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Jean 8.12

12 à 59 Dernières déclarations de Jésus. Point culminant de la lutte à la fête des Tabernacles.

Ces mots n'indiquent pas avec précision le moment ou eurent lieu les enseignements et les discussions qui vont suivre ; si l'on omet l'histoire de la femme adultère, ils se rattachent au Jean 7.52, mais d'une manière assez vague, car celui ci se terminait par le récit d'une séance du sanhédrin. Il semble que Jésus a devant lui un autre auditoire (voir la fin de la note suivante), assemblé dans un autre endroit. (verset 20)

D'autre part, les mots de nouveau, donc, montrent que dans la pensée de l'évangéliste ces nouveaux témoignages rendus par Jésus se rattachent à ceux qui sont rapportés en Jean 7.

- Quoi qu'il en soit, on reconna√ģt facilement, dans ce discours de J√©sus, trois parties distinctes¬†: dans la premi√®re, (versets 12-20) J√©sus d√©clare qu'il est la lumi√®re du monde¬†; dans la seconde, (versets 21-29) il fait ressortir le contraste profond qui existe entre sa personne et le peuple qui l'entoure¬†; dans la troisi√®me enfin, (versets 30-59) il poursuit ce contraste jusque dans ses raisons les plus profondes.

Sans cesse interrompus par quelques-uns des auditeurs les enseignements de Jésus prennent ici là forme du dialogue. Les adversaires d'abord retenus par la main de Dieu, (verset 20) puis divisés, parce que plusieurs parmi le peuple crurent en Jésus, (verset 30) finissent par donner essor à toute leur haine, au point d'attenter à la vie du Sauveur. (verset 59)

Ce grand témoignage que le Sauveur se rend à lui-même ne laisse au lecteur de l'Evangile d'autre alternative que de croire pleinement sa divinité ou de l'accuser d'une prétention extravagante. Jésus n'est pas seulement la lumière de son peuple, auquel il révélait la vérité divine, mais la lumière du monde, c'est-à-dire de notre humanité tout entière. (Comparer Jean 9.5 ; 12.35)

Comment saisir cette pensée immense ? Notre évangéliste a dit ailleurs : "Dieu est lumière", (1Jean 1.5) or, ce que Dieu est en lui-même, le Sauveur l'est pour le monde, car Dieu n'est connu que par lui et en lui.

Quand Jésus dira plus tard : "Je suis la vérité," il n'exprimera pas une idée différente.

Mais il faut se garder de donner à ces mots de "vérité" et de lumière un sens purement intellectuel, car Jésus les met toujours en relation avec la vie. "Je suis la vérité et la vie," (Jean 14.6) "celui qui me suit aura la lumière de la vie."

En effet comme le soleil est pour notre terre à la fois lumière, chaleur et vie, tel est le Sauveur pour notre humanité. (Comparer Jean 1.4 note.) Aussi s'est il d'abord présenté, comme la vie (Jean 6.32-58) avant de se déclarer la lumière, car il n'est lumière que pour ceux dont il est la vie.

- Cette affirmation suppose que le monde n'a pas la lumière, qu'il est plongé dans les ténèbres et c'est ce qui ressort de la seconde partie de ce verset. Pour ne pas marcher dans les ténèbres, qui sont à tous égards l'opposé de la lumière, l'homme doit suivre Jésus, c'est-à-dire recevoir ses enseignements, entrer en communion avec lui par une foi vivante et conformer toute sa vie à la vie sainte du Sauveur.

Ainsi non seulement il ne marchera plus dans les t√©n√®bres, mais il aura en sa possession la lumi√®re de la vie c'est-√†dire une lumi√®re qui proc√®de de la vie. (Jean 1.4) En effet, de m√™me que les t√©n√®bres sont l'erreur, le p√©ch√© et la mort, de m√™me la lumi√®re est, pour l'√Ęme croyante, ins√©parable de la saintet√© et de la vie. (Eph√©siens 5.8¬†; Colossiens 1.13) comparez avec (Galates 2.20)

- Comme Jésus avait rattaché son précédent témoignage à l'un des souvenirs évoqués par les cérémonies de la fête des Tabernacles, (Jean 7.37, 2e note) plusieurs interprètes pensent que l'idée de se désigner comme la lumière du monde lui fut inspirée par la vue de l'immense candélabre qu'on allumait durant la fête dans le parvis des femmes et qui, de là, illuminait une partie de la ville.

M. Godet pr√©f√®re ici encore (comparez Jean 7.37, 2e note) remonter du symbole √©tabli au temps de J√©sus, au fait miraculeux dont il √©tait le m√©morial, il pense que J√©sus se compare √† la colonne de feu qui, au d√©sert, √©clairait la marche d'Isra√ęl durant la nuit, et qu'il n'avait qu'√† suivre pour ne pas s'√©garer.

On peut objecter √† cette double supposition que la f√™te des Tabernacles √©tait pass√©e. En effet, J√©sus pronon√ßa la d√©claration de Jean 7.37 et suivants "Le dernier et grand jour de la f√™te." Or il para√ģt r√©sulter de divers indices que les enseignements et les discussions rapport√©s √† Jean 8 eurent lieu le lendemain ou l'un des jours qui suivirent la f√™te.

La situation a changé ; l'auditoire n'est plus le même.

A Jean 7 c'était "la foule," composée surtout de pèlerins (Jean 7.20,31, suivants, Jean 7.40,43) ; l'évangéliste distingue de celle-ci les "habitants de Jérusalem." (Jean 7.25)

A Jean 8, il n'est plus fait aucune mention de cette "foule," d'o√Ļ l'on a conclu que la f√™te √©tait achev√©e. D'autre part, le cand√©labre auquel on pense n'√©tait allum√©, d'apr√®s certains auteurs, que le premier soir de la f√™te.

Est-il donc n√©cessaire de supposer une allusion √† cette c√©r√©monie sp√©ciale¬†? Ne suffisait-il pas de rappeler que les Ecritures pr√©sentes √† la m√©moire de tous les auditeurs de J√©sus annoncent partout la venue du Sauveur en employant cette belle image de la lumi√®re qui luit dans les t√©n√®bres¬†? (Esa√Įe 49.6¬†; 60.1-3¬†; Malachie 4.2 comparez Luc 1.79¬†; 2.32)


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