TopCartes x PLM collab

Psaumes 22

    • 1

      Biche de l'aurore. Ces mots sont probablement le titre d'un chant populaire sur la mélodie duquel devait se chanter notre psaume.

      2

      2 à 12 Le fidèle abandonné, de Dieu. Le douloureux pourquoi du verset 2 se justifie par le fait que les appels du croyant restent sans réponse (versets 2 et 3). Pourtant Dieu a délivré jadis ceux qui l'invoquaient (versets 4 à 6). Mais dans ce cas-ci, au jugement de tout le monde, il ne répondra pas (versets 7 à 9). Pourquoi cette exception, quand il s'agit d'un homme qui, dès sa naissance, a été l'objet des soins particuliers de Dieu (versets 10 à 12) ?

      Mon Dieu, mon Dieu. Etre abandonn√© de Dieu, c'est, pour tout √™tre cr√©√©, la mort. Mais la mort peut √™tre subie d'une mani√®re plus ou moins inconsciente. Elle est d'autant plus douloureuse que cet abandon est mieux ressenti par l'√™tre moral. L'impie, qui a donn√© √† la cr√©ature la confiance qu'il devait √† Dieu, ne peut √©prouver qu'un sentiment de terreur m√™l√© de rage (pleurs et grincements de dents), lorsque les choses visibles lui √©chappent et que Dieu le livre √† l'abandon qu'il a recherch√© lui-m√™me. L'homme pieux, qui s'est habitu√© √† d√©pendre de Dieu pour toutes choses, √† vivre de ses d√©livrances et √† tout rapporter √† sa gloire, trouve dans cette mort une amertume plus poignante encore si possible. Il n'y a dans sa douleur ni r√©volte, ni blasph√®me. Il appelle encore Dieu mon Dieu, et par ce cri d'appel il continue √† appr√©hender par foy la gr√Ęce cach√©e (Calvin). Mais cet √©lan de l'√Ęme, qui ne rencontre que le vide, se transforme en un sentiment d'inexprimable angoisse. Cette douleur n'a pu √™tre ressentie dans sa pl√©nitude que par Celui qui n'a jamais p√©ch√©, et c'est sur ses l√®vres seulement que le pourquoi du psalmiste a √©t√© tout √† fait l√©gitime. Partout ailleurs le mal commis, connu ou ignor√©, est une explication suffisante de l'√©loignement de Dieu.

      Te tenant √©loign√©..., litt√©ralement : √©loign√© de mon salut, paroles de mon rugissement. Nous retrouvons ici cette extr√™me concision de style particuli√®re √† certains psaumes de David, dans des passages o√Ļ se trahit une grande √©motion (comparez Psaumes 16.4). La plupart des interpr√®tes compl√®tent la phrase comme suit : √©loign√© de mon salut et des paroles de mon rugissement.

      Le psalmiste compare sa plainte au rugissement du lion. Alors même que l'on n'entendrait rien au dehors, toute sa vie intérieure n'est qu'un cri ; non pas toutefois un cri inarticulé, mais une supplication, des paroles, telles que celles que prononça Jésus en Gethsémané, lorsqu'il offrit à Dieu avec de grands cris et avec larmes des prières, des supplications (Hébreux 5.7).

      4

      4 √† 6 Le silence de Dieu est contraire √† sa nature m√™me de Dieu d'Isra√ęl et √† toute sa mani√®re d'agir dans le pass√©.

      Le Saint, √©lev√© au-dessus de toutes les d√©faillances et de toutes les injustices humaines, et comme tel objet des louanges d'Isra√ęl, litt√©ralement : si√©geant au milieu des louanges... Ces louanges montent √† lui, entourant son tr√īne, comme la fum√©e de l'autel des parfums.

      5

      Ils se sont confiés. L'insistance avec laquelle le psalmiste répète ce mot fait ressortir ce qu'il y a d'inexplicable dans le fait que, cette fois-ci, la foi n'obtient rien. Une pensée analogue est exprimée par Gédéon (Juges 6.13). Comparez Psaumes 44.2 et suivants ; 89.50.

      7

      7 √† 9 Pour √™tre le seul que Dieu n'entende pas, il faut que le suppliant soit comme hors l'humanit√©, et c'est bien ainsi qu'il est envisag√© par son peuple. C'est l√† le th√®me que d√©veloppent les chapitres d'Esa√Įe qui d√©peignent, soit la souffrance d'Isra√ęl, le vermisseau de Jacob (Esa√Įe 41.14), soit celle du serviteur de l'Eternel (Esa√Įe 52.14¬†; 53.2-3). Job fait entendre des plaintes semblables (chapitre 30).

      Un ver : l'être le plus misérable et le plus dépourvu de moyens de défense, fait, semble-t-il, pour être écrasé. Comparez Job 25.6.

      8

      Ils grimacent des lèvres. C'est surtout par le mouvement des lèvres que s'exprime le mépris.

      Ils hochent de la tête, signe de dénégation ironique, signifie peut-être que le malheureux n'a plus à attendre aucun secours. Comparez 2Rois 19.21 ; Lamentations 2.15 ; Psaumes 44.15, et, pour l'accomplissement littéral de la prophétie, Matthieu 27.39.

      9

      Il s'en remet √† l'Eternel, litt√©ralement : il roule (son souci, son fardeau) vers l'Eternel. C'√©tait une expression usuelle du langage religieux (Psaumes 37.5¬†; Proverbes 16.3)¬†; les pers√©cuteurs rappellent ironiquement la r√®gle de conduite que l'afflig√© a toujours pr√©tendu suivre et que, sans doute, il a recommand√©e √† d'autres. Satan n'a point de dard plus mortel pour navrer les √Ęmes, que quand, tournant les promesses de Dieu en moquerie, il t√Ęche de nous arracher notre esp√©rance. Ils ne disent pas simplement que les pri√®res de David ont √©t√© vaines, mais ils le taxent indirectement d'hypocrisie, de ce qu'il pr√©tendait √† faux titre le nom de Dieu (Calvin). Voir de nouveau, pour l'accomplissement litt√©ral de la proph√©tie, Matthieu 27.43.

      10

      10 à 12 L'affligé s'empare du sarcasme qui vient d'être cité, pour rappeler à Dieu qu'il lui a été remis en effet dès sa naissance et même avant.

      Tu m'as fait reposer avec confiance, littéralement : Tu m'as fait me confier. La confiance touchante avec laquelle le nouveau-né s'abandonne à sa mère, est représentée ici sous son vrai jour, comme procédant d'une impulsion secrète de Dieu et comme une preuve de l'amour du Créateur envers le petit être qui commence à vivre.

      12

      C'est ici la première prière proprement dite qui se dégage de la plainte. Elle ressort naturellement des souvenirs qui viennent d'être évoqués.

      13

      13 à 22 Grande détresse, nombreux ennemis. Les derniers mots de la courte prière qu'il vient de faire rappellent à l'affligé ce qu'il y a d'effrayant dans sa position. Il décrit à deux reprises l'attitude de ses ennemis (versets 13 et 14 ; 17 à 19), et entre ces deux tableaux il place celui de son propre état (versets 15 et 16), pour aboutir à une nouvelle prière, plus développée que la première (versets 20 à 22).

      13 et 14 La rage insensée des ennemis les rend semblables à des bêtes féroces entourant un homme sans défense.

      Basan. Le territoire de Basan, √† l'est du lac de G√©n√©zareth et du Jourdain, √©tait renomm√© pour ses vastes p√Ęturages. Les taureaux de cette contr√©e, habitu√©s √† pa√ģtre dans une libert√© presque compl√®te, √©taient plus redoutables encore que d'autres¬†; de l√† leur nom de puissants de Basan.

      14

      J'ai été remis... littéralement : j'ai été jeté sur toi.

      15

      15 et 16 Loin de pouvoir se d√©fendre contre de tels ennemis, l'afflig√© est r√©duit √† la plus extr√™me faiblesse. La force vitale s'en est all√©e comme de l'eau qui se perd dans le sol (comparez 2Samuel 14.14)¬†; les os et les membres semblent n'avoir plus de lien entre eux et retombent inertes¬†; le cŇďur est absolument d√©faillant.

      16

      Ce pauvre corps dess√©ch√© est d√©vor√© par une soif ardente (Jean 19.28)¬†; l'afflig√© se sent √† l'avance descendre dans la poussi√®re du tombeau, et il doit se dire que c'est Dieu qui a donn√© force √† ses ennemis et l'a ainsi jet√© dans cet ab√ģme : tu m'as couch√© dans la poussi√®re.

      17

      17 à 20 Nouvelle description de l'acharnement des ennemis.

      La pens√©e de la mort qui approche √©voque dans l'esprit du psalmiste l'image de ces chiens sauvages qui abondent dans les villes d'Orient, pr√™ts √† se jeter sur tout ce qui peut leur servir de p√Ęture (2Rois 9.35). L'impudence de ces animaux fait penser aux injures grossi√®res qu'eut √† subir le Sauveur chez Ca√Įphe, puis dans la cour du pr√©toire, et enfin au Calvaire (Matthieu 26.67¬†; 27.27-30, 39-49).

      Ils ont perc√© mes mains et mes pieds. Esa√Įe 53.5 : Il a √©t√© perc√© √† cause de nos p√©ch√©s et Zacharie 12.10 : Ils regarderont √† moi qu'ils ont perc√©. La le√ßon que nous avons adopt√©e doit √™tre celle d'anciens manuscrits h√©bra√Įques, de ceux du moins sur lesquels a √©t√© faite la traduction des Septante. Le texte h√©breu actuel se traduit comme suit : Comme un lion, mes mains, mes pieds. Un l√©ger changement d'une seule lettre h√©bra√Įque (caarou devenant caari) suffit pour produire ces deux le√ßons si diff√©rentes. Le texte h√©breu que nous venons de reproduire offre un sens peu clair, m√™me si on le compl√®te au moyen d'un verbe sous-entendu.

      18

      Je compterais mes os. La victime est dans un tel état d'épuisement et d'amaigrissement que tous ses os deviennent saillants.

      19

      Il ne lui reste plus qu'à attendre le coup de mort ; mais avant de le lui donner, ses ennemis, pour bien lui faire sentir qu'il ne compte plus parmi les vivants, se partagent ses vêtements. La robe, ou tunique, est le vêtement de dessous après l'enlèvement duquel le corps est complètement nu. Disposer de ce vêtement, c'est déclarer un homme déchu de la vie.

      Les quatre évangiles font ressortir l'accomplissement littéral de cette prophétie (Matthieu 27.35 ; Marc 15.24 ; Luc 23.34 ; Jean 19.23).

      20

      20 à 22 Dans une telle situation, la prière semble être absolument inutile. Mais la foi espère contre toute espérance. Et nous voyons se produire, à la suite de cet appel, un changement subit et complet dans la position de l'affligé.

      Toi qui es ma force. L'absence de toute force propre et de tout secours visible n'obscurcit pas cette v√©rit√© dans le cŇďur du vrai croyant¬†; elle la met plut√īt en relief.

      H√Ęte-toi. Le terme h√©breu d√©signe un mouvement violent, rapide comme l'√©clair.

      21

      De l'épée. Le psalmiste rappelle ici les différentes formes sous lesquelles se présente la puissance de l'ennemi : l'épée qui le transperce (verset 17), le chien, le lion, le buffle.

      Mon unique : √† la fois le seul bien qui me reste et celui qui ne saurait √™tre remplac√©. C'est une d√©signation de l'√Ęme, en m√™me temps que de la vie. La m√™me expression se retrouve dans un autre psaume de David (35.17).

      22

      Tu m'as retir√©, h√©breu : tu m'as exauc√© (en me retirant des cornes...). Ce temps pass√© surprend √† la suite des imp√©ratifs qui pr√©c√®dent. Ce brusque changement de temps s'explique par le passage subit d'une √©motion √† une autre. Comparez Psaumes 6.9. Au moment o√Ļ David prie encore, il a soudain conscience d'√™tre exauc√©.

      L'action de gr√Ęces commence, sans que l'on sache comment a √©t√© op√©r√©e la d√©livrance. C'est ici qu'appara√ģt la diff√©rence entre la proph√©tie et l'histoire. Apr√®s tant de d√©tails accomplis √† la lettre dans le supplice du Sauveur, les √©v√©nements capitaux de sa mort et de sa r√©surrection sont r√©sum√©s en ce seul mot : Tu m'as exauc√©. Si grande que soit la proph√©tie, la r√©alit√© est plus grande encore.

      23

      23 à 32 Les conséquences glorieuses.

      Plus la situation a √©t√© d√©sesp√©r√©e, plus aussi la gloire de Dieu √©clate dans la d√©livrance de celui qui a tant souffert. Aussi l'effet de cette d√©livrance sera-t-il que l'Eternel sera glorifi√© en Isra√ęl et jusqu'au bout du monde. Le psalmiste a conscience du lien intime qui l'unit √† son peuple et m√™me √† toute l'humanit√©, et qui est tel que, lorsqu'il souffre, c'est le peuple de Dieu qui souffre, et lorsqu'il est d√©livr√©, c'est Isra√ęl qui revient √† la vie. Le chapitre 53 d'Esa√Įe, qui se rapproche √† tant d'√©gards de notre psaume, d√©veloppe dans sa derni√®re partie la m√™me pens√©e, qu'il applique au Messie. Et c'est bien en la personne de Christ qu'ont √©t√© concentr√©es la condamnation et la d√©livrance de toute l'humanit√©.

      23 √† 27 Isra√ęl, le premier, entendra parler de la grande d√©livrance. L'accent devient triomphant¬†; le langage po√©tique est plus ample, les strophes plus d√©velopp√©es, les stiches, dans la derni√®re strophe surtout, s'allongent.

      A mes frères. Après avoir souffert, le héros du psaume se sent uni par une tendre affection à tous ceux qui craignent l'Eternel. Remarquez l'analogie entre cette parole et celle du Sauveur (Jean 20.17) : Va et dis à mes frères que je monte...

      24

      C'est ici comme le commencement de cette pr√©dication, qui doit retentir, non dans un petit cercle, mais parmi toute la race d'Isra√ęl. Toutefois le psalmiste s'adresse en premier lieu √† ceux qui craignent l'Eternel.

      Redoutez-le. Un miracle de d√©livrance nous remplit de crainte, en m√™me temps que de joie, car il fait appara√ģtre √† nos yeux la puissance infinie de Dieu. Cette crainte, jointe au remords du crime accompli, a amen√© √† la conversion les trois mille de la Pentec√īte (Actes 2.37). Comparez Luc 5.8¬†; Psaumes 2.11.

      25

      Il n'a pas m√©pris√©. C'est le sujet proprement dit de la pr√©dication, le th√®me que d√©veloppera l'Evangile. Comparez Esa√Įe 57.15¬†; Matthieu 5.3-4¬†; 11.28¬†; 12.20, etc.

      26

      J'accomplirai mes vŇďux : les sacrifices d'actions de gr√Ęces, auxquels se rattachait un repas sacr√© (L√©vitique 7.16). Comparez Psaumes 66.13-15.

      27

      Les humbles : ces afflig√©s, au cŇďur humble et bris√©, dont parlent si souvent les Psaumes (10.2,9¬†; 14.6¬†; 18.28). D'apr√®s Deut√©ronome 14.28-29, l'Isra√©lite devait inviter √† certains de ces repas sacr√©s le L√©vite, l'√©tranger, l'orphelin et la veuve. Anim√© de cet esprit de vraie fraternit√©, le psalmiste veut associer les humbles √† sa joie. D√©j√† il leur adresse une cordiale bienvenue, en leur disant : Que votre cŇďur vive √† toujours¬†!

      28

      28 √† 32 La d√©livrance op√©r√©e par l'Eternel est de telle nature que les pa√Įens, en l'apprenant, se convertiront √† l'Eternel, et que ses r√©sultats b√©nis s'√©tendront sur toutes les g√©n√©rations humaines.

      Toutes les extrémités de la terre. Comparez Psaumes 2.8 ; 72.8.

      Se souviendront. La commotion produite par le grand √©v√©nement qui leur sera racont√© les tirera du long oubli du Dieu vivant, o√Ļ les a plong√©s leur idol√Ętrie. Comparez Psaumes 9.18.

      30

      Ils mangeront. Il y aura place aussi pour les pa√Įens au repas de f√™te et au culte d'adoration d√©j√† mentionn√© (verset 27).

      Les opulents, aussi bien que ceux dont la vie mis√©rable est une mort prolong√©e, abandonneront tout pour jouir des biens v√©ritables. Comparez Esa√Įe 25.6.

      31

      La postérité. Ce ne sera pas là une joie momentanée ; elle se transmettra de génération en génération.

      32

      Ils viendront. Cette génération future, dont il vient d'être parlé, prendra sa place sur la scène de ce monde et enseignera à son tour la génération suivante. Par ainsi la perpétuité de l'Eglise est icy suffisamment prouvée, non pas qu'elle florisse toujours, mais pour ce que Dieu, ne voulant point que son nom périsse au monde, en suscitera toujours quelques-uns desquels il sera servi purement (Calvin).

      Sa justice. Elle se manifeste dans la délivrance du fidèle et spécialement dans la résurrection de Jésus-Christ, la plus grande de toutes les délivrances.

      Il a agi. Ce dernier mot du psaume est un cri de triomphe à la gloire de Dieu. Il fait penser à la parole du Sauveur mourant : Tout est accompli (littéralement : c'est accompli).

      Le croyant ne peut jamais s'arrêter sans émotion devant cette page des Ecritures, que le Sauveur s'est appropriée au plus fort de ses souffrances. Mais dans les heures d'obscurité et de détresse, il trouve un singulier encouragement à penser que, si insignifiant qu'il soit en lui-même, il peut, comme membre de Christ, répéter la supplication de son divin chef et attendre, comme fruit de la délivrance, un progrès dans la marche du règne de Dieu sur la terre. (Gerlach).

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