TopFormation Voyagez au cŇďur de l'arch√©ologie biblique !

1 Jean 5

    • 1 Chapitre 5.

      1 à 13 La foi en Jésus-Christ, victorieuse du monde, fondée sur le témoignage de Dieu qui nous donne la vie éternelle.

      Croire que J√©sus est le Christ n'est pas simplement, dans la pens√©e de l'ap√ītre, croire en J√©sus-Christ¬†; par ces mots, il reprend sa pol√©mique contre ceux qui s√©paraient l'homme J√©sus du Christ divin. (Comparer 1Jean 2.22¬†; 4.2,3, note, 1Jean 4.15, note.)

      Mais ici comme partout, il revient immédiatement aux présuppositions et aux conséquences pratiques de cette foi. Ainsi la foi en Jésus comme Christ prouve la régénération. Celui qui la possède est né de Dieu ; et comme celui qui est né de Dieu aime, cela va sans dire, Celui qui l'a engendré, il aime aussi celui qui est né de lui. Sa foi est la source de son amour pour ceux qui sont les enfants du même Père. (1Jean 4.20,21)

      Dans toute cette exhortation à l'amour fraternel (1Jean 3.11 et suivants ; 1Jean 4.7 et suivants), Jean suppose constamment que cet amour est le fruit de la foi. (1Jean 4.7, 2e note.) Mais ici il affirme de manière à écarter toute erreur, qu'il entend un amour spécial et d'une nature toute divine, qu'éprouvent ceux qui sont nés de Dieu, pour leurs frères également nés de lui, pour ceux qu'il appelle, au verset suivant : les enfants de Dieu.

      2 Jusqu'ici l'ap√ītre a fait de l'amour fraternel un signe du v√©ritable amour pour Dieu¬†; (1Jean 4.20,21) maintenant il √©nonce la proposition inverse.

      L'amour pour Dieu qui consiste à pratiquer ses commandements est la pierre de touche de l'amour fraternel.

      L'amour qui n'accomplit pas toute la volont√© de Dieu envers nos fr√®res n'est qu'un vain et st√©rile sentiment, qui fait plus de mal que de bien, parce qu'il ne nous porte pas √† aimer "en Ňďuvre et en v√©rit√©." (1Jean 3.18)

      Nous n'aimons vraiment nos fr√®res que lorsque nous aimons Dieu, et dans la proportion o√Ļ nous l'aimons et lui ob√©issons. Et tout cela n'a lieu que lorsque nous sommes "n√©s de lui." (verset 1)

      3 1Jean 2.3,4,Jean 14.15,21. L'amour produit toujours l'obéissance.
      5 Comparer Matthieu 11.30.

      Les commandements de Dieu sont très pénibles à ceux qui ne l'aiment pas, (verset 3) et qui sont incapables de les accomplir. (Romains 8.7)

      Quant aux enfants de Dieu, la seule chose qui pourrait les leur rendre pénibles (Grec : "pesants"), ce serait l'opposition du monde, (1Jean 2.15,16, note) soit au dehors, soit au dedans d'eux ; mais tout ce qui est né de Dieu, (verset 1) ce qui est animé de son Esprit, pénétré de son amour, remporte la victoire sur le monde, sur ses séductions ou ses menaces. (1Jean 4.4)

      Et le moyen par lequel nous remportons cette victoire, c'est notre foi, (verset 4) mais une foi qui a pour objet le Fils de Dieu (verset 1, comparez Jean 20.31), le tout-puissant Sauveur auquel elle nous unit intimement. Notre chef a déjà vaincu le monde et il nous rend participants de sa victoire. (Jean 16.33)

      - Par ces mots, Jean revient au grand principe exprimé à verset 1, et, après avoir ainsi attribué toutes choses à la foi, il va en montrer le fondement.

      6 Grec : Celui-ci, ce Jésus présenté à verset 5 comme l'objet de la foi, est celui qui est venu avec (grec moyennant) de l'eau et du sang ; non avec (ou dans) l'eau seulement, mais avec (ou dans) l'eau et le sang.

      En ces termes, Jean caractérise le Sauveur auquel notre foi doit s'attacher pour être victorieuse du monde.

      Celui qui est venu, ce participe pass√© montre que l'ap√ītre pense au fait historique de l'apparition de J√©sus. C'est ce fait qu'exprime toujours le verbe venir dans la langue de notre ap√ītre.

      Les mots¬†: avec de l'eau et avec du sang doivent donc s'entendre de faits qui ont marqu√© dans la carri√®re terrestre du Christ¬†; ils d√©signent son bapt√™me et sa mort sur la croix. On a voulu y voir la mention du bapt√™me et de la c√®ne institu√©s par Christ. Si telle avait √©t√© la pens√©e de Jean, il aurait d√Ľ √©crire¬†: Celui qui vient avec de l'eau et avec du sang¬†; et m√™me ce dernier terme serait bien insolite pour d√©signer la c√®ne.

      Enfin, il n'y a pas lieu d'admettre, avec Augustin et les anciens interpr√®tes, une allusion au trait de la Passion du Sauveur rapport√© Jean 19.34. Si l'ap√ītre rel√®ve sp√©cialement le bapt√™me de J√©sus et son supplice sanglant, c'est que le premier a inaugur√© son Ňďuvre r√©demptrice, le second l'a consomm√©e. Et dans ces deux circonstances, Dieu l'a proclam√© son Fils et l'a fait conna√ģtre comme tel. (Jean 1.31-34¬†; 8.28¬†; 19.32-36)

      Jean ajoute : non avec l'eau seulement, mais avec le sang ; le Christ n'a pas seulement reçu le baptême, il a subi la mort de la croix.

      Cette affirmation est oppos√©e aux enseignements des faux docteurs que Jean combat (1Jean 2.22¬†; 4.1-3) Ceux-ci pr√©tendaient qu'au moment du bapt√™me, le Christ, le Fils de Dieu s'√©tait uni √† l'homme J√©sus, mais l'avait abandonn√© avant sa mort. L'ap√ītre affirme, au contraire que le Fils de Dieu est mort, que sa mort, aussi bien que son bapt√™me, fait partie de l'Ňďuvre messianique, que la foi qui sauve, c'est la foi au Fils de Dieu, qui s'est solidaris√©, par le bapt√™me, avec notre humanit√© p√©cheresse et qui a donn√© pour elle sa vie sur la croix.

      Et qu'est ce qui certifie au croyant l'efficacit√© de l'Ňďuvre accomplie par le Fils de Dieu¬†? Le t√©moignage du Saint-Esprit. C'est l'Esprit que en rend t√©moignage, dit Jean. Il entend par l'Esprit non la vie spirituelle du croyant, mais l'Esprit de Dieu tel qu'il a agi d√®s la Pentec√īte dans le cŇďur des disciples de Christ pour les r√©g√©n√©rer, en faisant de la vie et de la mort de leur Sauveur les moyens de produire en eux une vie nouvelle. En la cr√©ant et en l'entretenant en eux, l'Esprit rend t√©moignage de l'efficacit√© de l'Ňďuvre de Christ, il l'atteste aux yeux du monde et il √©difie la foi des disciples sur le fondement in√©branlable d'une exp√©rience intime.

      L'Esprit rend ce témoignage, il le rend avec une puissance irrésistible, parce que l'Esprit est la vérité, Il l'est, comme Christ l'est lui-même, (Jean 14.6) en tant qu'il est "la vie," la vie de Dieu manifestée et communiquée aux hommes, et, par conséquent, la réalité suprême.

      8 Confirmation du verset précédent (car).

      Notre foi repose sur le triple témoignage de l'Esprit, de l'eau et du sang (voir la note précédente).

      Et ces trois sont unanimes, (grec) sont pour le seul et même but, tendent à un but unique ; leur témoignage se rapporte au même fait, il fonde la certitude que Jésus est le Fils de Dieu et le Sauveur qui nous rend victorieux du monde. (verset 5)

      - Dans le texte reçu la teneur de versets 7,8 est accrue par une interpolation célèbre dans l'histoire du texte du Nouveau Testament : "Car il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel : le Père, la Parole et le Saint-Esprit, et ces trois-là sont un. Et il y en a trois qui rendent témoignage sur la terre : l'Esprit, l'eau et le sang, et ces trois se rapportent à un."

      - Les mots en italique sont inauthentiques. Ils ont leur origine dans une fausse interprétation de versets 6,7 (début du verset).

      Quelques écrivains anciens (Cyprien) ont vu dans les trois qui rendent témoignage, une allusion à la Trinité. Cette interprétation, d'abord écrite en marge d'un manuscrit, aura été admise dans le texte par un copiste ignorant.

      Ces paroles ne se trouvent dans aucun manuscrit grec, except√© dans un qui date du seizi√®me si√®cle, et dans un gr√©co-latin du quinzi√®me si√®cle. Elles manquent √©galement dans presque toutes les versions anciennes, dans tous les P√®res de l'Eglise grecque, qui auraient eu tant d'int√©r√™t √† les produire dans les controverses ariennes, et chez beaucoup d'√©crivains de l'Eglise latine, tels que Tertullien, Hilaire, Ambroise, Augustin, J√©r√īme.

      Elles apparaissent pour la première fois vers la fin du cinquième siècle dans des versions latines en Afrique, puis, dès le dixième siècle dans les manuscrits de la Vulgate.

      Dans le Nouveau Testament grec imprim√© par Erasme, elles ne furent point admises pour les √©ditions de 1516 et 1519¬†; elles ne jouirent de cette faveur que dans l'√©dition de 1622, d'o√Ļ elles pass√®rent dans les √©ditions de Robert Etienne, de B√®ze et des Elz√©vir, c'est-√†-dire dans le texte re√ßu d√®s lors.

      Luther ne les a jamais acceptées dans sa version allemande et ce ne fut que longtemps après sa mort, en 1581, qu'elles y furent introduites.

      Calvin adopte cette le√ßon tout en reconnaissant combien elle est contestable, mais le commentaire qu'il en donne montre assez combien elle est peu en harmonie avec la pens√©e de l'ap√ītre. Elle l'interrompt, en effet, et cela pour y ajouter une id√©e dogmatique qui, ici, n'a aucun sens. Enfin, on sait que jamais la doctrine de la Trinit√© n'a √©t√© formul√©e de cette mani√®re pendant l'√®re apostolique. C'est par ces raisons historiques et ex√©g√©tiques que tous les critiques de nos jours rejettent du texte la glose qui nous occupe.

      9 D'après une disposition de la loi, à laquelle Jean pensait sans doute déjà en parlant des trois témoins, (verset 7) et qu'il rappelle positivement ici, le témoignage des hommes, solennellement rendu en justice, était reçu lorsque les déclarations de deux ou trois témoins concordaient. (Deutéronome 17.6 ; 19.15,Matthieu 18.16 ; Jean 8.17)

      Or, si le t√©moignage des hommes nous inspire une confiance qui forme notre conviction, que sera-ce du t√©moignage de Dieu qu'il a rendu de son Fils, et qui repose sur le triple fondement indiqu√© par l'ap√ītre¬†? (verset 6)

      D'autres traduisent : "car voici le témoignage de Dieu, c'est qu'il a rendu témoignage à son Fils ;" le témoignage de Dieu consiste dans le témoignage qu'il a rendu à son Fils.

      10 Celui qui croit au Fils de Dieu n'a pas seulement le témoignage que Dieu a rendu au Sauveur à son baptême, dans toute sa vie sur la terre, et à sa mort, (versets 6,9) mais il a ce témoignage au dedans de lui, vivant, intime, personnel. Il fait l'expérience du témoignage que le Saint Esprit rend à Jésus-Christ comme Sauveur. (verset 6, note.)

      Aucune négation ne saurait ébranler, aucun doute faire défaillir sa foi. Toutes les autres preuves peuvent avoir leur utilité, mais il n'en a plus besoin pour son salut (Comparer Romains 8.16, note)

      C'est se mettre en contradiction directe avec Dieu, le faire menteur, (1Jean 1.10) que de ne pas croire apr√®s avoir connu le t√©moignage qu'il a rendu de son Fils. Cette incr√©dulit√© volontaire est un p√©ch√© qui entra√ģne la condamnation. (Jean 3.18)

      12 Ce témoignage, dont Jean indique le magnifique contenu, (verset 11) n'est pas un autre que celui dont il a parlé jusqu'ici. (versets 6-9) Il le considère seulement à un autre point de vue, c'est a dire dans l'expérience des croyants.

      Pour eux, le témoignage de Dieu est irrécusable, évident, parce qu'il porte sur un fait actuellement accompli en eux : Dieu nous a donné la vie éternelle : (verset 11) celui qui a le Fils a la vie, il le sait, il ne peut en douter. (verset 12) Mais comme cette vie éternelle est tout entière et exclusivement en son Fils, (verset 11) il en résulte nécessairement que quiconque n'a pas le Fils de Dieu ne saurait avoir la vie.

      13 Le texte reçu (majuscules) place les mots : à vous qui croyez au Fils de Dieu, après : je vous ai écrit ; et à la fin du verset il porte : et afin que vous croyiez au nom du Fils de Dieu.

      - Par ces paroles l'ap√ītre r√©sume tout ce qu'il vient de dire (versets 6-12) et indique clairement le but de toute son √©p√ģtre, comme il le fait √† la fin de son Evangile. (Jean 20.31)

      Il écrit afin d'affermir ceux qui croient dans l'assurance de la vie éternelle. Ils savent qu'ils la possèdent actuellement : ils le savent, d'une part, par le témoignage de Dieu, (versets 6-9) d'autre part, par l'expérience qu'ils en ont en eux mêmes. (verset 10) Cette affirmation est répétée trois fois solennellement ci-dessous : nous savons. (versets 18,19,20)

      14 14 à 21 Puissance de la prière et assurance du chrétien dans le Dieu véritable.
      15 La possession de la vie √©ternelle (versets 6-12) nous donne l'assurance (grec) envers Dieu qu'il nous √©coute, et qu'il accorde √† ses enfants toutes les gr√Ęces qu'ils lui demandent, pourvu que ce soit selon sa volont√©. (verset 14)

      En effet, comment Celui qui a donné le plus, ne donnerait-il pas aussi le moins ?

      Mais, malgr√© la puissance de cette raison, l'ap√ītre en produit une plus imm√©diate encore, celle de l'exp√©rience, ou des faits¬†: nous savons que Dieu √©coute ou exauce la pri√®re, parce que, si souvent d√©j√† et de toutes mani√®res, il nous a accord√© ce que nous lui avons demand√©. (verset 15)

      - Tel nous para√ģt √™tre le sens de verset 15. D'autres le traduisent ainsi¬†: "Et si nous savons qu'il nous √©coute, nous savons (aussi) que nous avons (recevrons, le pr√©sent mis pour le futur) les choses que nous lui avons demand√©es." Raisonnement par trop na√Įf¬†!

      16 La prière du chrétien pour lui-même (versets 14,15) devient nécessairement prière pour ses frères, au moyen de la communion intime et vivante qui les unit et qui confond leurs intérêts éternels dans un même amour.

      Ainsi tout fid√®le qui voit son fr√®re p√©cher et qui l'aime, deviendra son intercesseur aupr√®s de Dieu¬†; et il a ici la mis√©ricordieuse promesse qu'il rendra √† cette √Ęme la pardon et la vie. Il demandera et il lui donnera la vie.

      Quel est le sujet de ce dernier verbe¬†? Les uns r√©pondent¬†: Dieu, et la plupart de nos versions introduisent ce mot dans le texte. Mais il est plus naturel de donner aux deux verbes le m√™me sujet¬†: le fr√®re qui prie, dont il est encore question √† la fin du verset. Il donnera la vie √† celui pour qui il interc√©dera, en lui procurant par sa pri√®re le pardon et le secours de Dieu. (Comparer Jacques 5.15) Telle est, d'apr√®s l'ap√ītre, la puissance de la pri√®re, qu'elle met le croyant, pour ainsi dire, en possession de la toute-puissance de Dieu. A une condition toutefois¬†: c'est que le p√©cheur pour lequel on prie ne p√®che pas d'un p√©ch√© √† la mort.

      Que faut-il entendre par l√†¬†? Non pas un acte isol√©, une transgression quelque grave qu'elle soit de la loi de Dieu, et dans laquelle un chr√©tien serait tomb√© par faiblesse, par manque de vigilance, ou par l'entra√ģnement d'une tentation¬†; mais ce p√©ch√© √† la mort r√©v√®le un √©tat de mort spirituelle o√Ļ est arriv√©e une √Ęme qui a connu la v√©rit√© et commenc√© de vivre la vie nouvelle.

      Une longue suite de p√©ch√©s volontaires, la n√©gligence des moyens de gr√Ęce, les s√©ductions du monde, peuvent amener un tel √©tat, qui a beaucoup de rapport avec le p√©ch√© contre le SaintEsprit. (Matthieu 12.31,32) Alors, toute communion avec Dieu ayant cess√© par l'abandon du Sauveur, l'√Ęme devient √©trang√®re aussi √† la communion fraternelle et √©chappe aux influences b√©nies de l'intercession.

      Jean ne d√©fend pas de prier pour ce p√©ch√©-l√† mais il ne le commande pas¬†: Je ne dis pas (grec) qu'il prie pour ce p√©ch√©-l√†. Et comme il arrive rarement que l'homme ait une connaissance suffisante et une conviction bien fond√©e d'un tel √©tat d'√Ęme chez son fr√®re, il convient de ne faire usage de cet avertissement de l'ap√ītre qu'avec une extr√™me prudence et selon les conseils d'une vraie charit√©.

      Pour rassurer les chr√©tiens sinc√®res, mais toujours faillibles, l'ap√ītre ajoute¬†: (verset 17) Sans doute, toute iniquit√©, tout ce qui est contraire √† la volont√© de Dieu, (1Jean 2.29¬†; 3.7) est p√©ch√©, et le chr√©tien, qui pratique la justice selon que son Dieu Sauveur est "juste," (1Jean 3.7) ne doit pas le tol√©rer dans sa vie¬†; mais il peut, malgr√© tout, se trouver chez lui tel p√©ch√©, qu'il reconna√ģt, dont il se repent, que Dieu pardonne et qui d√®s lors ne d√©truit point le principe de la vie, n'est point √† la mort. (1Jean 1.9¬†; 2.1)

      18 A la redoutable alternative du p√®che qui m√®ne √† la mort, (verset 16) l'ap√ītre oppose la certitude (nous savons) du salut assur√© √† quiconque est n√© de Dieu. (Comparer H√©breux 6.4 et suivants avec H√©breux 6.9 et suivants)

      Il ne p√®che point, et par cons√©quent, il n'est pas expos√© √† commettre le p√©ch√© qui m√®ne √† la mort. Cette affirmation absolue¬†: il ne p√®che point, est en contradiction avec ce que l'ap√ītre vient de conc√©der, (verset 17) que dans toute vie chr√©tienne il y a des iniquit√©s qui sont des p√©ch√©s. Il n'est pas n√©cessaire, pour lever la contradiction, de sous-entendre¬†: il ne p√®che point "d'un p√©ch√© qui m√®ne √† la mort," et par une conclusion inverse¬†: celui qui commet ce p√©ch√© n'est pas n√© de Dieu.

      Il suffit de considérer que celui qui est né de Dieu l'est par la foi et ne jouit de l'immunité que lui confère cette naissance de Dieu que pour autant qu'il demeure par la foi en Dieu. (Comparer 1Jean 3.6,9, notes.)

      Mais si, par la foi, il se maintient dans sa position d'enfant de Dieu, il se garde lui-même (texte reçu, Weiss, d'après Sin., majuscules) ou : le garde, s'attache à lui, c'est-à-dire à Dieu, (Tischendorf, Westcott-Hort Nestle d'après B. A).

      Et le malin, c'est-√†-dire le diable, ne le touche point, ou, comme d'autres traduisent, il n'a aucune prise sur lui. On peut dire de lui ce que le Ma√ģtre disait de soi-m√™me. (Jean 14.30)

      19 Nouvelle expression de l'assurance que possèdent ceux qui sont de Dieu, nés de lui ; (verset 18) mais aussi, dans l'état du monde corrompu, un sérieux motif de vigilance et d'humilité.

      - Grec¬†: le monde g√ģt dans le mal. Ce dernier mot peut signifier en grec le mal moral, ou le malin, le d√©mon. Plusieurs lui donnent cette signification, qu'il a √† verset 18, et dans 1Jean 2.13,14¬†; 3.12, ils traduisent¬†: est au pouvoir du malin.

      D'autres estiment que le verbe : être gisant dans est plus favorable au premier sens.

      20 Le monde g√ģt dans le mal, mais nous savons que le Fils de Dieu est venu¬†! Grand et consolant contraste, qui subsisterait m√™me s'il fallait admettre la variante de A¬†: Et nous savons. Il est venu et il est l√†¬†: telle est la signification pr√©cise du verbe grec qui se retrouve Jean 8.42.

      De m√™me que les sens sont pour nous le moyen de percevoir le monde visible, que la raison est l'organe par lequel nous nous mettons en possession des v√©rit√©s qui appartiennent √† ce monde, de m√™me le Fils de Dieu, venu sur la terre, a donn√© √† ceux qui lui ouvrent leur cŇďur un sens nouveau, l'intelligence (spirituelle) pour conna√ģtre le V√©ritable et tout ce qui vient de lui.

      Ce sens intime, c'est la foi, op√©r√©e par le Saint-Esprit, et qui nous met en communion avec Dieu. Jean appelle cette communion √™tre dans le V√©ritable. Mais nous ne sommes dans ce V√©ritable que parce que nous sommes en J√©sus-Christ, seul M√©diateur de notre communion avec Dieu. Jean, qui avait, comme Isra√©lite, connu le vrai Dieu d√®s son enfance, confesse n'avoir re√ßu l'intelligence pour le conna√ģtre comme le V√©ritable, que depuis qu'il est en J√©sus-Christ. (Jean 14.6,9,10)

      - Ces paroles se relient aussi √† ce qui pr√©c√®de (versets 18,19) concernant la pr√©cieuse assurance que nous avons de la vie √©ternelle. (verset 13) L'ap√ītre exprime cette assurance par ce mot trois fois r√©p√©t√©¬†: (versets 18,19,20) "Nous savons¬†!"

      Dans la note qui précède, nous avons deux fois appliqué à Dieu, le Père, l'épithète : le Véritable, et pour maintenir l'harmonie de la pensée de Jean nous inclinons à rattacher au même sujet la troisième déclaration : C'est lui, Dieu, qui est le Dieu véritable, etc.

      Ceux qui la rapportent à Jésus-Christ en donnent pour raisons :

      1¬į Que le pronom d√©signe plus naturellement le sujet nomm√© en dernier lieu.

      2¬į Que cette d√©claration¬†: lui est le Dieu v√©ritable, appliqu√©e au P√®re, apr√®s que l'√©pith√®te de V√©ritable lui a d√©j√† √©t√© appliqu√©e deux fois, n'est plus qu'une r√©p√©tition tra√ģnante et inutile.

      3¬į Que les mots la vie, la vie √©ternelle sont habituellement attribu√©s, non √† Dieu, mais au Fils de Dieu. (1Jean 1.2¬†; Jean 1.4¬†; 11.25)

      - De son c√īt√©, l'opinion contraire s'appuie sur les observations suivantes¬†:

      1¬į Le ton solennel de toute la pens√©e exige que la troisi√®me d√©claration se rapporte au m√™me sujet que les deux premi√®res. Or ce sujet, c'est Dieu le P√®re, non J√©sus Christ, qui n'est nomm√© ici qu'incidemment et comme M√©diateur de notre communion avec Dieu.

      2¬į Ce qualificatif¬†: le Dieu v√©ritable, n'est jamais appliqu√© √† J√©susChrist, quoique comme Parole il soit appel√© Dieu¬†; (Jean 1.1) mais il est appliqu√©, par J√©sus lui-m√™me, √† Dieu, et cela en des termes qui le lui r√©servent exclusivement¬†: seul Dieu v√©ritable. (Jean 17.3)

      3¬į Jean distingue toujours soigneusement le P√®re et le Fils par les attributs qu'il leur donne, il le fait m√™me dans notre passage, par ce mot son Fils, J√©sus Christ. Or, si la troisi√®me d√©claration s'appliquait au Fils, l'ap√ītre introduirait dans sa pens√©e une confusion d'id√©es qu'il √©vite toujours.

      4¬į L'exhortation qui suit, relative aux idoles, suppose que l'ap√ītre leur oppose le Dieu, Dieu v√©ritable.

      21 Ce dernier avertissement, plein d'une tendre et paternelle affection, n'est pas dirig√© contre le retour √† l'idol√Ętrie ext√©rieure, dans le culte pa√Įen. Le danger d'une telle rechute ne devait gu√®re exister pour des chr√©tiens aussi avanc√©s que l'√©taient les destinataires de l'√©p√ģtre. Ces idoles sont oppos√©es au Dieu v√©ritable. (verset 20)

      Ce sont donc les fausses idées de Dieu que les hommes se font en tout temps. Celui qui n'a pas le Fils de Dieu pour Sauveur n'a point Dieu ; (1Jean 2.23) et l'être imaginaire qu'il croit adorer dans le ciel, n'est qu'une idole.

      Mais il ne faudrait pas limiter au domaine de la pens√©e le p√©ril contre lequel l'ap√ītre met ses fr√®res en garde. Les idoles n'√©taient pas seulement des repr√©sentations erron√©es de Dieu, mais les passions diverses qui les poussaient √† transgresser les commandements divins, (1Jean 2.4) √† ha√Įr leurs fr√®res, (1Jean 2.9) √† aimer le monde. (1Jean 2.16)

      "On n'a gu√®re √† se d√©fendre des idoles de pierre¬†; mais combien il y en a dans notre cŇďur auxquelles nous ne sommes que trop attach√©s. Tout ce que nous aimons contre la loi de Dieu est l'idole que nous adorons. O√Ļ nous cherchons notre bonheur, c'est l√† qu'est notre Dieu." Quesnel.

Seuls les √Čvangiles sont disponibles en vid√©o pour le moment.
  • versets s√©lectionn√©s
  • Vid√©os et messages relatifs
  • Commentaires bibliques
  • H√©breu / Grec
  • Dictionnaire
  • Versets relatifs
  • Carte
  • Favoris
  • Partager

Pour ajouter un favori, merci de vous connecter : Se connecter

Générer un verset illustré
Logo TopChrétien carré

Télécharger l'image

Choisissez une image

Personnalisez le verset

Alignement : | | | Haut | Milieu | Bas

Taille :

Couleur :

Police :

Personnalisez la référence

Couleur :

Police :

Taille :

De légères variations de mise en page peuvent apparaitre sur l'image téléchargée.

Vous avez aim√© ? Partagez autour de vous !

Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin pour Firefox & Safari - Flash plugin pour Opera & Chrome.