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1 Corinthiens 10

    • 1 Chapitre 10.

      1 √† 14 Danger d'une fauuse libert√©, prouv√© par l'histoire d'Isra√ęl.

      Grec¬†: (d'apr√®s le texte re√ßu)¬†: "Or, fr√®res," (et selon une variante plus s√Ľre)¬†: "car, fr√®res..."

      Par cette particule, l'ap√ītre lie ce chapitre √† celui qui pr√©c√®de, et surtout √† 1Corinthiens 8 dont il est le d√©veloppement. L√† il a trait√© des rapports des chr√©tiens avec les idol√Ętres, relativement aux sacrifices et aux choses offertes sur les autels du paganisme.

      A 1Corinthiens 9 il a montr√©, par divers traits de sa propre conduite, l'utilit√© qu'il y a √† savoir renoncer √† ses droits, afin d'√©viter d'autant plus s√Ľrement une libert√© charnelle qui conduit au p√©ch√©. Poursuivant ici le cours des m√™mes pens√©es, qui √©taient si importantes pour l'Eglise de Corinthe, entour√©e de dangers au sein de cette ville opulente et voluptueuse, il va puiser dans l'histoire d'Isra√ęl d'effrayants exemples des p√©ch√©s auxquels ce peuple fut entra√ģn√© par cette fausse libert√© dont il nourrissait son orgueil.

      Tour √† tour, il se livra √† l'idol√Ętrie, (verset 7) √† l'impuret√©¬†; (verset 8) il tenta Dieu¬†; (verset 9) il murmura, (verset 10) malgr√© les gr√Ęces et les merveilles dont il avait √©t√© l'objet de la part de Dieu, et que l'ap√ītre rappelle d'abord. Apr√®s quoi Paul applique √† ses lecteurs ces exemples qu'il appelle des types, parce qu'il y voit un sens spirituel et symbolique.

      2 La nu√©e (Exode 13.21) √©tait √† la fois le signe et le moyen de la protection et de la direction de Dieu dont le peuple tout entier √©tait l'objet¬†; preuve visible de la pr√©sence de l'Eternel qui aurait d√Ľ retenir Isra√ęl dans l'ob√©issance.

      - Paul voit ensuite dans le passage de la mer Rouge, comme Pierre dans le déluge, (1Pierre 3.20,21, note) une sorte de baptême par lequel le peuple fut consacré à Dieu pour lui appartenir, après avoir éprouvé sa merveilleuse délivrance. (Comparer Exode 20.2)

      Ce bapt√™me eut lieu en Mo√Įse (litt√©ral. "envers, pour Mo√Įse"), parce que c'est √† lui et √† la loi divine, dont il fut le m√©diateur, (Galates 3.19) que le peuple devait ob√©ir. (Comparer Exode 14.31)

      3 De la manne. A l'occasion de cette nourriture, et de la parole que Mo√Įse pronon√ßa lorsqu'elle fut donn√©e, (Exode 16.15) Paul, sachant que "l'homme ne vit pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu," voit encore dans cet aliment mat√©riel le symbole d'une nourriture et d'une vie sup√©rieures.

      Telle √©tait aussi l'intention de Dieu en nourrissant d'une mani√®re miraculeuse son peuple¬†; c'est pourquoi l'ap√ītre parle d'une nourriture spirituelle. Tous ces bienfaits miraculeux de Dieu envers son peuple devaient √©lever les √Ęmes jusqu'√† lui, qui est la source de la vie. (Psaumes 78.12 et suivants)

      - Bien que l'ap√ītre semble, dans ces paroles, faire allusion au bapt√™me et √† la c√®ne des chr√©tiens, il faut se garder de presser ces all√©gories, comme l'ont fait plusieurs interpr√®tes, entre autres Calvin, d'ordinaire si sobre.

      4 Exode 17.1-6. La signification spirituelle que l'ap√ītre voit dans le fait historique, est ici la m√™me que dans les paroles qui pr√©c√®dent¬†; seulement, il est plus explicite encore, en nommant Christ comme renferm√© sous le symbole dont il s'agit.

      Ce t√©moignage prouve, comme tant d'autres (1Pierre 1.10¬†; Jean 1.1, note) que l'auteur de toutes les r√©v√©lations et de toutes les Ňďuvres divines de l'ancienne alliance, aussi bien que de la nouvelle, c'est le Logos de Dieu, la Parole √©ternelle, J√©sus-Christ. Lui seul a pu s'√©crier au milieu de son peuple, dans le d√©sert comme sous les portiques du temple¬†: "Quiconque a soif qu'il vienne √† moi et qu'il boive¬†!"

      - Les mots¬†: qui les suivait sont √©videmment une m√©tonymie, dans laquelle le symbole est pris pour la chose symbolis√©e, le rocher, pour Christ. Christ suivait son peuple pour d√©salt√©rer les corps par la puissance miraculeuse qu'il pr√™tait √† Mo√Įse, et les √Ęmes fid√®les par les eaux vives qui jaillissent en vie √©ternelle.

      La tradition rabbinique pr√©tendait qu'un rocher mat√©riel suivait le camp d'Isra√ęl √† travers le d√©sert.

      Plusieurs interpr√®tes (de Wette, Meyer dans ses premi√®res √©ditions), ont pens√© que Paul s'appropriait cette fable et croyait que Christ s'√©tait incarn√© dans ce rocher. M. Godet r√©pond avec raison¬†: "Comment se figurer un instant le plus spiritualiste des ap√ītres admettant et enseignant aux Eglises de pareilles pu√©rilit√©s¬†? En tous cas, si m√™me il a voulu faire allusion √† une fable aussi ridicule, ce dont nous doutons, il l'a fait de mani√®re √† rendre sensible la distance entre l'opinion rabbinique et la sienne propre."

      5 Tous les Israélites reçurent les mêmes bienfaits temporels et spirituels ; ce mot tous, cinq fois répété, en tête d'autant de phrases, (versets 1-4) forme un contraste tragique avec celui-ci : mais la plupart...

      Et ce dernier terme lui-même implique un effrayant avertissement quand on songe que tous tombèrent dans le désert, à l'exception de Caleb et de Josué. Ils furent conduits à leur ruine par les mêmes dangers que Paul redoutait ici pour l'Eglise de Corinthe, et se montrèrent d'autant plus coupables qu'ils avaient été plus privilégiés. (Nombres 14.23 ; comparez Hébreux 3.16 et suivants ; Hébreux 4.1 et suivants)

      6 Grec¬†: "Ces choses sont devenues nos types." Les gr√Ęces temporelles et spirituelles de Dieu, d'une part¬†; de l'autre, l'ingratitude et l'orgueil du peuple¬†; enfin, la ruine des coupables¬†: c'est toute une r√©v√©lation, une pr√©dication, dont la v√©rit√© subsiste.

      - Voilà le vrai rapport entre l'Ancien et le Nouveau Testament.

      Grec¬†: "Afin que nous ne soyons point convoiteurs de choses mauvaises, comme eux convoit√®rent." Par ces mots, l'ap√ītre ne para√ģt pas avoir en vue quelque fait particulier de l'histoire d'Isra√ęl, mais il veut plut√īt d√©signer le penchant g√©n√©ral des cŇďurs dans ce peuple, la convoitise, les mauvais d√©sirs.

      7 Exode 32.6,17-19. Cette citation s'appliquait admirablement aux dangers auxquels les Corinthiens s'exposaient en prenant part aux f√™tes idol√Ętres, par un orgueilleux abus de leur libert√©.

      Les repas des sacrifices pa√Įens, comme celui que c√©l√©br√®rent alors les Isra√©lites en l'honneur du veau d'or √©taient toujours accompagn√©s de jeux et de danses, et il √©tait impossible que l'√Ęme chr√©tienne en ressort√ģt sans souillure, ce que l'ap√ītre donne clairement √† entendre dans les versets suivants.

      9 Nombres 21.4 et suivants

      Tenter Dieu, c'est abuser de ses bienfaits, de sa patience, de sa puissance, par une incrédulité charnelle qui exige des preuves matérielles de sa présence ou de sa fidélité.

      Que d'exemples de ce p√©ch√© dans l'histoire d'Isra√ęl¬†! Ici l'ap√ītre √©crit¬†: tenter Christ. (Les variantes qui lisent le Seigneur ou Dieu ne sont que des corrections critiques.)

      L'Ancien Testament, non moins que le Nouveau, est tout rempli de la présence et de l'Esprit de Christ (comparez Jean 1.1, note ; 1Pierre 1.10-12 ; cidessus verset 4) ; c'est Christ, l'ange de l'alliance, que les Israélites tentèrent au désert ; c'est lui que l'Eternel avait défendu à son peuple d'irriter. (Exode 23.20,21) Et c'est lui que les Corinthiens tentaient par l'abus dangereux de leur liberté.

      10 Voir surtout Nombres 14.

      La menace qui s'y trouve (Nombres 14.22-23) fut accomplie à la lettre, et reste comme un effrayant exemple de la juste sévérité de Dieu contre l'ingratitude.

      11 Grec : "Nous, à qui est parvenue la fin des siècles." L'Ecriture considère partout l'économie présente comme la dernière, dans laquelle tout doit être accompli.

      Menaces et promesses, tout est d'une réalité d'autant plus imposante que l'accomplissement en est spirituel, éternel, définitif, et non plus symbolique et temporaire comme dans l'économie ancienne.

      13 verset 12 renferme la sérieuse conclusion de tous les avertissements qui précèdent ; le verset 13 y ajoute un encouragement tiré dé l'expérience des Corinthiens et de la fidélité de Dieu.

      Une tentation (ou √©preuve) humaine est celle qui nous vient des hommes ou de notre propre cŇďur, et que l'homme peut surmonter, qui n'est pas au-dessus de ses forces.

      Quelques interpr√®tes entendent ce mot en opposition √† d'autres tentations qui nous assaillent par la puissance des t√©n√®bres, et qui s'attaquent aux racines m√™mes de notre foi. Ce contraste se retrouve Eph√©siens 6.12. (Comparer le combat de l'ap√ītre, 2Corinthiens 12.7)

      Cependant cette distinction, quoique r√©elle, ne saurait √™tre absolue, puisqu'en toute tentation se trouve √† la fois la puissance de la chair et l'action de l'ennemi des √Ęmes.

      En relevant ce caractère humain des tentations, Paul veut surtout en indiquer le degré, et apprendre aux Corinthiens que jusqu'ici les leurs n'avaient point été des plus dangereuses.

      Puis, afin de les encourager au combat pour les jours plus mauvais qui allaient para√ģtre, il √©l√®ve leur pens√©e vers la source de la vraie force et de la vraie consolation¬†: "Dieu fera, avec la tentation, l'issue," (Grec¬†:) afin que vous demeuriez "plus que vainqueurs."

      14 Tous les avertissements qui précèdent viennent se résumer dans celui-là, que les Corinthiens étaient le plus tentés de négliger. Paul y insiste, et pour cela il va mettre (verset 16) en opposition la communion au corps de Christ et la communion des idoles, que plusieurs considéraient comme un culte rendu aux démons, idée fausse si l'on ne considère que l'idole, mais vraie si l'on pénètre jusqu'à l'esprit même du paganisme.
      15 15 √† 22 L'Idol√Ętrie ou la participation aux sacrifices des idoles est incompatible avec la communion de Christ.

      L'ap√ītre parle √† ses lecteurs comme √† des hommes qui se vantaient de leur intelligence spirituelle, qui v√©ritablement en poss√©daient une riche mesure¬†; (1Corinthiens 1.5) et qui pouvaient, par cons√©quent, trouver dans leurs lumi√®res et dans leur exp√©rience chr√©tienne la confirmation de ce qu'il va leur dire¬†; il ne craint donc pas d'y faire appel.

      16 La coupe de b√©n√©diction, ou d'actions de gr√Ęces, √©tait, chez les Juifs, la coupe du souper pascal sur laquelle le p√®re de famille pronon√ßait la b√©n√©diction en remerciant Dieu, avant de la donner √† ceux qui l'entouraient. (Voy. Matthieu 26.27, note.) Par l√†, le repas √©tait b√©ni, consacr√© √† la gloire de ce Dieu, (versets 30,31) qui s'est manifest√© dans les dons de la cr√©ation, et surtout dans la d√©livrance de son peuple, rappel√©e √† tout Isra√©lite par la P√Ęque.

      Mais lorsque, dans cette coupe, le Sauveur nous fait consid√©rer son sang r√©pandu pour le salut du monde, la b√©n√©diction qui s'y rattache prend une signification plus profonde¬†: c'est l'action de gr√Ęces pour le don ineffable de Dieu. De l√† le nom d'eucharistie (action de gr√Ęce), que les premiers chr√©tiens donnaient √† la c√®ne, mais qui n'en indique pourtant pas le sens complet.

      L'action de rompre le pain a aussi sa signification. (1Corinthiens 11.24)

      L'id√©e de sacrifice, qui se trouve chez tous les peuples, qui est un besoin profond de la conscience coupable, qui formait le centre de toutes les institutions mosa√Įques, et qui a √©t√© pleinement r√©alis√©e sur le Calvaire, peut seule faire comprendre le sens complet de ces paroles.

      La victime immol√©e, on en br√Ľlait sur l'autel les parties les plus grasses, d'autres √©taient donn√©es aux sacrificateurs, d'autres enfin servaient aux repas du sacrifice, auquel prenait part celui qui l'avait offert, avec sa famille et ses amis, avec "l'√©tranger, la veuve et l'orphelin," et "il se r√©jouissait devant l'Eternel." (Deut√©ronome 12.5-12,17-19¬†; 14.22-29¬†; 16.10,11)

      Tous ces actes avaient leur signification. Nous ne rappellerons pas ici celle du sacrifice m√™me¬†; mais c'est par ce repas que ceux qui l'avaient offert s'en appropriaient personnellement l'efficace, (verset 18) se mettaient en communion avec Dieu, que le sacrifice venait de rendre propice et de r√©concilier avec le p√©cheur. C'est dans ce sens que Paul consid√®re ici la c√®ne comme un repas de sacrifice¬†: le sacrifice de Christ, offert une seule fois pour le p√©ch√©¬†; son corps rompu, son sang r√©pandu sont pr√©sent√©s au chr√©tien, qui, en les recevant, entre avec son Sauveur crucifi√© et glorifi√© dans une communion v√©ritable, s'approprie tous les fruits de la r√©demption, tandis que Christ devient en lui la source d'une vie nouvelle. (Comparer Matthieu 26.26 et suivants, notes¬†; Jean 6.57, note.) De cette communion avec Christ, l'ap√ītre va tirer un argument puissant contre toute participation aux sacrifices des idoles. (versets 20,21)

      17 Toute la profonde vérité de la cène est représentée visiblement par le symbole : tous participent à un seul pain que l'on rompt et distribue, voilà l'unité, la communion des plusieurs entre eux.

      Mais comme ce n'est pas le pain, ce signe matériel, qui peut unir les chrétiens, ils n'ont communion entre eux que par leur communion réelle et vivante avec Jésus-Christ. Par là, l'Eglise devient son corps, les chrétiens deviennent ses membres, vivant tous de la même vie, qu'ils reçoivent de Christ en eux.

      - L'ap√ītre n'avait pas √† parler ici de cette union des chr√©tiens, mais il le fait pour montrer d'autant mieux la r√©alit√© de leur communion avec le Sauveur dans la c√®ne, et pour rendre d'autant plus frappant le contraste qu'il va √©tablir entre cette communion et celle des idoles.

      18 L'ap√ītre raisonne ici a fortiori, du moindre au plus grand¬†: si d√©j√† chez le peuple de Dieu la participation au repas du sacrifice √©tait telle que chacun s'en appropriait ainsi l'efficace, et avait communion avec l'autel, combien plus grande est la vertu du sacrifice de Christ en tous ceux qui le re√ßoivent dans la c√®ne¬†!

      L'autel, par o√Ļ l'ap√ītre entend l'institution du sacrifice juif, est une id√©e infiniment plus vague, moins r√©elle que Christ se communiquant aux siens.

      - Cette expression¬†: l'Isra√ęl selon la chair (Romains 9.3) oppose l'ancien peuple de Dieu au nouveau, aux chr√©tiens.

      19 Est-ce que je me contredis en retirant ce que je vous ai conc√©d√©, (1Corinthiens 8.4) "qu'une idole n'est rien¬†?" Il pouvait para√ģtre que l'ap√ītre, en comparant le sacrifice juif et m√™me le sacrifice du Calvaire √† ceux des idoles, conf√©rait √† ces derniers une r√©alit√© qui mettait ceux qui les offrent en communion avec l'idole, ce qui supposerait que cette idole est un √™tre r√©el.

      Paul repousse cette id√©e¬†; mais, p√©n√©trant au fond des choses, il va montrer pourquoi les sacrifices pa√Įens ne sont point innocents en eux-m√™mes, ni, par cons√©quent, indiff√©rents pour les chr√©tiens.

      - Les deux questions de ce verset sont interverties par le texte re√ßu qui porte¬†: qu'une idole est quelque chose, ou que ce qui est sacrifi√©¬†?...Cet ordre des mots est moins en harmonie avec la pens√©e de l'ap√ītre.

      20 Les Juifs, plusieurs des premiers chrétiens, et la plupart des Pères de l'Eglise considéraient toutes les fausses divinités adorées dans le paganisme comme autant de mauvais esprits (démons) avec lesquels leurs adorateurs entraient nécessairement en communion ; de là, l'horreur que leur inspirait un tel culte.

      Les Corinthiens, au contraire, trop √©clair√©s pour ne pas savoir que tous ces faux dieux n'√©taient que le produit de l'imagination de l'homme (ce que Paul leur a d√©j√† conc√©d√©, 1Corinthiens 8.4 et suivants), en √©taient venus, par de fausses cons√©quences de ce principe, √† ne se faire aucun scrupule de prendre part aux repas des sacrifices pa√Įens.

      L'ap√ītre doit combattre cette dangereuse application de la libert√© chr√©tienne, et pour cela il r√©tablit la v√©rit√© sur la nature du paganisme, v√©rit√© qui n'est ni dans l'un ni dans l'autre des extr√™mes que nous venons d'indiquer.

      Non, dit-il, les idoles en elles-m√™mes ne sont rien¬†; tel qui leur rend un culte dans son ignorance, ne fait m√™me que chercher Dieu "en t√Ętonnant."

      Mais, comme l'homme déchu est sous la puissance des ténèbres, comme, en adorant la créature au lieu du Créateur, il obéit à cette puissance et s'éloigne toujours plus de Dieu, comme les fausses divinités ne sont que les impures passions de l'homme divinisées, comme enfin les actes mêmes de ce culte consistaient le plus souvent en abominables souillures (ainsi le culte de Vénus qui florissait à Corinthe), il est évident que toute participation à une telle religion est une communion avec la puissance diabolique du mal, alors même qu'en s'y mêlant on parviendrait à s'abstenir de tout acte positif de péché.

      Et qui pouvait s'en flatter¬†? En fait, c'√©tait chercher la tentation¬†; en principe, c'√©tait m√©conna√ģtre l'esprit du paganisme. L'admirable sagesse de cette instruction peut trouver aujourd'hui encore mille applications dans les rapports du chr√©tien avec le monde.

      21 Ce frappant contraste rend plus évidentes encore les vérités qui précèdent.

      Une communion réelle et vivante avec le Sauveur exclura toujours de notre vie tout ce qui vient de l'esprit des ténèbres.

      - La coupe et la table des d√©mons, que Paul oppose √† la coupe et √† la table du Seigneur, rappellent les libations qui se faisaient dans les repas des sacrifices pa√Įens.

      22 Dieu, par un effet de sa saintet√© et de son amour, est jaloux de poss√©der tout entier le cŇďur de son enfant¬†; et comment partagerait-il ce cŇďur avec le d√©mon¬†?

      Pourrions-nous supporter le poids de son indignation ?

      23 23 à 33 Il faut s'abstenir même des choses permises par égard pour les faibles.

      1Corinthiens 10.6.12 ; comparez 1Corinthiens 8.4, note.

      - L'ap√ītre insiste sur ce qu'il a d√©j√† dit (1Corinthiens 6) quant √† l'emploi de la libert√© chr√©tienne¬†; mais, tandis qu'auparavant il a trait√© ce sujet par rapport √† celui-l√† m√™me qui profite de cette libert√©, ici il a surtout en vue l'√©dification des autres.

      Selon la libert√© chr√©tienne, toutes les choses o√Ļ il n'y a point de p√©ch√© sont permises (le texte re√ßu lit deux fois me sont permises)¬†; mais la charit√© veut que l'on consulte ce qui est avantageux aux autres, ce qui les √©difie..

      Par là, saint Paul revient à parler de l'usage des viandes qui ont servi aux sacrifices, (1Corinthiens 8.1 et suivants) mais d'un usage privé dans une famille, et non dans les repas religieux du paganisme : "S'il ne s'agit que de vous, vous êtes libres ; (versets 25-27) mais si vous froissiez une conscience, abstenez-vous, car, par la, vous ne sacrifiez pas votre liberté ; (versets 28-30) faites donc tout pour la gloire de Dieu et par un principe de charité." (1Corinthiens 10.31 ; 11. 1)

      24 Par l'usage absolu de mon droit et de ma libert√© chr√©tienne sans √©gard aux autres, je puis agir en parfait √©go√Įste. (Comparer Philippiens 2.4¬†; Romains 15.1)
      25 Sans vous enquérir, par motif de conscience, si telle viande qui se vend au marché n'a point fait partie d'une victime offerte en sacrifice.

      La grande raison de cette liberté se trouve au verset suivant.

      26 Le Seigneur a tout créé pour l'usage de l'homme. Psaumes 24.1 ; Psaumes 50.10.
      27 Ainsi, d'une part, l'ap√ītre ne d√©fend pas au chr√©tien d'accepter l'invitation d'un infid√®le¬†; mais comme, d'autre part, il se passait souvent dans ces repas, m√™me priv√©s, des choses propres √† r√©volter une conscience d√©licate il ajoute, pour que chacun y r√©fl√©chisse¬†: et que vous vouliez y aller.

      Admirable tempérament que la vérité apporte à la liberté, et qui est dans l'esprit de l'Evangile Quand une telle question se présente pour le chrétien dans ses rapports avec le monde, qu'il la décide à la lumière du principe posé au verset 31, et il ne sera pas longtemps en suspens.

      Comme à verset 25.

      28 Le texte reçu reproduit ici la citation du Psaumes 24.1 qui se trouve à verset 26. C'est évidemment une inadvertance de copiste qui a contre elle toutes les autorités du plus grand poids, et qui forme ici un vrai contre-sens.
      30 En demandant aux chr√©tiens, comme il l'a fait d√©j√† (1Corinthiens 8¬†; comparez Romains 14.14,15), de s'abstenir d'un aliment par √©gard pour un fr√®re faible et scrupuleux qui l'a averti, craignant une souillure, (verset 28) l'ap√ītre affirme nettement que cette abstention n'est point dict√©e par une conscience √©clair√©e mais uniquement par la conscience de l'autre, c'est-√†-dire par la charit√©¬†; (verset 29) la libert√© chr√©tienne reste intacte¬†; la conscience d'un autre n'en fait pas la r√®gle¬†; et, en particulier dans le cas pr√©sent, toute nourriture, m√™me si elle avait servi aux sacrifices, serait sanctifi√©e par l'action de gr√Ęce, par cette reconnaissance qui re√ßoit tout de Dieu et rapporte tout √† sa gloire. (verset 30)

      En un mot, le chrétien s'abstient par charité pour son frère faible ; (1Corinthiens 8.7-10) mais, quant à lui, sa liberté subsiste.

      - Quelques interpr√®tes, Calvin, M. Godet entre autres, voient dans la seconde phrase de versets 29,30 non pas l'intention de sauvegarder la libert√©, mais un motif de s'abstenir¬†: "Pourquoi donnerais-je √† un autre l'occasion de condamner ma libert√©¬†? pourquoi m'exposerais-je √† √™tre bl√Ęm√©¬†?" Comparer Romains 14.16.

      31 A l'occasion d'un simple devoir de charit√©, l'ap√ītre pose ici le principe le plus profond, le plus universel de la vie du chr√©tien. Dieu a tout cr√©√© pour sa gloire¬†; il ne pouvait se proposer de but plus √©lev√© que lui-m√™me.

      Or, toute vie d'homme et toute action de sa vie qui tend vers ce but, tend par là même à sa vraie destination.

      Toute Ňďuvre, au contraire, qui n'est pas inspir√©e par ce principe, ne porte jamais dans l'Ecriture le titre d'une bonne Ňďuvre quelle qu'en soit d'ailleurs l'excellence relative. Mais ce principe est trop grand pour n'√™tre pas tout spirituel¬†; il ne se laisse point r√©duire en des r√®gles de casuistique.

      Dans le cas actuel, le même homme peut s'abstenir pour la gloire de Dieu, (verset 28) ou manger et boire pour la gloire de Dieu, et il en est ainsi de tous les actes de notre vie.

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