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Tite 3

    • 1 Chapitre 3.

      1 à 7 Conduite à tenir envers les autorités et la société humaine en général.

      2 L'ap√ītre suppose connu et admis parmi les chr√©tiens le devoir de la soumission envers les autorit√©s √©tablies¬†; Tite n'a plus qu'√† la rappeler, mais il doit le faire. (Comparer Romains 13.1 et suivants)

      Paul insiste ensuite sure les devoirs des fidèles envers tous les hommes éloignés de l'Evangile, par ce que c'était là un témoignage puissant rendu à la foi que ces derniers méconnaissaient encore.

      En tra√ßant ce sombre tableau de la vie morale des hommes encore √©trangers √† toute action de Dieu sur leur conscience, Paul n'h√©site pas √† s'y comprendre lui-m√™me. C'est qu'il sait par son exp√©rience qu'aussi longtemps que le p√©ch√© r√®gne en ma√ģtre sur notre cŇďur, il n'y a aucune des manifestations de la corruption humaine dont nous puissions nous croire incapables.

      Il ne faut point conna√ģtre son propre cŇďur, ou vouloir appr√©cier de telles paroles selon les principes de la morale rel√Ęch√©e du monde, et non √† la lumi√®re de la loi spirituelle et sainte de Dieu, pour les trouver exag√©r√©es.

      - Du reste, la place qu'elles occupent ici montre que l'ap√ītre les rattache √† la fois aux exhortations qui pr√©c√®dent, ( 3.1,2) comme motif de ces s√©rieux avertissements, et aux v√©rit√©s qui suivent, ( 3.4-7) afin de faire ressortir d'autant mieux l'absolue n√©cessit√© de la r√©demption et de la r√©g√©n√©ration qu'il rappelle √† son disciple.

      4 Grec¬†: "Lorsque la bont√© et la philanthropie de Dieu notre Sauveur sont apparues" par l'Evangile de la gr√Ęce.

      - La bont√© est une qualit√© morale qui peut √™tre attribu√©e aux hommes¬†; (2Corinthiens 6.6¬†; Galates 5.22¬†; Colossiens 3.12) en Dieu, ce terme d√©signe la mis√©ricorde et l'amour qui sont la source de tout ce qui est bon. (Romains 2.4¬†; 11.22) Il a manifest√© cette perfection sp√©cialement dans l'Ňďuvre de la r√©demption (Eph√©siens 2.7)

      - Le mot philanthropie (amour des hommes) ne se trouve qu'ici appliqu√© √† Dieu, et Actes 28.2 comme vertu humaine. Peut-√™tre l'ap√ītre a-t-il choisi ce terme, soit pour indiquer la source de ce qui est recommand√© au 3.2, soit pour marquer le contraste absolu avec le 3.3.

      Sur cette expression : Dieu notre Sauveur ou notre Dieu Sauveur, voir 1Timothée 1.1, note.

      5 Grec¬†: "Non par des Ňďuvres dans la justice lesquelles nous eussions faites." (Comparer Romains 3.27, note¬†; Eph√©siens 2.9¬†; 2Timoth√©e 1.9).

      "Que la pr√©somption des m√©rites humains, qui n'ont point la gr√Ęce de J√©sus-Christ pour principe, soit ici confondue¬†; et que toute gloire de notre salut soit donn√©e √† la mis√©ricorde de Dieu par J√©sus-Christ¬†: nouvelle naissance, nouvel homme, nouvel esprit." Quesnel.

      Voir Ephésiens 2.4 ; 1Pierre 1.3.

      Ces mots, dans l'original, sont en rapport imm√©diat avec ceux-ci¬†: "Il nous a sauv√©s." Il s'agit donc ici, non de l'Ňďuvre du salut accomplie par J√©sus-Christ sur la croix, mais de l'appropriation de ce salut aux √Ęmes, laquelle a lieu par la r√©g√©n√©ration (litt√©r. la renaissance) qu'op√®re l'Esprit-Saint.

      Mais, au lieu de nommer simplement cet Esprit-Saint, l'ap√ītre mentionne en m√™me temps le symbole de son action divine, le bapt√™me

      "Il nous a sauvés par l'ablution, ou le bain de la régénération et le renouvellement de l'Esprit-Saint." (Il faut remarquer qu'ici les mots régénération et renouvellement sont synonymes et expriment une seule et même chose.)

      Comme J√©sus-Christ, (Jean 3.5) Paul rattache la r√©alit√© √† l'image, la gr√Ęce signifi√©e au signe, la r√©g√©n√©ration √† l'acte qui en est le symbole¬†: non pour enseigner que ces deux choses sont ins√©parables, non pour attribuer √† l'acte ext√©rieur une puissance qui n'appartient qu'√† l'Esprit de Dieu¬†; mais bien certainement pour montrer que cet acte, institu√© par J√©sus-Christ, n'est pas une vaine c√©r√©monie, et qu'au contraire le Seigneur l'accompagne, pour ceux qui sont baptis√©s ayant la foi, de la gr√Ęce efficace dont il est le signe.

      C'est pourquoi, d'une part, il est faux d'envisager tout baptisé comme étant par cela même régénéré, non moins faux que si l'on voulait prétendre que tout communiant est un membre vivant du corps de Christ.

      Mais, d'un autre c√īt√©, il est faux aussi de ne consid√©rer ces symboles des gr√Ęces divines que comme un signe ext√©rieur qui ne communique rien √† l'√Ęme, et qui ne ferait que confirmer ce qu'elle aurait d√©j√† re√ßu, ind√©pendamment de ces symboles.

      Dans ce dernier cas, il serait impossible de comprendre pourquoi l'Ecriture nous pr√©sente partout le signe visible et la gr√Ęce invisible dans un rapport si intime, bien plus impossible encore de comprendre le langage de Paul dans Romains 6.1-11. (Voir les notes.)

      "Les ap√ītres ont l'habitude de tirer des symboles un argument pour prouver la chose qui y est renferm√©e, parce que ce principe doit √™tre admis parmi les fid√®les, que Dieu ne se joue pas de nous par de vaines figures, mais que, par sa vertu puissante, il communique au dedans ce qu'il montre par le signe ext√©rieur." Calvin.

      - Le mot par lequel Paul désigne ici le baptême et qui signifie proprement "l'ablution," ne se retrouve qu'une seule fois dans le Nouveau Testament. (Ephésiens 5.26, note.)

      - Au reste, l'ap√ītre se h√Ęte d'expliquer sans figure l'Ňďuvre qu'il a ainsi rattach√©e au symbole du bapt√™me¬†; il en montre la source et la cause efficace dans cet Esprit de Dieu qui produit en l'homme un complet renouvellement moral. (Comparer Romains 12.2¬†; Eph√©siens 4.23¬†; Colossiens 3.10, note.)

      7 Grec : "Nous devenions héritiers, selon l'espérance de la vie éternelle."

      La justification par la gr√Ęce (comparez Romains 1.17, note¬†; Romains 3.23, note), aussi bien que la r√©g√©n√©ration, est ici envisag√©e comme un fruit de l'Esprit en nous, de cet Esprit que Paul constate avoir √©t√© r√©pandu abondamment (Grec¬†: "richement") sur les chr√©tiens. ( 3.6) Donc il peut l'√™tre encore sur tous ceux qui le demandent.

      8 8 √† 11 Pr√™cher les bonnes Ňďuvres, et rejeter les disputes et les sectes.

      Grec : "fidèle.." (1Timothée 1.15 ; 4.9 ; 2Timothée 2.11) Cette déclaration peut se rapporter à ce qui précède, ou bien aux paroles suivantes. La pensée reste la même dans les deux cas.

      Ces choses, sont ces grandes v√©rit√©s du salut, de la r√©g√©n√©ration, de la justification par la gr√Ęce. ( 3.4-7) Et la cons√©quence que l'ap√ītre attend avec certitude, c'est que ceux qui ont cru ces choses s'appliqueront les premiers les plus abondamment aux bonnes Ňďuvres.

      Pour tous ceux en qui cette foi est un fruit de l'Esprit de Dieu, l'attente de Paul ne sera pas trompée.

      9 Comparer 1Timothée 1.4, note ; 1Timothée 6.4 ; 2Timothée 2.23.

      Comparer 1Timothée 1.7, note.

      Preuve que les faux docteurs qui troublaient les Eglises de l'√ģle de Cr√®te, √©taient aussi des chr√©tiens juda√Įsants. Ces disputes touchant la loi concernaient sans doute les observances de cette loi, que les juda√Įsants voulaient imposer aux chr√©tiens convertis du paganisme.

      10 Le mot d'origine grecque hérétique (qui ne se trouve qu'ici dans le Nouveau Testament) est bien dans le texte, mais il avait alors une signification un peu différente que celle que nous lui donnons.

      On désignait ainsi, non exclusivement l'homme qui répandait des doctrines erronées, mais le sectaire, celui qui divisait l'Eglise.

      C'est dans ce sens que Paul emploie le mot hérésie. (1Corinthiens 11.19 ; Galates 5.20)

      Pierre s'en sert dans le même sens, mais en y ajoutant l'idée de fausses doctrines. (2Pierre 2.1)

      11 Par le fait qu'il se sépare de ses frères et que, séduit par l'erreur, il s'exclut lui-même de la communion de l'Eglise, et cela, après que celle-ci a fait diverses tentatives pour le ramener. ( 3.10)
      12 12 à 15 Communications personnelles.

      Artémas nous est aujourd'hui inconnu.

      Tychique √©tait depuis longtemps pour l'ap√ītre "un fr√®re bien-aim√©." (Colossiens 4.7¬†; comparez 2Timoth√©e 4.12, note.)

      Peut-√™tre Paul voulait-il envoyer ces deux fr√®res en Cr√®te, afin qu'ils y remplissent la place de Tite que l'ap√ītre appelait aupr√®s de lui.

      Voir l'introduction. Plusieurs villes portaient ce nom de Nicopolis (ville de la victoire). Il s'agit probablement ici de celle qui était en Epire.

      13 Zénas, le légiste ou docteur de la loi, exerçait peut-être cette profession chez les Juifs avant sa conversion. Il est, du reste, inconnu.

      Apollos est introduit dans l'histoire évangélique par Actes 18.24 et suivants On ignore à quel voyage de ces deux hommes se rapporte la recommandation que Paul fait ici à Tite. Quoi qu'il en soit, elle montre sa sollicitude pour ses frères.

      14 Comparer 3.8.

      Ces paroles se rapportent probablement √† la recommandation qui pr√©c√®de¬†: ( 3.13) l'ap√ītre d√©sire que les chr√©tiens de Cr√®te fournissent √† ces deux serviteurs de Dieu ce qui leur √©tait n√©cessaire pour leur voyage.

      15 Avec tous les chrétiens de Crète.
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