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Exode 6

    • 1

      1 √† 9 Nouvel encouragement donn√© par l'Eternel √† Mo√Įse¬†; d√©couragement du peuple.

      Ce verset est la transition du récit précédent à celui des plaies d'Egypte qui commence au verset 14 du chapitre suivant.

      Dieu envoie Mo√Įse, mais sans r√©pondre directement √† sa plainte. Les motifs divins, en effet, ne pouvaient encore √™tre compris de Mo√Įse¬†; mais nous pouvons maintenant les entrevoir. Le cŇďur des Isra√©lites ne se serait pas suffisamment d√©tach√© de l'Egypte, si l'oppression n'avait √©t√© port√©e √† l'extr√™me. Car, m√™me, apr√®s cela, on les voit encore lorsque les difficult√©s surviennent, regretter l'Egypte et songer √† y retourner (14.12¬†; Nombres 14.4).

      2

      Je suis apparu..., litt√©ralement : Je me suis fait voir en Dieu Schadda√Į, Schadda√Į : puissant, non tout-puissant, comme on traduit d'ordinaire. L'id√©e de la toute puissance absolue ne se rattache pas au nom de Schadda√Į, mais √† celui de J√©hova¬†; et c'est pr√©cis√©ment l√† l'une des notions nouvelles auxquelles doit maintenant s'√©lever Isra√ęl.

      L'antith√®se n'est pas ici entre le nom de J√©hova et celui d'Elohim, comme on se le figure souvent, mais entre les deux noms J√©hova et Schadda√Į. Elohim est le sujet commun, le je, qui s'est r√©v√©l√© aux patriarches en qualit√© de Schadda√Į et qui se r√©v√®le maintenant en qualit√© de J√©hova.

      Le mode de la révélation de Dieu aux patriarches leur laissait surtout l'impression de sa puissance, et ce devait être aussi l'effet des promesses qu'il leur faisait (naissance d'Isaac, possession de Canaan, innombrable postérité, etc.). Mais la puissance n'est qu'un des attributs de l'être divin. La révélation de Dieu pénètre maintenant jusqu'à son essence même, telle que l'exprime le nom de Jéhova (voir à 3.4).

      Il ne r√©sulte point de ces mots que le nom m√™me de J√©hova f√Ľt ignor√© jusqu'√† ce moment en Isra√ęl. Le nom de la m√®re de Mo√Įse, Jok√©bed, qui signifie gloire de J√©hova, prouve le contraire. Dans Gen√®se 15.7 et 28.13 Dieu lui-m√™me se d√©signe par ce nom-l√†. Si ce nom e√Ľt √©t√© inconnu du peuple jusqu'√† ce moment il n'aurait pr√©sent√© aucune id√©e claire √† ceux qui l'entendaient de la bouche de Mo√Įse. Aussi Dieu ne dit-il pas, en parlant des patriarches : Je ne leur ai pas fait conna√ģtre mon nom d'Eternel, mais litt√©ralement : En mon nom, c'est-√†-dire en ma qualit√© d'Eternel, je ne me suis pas fait conna√ģtre √† eux. Le nom existait bien, mais la profondeur de son sens et les cons√©quences √† y rattacher √©taient inconnues du peuple.

      Il faut bien remarquer ici, outre l'opposition des deux noms Schadda√Į et J√©hova, celle des deux verbes : je me suis fait voir, et : Je ne me suis pas fait conna√ģtre. Dieu r√©v√©lait aux patriarches d'une mani√®re sensible sa puissance¬†; mais son essence ne peut √™tre contempl√©e par les sens¬†; elle ne peut √™tre discern√©e que par l'intelligence. C'est cette nouvelle intuition, d'un caract√®re sup√©rieur, que Dieu communique maintenant au peuple comme l'objet supr√™me et permanent de sa foi et comme la base de toute l'histoire qui suivra.

      On ne peut pas dire que cette parole de Dieu fasse double emploi avec la r√©v√©lation du chapitre 3. Car ici Dieu se sert simplement du nom de J√©hova sans l'expliquer, se bornant √† cette d√©claration n√©gative qu'auparavant il n'avait point pris ce nom pour son titre officiel en Isra√ęl, comme il le fait d√®s maintenant.

      4

      4 et 5 Non seulement mon alliance existe, mais le moment est venu o√Ļ elle doit d√©ployer ses effets.

      6

      6 et 8 Trois promesses : Dieu les d√©livrera¬†; il les prendra √† lui (√† Sina√Į)¬†; il les √©tablira en Canaan.

      9

      Ce verset formule le r√©sultat de la premi√®re tentative de Mo√Įse : angoisse extr√™me et d√©sespoir chez tout le peuple. Dieu avait voulu laisser les choses arriver √† ce point avant de d√©ployer son bras.

      10

      6.10 à 14.31 Les dix plaies et la sortie d'Egypte

      6.10 à 7.13 Sommation dernière de l'Eternel à Pharaon avant le commencement de la lutte.

      10 √† 12 Dieu envoie Mo√Įse √† Pharaon avec un message dont le caract√®re absolu et p√©remptoire est la cons√©quence du refus du roi d'obtemp√©rer au message pr√©c√©dent (5.1). Mo√Įse recule de nouveau devant cette t√Ęche qui devient de plus en plus redoutable.

      13

      13 √† 27 L'auteur place ici la g√©n√©alogie de Mo√Įse et d'Aaron. Car c'est le moment de leur apparition sur la grande sc√®ne de l'histoire. C'est ainsi que la g√©n√©alogie de J√©sus est plac√©e dans l'√©vangile de Luc apr√®s son bapt√™me et √† l'entr√©e du r√©cit de son minist√®re public.

      Ce document g√©n√©alogique comprenait sans doute les douze tribus avec leurs branches principales au moment de la sortie. L'auteur, qui veut uniquement arriver √† Mo√Įse et Aaron, n'en communique que le commencement (Ruben, Sim√©on, puis L√©vi).

      Le verset 13 √©tait le pr√©ambule de la g√©n√©alogie dans le document d'o√Ļ elle est tir√©e.

      14

      Leurs patriarches : les chefs des principales branches dans chaque tribu. La g√©n√©alogie des tribus de Ruben et de Sim√©on n'est indiqu√©e que sommairement et seulement pour marquer la place de la tribu de L√©vi ou, plus exactement encore, celle de la famille d'Aaron et de Mo√Įse.

      D'apr√®s le document g√©n√©alogique, il semblerait qu'Aaron ait √©t√© l'arri√®re-petit-fils de L√©vi, ce qui est incompatible avec le chiffre des descendants de K√©hath, fils de L√©vi, indiqu√© Nombres 3.27 et suivants. D'apr√®s ce passage, en effet, les quatre branches descendant de L√©vi comptaient au temps de Mo√Įse 8600 hommes et enfants, ce qui, en attribuant le quart de ce chiffre aux K√©hathites, fait un nombre de 2450. Mo√Įse ne peut avoir eu un pareil nombre de fr√®res et de parents, s'il √©tait l'arri√®re-petit-fils de L√©vi.

      Nous sommes r√©duits √† des conjectures pour r√©soudre cette difficult√©. Ou bien il y a des membres omis entre L√©vi et K√©hath, on bien Amram, fils de K√©hath, n'est pas le m√™me qu'Amram, p√®re de Mo√Įse (verset 20). On trouve une analogie de l'un et de l'autre de ces deux cas dans la g√©n√©alogie d'Esdras : Esdras 7.3 (comparez 1Chroniques 6.7-10¬†; H√©breux 5.33-35), six g√©n√©rations sont omises entre M√©rajoth et Azaria, fils de Johanan (omission provenant sans doute de la fr√©quente r√©p√©tition des m√™mes noms dans la liste g√©n√©alogique)¬†; autres omissions entre S√©ra√Įa, mort sous N√©bucadnetsar, et Esdras, qui vivait un si√®cle et demi plus tard.

      Le passage Gen√®se 15.16 n'emp√™che point, d'admettre cette omission, car le mot (h√©breu dor) qui y est employ√© ne signifie pas dans l'Ecriture une g√©n√©ration au sens g√©n√©alogique, mais plut√īt toute la dur√©e de la vie d'un homme, c'est-√†-dire (√† cette √©poque-l√†) environ un si√®cle, et les quatre g√©n√©rations du verset 16 sont la m√™me chose que les quatre si√®cles du verset 13.

      Ce qui confirme encore qu'il y a ici une omission, c'est que, pendant le m√™me espace de temps, d'autres g√©n√©alogies ont six, sept et m√™me dix g√©n√©rations (d'Ephra√Įm √† Josu√©, par exemple, 1Chroniques 7.22-27).

      Sa tante. Le mariage √† ce degr√©, n'avait pas encore √©t√© interdit, comme il le fut plus tard par la loi. Il est cependant possible que le mot h√©breu doda doive se traduire ici par cousine, de m√™me que le masculin dod, qui signifie ordinairement oncle, a √©videmment aussi (une fois tout au moins, J√©r√©mie 32.12) le sens de cousin-germain. Chez tous les peuples, principalement chez ceux o√Ļ la famille est fortement constitu√©e, on est port√© √† √©tendre le sens des termes qui d√©signent les degr√©s de parent√©¬†; ainsi Abraham appelle Lot son fr√®re.

      20

      Jokébed : gloire de Jéhova. Voir verset 2, note.

      26

      26 et 27 L'auteur revient du document g√©n√©alogique aux deux personnages √©minents dont il a rappel√© la filiation et dont il va retracer le r√īle.

      Selon leurs armées, c'est-à-dire en bon ordre ; rangés par tribus, branches et familles, et non comme des fugitifs. Il y a dans le terme hébreu (tsaba) l'idée d'une troupe organisée, mais pas l'idée d'une troupe armée.

      28

      28 √† 30 Ces versets servent, apr√®s l'interruption pr√©c√©dente, √† renouer le fil du r√©cit avec les versets 10 √† 12. Ils font ressortir encore une fois l'importance de ce moment o√Ļ Mo√Įse doit porter √† Pharaon ce que l'on peut appeler la d√©claration de guerre de J√©hova, s'il ne consent pas √† se soumettre, et ils rappellent le tremblement qui s'empara de l'homme de Dieu en face d'une telle mission et de la rencontre au-devant de laquelle il marchait.

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