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Psaumes 2

    • 1

      1 à 3 Les rebelles.

      Pourquoi ? Les pourquoi de Dieu sont redoutables ; ils portent sur quelque chose de ténébreux (Genèse 4.6).

      Les nations. L'h√©breu Gojim d√©signe toujours les pa√Įens, en opposition au peuple de Dieu.

      Vains complots, littéralement : ils méditent la vanité, des choses qui n'ont pas de raison d'être. Ce mot explique le pourquoi indigné du commencement.

      2

      Les rois de la terre. Dans Actes 4.25-27 ce passage est appliqu√© √† la coalition d'H√©rode et de Pilate, des Juifs et des pa√Įens contre la personne de J√©sus-Christ¬†; mais il s'applique en m√™me temps √† la longue liste des pers√©cuteurs du peuple de Dieu, sous les deux alliances, et √† la grande r√©volte finale que les proph√©ties annoncent.

      Son Oint : traduction fran√ßaise du mot h√©breu Maschiach, Messie, dont le nom de Christ (Christos) est la traduction grecque. L'onction d'huile repr√©sentait la communication des forces divines dont les rois d'Isra√ęl devaient √™tre rev√™tus, pour remplir leur mandat au nom de l'Eternel. J√©sus, le v√©ritable Oint, le Messie, a poss√©d√© la pl√©nitude des dons figur√©s par cette onction. Dieu l'a oint du Saint-Esprit et de force. (Actes 10.38).

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      4 √† 6 L'attitude de l'Eternel. Rien de plus grand que ces traits brefs et rapides, o√Ļ sont d√©peints le calme de l'Eternel (assis dans les cieux), en face de l'agitation des peuples, sa raillerie en face de leurs pr√©tentions, son indignation en face de leur p√©ch√©. Le tout aboutit √† une d√©claration qui √©pouvante les r√©volt√©s.

      Il se rit...Qu'ils s'élèvent tant qu'ils voudront, jamais ils n'atteindront jusques au ciel : même quand ils pensent mêler le ciel avec la terre, ils sautent comme sauterelles, et cependant le Seigneur, étant en repos, regarde d'en-haut leurs émotions enragées (Calvin). L'ironie divine se manifeste souvent par les résultats pitoyables auxquels aboutissent les combinaisons orgueilleuses de ses adversaires.

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      La traduction ne peut qu'affaiblir considérablement ce verset, dont presque tous les mots, en hébreu, se terminent par le même son grave et menaçant.

      Puis, littéralement : alors, quand le temps de la patience a assez duré.

      6

      Et moi... Ce mot, par lequel l'Eternel rappelle tout-à-coup sa présence et ses droits à ceux qui comptent sans lui, fait penser à la manière soudaine en laquelle il est souvent intervenu dans l'histoire, lorsque, par exemple, il regarda les Egyptiens, (Exode 14.24), et surtout lorsque le Seigneur sortit du tombeau (Matthieu 28.2). C'est une intervention semblable qui mettra fin à la révolte des derniers temps.

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      7 à 9 L'Eternel ne s'attarde pas à parler aux méchants. C'est son Oint lui-même qui révèle le décret en vertu duquel il règne.

      Tu es mon Fils. Le titre de fils avait √©t√© donn√© d√®s l'origine √† Isra√ęl dans son ensemble (Exode 4.22). Plus tard, le proph√®te Nathan, annon√ßant √† David les b√©n√©dictions promises √† sa descendance, s'exprime au nom de l'Eternel en ces termes : Je lui serai p√®re et il me sera fils (2Samuel 7.14). Ainsi le titre de noblesse accord√© √† Isra√ęl s'applique maintenant plus sp√©cialement √† une famille, mais sans se rapporter encore √† un individu. En effet, nous ne voyons pas David ou tel de ses descendants se donner √† lui-m√™me personnellement le nom de fils de l'Eternel. De l'oracle de Nathan √† la d√©claration de notre psaume il y a un grand pas. Ici, en effet, c'est un homme sp√©cial qu'a en vue le psalmiste et qu'il d√©signe avec une insistance particuli√®re par ces mots : Toi, tu es mon Fils¬†; moi-m√™me, je t'ai engendr√©. L'auteur du psaume contemple un roi auquel aboutit la b√©n√©diction promise √† toute la race.

      Je t'ai engendr√© aujourd'hui. Les anciens interpr√®tes chr√©tiens ont vu dans cette parole l'expression et comme la r√©v√©lation de l'unit√© d'essence existant d√®s l'√©ternit√© entre le P√®re et le Fils. Le texte de notre psaume ne nous autorise pas √† aller jusque l√†. Le roi dont il est question est √©lev√© par un d√©cret rendu √† un moment donn√© (aujourd'hui) au rang de Fils de l'Eternel. C'est bien ainsi que l'a compris saint Paul, puisqu'il applique ce terme d'aujourd'hui au jour de la r√©surrection du Seigneur (Actes 13.33¬†; comparez Romains 1.4). Aux yeux de l'ap√ītre sans doute celui qui a √©t√© l'objet d'une telle √©l√©vation √©tait par son origine m√™me Fils de Dieu (Colossiens 1.16¬†; Philippiens 2.6-9). Mais par sa r√©surrection il a √©t√© remis en possession des attributs conformes √† sa personne divine auxquels il avait renonc√© pour accomplir sa mission terrestre (Jean 17.5). Notre psaume ne touche pas √† ce myst√®re¬†; il ne nous en fait pas moins constater un progr√®s important dans l'intuition proph√©tique. Le mot : Je t'ai engendr√©, d√©signe l'acte de gr√Ęce par lequel l'Eternel √©l√®ve √† lui son Elu, en lui donnant la position de Fils.

      8

      La royaut√© universelle est l'apanage d√Ľ √† celui qui seul peut s'appeler Fils de Dieu, et toute r√©volte aboutira √† la ruine des rebelles.

      9

      Un sceptre de fer brisant un vase de potier : image de la toute-puissance divine r√©duisant √† n√©ant la faiblesse humaine quand elle ne veut pas se soumettre. Comparez 1Thessaloniciens 2.16¬†; Apocalypse 2.27¬†; Apocalypse 6.1-17. La ruine de J√©rusalem a √©t√© une effrayante illustration de cette menace divine. Si Dieu a ainsi trait√© son peuple. que sera-t-il fait aux pa√Įens rebelles¬†?

      10

      10 à 12 Avertissement adressé par le psalmiste aux rebelles.

      Servez l'Eternel. Honorer l'Eternel et honorer son Oint sont une seule et même chose. Comparez Jean 5.23.

      R√©jouissez-vous : rendez hommage √† votre roi par des acclamations. Comparez 1Rois 1.39-40. Ce qui, de la part de rois pa√Įens vis-√†-vis d'un monarque isra√©lite, n'e√Ľt √©t√© qu'un hommage ext√©rieur, devient esprit et v√©rit√© pour l'√Ęme rebelle qui se convertit √† son Sauveur¬†; la joie, m√™l√©e de crainte, p√©n√®tre sa vie tout enti√®re (Philippiens 2.12¬†; 3.1).

      12

      Embrassez le Fils. On embrasse en Orient la main des monarques ou le bord de leur vêtement. Le baiser était un signe de soumission, parfois même d'adoration (1Rois 19.18 ; Osée 13.2 ; comparez Job 31.27).

      On a contest√© la traduction : embrassez le Fils, par la raison que le mot bar, dans le sens de fils, est √©tranger √† l'h√©breu ordinaire et appartient plut√īt √† l'aram√©en. Mais l'emploi de cet idiome est naturel dans ce passage, si l'auteur, faisant allusion aux circonstances de son temps, s'adresse √† des rois √©trangers, surtout aux chefs aram√©ens des alentours. Comparez J√©r√©mie 10.11, o√Ļ le proph√®te met dans la bouche des Isra√©lites captifs, en termes chald√©ens, l'avertissement qu'ils doivent adresser aux pa√Įens qui les environnent. On trouve d'ailleurs le mot bar employ√© Proverbes 31.2. Enfin des raisons d'euphonie emp√™chaient d'employer ici le mot usuel de ben : fils, qui ressemble trop √† celui de pen : de peur que, qui suit imm√©diatement. Les traductions diff√©rentes que l'on a propos√©es donnent un sens peu satisfaisant, m√™me banal, qui contraste avec la grandeur de tout le po√®me (armez-vous de loyaut√©, embrassez le pur, servez purement).

      Heureux... Lumineuse perspective, au milieu de sombres nuages. Mais jusque dans cette promesse on entend gronder encore la menace (se réfugient !... ).

      Le psaume 2 peut √™tre compar√© au portique grandiose qui ouvre le palais d'un roi. D√®s l'entr√©e du livre des Psaumes nous nous trouvons en face, d'une grande proph√©tie messianique. L'Eglise ne s'est pas tromp√©e, lorsqu'elle a reconnu son Seigneur et son Sauveur en la personne de ce roi que t'Eternel lui-m√™me appelle son Fils. D'ailleurs, soit dans son ensemble, soit dans ses d√©tails, le psaume s'applique beaucoup plus ais√©ment √† la personne du Christ qu'√† n'importe quel roi d'Isra√ęl. Il est l'Oint de l'Eternel dans le plein sens du mot. Le fait m√™me qu'Isra√ęl attend encore son Messie prouve qu'√† ses yeux tous ses rois, y compris David, n'ont re√ßu l'onction divine que d'une mani√®re imparfaite et symbolique. Nous avons vu que le titre de fils, donn√© d'une mani√®re g√©n√©rale par l'Eternel √† la post√©rit√© de David, lors de la d√©claration faite par Nathan, n'a √©t√© appliqu√© dans la suite, avec la pl√©nitude du sens qu'il renferme, √† aucun roi d'Isra√ęl. De plus, lequel de ces rois a pu aspirer √† recevoir toutes les nations en h√©ritage et √† √©tendre son r√®gne jusqu'aux extr√©mit√©s de la terre¬†? Enfin le sujet m√™me du psaume, la r√©volte g√©n√©rale des nations, ne trouve place ni dans l'histoire de David, ni dans celle de ses successeurs. David a vu se former contre lui de redoutables coalitions (2Samuel 8.1-18), il a vu certains peuples qu'il venait de soumettre chercher √† secouer le joug en s'alliant √† d'autres peuples ind√©pendants (2Samuel 10.1-19). Mais le Psaume 2 nous montre les nations et les rois de la terre dans leur ensemble soumis √† l'Oint de l'Eternel et cherchant √† secouer son joug. Le seul √©v√©nement qui corresponde √† cette conception est l'apostasie g√©n√©rale de la chr√©tient√© qu'annoncent, √† la suite de notre psaume, les proph√©ties du Nouveau Testament et que nous voyons se pr√©parer de nos jours. Il est donc inutile de chercher dans quelques troubles momentan√©s de petits peuples de l'Orient l'explication du tableau grandiose que d√©ploie devant nous le Psaume 2. Ce n'est rien moins que la question de l'empire du monde qui est d'avance r√©solue ici conform√©ment aux d√©crets √©ternels de Celui pour qui l'avenir n'a point de voiles et qui pr√©side aux destin√©es des peuples.

      Le point de vue que nous d√©veloppons ici n'est pas seulement celui de quelques th√©ologiens. Il a toujours √©t√© celui du peuple de l'Eglise. M√™me aux yeux des anciens commentateurs juifs, le h√©ros du psaume n'√©tait ni David, ni l'un de ses successeurs, mais le Messie attendu : l'opinion des rabbins ne s'est modifi√©e que par suite de leur controverse avec les chr√©tiens. A l'√©poque o√Ļ apparut J√©sus, les deux noms sous lesquels tant ses ennemis que ses disciples d√©signaient le Christ attendu, √©taient ceux de Messie et de Fils de Dieu, emprunt√©s tous deux au Psaume 2 (Jean 1.50¬†; Matthieu 26.63). Les nations nombreuses de notre psaume dans le Nouveau Testament (Actes 4.25-27¬†; 13.33¬†; H√©breux 1.5¬†; 5.5¬†; Apocalypse 2.27¬†; 12.5¬†; 19.15-21) nous montrent √† quel point, les premiers chr√©tiens y retrouvaient l'histoire de leur roi, les haines amass√©es contre lui, son √©l√©vation √† la droite de Dieu, sa victoire finale. Qu'aujourd'hui encore, au milieu du soul√®vement d'une partie de l'humanit√© contre le Christ et contre Dieu lui-m√™me, l'Eglise prenne courage et contemple par l'Ňďil du psalmiste la gloire de son Sauveur et la destruction certaine de tout ce qui s'oppose √† son r√®gne¬†!

      Quelle date peut-on assigner √† ce psaume? Comme pour mieux reporter nos regards sur Celui qui est la source de toute inspiration proph√©tique, il se pr√©sente √† nous √† titre anonyme. S'il est cit√© (Actes 4.25) comme venant de David, c'est parce que, dans la primitive Eglise, comme de nos jours, le souvenir du grand chantre d'Isra√ęl restait attach√© √† toute la collection des Psaumes. Au reste l'√©poque de David est bien celle qui nous semble offrir le plus d'analogie avec le contenu m√™me de cette proph√©tie. Si c'est faire fausse route que de voir dans le psaume le r√©cit historique d'√©v√©nements politiques de ce temps-l√†, si la personne m√™me de David, ses guerres et ses victoires, sont bien inf√©rieures au tableau que nous venons d'admirer, il y a eu l√† pourtant de quoi fournir au psalmiste le point de d√©part et comme le premier plan de la vision √† laquelle il nous fait assister. Les principaux √©l√©ments de la proph√©tie sont l√†, esquiss√©s, pour ainsi dire, quoique en des proportions bien r√©duites : l'onction, l'√©l√©vation √† la royaut√©, proc√©dant directement de l'Eternel, la promesse de Nathan, les coalitions, les r√©voltes de peuples et de rois. De tout cela l'esprit proph√©tique a su d√©gager, dans sa nettet√© et sa grandeur, la pens√©e √©ternelle de Dieu √† l'√©gard de son Fils, oint pour r√©gner en son nom.

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