1 Rois 11

    • 1

      Aima des femmes étrangères en grand nombre. Salomon commettait par là une double faute, condamnée par Deutéronome 17.17. L'énumération suivante montre qu'elles appartenaient aux cinq nations voisines habitant sur les frontières du pays.

      Outre la fille de Pharaon. L'union avec cette princesse n'√©tait pas proprement contraire √† la loi, qui ne d√©fendait que le mariage avec les Canan√©ennes. Peut-√™tre cette princesse avait-elle renonc√© √† l'idol√Ętrie (voir 3.1, note).

      2

      Vous n'irez point chez eux. Voir Exode 34.16 ; Deutéronome 7.3-4 ; Josué 23.12. Voir spécialement pour les Ammonites et les Moabites, Deutéronome 23.4,8.

      S'attacha à eux pour ses amours. L'amour pour ces femmes étrangères l'amena à se livrer aux rites religieux des peuples auxquels elles appartenaient. Ce danger était prévu Deutéronome 17.17 ; 7.15.

      3

      Sept cents princesses : celles qui provenaient des familles royales des peuples environnants. C'√©tait moins la sensualit√© que la vanit√© et la politique qui l'engageaient √† se former cet immense s√©rail. En Orient, un harem nombreux est aussi indispensable √† l'√©clat d'une cour que chez nous une √©curie richement mont√©e. De plus, ces alliances contribuaient √† resserrer les relations politiques d'Isra√ęl avec les cours environnantes. Le Cantique des cantiques, Cantique 6.8, parle de soixante reines et de quatre-vingts concubines. Le chiffre peut avoir vari√© aux diff√©rentes √©poques de la vie de Salomon. Celui du Cantique serait le plus ancien.

      4

      Au temps de la vieillesse de Salomon. C'est alors seulement que la direction de sa vie changea complètement. L'énergie de sa conscience et de sa volonté avait de plus en plus faibli.

      Son cŇďur ne fut point tout entier √† l'Eternel. Il n'abandonna pas compl√®tement l'Eternel¬†; il continuait √† c√©l√©brer dans le temple le culte public (9.25). Mais, √† c√īt√© de cela, il tol√©rait et prot√©geait lui-m√™me √† l'occasion les cultes √©trangers. Il ne fit pas encore comme plusieurs de ses successeurs, qui abandonn√®rent compl√®tement le culte de l'Eternel (16.31-32¬†; 22.54).

      5

      Astarté, la divinité féminine des Phéniciens et de toutes les peuplades cananéennes, était adorée surtout par les femmes, et son culte était accompagné de débauches (Jérémie 7.18, note).

      Milcom, le dieu des Ammonites, le même que Moloch, verset 7.

      Les Cananéens avaient tous au fond une même religion. C'étaient toujours le soleil et la lune qu'ils adoraient sous des noms différents (Nombres 25.3).

      6

      Fit ce qui est mal. Cette expression, qui repara√ģt souvent (14.22¬†; 15.26¬†; 16.30, etc.), est toujours appliqu√©e √† la transgression du premier commandement de la loi, qui est l'expression de la volont√© supr√™me de Dieu (Exode 20.3¬†; comparez Matthieu 6.24¬†; 4.10).

      7

      Camos, le dominateur, nom du soleil ; comparez Nombres 21.29 ; Jérémie 7.31.

      Sur la montagne qui est en face de Jérusalem, c'est-à-dire à l'est, sur l'un des sommets du mont des Oliviers (2Rois 23.13) ; d'après la tradition, le plus méridional, qui a reçu par cette raison le nom de mont du Scandale.

      8

      Il fit ainsi pour toutes ses femmes.

      2Rois 23.13 nomme, √† c√īt√© des autels de Camos et de Moloch, celui d'Astart√©. Ces trois autels suffisaient pour toutes ces femmes √©trang√®res, car les H√©thiens paraissent avoir ador√© Astart√© comme les Sidoniens¬†; et les Edomites, Moloch. Sans doute, Salomon, en adoptant tous ces cultes, estimait, au nom de sa sagesse sup√©rieure, qu'ils s'adressaient tous au fond √† une seule et m√™me divinit√©, plus ou moins grossi√®rement repr√©sent√©e sous ces formes diverses et dont Isra√ęl poss√©dait, sous le nom de Jahv√©, l'id√©e la plus pure. De l√† cette immense tol√©rance dans laquelle il voyait, avec complaisance en lui-m√™me, une preuve de largeur d'esprit.

      9

      9 √† 13 Annonce du ch√Ętiment. Le ch√Ętiment suivra la faute¬†; mais il n'est encore qu'annonc√© et pr√©par√© dans ce chapitre.

      Fut irrité contre Salomon. comparez les avertissements 3.5 ; 9.2.

      11

      Et l'Eternel dit à Salomon : sans doute par le ministère d'un prophète (6.11), peut-être d'Ahija (verset 29).

      Et que tu n'as pas gardé mon alliance, sur laquelle reposait l'existence même du peuple. David, malgré ses fautes, n'avait pas fait cela.

      Je déchirerai le royaume. La punition correspond à la faute (verset 13). En légitimant des cultes différents, Salomon avait profondément déchiré le sentiment religieux de son peuple.

      12

      A cause de David. En consid√©ration de David, Dieu met un double adoucissement au ch√Ętiment. La punition n'en est pas moins s√©v√®re, puisqu'elle frappe Salomon dans l'avenir de sa dynastie.

      13

      Une tribu à ton fils. Voir versets 31 et 32. Que résulta-t-il de cette menace ? L'historien ne le dit pas. Faut-il conclure de ce silence qu'il s'humilia et se repentit ? Il est probable qu'un fait si considérable serait mentionné.

      14

      14 à 40 Les adversaires de Salomon. Ce morceau se rattache au précédent. En nous présentant trois hommes qui s'élèvent contre Salomon et provoquent des troubles pendant la dernière période de son règne, il fait pressentir la catastrophe qui suivra.

      14 à 22 Hadad l'Edomite.

      Hadad. Ce nom de chef édomite se rencontre déjà Genèse 36.3.

      15

      Dans le temps que David fut en Edom. Comparez 2Samuel 8.13.

      16

      Tout Isra√ęl : toute l'arm√©e isra√©lite.

      18

      Et ils partirent de Madian. Ils s'√©taient d'abord r√©fugi√©s en Madian. Le si√®ge principal de cette tribu arabe √©tait le pays situ√© imm√©diatement au sud de celui d'Edom, sur la c√īte est du golfe d'Akaba¬†; de l√† elle s'√©tait r√©pandue vers le nord, jusqu'au d√©sert √† l'est de Moab et d'Ammon, et vers le sud, jusqu'au Sina√Į, en traversant la mer Rouge (Exode 2.15¬†; Nombres 22.4).

      Ils vinrent √† Paran¬†; se dirigeant droit au nord-ouest avec une caravane ou une escorte madianite qui les guida √† travers le grand d√©sert de Paran, au nord de Sina√Į. ils continu√®rent en ligne droite jusqu'en Egypte.

      Roi d'Egypte... Ce Pharaon, régnant du temps de David, était probablement le père de celui dont Salomon épousa la fille.

      20

      Tachpénès le sevra... On sevrait les enfants à deux ou trois ans, ce qui donnait lieu à une fête de famille (Genèse 21.8). Nous ignorons ce qui avait pu procurer à Hadad de pareilles faveurs.

      21

      Hadad esp√®re, dans ces circonstances, r√©ussir √† affranchir son peuple et √† recouvrer le tr√īne paternel. Il ne para√ģt pas avoir r√©ussi¬†; comparez 1Rois 22.48 et 2Rois 8.20. Mais son retour causa de grands embarras √† Salomon (verset 14). Voil√† pourquoi il est nomm√© en premier au nombre des ennemis qui troubl√®rent la fin de son r√®gne.

      23

      23 à 25 Rézon le Syrien.

      Hadadézer était roi de Tsoba, contrée syrienne au sud-est du Liban. Après la défaite de ce roi par David (2Samuel 8.5 et. suivants) Rézon était parvenu à réunir une bande de fuyards et à s'emparer de Damas.

      25

      Il fut au nord un sujet d'inqui√©tude pour Salomon, comme Hadad au sud. La dynastie qu'il fonda fut pendant des si√®cles un ennemi redoutable d'Isra√ęl.

      26

      26 à 40 Jéroboam.

      Cet adversaire fut le plus important des trois. Aussi l'historien nous donne-t-il sur son compte des renseignements beaucoup plus détaillés. Les mots se révolta sont le sommaire et une anticipation de toute l'histoire subséquente.

      Ephrathien, del√† tribu d'Ephra√Įm.

      Ts√©r√©da : localit√© dans la montagne d'Ephra√Įm, aujourd'hui peut-√™tre le petit village de Sarda-hin, au nord-est de B√©thel.

      27

      Millo : voir 9.15, note.

      Il fermait la br√®che. Ce terme de br√®che d√©signe le ravin du Tyrop√©on qui, s√©parant les deux collines sur lesquelles J√©rusalem √©tait b√Ętie, offrait une entr√©e aux ennemis pour p√©n√©trer dans la ville haute, dont le versant de ce c√īt√© n'√©tait pas aussi abrupt que celui de la colline orientale. Le remblai que David avait d√©j√† b√Ęti l√† (2Samuel 5.9) fut chang√© en une forteresse par Salomon¬†; comparez 1Rois 9.15.

      28

      Les gens de corv√©e de la maison de Joseph : lev√©s par Salomon pour ex√©cuter ce travail. Quoique leur position f√Ľt moins p√©nible que celle des ouvriers canan√©ens (9.22, note), il est vraisemblable que cette tribu, rivale de Juda, ne supportait qu'avec peine ce genre d'imp√īt qui devait servir √† fortifier la capitale. Ce m√©contentement pr√©para les √©v√©nements qui suivirent.

      29

      Sortit de Jérusalem. Nous ne savons sous quel prétexte, mais il résulte du verset 37 que Jéroboam roulait déjà dans son esprit des projets de révolte et qu'il se dirigeait vers sa tribu pour en préparer l'exécution.

      Ahija, de Silo. Ce proph√®te √©tait donc aussi Ephra√Įmite et sans doute J√©roboam et lui se connaissaient d√©j√†.

      30

      Le manteau : celui d'Ahija. Ce vêtement neuf est l'emblème du royaume de David, récemment fondé.

      32

      La tribu unique : celle de Juda, à laquelle il faut ajouter celles de Benjamin et de Siméon, qui ne sont pas comptées, la première à cause de sa petitesse relative et de sa proximité de Jérusalem, en raison de laquelle elle est souvent considérée comme ne faisant qu'un avec celle de Juda (12.20-21 ; 2Chroniques 11.3,23) ; la seconde parce que son territoire était entièrement enclavé dans celui de Juda (Josué 19.1). Les neuf tribus restantes, en y ajoutant la portion de celle des Lévites qui habitait dans le nord, forment les dix données à Jéroboam.

      33

      Ils m'ont abandonn√©... (comparez versets 4 √† 8). Une partie du peuple s'√©tait rendue complice de l'idol√Ętrie de Salomon¬†; 11.11 et suivants¬†; 20.5 et suivants.

      36

      Une lampe : symbole de la vie (Proverbes 20.20), puis aussi de la conservation d'une famille (1Rois 15.4 ; 2Samuel 21.17). Sens : un successeur qui empêchera la dynastie de s'éteindre.

      37

      Sur tout ce que ton √Ęme d√©sire : Tes d√©sirs secrets seront r√©alis√©s¬†; tu seras roi (1Samuel 9.19).

      38

      Si tu obéis... Même condition que celle qui avait été mise à la royauté de Salomon (3.14 ; 6.12 ; 9.4). Jéroboam n'a pas rempli cette condition ; aussi sa maison fut-elle extirpée déjà sous le règne de son fils (15.28). Elle ne possédait pas une promesse inviolable comme celle faite à David.

      39

      Ce ne sera pas pour toujours : écho de la grande promesse fondamentale, 2Samuel 7.13.

      40

      Salomon chercha √† faire mourir..., soit qu'il e√Ľt eu vent de ce qui s'√©tait pass√© entre Ahija et J√©roboam, soit que les allures hautaines de ce dernier trahissent ses desseins. J√©roboam, se sentant plus ou moins devin√©, se d√©roba par la fuite.

      Sisaki en égyptien Schéshonk. On s'étonne de voir la cour égyptienne, si étroitement unie à Salomon, accueillir l'ennemi de ce roi. Mais l'histoire de l'Egypte nous apprend que le beau-père de Salomon fut le dernier roi de la vingt-unième dynastie égyptienne (tanitique), et que Sisak fut le premier de la vingt-deuxième (bubastique). Ce changement de dynastie explique le changement d'attitude de la cour d'Egypte.

      41

      Ce livre plus complet, auquel renvoie l'auteur du n√ītre, ne peut √™tre la chronique officielle du royaume tenue par le chancelier (Mazkir), car chaque lecteur ne pouvait y avoir acc√®s. Ce devait √™tre un √©crit priv√©, accessible au public, mais compos√© sans doute au moyen des Archives du royaume. Outre cela pouvaient √™tre entr√©es en partie dans sa composition les monographies r√©dig√©es sur chaque r√®gne par les proph√®tes contemporains, telles que celles qui sont mentionn√©es 2Chroniques 9.29 au sujet du r√®gne de Salomon (le Livre du proph√®te Nathan, la Proph√©tie d'Ahija et la Vision de Jeddo). Outre ces deux esp√®ces de sources, l'auteur avait sans doute recueilli les traditions orales qui circulaient de son temps. Ce grand ouvrage, intitul√© tant√īt Annales des rois de Juda, tant√īt Annales des rois d'Isra√ęl, tant√īt Annales des rois de Juda et d'Isra√ęl, est celui auquel renvoie notre auteur pour une connaissance plus compl√®te de l'histoire des deux royaumes. Le sien √©tait sans doute en partie un extrait de celui-l√†.

      42

      42 et 43 Notice qui frappe par sa concision et qui contraste avec les détails circonstanciés donnés sur les derniers jours de David. Elle ne jette aucun jour sur la question de savoir si Salomon est revenu à Dieu avant de mourir.

      Quarante ans : probablement de 1015 √† 975 avant Christ. Salomon n'a pas atteint un √Ęge avanc√©, puisqu'il avait √† peine vingt ans lorsqu'il monta sur le tr√īne (3.7,14).

      43

      S'endormit... : voir 2.10.

      Roboam. C'est le seul fils de Salomon dont parle le r√©cit biblique¬†; deux de ses filles sont mentionn√©es accidentellement, 4.11,15. Salomon ne para√ģt pas avoir eu beaucoup d'enfants, malgr√© le grand nombre de ses femmes. Quant √† l'√Ęge de Roboam, lors de son av√®nement, et √† sa m√®re, voir 14.21.

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