Philémon 1

    • 1

      Ephésiens 4.1, note ; comparez ci-dessous, Philémon 1.10-13

      Philippiens 1.1 ; Colossiens 1.1, note.

      Des assembl√©es religieuses se tenaient dans sa maison (Phil√©mon 1.2) et Phil√©mon 1.6,7 montre comment Phil√©mon partageait les travaux de l'ap√ītre, bien qu'il ne f√Ľt pas proprement un √©vang√©liste comme Timoth√©e ou Tite.

      2 Grec¬†: "La sŇďur," ou, selon une variante, "la bien-aim√©e." C'√©tait probablement la femme de Phil√©mon.

      Comparer 2Timothée 2.3. Archippe était chargé de fonctions dans l'Eglise de Colosses, (Colossiens 4.17) et appartenait probablement à la famille de Philémon.

      Paul l'appelle son compagnon d'armes, bien qu'Archippe n'ait sans doute jamais √©t√© directement associ√© aux travaux de l'ap√ītre, mais tous ceux qui ob√©issent √† J√©sus-Christ et luttent pour la cause de l'Evangile sont soldats d'une m√™me arm√©e.

      Ce n'était probablement pas toute l'Eglise de Colosses ; mais une partie seulement qui s'assemblait chez Philémon. (Comparer Romains 16.5, note.) Bien que la lettre ne concerne que Philémon et sa famille, Paul mentionne l'Eglise dans l'adresse.

      "Il y a là pour elle comme une invitation tacite à accueillir dans son sein l'esclave devenu chrétien." Oltramare.

      3 Comparer Romains 1.7 note.
      5 Grec : "Apprenant ton amour et la foi que tu as pour le Seigneur Jésus et envers tous les saints ;" c'est-à-dire amour et foi à l'égard du Seigneur, et de cette source découle l'amour pour tous ses rachetés. - Avant tout, Paul se place avec Philémon dans la communion d'une même foi, d'un même amour, afin de donner à la demande qu'il va lui adresser son vrai caractère, et une force divine. (Philémon 1.6)

      Et c'est ce qu'il fait toujours en tête de toutes ses exhortations, de quelque nature qu'elles soient. Il sait que, sans la vie de la foi et de l'amour, il n'y a point d'obéissance.

      6 La communion qui vient d'une m√™me foi est, pour les fid√®les, un puissant moyen d'action¬†; et, d'un autre c√īt√©, reconna√ģtre le bien qui est dans les chr√©tiens est un grand encouragement √† se d√©vouer pour Christ, pour son service, et l'avancement de son r√®gne.

      Telle est l'interprétation généralement donnée de ce verset. Elle est seule admissible si on lit avec le texte reçu et quelques manuscrits : "le bien qui est parmi vous," chrétiens de Colosses.

      Mais la pens√©e de l'ap√ītre serait bien g√©n√©rale et sans rapport avec le but sp√©cial de la lettre. M. Oltramare propose une explication ing√©nieuse qui √©vite cet inconv√©nient.

      Paul voudrait dire¬†: "que la communion de foi qui nous unit soit efficace pour te faire conna√ģtre tout bien, toute pens√©e de charit√©, qui est en nous, en moi, Paul," √† savoir la pens√©e de la gr√Ęce d'On√©sime. Paul voudrait ainsi pr√©parer insensiblement Phil√©mon √† la requ√™te qu'il formulera tout √† l'heure.

      La difficult√© que rencontre cette interpr√©tation est dans les mots¬†: pour J√©sus-Christ qui paraissent superflus. Cependant on peut dire que la pens√©e charitable con√ßue par l'ap√ītre n'a pas seulement en vue On√©sime, auquel elle profitera directement, mais J√©sus-Christ lui-m√™me qui est glorifi√© par tout sentiment de mis√©ricorde et par tout acte de pardon.

      7 Le texte re√ßu porte¬†: "un grand sujet d'actions de gr√Ęces." Cette le√ßon est moins appuy√©e.

      Ce que l'ap√ītre a dit jusqu'ici, et en particulier ces derni√®res paroles, sont tout ce qu'il y a de plus propre √† pr√©parer le cŇďur de Phil√©mon √† recevoir la requ√™te qu'il va lui adresser en faveur d'On√©sime.

      Dans l'esprit de foi, de charit√©, et d√©vouement o√Ļ l'ap√ītre se place avec Phil√©mon, celui-ci ne pourra rien lui refuser. Il en vient ensuite au sujet de sa lettre. (Phil√©mon 1.8-21)

      8 8 à 25 Intercession pour Onésime. Conclusion.
      9 Paul, vieillard, prisonnier de Jésus-Christ, sent combien sa prière aura plus de force que n'en aurait un ordre.

      En qualit√© d'ap√ītre, il pouvait commander √† Phil√©mon de recevoir On√©sime converti √† l'Evangile¬†; mais combien cette r√©ception sera plus fraternelle et plus b√©nie quand Phil√©mon aura tout pardonn√© √† son esclave, et verra en lui un fr√®re bien-aim√©. (Phil√©mon 1.16)

      On peut √™tre √©tonn√© que Paul s'appelle un vieillard. Aussi Calvin pense-t-il que ce terme "ne d√©signe pas l'√Ęge mais l'office." Cela n'est gu√®re admissible. Paul avait environ cinquante ans. La vie missionnaire qu'il menait depuis tant d'ann√©es l'avait vieilli avant l'√Ęge, et de plus il se sentait au terme de sa carri√®re.

      10 Dans ma prison¬†; ce qui double l'amour de l'ap√ītre pour celui qu'il regarde √† bon droit comme son enfant. (Comparer 1Corinthiens 4.15¬†; Galates 4.19)
      11 Allusion familière au nom d'Onésime, qui signifie utile.

      Son nom est maintenant une vérité. Et Paul ajoute que déjà il lui a été utile, par les services qu'il lui a rendus.

      12 Comparer Philémon 1.7,17.

      Il faudrait que Phil√©mon renon√ß√Ęt √† aimer Paul pour ne pas aimer On√©sime. Les manuscrits ne pr√©sentent pas moins de quatre le√ßons diff√©rentes pour ce verset Phil√©mon 1.12.

      D'apr√®s quelques-uns, les mots re√ßois-le ne seraient pas authentiques¬†; la construction serait interrompue et reprise seulement √† Phil√©mon 1.17 o√Ļ Paul se d√©cide enfin √† formuler sa requ√™te.

      14 Ces paroles prouveront à Philémon combien Paul estimait et aimait Onésime, puisqu'il aurait souhaité de le retenir auprès de lui. (Comparer Philémon 1.16)

      Mais l'ap√ītre, avec une vraie d√©licatesse, n'a pas voulu agir ainsi, n'ayant pas le consentement de son disciple.

      D'ailleurs, Paul tenait √† renvoyer On√©sime √† Phil√©mon, (Phil√©mon 1.11) ne f√Ľt-ce que pour les r√©concilier, et pour que l'esclave p√Ľt r√©parer le tort qu'il avait fait √† son ma√ģtre. (Phil√©mon 1.18,19) En toute question, l'Ecriture place en premier lieu la plus d√©licate probit√©.

      15 Ou éternellement.

      Ce mot, dans la pens√©e de l'ap√ītre, va bien au del√† du temps pr√©sent. Quel argument pour Phil√©mon¬†!

      16 Dans la chair indique les rapports temporels qui liaient Philémon et Onésime ; dans le Seigneur, leur foi commune en lui, qui en faisait des frères bien-aimés.

      Et l'ap√ītre n'oublie pas de mentionner son propre amour pour On√©sime, afin de le rendre d'autant plus cher √† son ma√ģtre. Quelle profondeur, quelle d√©licatesse, quelle puissance d'affection chr√©tienne¬†!

      - Voilà, au fond, comment le christianisme résout la grave question de l'esclavage : du dedans au dehors ; non par la violence, mais par la puissance de l'amour en Christ.

      En effet, soit que l'on voie dans ces mots¬†: non plus comme un esclave, la demande positive de lib√©rer On√©sime, soit qu'on les restreigne aux sentiments de Phil√©mon pour ce dernier, toujours est-il que les cha√ģnes de l'esclave sont rompues, rompues par l'amour, et alors il est impossible que nul pr√©tende les forger jamais de nouveau.

      Quel chrétien pourrait imposer les flétrissures de l'esclavage à un frère bien-aimé ?

      Les développements de l'Evangile de Jésus-Christ ont amené nécessairement l'abolition de l'esclavage, et l'amèneront partout. Esclavage et Evangile sont deux choses aussi incompatibles que la lumière et les ténèbres, que Christ et Bélial. (Comparer sur cette question 1Corinthiens 7.21, note ; 1Timothée 6.1,2, note.)

      17 Grec : "En communion avec toi."

      Comparer Philémon 1.12, note.

      19 Philémon était redevable à Paul de sa vie spirituelle : Paul rappelle délicatement ce fait en faveur d'Onésime, et malgré cela il se charge du tort de ce dernier ; moralement, car il est peu probable qu'il faille entendre les versets Philémon 1.19,20 d'un remboursement matériel.

      Une telle offre de Paul, si pauvre, √† Phil√©mon qui para√ģt avoir √©t√© riche, aurait plut√īt froiss√© les sentiments de ce dernier, d'autant plus que l'ap√ītre ne doute nullement de sa promptitude √† lui accorder plus qu'il ne lui demande. (Phil√©mon 1.21) C'est par sa reconnaissance et son amour que Paul s'acquittera de sa dette envers Phil√©mon.

      21 "C'est l'ap√ītre qui se trahit dans ce mot"d'ob√©issance,"qui, apr√®s ce qui a √©t√© dit, et la mani√®re dont cela a √©t√© dit, ne saurait en rien choquer Phil√©mon, tout en lui rappelant quel est le solliciteur qui lui parle avec toute l'effusion de l'amiti√©." Oltramare.
      22 Ce qui eut lieu en effet.

      - Quelle confiance l'ap√ītre avait dans les pri√®res de ses fr√®res¬†! C'est ce qui fait qu'il les leur demande si souvent, et que lui-m√™me √©tait si fid√®le √† prier pour eux. (Phil√©mon 1.4)

      Le mot traduit ici par logement signifie aussi hospitalité.

      Il est possible que Paul demand√Ęt ainsi un nouveau service √† Phil√©mon, ou, par lui, √† quelque autre fr√®re de Colosses.

      23 voir Colossiens 1.7 ; 4.12.
      24 L'évangéliste. Colossiens 4.10.

      Voir Actes 19.29.

      Encore fidèle alors. (Colossiens 4.14 ; comparez 2Timothée 4.10)

      Voir Colossiens 4.14.

      25 L'ap√ītre embrasse toute l'Eglise dans ce vŇďu de sa foi et de son amour. (Phil√©mon 1.1,2)
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