TopFormation Voyagez au cŇďur de l'arch√©ologie biblique !

Zacharie 1

    • 1

      1 √† 6 Ces six versets sont le r√©sum√© d'un discours prononc√© par Zacharie environ trois mois avant la nuit o√Ļ il re√ßut la s√©rie de visions d√©crite dans ce qui suit. Ils sont plac√©s l√† comme le pr√©ambule de ces visions et du livre entier. L'Eternel rappelle au peuple par la voix de son proph√®te les fautes commises par ses p√®res et l'accomplissement terrible des menaces qu'il leur avait adress√©es par ses anciens proph√®tes. Il promet de revenir √† lui, s'il revient sinc√®rement √† son Dieu.

      Il est probable que ce fut ici la première fois que Zacharie ressentit le souffle de l'inspiration prophétique. Ce premier discours ne fut qu'un simple appel à la conversion.

      Au huitième mois. Entre la 2ième et la 3ième prophétie d'Aggée (Aggée 2.1 ; 2.10).

      C'était peut-être la prédication d'Aggée qui avait éveillé en Zacharie la conscience de sa mission prophétique. Il y avait seize ans que le peuple était revenu de l'exil.

      3

      L'Eternel des arm√©es : c'est-√†-dire des astres et des anges, voir Esa√Įe 1.9, note.

      5

      Vos p√®res, o√Ļ sont-ils¬†? Le proph√®te fait ressortir le contraste entre les hommes qui dans les temps pr√©c√©dents ont, soit entendu, soit proclam√© la parole de l'Eternel, et cette parole elle-m√™me. Ces g√©n√©rations anciennes d'Isra√©lites et de proph√®tes ont disparu, mais la parole est demeur√©e par l'accomplissement des menaces qu'elle renfermait contre les rebelles, et elle subsiste encore aujourd'hui pour leurs enfants, s'ils ne savent pas profiter de ces enseignements.

      7

      1.7 à 6.8 Les visions

      Les huit visions qui suivent ne sont pas reli√©es entre elles d'une mani√®re visible ; chacune forme un tableau distinct. Elles n'en constituent pas moins un ensemble, d'abord parce qu'elles ont toutes √©t√© accord√©es au proph√®te dans le cours d'une seule nuit, et surtout parce qu'elles se rapportent toutes √† la restauration actuelle du peuple d'Isra√ęl et √† son avenir comme porteur du r√®gne de Dieu au sein de l'humanit√©. On a essay√© de les ramener √† sept en r√©unissant en une seule les deux du chapitre 5, mais ce proc√©d√© est arbitraire. La 8i√®me cl√īt le cycle en ramenant sous les yeux du proph√®te les chevaux qu'il avait contempl√©s dans la 2i√®me.

      Le tout est couronné par un acte symbolique (6.9-15) qui se rattache spécialement à la 4ième et à la 5ième vision et qui ferme la perspective prophétique ouverte par la série entière.

      1 à 17 Première vision :
      Le cavalier au milieu des myrtes.

      Du onzi√®me mois ; c'√©tait le mois de f√©vrier. L'ann√©e commen√ßait √† l'anniversaire de la sortie d'Egypte, √† l'√©poque de la P√Ęque. On compta plus tard √† partir de l'automne (20 septembre), parce que c'√©tait l'√©poque o√Ļ l'histoire d'Isra√ęl avait recommenc√© avec le retour de l'exil.

      Au vingt-quatrième jour. Cette date du vingt-quatrième jour revient plusieurs fois à cette époque (Aggée 2.10,18,20), peut-être parce que c'était en ce jour-là que le peuple avait repris le travail de la construction du temple. C'était donc une date bénie dans son histoire, et Dieu, en se manifestant en ce jour, voulait sans doute montrer que ces communications étaient une récompense de la fidélité du peuple dans l'accomplissement de ce devoir.

      La parole de l'Eternel. Le terme hébreu a un sens plus étendu que celui de notre mot parole : il s'applique à toute révélation divine, même sous forme de vision.

      8

      J'eus une vision. La parole 4.4 prouve que le proph√®te re√ßut ces visions, non pas en songe, mais dans un √©tat de veille, o√Ļ il fut ravi en extase proph√©tique. Comparez le ravissement d'esprit de saint Pierre √† Joppe (Actes 10.10) et la sc√®ne de la transfiguration (Luc 9.32-36).

      Un homme monté sur un cheval roux. Sur ce personnage, voir plus loin.

      Entre des myrtes... dans un lieu profond. Le mot que nous traduisons par lieu profond est rendu quelquefois par le terme de lieu ombragé ; le sens adopté par nous ressort d'Exode 15.10. Il faut se représenter une vallée profonde, aux pentes ombragées de myrtes. Il est inutile de chercher quelque part cette vallée ; dans la vision, il n'y a de réel que le tableau lui-même, et si l'hébreu dit le lieu profond, c'est uniquement pour désigner la vallée que le prophète a devant les yeux de son esprit en ce moment même. Ce bosquet de myrtes est certainement le symbole du peuple élu, aujourd'hui pauvre et humble, mais pourtant agréable aux yeux de l'Eternel. S'il n'est pas comparable, comme les grandes empires du temps, à un magnifique bois de cèdres que l'on aperçoit de loin sur les hauteurs du Liban, dans son abaissement il jouit cependant d'un avantage que n'ont pas les peuples les plus puissants de la terre : il possède en son sein l'ange de l'Eternel.

      Des chevaux roux, bruns et blancs. Le second de ces termes est d'une signification douteuse. Il est appliqu√©, Esa√Įe 16.8, √† une esp√®ce de cep produisant des raisins rouges, et para√ģt d√©signer ici une nuance plus fonc√©e que le roux, en opposition au blanc qui est la nuance la plus claire. En tout cas, le sens de tachet√© que l'on donne parfois √† ce terme doit √™tre √©cart√©.

      On a essay√© d'appliquer ces couleurs aux diff√©rents c√īt√©s, le roux √† l'orient et √† l'occident, le brun au nord, le blanc au sud ; mais cette application ne repose sur aucune raison suffisante. Il en est autrement au chapitre 6 (voir √† ce passage). Les trois couleurs indiqu√©es servent sans doute uniquement √† distinguer les trois groupes de cavaliers, et, ceux-ci (d'apr√®s l'analogie du passage 6.5-8), figurent la connaissance que prend l'Eternel de la situation des peuples au nord, √† l'est et au sud, c'est-√†-dire dans tout le cercle des contr√©es environnant la Terre Sainte (voir verset 10). Il n'y a aucun rapport entre ces cavaliers et ceux d'Apocalypse 6.1-8 ; les couleurs sont diff√©rentes et les cavaliers de Zacharie ne se pr√©parent nullement, comme ceux de l'Apocalypse, √† intervenir activement dans les destin√©es du monde.

      9

      Et je dis... A qui s'adresse cette question¬†? Il semble, au premier coup d'Ňďil, tout naturel de supposer qu'elle est adress√©e au cavalier que Zacharie vient de voir appara√ģtre sur le cheval roux, comme chef des trois troupes de cavaliers qui le suivent. Cependant on peut admettre aussi que Zacharie voit d√©j√†, pr√©sent √† c√īt√© de lui, l'ange qui va lui r√©pondre et qui lui servira d'interpr√®te dans tout le cours de ses visions pour lui expliquer les tableaux qu'il contemple. Cet ange est appel√© litt√©ralement l'ange parlant en moi, non qu'il soit question d'une voix int√©rieure communiquant sans paroles les pens√©es √† l'√Ęme ; mais le proph√®te entend les paroles de l'ange comme on peut entendre dans une vision, par une audition int√©rieure. Il n'en est pas moins vrai que cet ange interpr√®te, comme on l'a appel√©, remplit √† l'√©gard du proph√®te, relativement √† la vision, un office analogue √† celui que remplit pour nous le Saint-Esprit par rapport √† la personne du Sauveur et, aux enseignements de l'Ecriture ; comparez Jean 16.14 et 1Corinthiens 2.12.

      Je te ferai voir. La réponse suivante (verset 10) de l'homme qui se tient dans les myrtes est sans doute le résultat d'une demande qui lui est adressée au nom de Zacharie par l'ange interprète. C'est là ce qui permet à celui-ci de dire : je te ferai voir.

      10

      L'homme qui se tenait entre les myrtes r√©pondit... Il r√©pondit directement √† l'ange interpr√®te et indirectement √† la question du proph√®te. Mais qui est cet homme¬†? Comme il est dit, au verset 11, que l'ange de l'Eternel se tenait entre les myrtes, on pourrait admettre que cet homme n'est autre que l'ange de l'Eternel lui-m√™me. Au verset 11 il interroge les autres cavaliers et leur fait rendre compte de leur course d'inspection, comme un chef interroge ses subordonn√©s ; c'est ainsi que, Ez√©chiel 9.2, l'ange de l'Eternel conduit la troupe des anges envoy√©s pour massacrer la population de J√©rusalem et que, Josu√© 5.13-15, il est d√©sign√© comme le chef des arm√©es de l'Eternel. Une seule chose s'oppose √† ce sens, c'est que le cavalier mont√© sur le cheval roux arrive lui-m√™me √† la t√™te des trois troupes de cavaliers (derri√®re lui, verset 8). C'est, ce qui fait plut√īt penser que cet homme n'est que le chef de la troupe des cavaliers, et que l'ange de l'Eternel est mentionn√© tout √† coup au verset 11, sans que sa pr√©sence e√Ľt √©t√© indiqu√©e d'avance. Il en avait √©t√© de m√™me au verset 9 pour la personne de l'ange interpr√®te. Mais, d√®s qu'il est entr√© en sc√®ne, c'est lui qui joue le r√īle principal (versets 11 et 12).

      Ceux que l'Eternel a envoyés... On peut établir un rapprochement entre ces cavaliers qui parcourent la terre sur l'ordre de l'Eternel, et les courriers réguliers que les rois de Perse instituèrent dans toute l'étendue de leur empire. Les images, dans les visions divines, sont toujours empruntées aux choses connues.

      11

      Ils répondirent à l'ange de l'Eternel. Le rapport des messagers est adressé à l'ange de l'Eternel, qui est maintenant le centre de la scène. Ce rapport renferme en même temps la réponse à la question de Zacharie : Qui sont ceux-ci ? On voit, en effet, par son contenu, qu'ils ont été envoyés pour rendre compte de l'état du monde à ce moment. Ils sont donc le symbole du regard divin qui se promène sur la terre.

      En repos et tranquille. Au commencement du règne de Darius, pour la première fois depuis la chute de l'empire babylonien et l'édit de Cyrus, la terre (du moins dans la partie formant le pourtour de la Terre Sainte) était en pleine paix, fait bien rare dans l'antiquité, surtout dans ces pays de l'Orient.

      12

      Pri√®re d'intercession de l'ange de l'Eternel. C'est √† cette pri√®re et √† la r√©ponse de l'Eternel que tendait, d√®s le commencement, toute la vision. L'ange de l'Eternel vient de para√ģtre, comme le repr√©sentant de la majest√© divine, comme celui dont d√©pendent les anges et leurs chefs. Il se pr√©sente maintenant √† Zacharie comme le repr√©sentant du peuple √©lu aupr√®s de son Dieu. C'est comme tel qu'il s'adresse ici √† l'Eternel comme un √™tre distinct de lui et qui s'identifie avec Isra√ęl. Sur l'ange de l'Eternel, voir Esa√Įe 63.9, note.

      Sans merci pour Jérusalem. Cette ville, ainsi que les villes de Juda, n'était encore, en quelque sorte, que ruines.

      Voil√† soixante-dix ans. Il y avait, √† proprement parler, quatre-vingt-six ans que la captivit√© de Babylone avait commenc√© ; voir J√©r√©mie 25.11-12. Mais Zacharie compte les soixante-dix ans depuis le moment o√Ļ J√©rusalem avait √©t√© compl√®tement d√©truite, ainsi que toutes les villes de Juda, c'est-√†-dire depuis l'an 588.

      13

      Et l'Eternel adressa... A la suite de cette intercession, l'Eternel lui-même adresse (par l'intermédiaire de l'ange interprète) au prophète un message d'encouragement que celui-ci doit transmettre au peuple. Ce message est renfermé dans les paroles suivantes, versets 14 à 17.

      14

      D'une grande jalousie. Cette jalousie est l'ardeur de l'amour, qui ne veut pas détruire la personne qui en est l'objet mais la purifier de telle sorte que celle-ci réponde pleinement à l'amour qui lui est témoigné.

      J√©rusalem et Sion : J√©rusalem, la capitale, centre de la vie politique ; Sion, la colline sacr√©e o√Ļ l'Eternel a fix√© sa demeure.

      15

      Aid√© au mal. Les nations, dont Dieu se servait comme d'une verge pour ch√Ętier Isra√ęl, ont outrepass√© la limite fix√©e et frapp√© avec une excessive duret√©. La violente indignation (violemment irrit√©) que l'Eternel √©prouve contre les ennemis de son peuple pour cette conduite, d√©passe de beaucoup la col√®re qu'il avait √©prouv√©e contre son peuple lui-m√™me (peu irrit√©). C'est pourquoi leur bien-√™tre actuel fera place aux plus s√©v√®res ch√Ętiments.

      16

      Je me suis retourné. Plus Jérusalem a souffert, plus l'Eternel va travailler à la relever ; avant tout, le temple sera reconstruit ; puis, la ville elle-même.

      Le cordeau sera étendu... pour mesurer les places et aligner les rues de la nouvelle ville.

      17

      Promesse se rapportant √† toutes les villes de Juda qui doivent rena√ģtre, aussi bien qu'√† la capitale et au temple.

      Le sens g√©n√©ral de cette vision nous para√ģt √™tre la r√©installation d'Isra√ęl dans la Terre Sainte qui lui a √©t√© donn√©e pour patrie, apr√®s le long exil qu'il vient de subir. Semblable aux myrtes qui croissent dans ce vallon, Isra√ęl habite de nouveau cette terre b√©nie et l'ange de l'Eternel y habite avec lui et veille de l√† sur toute la terre pour diriger les destin√©es des nations en faveur du peuple que Dieu a choisi.

      Dans le texte hébreu, le chapitre 2 commence avec le verset 18.

      18

      18 à 21 Deuxième vision :
      Les quatre cornes et les quatre forgerons.

      Quatre cornes. Cette nouvelle vision se rattache √©troitement √† la parole du verset 15 : Je suis violemment irrit√© contre les nations. La corne est le symbole habituel de la force. Il faut probablement se repr√©senter ces quatre cornes comme apparaissant dans l'espace, car il n'est point parl√© d'animaux qui les portent, et il est inutile de chercher le nom des empires qui correspondent √† chacune d'elles, car rien n'indique une succession, mais elles apparaissent et disparaissent ensemble ; et l'Assyrie, qui devrait certainement √™tre il une d'elles, puisque c'est elle qui a d√©truit le royaume des dix tribus, √©tait d√©j√† tomb√©e depuis longtemps √† l'√©poque de Zacharie. La chute de Babylone avait √©galement eu lieu. Le nombre quatre repr√©sente donc, comme √† l'ordinaire, les quatre c√īt√©s de l'horizon, c'est-√†-dire le monde entier avec ses puissances hostiles au peuple de Dieu.

      19

      Juda, Isra√ęl et J√©rusalem. On a pens√© que le premier de ces trois noms d√©signait l'ensemble du peuple, le second la population des campagnes, et le troisi√®me, celle de la capitale ; ou bien, que Juda d√©signait le royaume du sud, Isra√ęl celui du nord, et J√©rusalem, la capitale commune. D'apr√®s le groupement des mots dans l'h√©breu, il semble plut√īt que Juda ait sa place √† part et d√©signe l'ensemble du peuple, et par Isra√ęl et J√©rusalem, qui sont plus √©troitement li√©s, le proph√®te d√©signe de nouveau le peuple par son nom d'honneur (Isra√ęl), puis sa capitale comme renfermant le sanctuaire.

      20

      Quatre forgerons. Ce sont les représentants des forces que Dieu a suscitées ou suscitera pour abattre les puissances ennemies de son peuple. Il y avait deux choses dans la vision précédente : la punition des nations qui avaient aidé au mal, et la glorieuse restauration du peuple de Dieu. L'accomplissement de la première de ces promesses est représenté dans la seconde vision ; l'accomplissement de la seconde, dans la troisième.

Seuls les √Čvangiles sont disponibles en vid√©o pour le moment.
  • versets s√©lectionn√©s
  • Vid√©os et messages relatifs
  • Commentaires bibliques
  • H√©breu / Grec
  • Dictionnaire
  • Versets relatifs
  • Carte
  • Favoris
  • Partager

Pour ajouter un favori, merci de vous connecter : Se connecter

Générer un verset illustré
Logo TopChrétien carré

Télécharger l'image

Choisissez une image

Personnalisez le verset

Alignement : | | | Haut | Milieu | Bas

Taille :

Couleur :

Police :

Personnalisez la référence

Couleur :

Police :

Taille :

De légères variations de mise en page peuvent apparaitre sur l'image téléchargée.

Vous avez aim√© ? Partagez autour de vous !

Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin pour Firefox & Safari - Flash plugin pour Opera & Chrome.