Les endroits les plus reculés et les plus ténébreux
du pays d’Israël allaient premièrement pouvoir partager les
bénédictions offertes par Christ ; ensuite, toutes les
extrémités de la terre allaient voir Son salut !La détresse et les ennuis de la famille de cette femme
cananéenne, poussèrent celle-ci à s’approcher de Christ ; bien
que ce genre de situation puisse parfois, par nécessité, nous
conduire à Lui, nous pouvons être certains qu’Il ne nous
repoussera jamais !
Cette femme, dont la fille était tourmentée par un démon, ne
s’est pas approchée de Christ dans le but d’obtenir un soutien
spécifique, elle a en fait, simplement imploré Sa Miséricorde :
elle n’a pas vanté ses mérites, étant convaincue qu’elle ne
pouvait dépendre que de cette Miséricorde divine.
Il est du devoir des parents de prier pour leurs enfants, de le
faire sérieusement, en particulier pour leur âme. Avez-vous un
enfant, douloureusement tourmenté par un démon orgueilleux, un
démon impur, un démon méchant, rendant l’enfant captif de sa
volonté ? Il s’agit d’un cas bien plus déplorable que celui de
la possession corporelle : vous devez, par la foi et dans la
prière, apporter cet enfant, à Christ, le Seul qui soit
vraiment capable de le guérir.
Si de nombreux moyens employés par la Providence et la Grâce de
Christ à l’égard des Siens, nous laissent parfois dans un
certain embarras, ils peuvent s’expliquer par l’histoire
relatée dans ce texte : elle nous enseigne en effet que l'Amour
réside dans le « cœur » de Christ, alors qu'on pourrait
constater spirituellement un air désapprobateur sur Son
« visage » ; au lieu de rester abattus, cela doit nous
encourager : nous devons avoir une entière confiance en Jésus !
Quand le Seigneur a l'intention d'honorer vraiment l’un des
Siens, Il l’humilie parfois pour qu'il ressente sa propre
indignité. Un cœur orgueilleux et arrogant, n'aurait pas
supporté la réponse que Jésus fit à cette femme cananéenne ;
mais cette dernière a su discerner le sens des paroles du
Maître, pour en extraire tout l’enseignement.
L'état d’âme de cette femme est une image de la situation du
pécheur, véritablement conscient de sa misère spirituelle. Le
moindre sentiment émanant de Christ est précieux pour le
croyant, même les « miettes du Pain de vie » ! De toutes les
actions de grâces, c'est la foi qui honore le plus Christ : en
toute logique, c'est donc cette foi qu’Il récompense le plus,
en retour !
Jésus guérit la fille de cette Cananéenne : Il annonça sa
guérison, et celle-ci se réalisa. Que par cet exemple, ceux qui
demandent de l'aide au Seigneur sans recevoir de Sa part, une
réponse qui puisse les satisfaire directement, apprennent à
transformer leur indignité et leurs découragements, en
implorant Sa Miséricorde...
Ville appelée anciennement Paneas, située au pied de l'Hermon, près des sources du Jourdain. Elle avait été agrandie par le tétrarque Philippe, et nommée par lui Césarée en l'honneur de l'empereur ; on ajoutait à ce nom celui de Philippe pour la distinguer de l'autre Césarée, située sur les bords de la mer Méditerranée.
Jésus se rendait dans ces contrées montagneuses et à demi païennes du nord, pour y trouver la solitude qu'il avait cherchée déjà sur la rive orientale du lac, ou dans la contrée de Tyr et de Sidon. (Chap. Matthieu 14 et Matthieu 15) Il avait d'ailleurs de graves questions à adresser à ses disciples et des révélations importantes à leur faire. (Comparer sur le site de Césarée de Philippe, Jésus, par Mme de Gasparin, p. 127 et suivants)
Des manuscrits autorisés et des versions anciennes retranchent le pronom moi, que Tischendorf omet aussi. Alors il faudrait traduire : "Qui disent les hommes (les gens, autour de nous, dans le pays) qu'est le fils de l'homme ?"
Le sens reste le même au fond, puisque Jésus se désignait ordinairement par cette expression : le fils de l'homme.
- La question signifie donc : A quelle conviction est-on arrivé sur moi qui suis apparu dans l'humble condition d un enfant des hommes ? S'élève-t-on jusqu'à la conception vraie de ma mission messianique renfermée dans ce nom ? (Comparer Matthieu 8.20 note.)
Les disciples avaient pu recueillir, en parcourant le pays lors de leur première mission, de nombreuses informations à ce sujet. Et cette question générale avait pour but d'introduire une autre question que Jésus se proposait de leur adresser à eux plus directement. (verset 15)
Christ ajouta qu'Il le nommait Pierre, faisant ainsi allusion à sa constance et sa fermeté, à professer la Vérité. Le terme traduit par « roc » (ou pierre dans certaines traductions*), n'est pas le même mot que Pierre, mais il a une signification semblable. Il est complètement faux de supposer que Christ signifiait par là, que la personne de Pierre était « le » roc. Sans aucun doute, Christ Lui-même est ce Roc, le seul, le véritable Fondement de l'église ; et malheur à celui qui tente d'en imposer un autre ! La confession de Pierre est ce roc, en tant que doctrine. Si certains prétendent que Jésus n'est pas le Christ, ils tentent d’affirmer par là, que celui qui Le possède n’est alors aucunement participant de la véritable Église : ils ne cherchent qu’à fourvoyer les autres.
Notre Seigneur annonça ensuite l'autorité dont Pierre allait être investi. Jésus indiqua que l’apôtre allait être le premier « élément » qui allait constituer l’église, avec toute la fraternité qui allait ensuite en découler, parmi ses membres. Il manquait encore aux disciples une certaine aptitude à discerner le « fond » du cœur humain, risquant de ce fait, par leur attitude, de commettre toujours des erreurs, voire certains péchés ; ils furent cependant gardés de tout égarement dans l’annonce de la voie qui mène au salut, à l’obéissance, au comportement du croyant, et celle de la ruine finale qui attend les impies et les hypocrites. Leurs connaissances et leur compétence sur de tels sujets étaient correctes, en accord avec l’enseignement céleste.
Toutes les « solutions personnelles » auxquelles peut prétendre un homme, quel qu'il soit, pour absoudre ou pour prévenir les péchés des hommes, ne sont que blasphèmes et absurdités. Nul autre que Dieu ne peut pardonner l’iniquité.
Les verbes « lier et délier », (verset Matthieu 16:19*) dans le langage commun des Juifs, signifiaient interdire, permettre, ou enseigner ce qui était légal ou illicite.
* Parenthèses ajoutées par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte.