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Sophonie 3

    • 1

      1 √† 8 Dans ces versets, le proph√®te s'adresse de nouveau √† J√©rusalem, pour lui faire comprendre les cons√©quences que vont avoir pour elle ses p√©ch√©s. Le jugement de l'Eternel est le seul moyen d'amener le salut d'Isra√ęl.

      Le prophète passe brusquement de Ninive à Jérusalem, comme au chapitre 1, dans la transition du verset 3 au verset 4.

      Malheur √† la rebelle. Le mot h√©breu traduit par rebelle est mor√©a¬†; on a pens√© qu'il y avait l√† un jeu de mots intentionnel avec Morija, le nom de la colline sur laquelle √©tait b√Ęti le temple¬†; dans ce cas, le proph√®te voudrait faire ressortir le contraste entre les gr√Ęces promises autrefois √† la ville sainte et les tristes r√©alit√©s de son √©tat actuel.

      Ville d'oppression. Comparez Jérémie 7.6 ; 22.3.

      2

      N'a écouté... Ce verset montre en quoi a consisté la faute du gros de la population : pas d'obéissance, ni d'humiliation, ni de confiance. Les versets suivants caractérisent le péché de ses chefs politiques et religieux.

      3

      Les chefs politiques : princes et juges.

      Des lions rugissants : comparaison souvent employée quand il s'agit des crimes des grands, Proverbes 28.15 ; comparez Michée 3.1-3.

      Les juges, √† cause de leur √Ępret√© au gain inique, sont compar√©s √† des loups du soir. Ces animaux accomplissent leur Ňďuvre d'extermination d√®s que la nuit est venue, comparez Habakuk 1.8¬†; leur gloutonnerie est si grande qu'ils ne r√©servent rien pour le matin.

      4

      Les chefs religieux : prophètes et sacrificateurs.

      Des fanfarons, des imposteurs : ils se pr√©sentent impudemment comme envoy√©s de Dieu, alors qu'ils ne le sont pas et proph√©tisent selon leur propre cŇďur¬†; Ez√©chiel 13.2.

      Profané les choses saintes : en négligeant les rites ou en les accomplissant sans sérieux.

      Fait violence à la loi : en ne respectant pas la différence établie par elle entre ce qui est pur et impur. Ce passage est reproduit et expliqué par Ezéchiel 22.26.

      5

      A ce débordement d'abominations, le prophète oppose la parfaite sainteté de l'Eternel qui a fixé sa demeure au milieu de son peuple.

      Il produit son décret à la lumière... par le moyen des révélations continuelles qu'il accorde aux prophètes. Le peuple rebelle est donc inexcusable ; car ce n'est pas par ignorance qu'il pèche contre Dieu.

      Chaque matin : comparez Jérémie 7.13 ; 11.7, etc.

      6

      Le parallélisme poétique des propositions, dans ce verset, trahit la vivacité du sentiment.

      J'ai extermin√© : le proph√®te ne se borne pas √† repr√©senter √† Juda l'image de la saintet√© divine (verset 5)¬†; il lui rappelle encore les punitions inflig√©es par l'Eternel aux anciennes nations idol√Ętres qui habitaient Canaan et auxquelles avait √©t√© substitu√© Isra√ęl.

      Leurs tours : littéralement leurs angles ; les tours occupent les angles des murs.

      7

      Au moins tu me craindras. De tels bienfaits semblaient devoir assurer à l'Eternel la reconnaissance de son peuple.

      Plus empress√©s : litt√©ralement : ils se sont lev√©s de bonne heure pour... (comparez Esa√Įe 5.11)¬†; voil√† leur r√©ponse √† l'empressement que Dieu avait mis √† les avertir chaque matin (verset 5). Aussi Dieu se l√®vera-t-il √† son tour pour le ch√Ętiment (verset 8).

      8

      Attendez-moi. Cette attente pourrait √™tre celle du jugement¬†; dans ce cas, cette parole serait une menace. Mais le verbe h√©breu est ordinairement employ√© pour d√©signer l'attente de la foi (Psaumes 33.20¬†; Esa√Įe 64.3)¬†; et ce sens n'est pas impossible ici. L'Eternel invite les fid√®les √† pers√©v√©rer dans la foi pendant que le jugement s'exercera, jusqu'au jour o√Ļ se l√®vera le salut (verset 9). Le jugement ne menace pas seulement Juda, mais toutes les nations. Ces paroles ont d'ailleurs une port√©e plus lointaine que 1.2-3. Le jugement qu'elles d√©crivent est celui qui pr√©parera les derniers temps o√Ļ, apr√®s avoir pass√© par un ch√Ętiment s√©v√®re, les nations arriveront √† la connaissance du Dieu d'Isra√ęl. Ce n'est donc pas un jour d'an√©antissement, mais un jour d'√©puration des peuples, qu'annonce le proph√®te.

      Pour le butin : Dieu est repr√©sent√© comme un vainqueur pillant ses ennemis. On a appliqu√© quelquefois ce terme de butin aux √©lus que Dieu tirerait des nations ch√Ęti√©es pour √™tre sa propri√©t√©, ses adorateurs.

      Par le feu de ma jalousie. Comparez 1.18.

      9

      9 √† 20 Ce morceau indique le but et d√©crit le fruit admirable du jugement : les confesseurs du nom de l'Eternel d'entre les Gentils lui apportent leurs offrandes (versets 9 et 10)¬†; les restes sauv√©s d'Isra√ęl se confient humblement en l'Eternel, n'ont plus d'ennemis √† redouter et sont glorifi√©s.

      Car... La transition entre les versets 8 et 9 √©tait d√©j√† annonc√©e dans le Attendez-moi du commencement du verset 8¬†; elle consiste dans cette pens√©e sous-entendue que les fid√®les d'Isra√ęl deviendront les instruments de la conversion des peuples pa√Įens.

      Alors : après le retranchement de tous les éléments hostiles à Dieu.

      Des l√®vres pures. Les l√®vres de ces peuples avaient √©t√© souill√©es par les noms des faux dieux qu'ils invoquaient (Os√©e 2.19)¬†; maintenant leurs cŇďurs transform√©s transforment leur langage et leur culte. D'apr√®s J√©r√īme, les Juifs avaient conclu de ces paroles que tous les peuples en viendraient √† ne plus parler qu'une seule langue, comme au commencement, et que cette langue serait l'h√©breu.

      D'un commun accord : littéralement : d'une même épaule ; image d'hommes qui, portant ensemble un même fardeau, marchent aussi d'un même pas.

      Cette purification des l√®vres s'op√®re, jusqu'√† cette heure, par l'Ňďuvre missionnaire de l'Eglise. Ces hommes qui marchent ensemble sont les pa√Įens et les Juifs convertis, r√©unis dans le r√®gne de Dieu comme dans une m√™me patrie spirituelle.

      10

      Après avoir commencé par montrer les conséquences salutaires du jugement parmi les nations, le prophète finit par Juda, dont la situation sera aussi changée en tous ses détails.

      Mes enfants dispers√©s : litt√©ralement : la fille de mes dispers√©s. La multitude des dispers√©s est personnifi√©e, comme dans l'expression la fille de Sion, sous l'image d'une jeune fille¬†; comparez Esa√Įe 1.8, note.

      On a traduit quelquefois : D'au-del√† des fleuves de Cus, on m'apportera mes adorateurs, mes enfants dispers√©s, comme une offrande... en expliquant cette parole d'apr√®s celle d'Esa√Įe 60.4 : les nations les plus √©loign√©es manifestant leur z√®le pour l'Eternel en lui ramenant ses anciens adorateurs, les membres dispers√©s du peuple √©lu. Mais il para√ģt plus naturel, d'apr√®s le texte, d'appliquer l'id√©e d'apporter des offrandes aux dispers√©s eux-m√™mes. Cette proph√©tie nous transporte au m√™me moment que celle de saint Paul, Romains 11.25-26.

      11

      Ces paroles s'adressent au peuple d'Isra√ęl rassembl√© √† la suite de sa dispersion (comparez verset 14 la fille de Sion). L'Eternel le purifiera de tout p√©ch√© et le sanctifiera.

      Tu n'auras plus à rougir..., tant le pardon de ton Dieu sera complet.

      Ceux qui se réjouissent insolemment : les chefs, prophètes et sacrificateurs coupables dont il a été parlé aux versets 3 et 4. L'état de choses précédent aura entièrement disparu.

      12

      Un peuple humble et ch√©tif. Ces deux mots, presque synonymes en h√©breu et souvent r√©unis dans l'Ancien Testament, expriment le sentiment de l'impuissance √† faire le bien et du besoin de la gr√Ęce divine pour le salut¬†; de l√† d√©coule naturellement le qui se confiera dans le nom de l'Eternel.

      13

      Ne fera rien d'inique... : pas plus que l'Eternel lui-même, qui habite au milieu de son peuple (verset 5).

      Point de mensonge : comparez ce qui est dit Apocalypse 14.4-5, sur les 144 000 √©lus d'Isra√ęl.

      14

      Invitation à une joie s'élevant jusqu'aux tressaillements d'allégresse.

      Des cris de joie... à la pensée de n'avoir plus aucun danger à redouter.

      15

      Motif de cette joie. La justification de Juda ayant remplac√© sa condamnation, il est mis par l√† √† l'abri de tous les ennemis ext√©rieurs qui servaient d'instruments √† l'Eternel pour le ch√Ętier. Dieu est d√©sormais pour lui, qui sera contre lui¬†?Romains 8.31.

      16

      Invitation au courage et à la vaillance.

      Que tes mains ne faiblissent pas : les mains qui faiblissent sont le signe du d√©couragement inspir√© par l'effroi et l'angoisse¬†; comparez Esa√Įe 13.7. Cette pens√©e est encore expliqu√©e par le verset 17.

      17

      Nouveau motif de se réjouir (verset 16) : la présence de l'Eternel, sa profonde satisfaction en contemplant son peuple, son ardent amour pour lui. La joie s'exprime par les cris ; l'amour profond par le silence.

      De joie : cette joie aurait d√Ľ √™tre celle de Dieu, √† la premi√®re venue du Messie¬†; mais l'endurcissement de son peuple y a mis obstacle. Elle ne se produira qu'√† la fin des temps.

      18

      Le proph√®te termine par une description des bienfaits par lesquels Dieu consolera son peuple si longtemps afflig√©. Il n'y aura plus d'exil√©s priv√©s de participer aux f√™tes solennelles qui se c√©l√®brent en Sion. Par les derniers mots : leur fardeau est l'opprobre, le proph√®te se reporte en arri√®re, au temps du jugement ignominieux que le peuple avait d√Ľ subir, mais dont Dieu promet d'effacer les traces.

      19

      Celle qui boite, la rejet√©e. Ces mots rappellent les souffrances d'Isra√ęl ch√Ęti√©¬†; il est repr√©sent√© sous l'image d'un troupeau dispers√© et maltrait√©, et le salut sous celle du berger qui prend de lui le plus tendre soin¬†; comparez Mich√©e 4.6.

      20

      Chez tous les peuples de la terre : Isra√ęl restaur√© sera l'objet de l'admiration du monde entier.

      A vos yeux : quand cette délivrance aura lieu, ils auront beau ne pas y croire, ils devront pourtant se convaincre, de leurs propres yeux, qu'elle est réelle.

      Conclusion

      Sophonie, au temps de Josias, a encore devant lui l'empire de Ninive comme puissance dominante, mais il voit en esprit sa chute d√©j√† consomm√©e et son regard contemple un nouveau jugement qui va frapper la terre et envelopper Juda lui-m√™me. Celui-ci, enivr√© par une prosp√©rit√© passag√®re, se corrompt de plus en plus, et Sophonie ne voit plus d'autre perspective pour son salut que le jugement de destruction par lequel seul il peut √™tre purifi√© et rendu √† Dieu. Ce jugement se confond √† ses yeux avec la catastrophe finale et universelle qui doit amener ici-bas l'√©tablissement du r√®gne de Dieu. Aussi accentue-t-il fortement l'id√©e du jour de l'Eternel, qui est la pens√©e fondamentale de son livre. Dans le tableau de ce jour se r√©unissent, comme dans la perspective proph√©tique en g√©n√©ral et en particulier dans celle d'Esa√Įe, ces trois grandes intuitions :

      1. le ch√Ętiment du peuple de Dieu par les nations pa√Įennes¬†;
      2. le jugement de celles-ci par l'Eternel lui-même ;
      3. l'apparition d'un nouveau peuple de Dieu form√© du reste sauv√© soit des nations pa√Įennes, soit d'Isra√ęl m√™me.

      C'est dans ce dernier tableau que Sophonie d√©ploie le mieux son originalit√©. Les l√®vres des pa√Įens purifi√©es par l'adoration unique de l'Eternel, Isra√ęl, objet de l'amour silencieux de son Dieu : ces traits lui appartiennent en propre et r√©v√®lent toute la tendresse de son cŇďur. Ainsi se trouve pr√©sent√© dans ces trois courts chapitres le rapide encha√ģnement des √©v√©nements des derniers temps. Plus qu'aucun √©crit proph√©tique, le livre de Sophonie peut √™tre consid√©r√© comme le r√©sum√© de toute la proph√©tie des H√©breux.

      Il ne manque √† son tableau que la personne de Celui qui doit √™tre l'instrument de Dieu pour la consommation de son plan. Cette omission √©tonne, apr√®s les proph√©ties d'Esa√Įe et de Mich√©e¬†; mais ce fait prouve que chaque proph√®te ne donne que ce qui lui est communiqu√© en propre, et que, si quelqu'un d'entre eux fait des emprunts √† ses devanciers, quant √† la forme, cette imitation ne va pas jusqu'au fond m√™me des choses. Mais le mot 3.17 : L'Eternel est au milieu de toi, un vaillant Sauveur, est significatif, et si Sophonie ne le d√©veloppe pas davantage, c'est qu'il n'a rien re√ßu √† ajouter aux r√©v√©lations de ses devanciers sur ce sujet, et que la perspective du jugement, qu'il a mission de pr√©senter comme in√©vitable, domine son intuition.

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