l'homme. Il y a, dans les divers manuscrits, quelques variations quant à l'ordre des termes, mais tous les renferment également. On a fait diverses tentatives pour classer d'une manière psychologique et morale ces formes du mal ; mais ces distinctions sont plus ou moins arbitraires.

      On pourrait admettre :

      1¬į Que les mauvaises pens√©es sont l'√©l√©ment g√©n√©rateur (Romains 1.21) dont tous les autres p√©ch√©s ne sont que la r√©alisation.

      2¬į Que les deux premiers termes (adult√®res, fornications) indiquent les p√©ch√©s qui ont leur source dans la sensualit√©.

      3¬į Que les meurtres, les larcins, les cupidit√©s proviennent d'une ambition d√©prav√©e, √† moins qu'on ne veuille attribuer le premier de ces p√©ch√©s √† la haine.

      4¬į Que les vices qui suivent sont des passions mauvaises, ind√©pendantes des actes par lesquels elles se manifestent. Les m√©chancet√©s sont l'effet de cette malice qui se compla√ģt √† faire le mal, la fraude exprime ici, moins des actes d'injustice que la duplicit√©, la fausset√© du caract√®re, tout ce qui est contraire √† la droiture. (Comparer Jean 1.48.)

      La dissolution ne signifie pas ici comme ailleurs (Romains 13.13¬†; Galates 5.19) 1'impudicit√©, car cette id√©e a d√©j√† √©t√© exprim√©e pleinement par deux termes¬†; ce mot indique plut√īt, comme dans les auteurs classiques, l'insolence avec laquelle l'homme corrompu s'abandonne √† sa d√©pravation¬†;

      l'Ňďil envieux (grec l'Ňďil mauvais) est l'envie m√©chante qu'on porte √† un homme (comparez Matthieu 20.15) et √† laquelle la croyance populaire en plus d'un pays, attribue une influence malfaisante¬†; la calomnie, grec le blasph√®me, pourrait √™tre une parole impie prononc√©e contre Dieu, mais, comme tout, dans cette √©num√©ration, se borne aux rapports des hommes entre eux, il vaut mieux entendre par l√† une parole offensante, outrageante, adress√©e au prochain¬†; l'orgueil est litt√©ralement, d'apr√®s le grec, la disposition de l'esprit superbe qui veut para√ģtre au-dessus des autres¬†; la folie enfin, ne signifie point ici l'ali√©nation mentale, mais, comme fr√©quemment en h√©breu, l'impi√©t√© qui est une supr√™me d√©raison. (Psaumes 14.1.)

      On peut du reste remarquer que toute passion poussée à l'extrême produit la folie proprement dite.

      23 Voir verset 20, note.

      Il est peu de passages de l'Ecriture qui nous r√©v√®lent d'une mani√®re plus compl√®te la corruption naturelle du cŇďur de l'homme, que ce discours de J√©sus-Christ. D'o√Ļ il ne faudrait pas conclure toutefois que tout mal moral dans le monde proc√®de de l'homme.

      Il y a un royaume des t√©n√®bres qui exerce sur lui son influence, comme aussi une puissance de la gr√Ęce divine qui peut le r√©g√©n√©rer¬†; et alors, de ce m√™me cŇďur d'o√Ļ sortent les mauvaises pens√©es et les p√©ch√©s sortent aussi les bons sentiments et les bonnes actions.

      24 24 à 30 Jésus sur le territoire de Tyr. La cananéenne.

      S'√©tant lev√©, dans la maison o√Ļ, assis, il enseignait ses disciples, (verset 17) il partit de l√†, c'est-√†-dire de la contr√©e de G√©n√©sareth. (Marc 6.53)

      - Le texte reçu dit : le territoire de Tyr et de Sidon.

      Ces derniers mots ont été transférés du premier évangile ici et au verset 31. Voir, sur le récit qui va suivre, Matthieu 15.21-29, notes.

      On a pens√© que cette maison dans laquelle J√©sus entra √©tait celle de quelqu'un de ses adh√©rents qui l'avait vu et entendu ailleurs. Il parait probable, en tous cas, que c'√©tait une maison pa√Įenne.

      En y entrant, Jésus bravait un des préjuges juifs les plus forts (Actes 10.28) et mettait en pratique les principes qu'il venait de proclamer sur la vraie pureté. (verset 15 et suivants)

      Notre √©vang√©liste, en faisant cette remarque qui lui est propre, que J√©sus voulait que personne ne le s√Ľt, n'en dit pas la raison¬†; mais la cause pour laquelle il ne put √™tre cach√© est indiqu√©e au verset 25.

      25 Ayant ou√Į parler de lui ne signifie pas seulement qu'elle apprit dans ce moment que J√©sus √©tait venu dans la contr√©e, mais bien qu'elle avait eu auparavant quelque connaissance de son minist√®re et de ses gu√©risons.

      De là la confiance avec laquelle elle vint se jeter à ses pieds.

      26 La désignation précise de la nationalité de cette femme appartient à Marc. La Phénicie faisait partie de la province romaine de Syrie.

      On appelait cette contrée Syro-Phénicie, pour la distinguer des colonies phéniciennes qui s'étaient formées au nord de l'Afrique en Libye, et dont Carthage était la principale.

      Marc joint au qualificatif de syro-phénicienne celui de grecque. Ce dernier désigne la religion de cette femme. (Comparer Actes 17.12, note.)

      27 Voir Matthieu 15.26, note.

      Ce dernier évangile renferme (versets 23-25) quelques détails importants, qui ne se trouvent pas dans Marc.

      Celui-ci tend à adoucir les refus du Sauveur ; il fait dire à Jésus qu'il veut premièrement rassasier les enfants, et qu'il n'est pas bien de prendre leur pain, tandis que Matthieu dit : Il n'est pas permis. Comparer Introduction générale.

      28 Le texte reçu porte : car aussi les petits chiens. Cette leçon parait empruntée à Matthieu.

      - L'admirable réponse de cette pauvre mère est littéralement la même dans les deux évangiles. Voir Matthieu 15.27, note.

      29 C'est ici que, selon Matthieu, le Sauveur s'écrie : "O femme, ta foi est grande, qu'il te soit fait comme tu le veux !"

      Qu'est-ce qui avait révélé cette grande foi de la Cananéenne ? C'est la parole qu'elle venait de prononcer et que le Seigneur relève avec joie dans notre récit. Et c'est à cause de cette parole que Jésus répond à sa prière. Il ne lui dit pas : le démon sortira, mais est sorti de ta fille.

      30 Le texte re√ßu intervertit ici l'ordre des mots¬†: "elle trouva le d√©mon sorti et sa fille couch√©e sur le lit¬†;" puis il substitue le mot de fille √† celui d'enfant ou plut√īt √† un gracieux diminutif, petit enfant, qui exprime la tendresse de la m√®re, aussi bien que son bonheur de retrouver son enfant calme, gu√©rie, quoique un peu √©puis√©e, et couch√©e sur le lit.

      (Voir, sur les démoniaques, Matthieu 8.28, 2e note.)

      31 31 à 37 Retour de Jésus vers la mer de Galilée. Guérison d'un sourd-muet.

      Le texte reçu dit encore ici, comme au verset 24, Tyr et Sidon, mais il omet ces mots par Sidon, qui se lisent dans Sin., B, D et plusieurs versions.

      J√©sus s'√©tait avanc√© jusqu'aux limites septentrionales de la Galil√©e, o√Ļ commen√ßait le territoire de Tyr (verset 24) et o√Ļ se passa la sc√®ne qui pr√©c√®de.

      Maintenant, au lieu de revenir immédiatement sur ses pas, il fait un détour encore plus au nord, par Sidon, ou, comme d'autres l'entendent, par le territoire de Sidon, pour revenir vers la mer de Galilée, en franchissant le Liban dans la direction de Damas, puis en traversant la Décapole.

      L'√©vang√©liste ne nous dit pas pourquoi J√©sus choisit cette route, l'on ne peut faire √† ce sujet que des suppositions, mais l'on est fond√© √† penser que, dans ce long voyage en pays pa√Įen, il put s'entretenir d'une mani√®re suivie avec ses disciples.

      - La Décapole (c'est-à-dire, les dix villes) était une vaste contrée, située au delà du Jourdain au nord-est de la Galilée. (Comparer Matthieu 4.25)

      J√©sus avait abord√© une fois cette contr√©e¬†; il avait d√Ľ se retirer √† la pri√®re des habitants, mais y avait laiss√© un t√©moin de sa puissance. (Marc 5.17,19)

      32 Grec : un sourd parlant avec peine, c'est-à-dire ne faisant entendre que des sons inarticulés, en un mot, un sourd-muet. Le mot se trouve au vers. 37.

      - Le lieu de ce récit n'est pas clairement déterminé ; on ignore qui sont ceux qui amènent à Jésus cet infirme, mais on voit qu'ils avaient confiance en lui, puisqu'ils le prient de lui imposer les mains.

      - Marc seul raconte cette guérison. Matthieu (Matthieu 15.30,31) en marque peut-être la place en nous montrant Jésus entouré de plusieurs malades, parmi lesquels il y avait des sourds-muets.

      33 Ce verset relate deux circonstances qui ont beaucoup occupé la sagacité des interprètes et donné lieu à diverses suppositions.

      D'abord Jésus prend à part le sourd-muet : pourquoi chercher à ce fait si simple d'autres causes que le désir bien naturel de sortir de la foule empressée et bruyante, pour être seul avec le malade, entrer en rapport personnel avec lui et lui laisser une impression d'autant plus profonde de sa guérison ? Toutefois, Jésus resta en vue de la multitude, puisque le vers. 37 nous montre évidemment qu'elle fut témoin du miracle.

      L'autre circonstance de ce récit est plus importante. Jésus,(grec) ayant craché, met ses doigts dans les oreilles, avec de la salive, et touche la langue du muet.

      L'Evangile présente divers faits analogues. (Marc 8.23 ; Matthieu 8.3 ; Jean 9.6.)

      A l'ordinaire Jésus guérissait uniquement par la parole. En agissant autrement, quel peut être son but ?

      Les uns pensent qu'il voulait ainsi suppléer à ce qui manquait à la foi du malade ; l'encourager en lui montrant qu'il s'occupait de lui avec intérêt.

      D'autres supposent qu'il avait en vue les témoins de la guérison et s'accommodait à leurs idées sur l'efficacité de certains moyens, afin de prévenir en eux la superstition qui pouvait s'attacher au miracle. Rien de pareil n'est indiqué dans le texte. Il faut simplement admettre que Jésus, qui ne faisait rien d'inutile, trouvait ces moyens nécessaires pour accomplir quelques-uns de ses miracles.

      C'était là une sorte d'intermédiaire entre lui et le malade.

      Seulement il faut remarquer avec Olshausen que, m√™me l√† o√Ļ J√©sus ne gu√©rit pas uniquement par la parole, il n'emploie jamais des moyens √©trangers √† sa personne¬†; en elle r√©sidait exclusivement la puissance divine qui rendait la sant√© aux malades et m√™me la vie aux morts.

      34 Il y a une grande solennit√© dans l'accomplissement de ce miracle. J√©sus, comme il le faisait souvent, l√®ve les yeux au ciel, o√Ļ son regard cherchait aupr√®s de Dieu toute lumi√®re et toute puissance¬†; il soupire, soit en faisant monter vers Dieu son ardente pri√®re, soit par la douleur qu'il √©prouvait en prenant sur lui nos infirmit√©s¬†; enfin il prononce la parole puissante qui rendra √† un malheureux l'usage de l'ou√Įe et de la parole¬†: Ephphatha¬†! ou proprement ethphatach, c'est l'imp√©ratif du verbe aram√©en ou syriaque que l'√©vang√©liste a voulu conserver dans la langue originale et qu'il traduit lui-m√™me par ouvre-toi¬†!
      35 Dans le langage figuré, les oreilles du muet étaient fermées, sa langue était liée, de là ces termes : ses oreilles furent ouvertes, et (grec) le lien de sa langue fut délié.

      - Aussit√īt manque dans B, D, A, etc.

      - Il parlait très bien, grec droitement, correctement.

      36 Voir, sur ces défenses de Jésus de publier ses miracles, Matthieu 8.4, note.

      - Cette multitude, t√©moin du miracle, ob√©issait plut√īt √† son enthousiasme qu'aux ordres de J√©sus. (Comparer Marc 1.45)

      37 Grec : Très bien ou très beau, tout ce qu'il a fait !

      Cette expression d'admiration se rapporte à la guérison actuelle (verbe au parfait, fait accompli), tandis que les paroles qui suivent généralisent l'idée de la puissance de Jésus : il fait (présent) entendre même les sourds, et parler les muets !

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