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du Christ
1
Mes frères, laissez-moi vous rappeler la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée, que vous avez acceptée et à laquelle vous demeurez fidèlement attachés. C’est sur elle que votre foi repose.
2
Elle sera aussi l’instrument de votre salut si vous retenez intégralement le message tel que je vous l’ai annoncé ; autrement, vous auriez cru en vain.
3
Rappelez-vous donc que je vous ai transmis avant tout comme enseignement fondamental ce que j’avais moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés, conformément aux (prophéties des) Écritures
4
Il a été mis au tombeau, il est ressuscité le troisième jour, comme l’avaient prédit les Écritures.
5
Il est apparu vivant à Céphas (c’est-à-dire Pierre), puis aux douze.
6
Après cela, il a été vu par plus de cinq cents frères à la fois ; la plupart d’entre eux vivent encore aujourd’hui, quelques-uns seulement sont morts.
7
Il est apparu encore à Jacques et, plus tard, à tous les apôtres.
8
Après eux tous, il m’est aussi apparu, à moi « l’avorton » (comme certains m’appellent).
9
Oui, je suis le dernier et le moindre des apôtres ; je ne mérite même pas de porter le titre d’apôtre, puisque j’ai persécuté l’Église de Dieu.
10
Ce que je suis à présent, c’est à la grâce de Dieu que je le dois, et cette grâce n’est pas demeurée stérile, loin de là : j’ai travaillé plus que tous les autres. Moi ? Non, mais la grâce de Dieu qui agit en moi et avec moi.
11
Du reste, voilà le message que nous prêchons – que ce soit eux ou que ce soit moi, peu importe – et c’est sur lui que votre foi est fondée.
Notre résurrection
12
Or, si la résurrection du Christ constitue l’essence même de notre prédication, comment quelques-uns parmi vous peuvent-ils prétendre qu’il n’y a pas de résurrection des morts ?
13
S’il n’y a pas de résurrection des morts, alors le Christ lui-même n’est pas ressuscité.
14
Mais si le Christ n’est pas ressuscité, toute notre prédication devient sans objet, l’Évangile n’est plus alors que le produit d’une imagination qui tourne à vide et ne rime à rien. Dans ce cas, nous n’avons plus rien à proclamer, et vous, plus rien à croire : votre foi s’écroule, parce qu’elle n’a plus aucun fondement sur lequel s’appuyer.
15
Il y a plus : si les morts ne ressuscitent pas, nous serions même de faux témoins démentis par Dieu, puisqu’en attestant qu’il a ressuscité le Christ d’entre les morts, nous nous mettrions en contradiction avec ce qu’il aurait fait en réalité.
16
Car enfin, si les morts ne peuvent jamais revivre, le Christ n’est pas non plus revenu à la vie.
17
Et si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est une illusion creuse et vaine : vous êtes encore enfoncés dans vos péchés.
18
Dans ce cas, ceux qui sont morts dans la communion avec le Christ et en plaçant leur confiance en lui, seraient à jamais perdus.
19
Si, pour nous, la communion avec le Christ n’avait été rien de plus qu’un espoir placé en lui durant cette vie et pour la vie présente – espoir chimérique que la mort ferait évanouir – nous serions les plus à plaindre parmi les hommes.
20
Mais en fait, il est bien certain que le Christ est ressuscité des morts, il est réellement revenu à la vie. Il s’est relevé le premier d’entre les morts, précurseur de ceux qui se réveilleront un jour de leur dernier sommeil.
21
Par un homme, la mort a fait son entrée dans ce monde ; il fallait donc que la résurrection vienne aussi par un homme.
22
En effet, étant de la race d’Adam, tous les hommes sont voués à la mort par solidarité avec lui et avec sa faute. De même, à cause du Christ, et du fait de leur union avec lui, tous seront ramenés à la vie.
23
Cette résurrection, toutefois, aura lieu dans un ordre bien déterminé : le Christ d’abord, comme le premier fruit de la moisson ; ensuite, au moment de son avènement, ressusciteront ceux qui lui appartiennent.
24
Puis viendra la fin, lorsque le Christ remettra le pouvoir royal qu’il exerçait à Dieu le Père, après avoir réduit toute domination, toute autorité et toute puissance hostiles.
25
Il faut, en effet, qu’il garde ce pouvoir jusqu’à ce que Dieu ait « placé tous ses ennemis sous ses pieds »,
26
y compris celui qui sera détrôné en dernier lieu : la mort.
27
Car il est écrit : Dieu a tout mis sous ses pieds. Mais quand l’Écriture dit que tout lui a été soumis, il est bien évident qu’il faut en excepter celui qui lui a donné cette domination universelle.
28
Et lorsque tout se trouvera ainsi amené sous son autorité, alors le Fils lui-même rendra hommage à celui qui lui aura tout soumis et se placera sous son autorité. Ainsi Dieu sera, pour tous et en tous, le souverain incontesté, centre et but unique de tout.
29
D’autre part, s’il ne devait pas y avoir de résurrection, que signifierait la conduite de ceux qui se font baptiser au risque de mourir ? S’il est vrai que les morts ne ressuscitent jamais, pourquoi donc courir ce risque en se faisant baptiser ? À quoi cela leur servirait-il ?
30
Et nous-mêmes, pourquoi affronterions-nous à tout moment des dangers de mort ? À quoi bon prendre de tels risques et nous exposer à des périls continuels ?
31
Journellement, je vois la mort en face, frères, aussi vrai que je suis fier d’être uni à vous dans la communion avec Jésus-Christ, notre Seigneur.
32
Si la lutte que j’ai soutenue à Éphèse, véritable « combat contre des bêtes fauves », ne s’est inspirée que par des motifs purement humains, si elle n’était rien de plus qu’une aventure propre à exalter l’homme, à quoi cela me servirait-il ? Si les morts ne devaient pas ressusciter, nous n’aurions qu’à agir d’après le proverbe : Mangeons et buvons, car demain nous mourrons.
33
Attention ! ne vous laissez pas séduire par de tels slogans. Souvenez-vous que « les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs ». Elles ruinent toute morale et dégradent le caractère le plus résolu.
34
Dégrisez-vous donc, réagissez sérieusement et revenez à votre bon sens. Quittez le chemin menant au péché. Car les personnes (qui propagent ces erreurs) montrent par là simplement qu’elles ne connaissent pas Dieu, elles se font de lui une représentation totalement fausse. Un tel état de fait n’est guère à votre honneur et, si je le relève, c’est pour vous en faire rougir.
Le corps des ressuscités
35
« Mais, demandera peut-être quelqu’un, comment des morts peuvent-ils revenir à la vie ? Sous quelle forme ressusciteront-ils ? Avec quel corps reparaîtront-ils ? »
36
Sotte question ! Réfléchissez (à ce qui se passe dans la nature) : ce que vous semez ne peut s’épanouir en une vie nouvelle qu’après avoir traversé la mort.
37
Lorsque vous faites vos semailles, vous ne mettez pas en terre la plante telle qu’elle doit en ressortir, mais une simple graine, un grain de blé, par exemple, ou quelque autre semence.
38
Et Dieu la fait croître et lui donne la forme qu’il veut, selon son plan. À chaque semence correspond une structure particulière qui lui est propre, selon son espèce.
39
Il en est de même dans le règne animal. Tous les êtres vivants n’ont pas la même chair : celle des hommes diffère de celle des animaux ; autre est la chair des oiseaux et autre celle des poissons.
40
De même, nous distinguons des corps célestes (soleil, lune, étoiles) et des corps terrestres (hommes, animaux, plantes) ; chacun a son aspect et sa beauté propres.
41
L’éclat du soleil est différent de celui de la lune, et le rayonnement des étoiles est encore différent. Et même chaque étoile brille d’un éclat particulier.
42
Il en va de même pour la résurrection des morts ; lorsque le corps est porté en terre, cela ressemble à des semailles ; semé dans un état corruptible, il ressuscite incorruptible ;
43
semé humble et sans apparence, dans le mépris et le déshonneur, il ressuscite rayonnant de beauté et de gloire ; semé dans l’infirmité, la maladie et la faiblesse, il ressuscite sain et vigoureux.
44
Ce que l’on enterre, c’est un corps gouverné par les facultés psychiques ; ce qui revit, c’est un corps spirituel, régi par l’Esprit de Dieu. Aussi vrai qu’il existe un corps dominé par la vie psychique, il existe aussi un corps animé par l’Esprit.
45
C’est bien ce que nous lisons dans l’Écriture : Le premier homme (Adam) fut créé âme vivante. Le dernier Adam (le Christ) est « un Esprit créateur de vie ».
46
Remarquez l’ordre de succession (chronologique) : ce n’est pas le spirituel qui vient en premier lieu, c’est le psychique qui fait partie de l’ordre naturel ; l’Esprit ne vient qu’ensuite.
47
Le premier homme, forme tirée de la poussière de la terre, était par conséquent terrestre. Le second homme est d’origine céleste, c’est le Seigneur du ciel.
48
Or, tous les « enfants de la terre » portent la ressemblance de celui qui fut, le premier, tiré de la poussière du sol ; tous sont taillés sur le modèle du premier Adam, tous sont donc terrestres. De même, les « enfants du ciel » portent les caractères de l’homme venu du ciel.
49
Et comme nous avons reproduit les traits de l’homme terrestre, nous reproduirons aussi l’image du Christ céleste.
50
Cependant, frères, je puis vous assurer d’une chose : c’est que nos corps actuels, ces corps de chair et de sang, ne sauraient accéder au royaume de Dieu ; ce qui est corruptible et passager ne peut avoir part à l’incorruptibilité.
51
Voici, je vais vous révéler un mystère ; nous ne passerons pas tous par la mort, mais nous serons tous transformés,
52
en un instant, en un clin d’œil, au son de la trompette finale. Car dès que cette trompette sonnera, les morts ressusciteront revêtus de corps incorruptibles, tandis que nous, nous serons changés.
53
Il faut, en effet, que tout ce qu’il y a de périssable en nous soit comme recouvert d’un manteau d’incorruptibilité et que ce corps mortel revête l’immortalité.
54
Lorsque notre nature vouée à la corruption aura revêtu l’incorruptibilité et que ce corps mortel se sera drapé d’immortalité, alors se trouvera réalisée cette parole de l’Écriture : La mort est vaincue,
elle a été engloutie par la victoire.
55
Ô mort, qu’est devenue ta victoire ?
Ô mort, où est ton aiguillon ?
56
L’aiguillon de la mort, c’est le péché ; et le péché tire sa force de la loi.
57
Mais Dieu soit loué : la victoire est à nous. C’est Dieu qui nous l’a donnée par notre Seigneur Jésus-Christ (qui nous a délivrés à la fois de la peur de la mort, de la puissance du péché et de la condamnation de la loi).
58
C’est pourquoi, mes frères bien-aimés, restez fermes, ne vous laissez pas ébranler, marchez de progrès en progrès, soyez toujours actifs, travaillez sans relâche pour le Seigneur. Vous savez bien que la peine que vous vous donnez au service du Seigneur n’est jamais perdue (comme s’il n’y avait pas de résurrection) si vous œuvrez en communion avec lui.
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du Christ
1
Mes frères, laissez-moi vous rappeler la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée, que vous avez acceptée et à laquelle vous demeurez fidèlement attachés. C’est sur elle que votre foi repose.
2
Elle sera aussi l’instrument de votre salut si vous retenez intégralement le message tel que je vous l’ai annoncé ; autrement, vous auriez cru en vain.
3
Rappelez-vous donc que je vous ai transmis avant tout comme enseignement fondamental ce que j’avais moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés, conformément aux (prophéties des) Écritures
4
Il a été mis au tombeau, il est ressuscité le troisième jour, comme l’avaient prédit les Écritures.
5
Il est apparu vivant à Céphas (c’est-à-dire Pierre), puis aux douze.
6
Après cela, il a été vu par plus de cinq cents frères à la fois ; la plupart d’entre eux vivent encore aujourd’hui, quelques-uns seulement sont morts.
7
Il est apparu encore à Jacques et, plus tard, à tous les apôtres.
8
Après eux tous, il m’est aussi apparu, à moi « l’avorton » (comme certains m’appellent).
9
Oui, je suis le dernier et le moindre des apôtres ; je ne mérite même pas de porter le titre d’apôtre, puisque j’ai persécuté l’Église de Dieu.
10
Ce que je suis à présent, c’est à la grâce de Dieu que je le dois, et cette grâce n’est pas demeurée stérile, loin de là : j’ai travaillé plus que tous les autres. Moi ? Non, mais la grâce de Dieu qui agit en moi et avec moi.
11
Du reste, voilà le message que nous prêchons – que ce soit eux ou que ce soit moi, peu importe – et c’est sur lui que votre foi est fondée.
Notre résurrection
12
Or, si la résurrection du Christ constitue l’essence même de notre prédication, comment quelques-uns parmi vous peuvent-ils prétendre qu’il n’y a pas de résurrection des morts ?
13
S’il n’y a pas de résurrection des morts, alors le Christ lui-même n’est pas ressuscité.
14
Mais si le Christ n’est pas ressuscité, toute notre prédication devient sans objet, l’Évangile n’est plus alors que le produit d’une imagination qui tourne à vide et ne rime à rien. Dans ce cas, nous n’avons plus rien à proclamer, et vous, plus rien à croire : votre foi s’écroule, parce qu’elle n’a plus aucun fondement sur lequel s’appuyer.
15
Il y a plus : si les morts ne ressuscitent pas, nous serions même de faux témoins démentis par Dieu, puisqu’en attestant qu’il a ressuscité le Christ d’entre les morts, nous nous mettrions en contradiction avec ce qu’il aurait fait en réalité.
16
Car enfin, si les morts ne peuvent jamais revivre, le Christ n’est pas non plus revenu à la vie.
17
Et si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est une illusion creuse et vaine : vous êtes encore enfoncés dans vos péchés.
18
Dans ce cas, ceux qui sont morts dans la communion avec le Christ et en plaçant leur confiance en lui, seraient à jamais perdus.
19
Si, pour nous, la communion avec le Christ n’avait été rien de plus qu’un espoir placé en lui durant cette vie et pour la vie présente – espoir chimérique que la mort ferait évanouir – nous serions les plus à plaindre parmi les hommes.
20
Mais en fait, il est bien certain que le Christ est ressuscité des morts, il est réellement revenu à la vie. Il s’est relevé le premier d’entre les morts, précurseur de ceux qui se réveilleront un jour de leur dernier sommeil.
21
Par un homme, la mort a fait son entrée dans ce monde ; il fallait donc que la résurrection vienne aussi par un homme.
22
En effet, étant de la race d’Adam, tous les hommes sont voués à la mort par solidarité avec lui et avec sa faute. De même, à cause du Christ, et du fait de leur union avec lui, tous seront ramenés à la vie.
23
Cette résurrection, toutefois, aura lieu dans un ordre bien déterminé : le Christ d’abord, comme le premier fruit de la moisson ; ensuite, au moment de son avènement, ressusciteront ceux qui lui appartiennent.
24
Puis viendra la fin, lorsque le Christ remettra le pouvoir royal qu’il exerçait à Dieu le Père, après avoir réduit toute domination, toute autorité et toute puissance hostiles.
25
Il faut, en effet, qu’il garde ce pouvoir jusqu’à ce que Dieu ait « placé tous ses ennemis sous ses pieds »,
26
y compris celui qui sera détrôné en dernier lieu : la mort.
27
Car il est écrit : Dieu a tout mis sous ses pieds. Mais quand l’Écriture dit que tout lui a été soumis, il est bien évident qu’il faut en excepter celui qui lui a donné cette domination universelle.
28
Et lorsque tout se trouvera ainsi amené sous son autorité, alors le Fils lui-même rendra hommage à celui qui lui aura tout soumis et se placera sous son autorité. Ainsi Dieu sera, pour tous et en tous, le souverain incontesté, centre et but unique de tout.
29
D’autre part, s’il ne devait pas y avoir de résurrection, que signifierait la conduite de ceux qui se font baptiser au risque de mourir ? S’il est vrai que les morts ne ressuscitent jamais, pourquoi donc courir ce risque en se faisant baptiser ? À quoi cela leur servirait-il ?
30
Et nous-mêmes, pourquoi affronterions-nous à tout moment des dangers de mort ? À quoi bon prendre de tels risques et nous exposer à des périls continuels ?
31
Journellement, je vois la mort en face, frères, aussi vrai que je suis fier d’être uni à vous dans la communion avec Jésus-Christ, notre Seigneur.
32
Si la lutte que j’ai soutenue à Éphèse, véritable « combat contre des bêtes fauves », ne s’est inspirée que par des motifs purement humains, si elle n’était rien de plus qu’une aventure propre à exalter l’homme, à quoi cela me servirait-il ? Si les morts ne devaient pas ressusciter, nous n’aurions qu’à agir d’après le proverbe : Mangeons et buvons, car demain nous mourrons.
33
Attention ! ne vous laissez pas séduire par de tels slogans. Souvenez-vous que « les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs ». Elles ruinent toute morale et dégradent le caractère le plus résolu.
34
Dégrisez-vous donc, réagissez sérieusement et revenez à votre bon sens. Quittez le chemin menant au péché. Car les personnes (qui propagent ces erreurs) montrent par là simplement qu’elles ne connaissent pas Dieu, elles se font de lui une représentation totalement fausse. Un tel état de fait n’est guère à votre honneur et, si je le relève, c’est pour vous en faire rougir.
Le corps des ressuscités
35
« Mais, demandera peut-être quelqu’un, comment des morts peuvent-ils revenir à la vie ? Sous quelle forme ressusciteront-ils ? Avec quel corps reparaîtront-ils ? »
36
Sotte question ! Réfléchissez (à ce qui se passe dans la nature) : ce que vous semez ne peut s’épanouir en une vie nouvelle qu’après avoir traversé la mort.
37
Lorsque vous faites vos semailles, vous ne mettez pas en terre la plante telle qu’elle doit en ressortir, mais une simple graine, un grain de blé, par exemple, ou quelque autre semence.
38
Et Dieu la fait croître et lui donne la forme qu’il veut, selon son plan. À chaque semence correspond une structure particulière qui lui est propre, selon son espèce.
39
Il en est de même dans le règne animal. Tous les êtres vivants n’ont pas la même chair : celle des hommes diffère de celle des animaux ; autre est la chair des oiseaux et autre celle des poissons.
40
De même, nous distinguons des corps célestes (soleil, lune, étoiles) et des corps terrestres (hommes, animaux, plantes) ; chacun a son aspect et sa beauté propres.
41
L’éclat du soleil est différent de celui de la lune, et le rayonnement des étoiles est encore différent. Et même chaque étoile brille d’un éclat particulier.
42
Il en va de même pour la résurrection des morts ; lorsque le corps est porté en terre, cela ressemble à des semailles ; semé dans un état corruptible, il ressuscite incorruptible ;
43
semé humble et sans apparence, dans le mépris et le déshonneur, il ressuscite rayonnant de beauté et de gloire ; semé dans l’infirmité, la maladie et la faiblesse, il ressuscite sain et vigoureux.
44
Ce que l’on enterre, c’est un corps gouverné par les facultés psychiques ; ce qui revit, c’est un corps spirituel, régi par l’Esprit de Dieu. Aussi vrai qu’il existe un corps dominé par la vie psychique, il existe aussi un corps animé par l’Esprit.
45
C’est bien ce que nous lisons dans l’Écriture : Le premier homme (Adam) fut créé âme vivante. Le dernier Adam (le Christ) est « un Esprit créateur de vie ».
46
Remarquez l’ordre de succession (chronologique) : ce n’est pas le spirituel qui vient en premier lieu, c’est le psychique qui fait partie de l’ordre naturel ; l’Esprit ne vient qu’ensuite.
47
Le premier homme, forme tirée de la poussière de la terre, était par conséquent terrestre. Le second homme est d’origine céleste, c’est le Seigneur du ciel.
48
Or, tous les « enfants de la terre » portent la ressemblance de celui qui fut, le premier, tiré de la poussière du sol ; tous sont taillés sur le modèle du premier Adam, tous sont donc terrestres. De même, les « enfants du ciel » portent les caractères de l’homme venu du ciel.
49
Et comme nous avons reproduit les traits de l’homme terrestre, nous reproduirons aussi l’image du Christ céleste.
50
Cependant, frères, je puis vous assurer d’une chose : c’est que nos corps actuels, ces corps de chair et de sang, ne sauraient accéder au royaume de Dieu ; ce qui est corruptible et passager ne peut avoir part à l’incorruptibilité.
51
Voici, je vais vous révéler un mystère ; nous ne passerons pas tous par la mort, mais nous serons tous transformés,
52
en un instant, en un clin d’œil, au son de la trompette finale. Car dès que cette trompette sonnera, les morts ressusciteront revêtus de corps incorruptibles, tandis que nous, nous serons changés.
53
Il faut, en effet, que tout ce qu’il y a de périssable en nous soit comme recouvert d’un manteau d’incorruptibilité et que ce corps mortel revête l’immortalité.
54
Lorsque notre nature vouée à la corruption aura revêtu l’incorruptibilité et que ce corps mortel se sera drapé d’immortalité, alors se trouvera réalisée cette parole de l’Écriture : La mort est vaincue,
elle a été engloutie par la victoire.
55
Ô mort, qu’est devenue ta victoire ?
Ô mort, où est ton aiguillon ?
56
L’aiguillon de la mort, c’est le péché ; et le péché tire sa force de la loi.
57
Mais Dieu soit loué : la victoire est à nous. C’est Dieu qui nous l’a donnée par notre Seigneur Jésus-Christ (qui nous a délivrés à la fois de la peur de la mort, de la puissance du péché et de la condamnation de la loi).
58
C’est pourquoi, mes frères bien-aimés, restez fermes, ne vous laissez pas ébranler, marchez de progrès en progrès, soyez toujours actifs, travaillez sans relâche pour le Seigneur. Vous savez bien que la peine que vous vous donnez au service du Seigneur n’est jamais perdue (comme s’il n’y avait pas de résurrection) si vous œuvrez en communion avec lui.
-
du Christ
1
Frères et sœurs chrétiens, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée. Vous l’avez reçue, et aujourd’hui encore, vous êtes attachés à elle.
2
Cette Bonne Nouvelle vous sauve, si vous la gardez comme je vous l’ai annoncée, sinon, votre foi ne sert à rien.
3
Je vous ai donné avant toutes choses l’enseignement que j’ai reçu moi-même : le Christ est mort pour nos péchés, comme les Livres Saints l’avaient annoncé.
4
On l’a mis au tombeau, et le troisième jour, Dieu l’a réveillé de la mort, comme les Livres Saints l’avaient annoncé.
5
Il s’est montré à Pierre puis aux douze apôtres.
6
Ensuite, il s’est montré à plus de 500 frères et sœurs à la fois. Presque tous sont encore vivants, quelques-uns sont morts.
7
Ensuite, il s’est montré à Jacques, puis à tous les apôtres.
8
Finalement, après les autres, il s’est montré à moi aussi, à moi qui le méritais le moins.
9
Oui, je suis le plus petit des apôtres. Je ne mérite même pas de porter le nom d’apôtre, parce que j’ai fait souffrir l’Église de Dieu.
10
Mais grâce à l’amour de Dieu, je suis devenu l’homme que je suis, et cet amour a donné de bons résultats en moi. J’ai travaillé plus que tous les apôtres. En réalité, ce n’est pas moi qui ai travaillé, c’est l’amour de Dieu qui agit en moi.
11
En tout cas, que cela vienne de moi ou d’eux, voilà la Bonne Nouvelle que nous annonçons et voilà ce que vous avez cru.
Notre résurrection
12
Nous annonçons que le Christ s’est réveillé de la mort. Pourtant, parmi vous, certains disent : « Les morts ne se relèveront plus. » Comment peuvent-ils dire cela ?
13
Si les morts ne se relèvent plus, le Christ non plus ne s’est pas réveillé de la mort.
14
Et si le Christ ne s’est pas réveillé de la mort, nous n’avons rien à annoncer, et vous n’avez rien à croire.
15
Si vraiment les morts ne se réveillent pas, cela veut dire que Dieu n’a pas réveillé le Christ de la mort. Dans ce cas, nous sommes de faux témoins de Dieu. En effet, nous avons été témoins contre Dieu, en affirmant qu’il a réveillé le Christ de la mort.
16
Si les morts ne se réveillent pas, le Christ non plus ne s’est pas réveillé de la mort.
17
Et si le Christ ne s’est pas réveillé de la mort, votre foi est vide, et vous êtes encore dans vos péchés.
18
Alors, ceux qui sont morts en croyant au Christ sont perdus.
19
Si nous avons mis notre espérance dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus malheureux de tous !
20
Mais en réalité, le Christ s’est réveillé du milieu des morts. Parmi les morts, le Christ s’est réveillé le premier, pour que les autres morts se réveillent aussi.
21
C’est par un homme, Adam, que la mort est venue. C’est aussi par un homme, le Christ, que les morts se relèvent.
22
Tous les êtres humains meurent, parce qu’ils sont unis à Adam. De même, tous vont recevoir la vie, parce qu’ils sont unis au Christ,
23
mais chacun à son rang. Le Christ, le premier, s’est déjà réveillé de la mort. Ensuite, ceux qui sont au Christ se réveilleront quand il viendra.
24
Puis, à la fin, le Christ détruira toutes les forces mauvaises qui ont puissance et autorité sur nous. Alors il remettra son pouvoir de roi à Dieu le Père.
25
À ce moment-là, Dieu mettra tous ses ennemis sous les pieds du Christ. En attendant, il faut que le Christ ait tout pouvoir.
26
Le dernier ennemi qui sera détruit, c’est la mort.
27
Oui, « Dieu a tout mis sous ses pieds ». Mais quand le Christ dira : « Maintenant, tout est en mon pouvoir », cela voudra dire : tout, sauf Dieu. En effet, c’est Dieu qui donne au Christ le pouvoir sur toutes choses.
28
Oui, c’est Dieu qui lui donnera tout pouvoir. Et quand le Fils aura pouvoir sur toutes choses, alors lui-même sera sous le pouvoir de Dieu. Ainsi, Dieu sera tout entier en tous.
29
Certains se font baptiser pour les morts. À quoi cela leur sert-il ? En tout cas, si les morts ne se réveillent pas, pourquoi ces gens-là se font-ils baptiser à leur place ?
30
Et nous, pourquoi est-ce que nous menons sans arrêt une vie dangereuse ?
31
Je risque la mort tous les jours. C’est vrai, frères et sœurs, aussi vrai que je suis fier de vous dans le Christ Jésus, notre Seigneur.
32
À Éphèse, j’ai lutté contre des gens, de vraies bêtes sauvages. Si c’est seulement pour des raisons humaines, qu’est-ce que j’ai gagné ? Si les morts ne se réveillent pas, « mangeons et buvons, car demain nous mourrons ».
33
Attention ! « Les mauvais amis poussent à faire le mal. »
34
Retrouvez votre bon sens, il le faut, et ne péchez pas ! Oui, il y en a parmi vous qui ne connaissent pas Dieu. Je dis cela, et c’est une honte pour vous.
Le corps des ressuscités
35
Mais quelqu’un peut demander : comment les morts se réveillent-ils ? Quelle sorte de corps vont-ils avoir ?
36
Réfléchis donc ! Quand tu sèmes une graine, elle doit d’abord mourir avant de devenir une plante vivante.
37
Et qu’est-ce que tu sèmes ? Tu ne sèmes pas la plante qui va pousser, tu sèmes seulement une graine, peut-être un grain de blé ou une autre semence.
38
Ensuite, Dieu donne à cette graine le corps qu’il veut, et il donne à chaque graine le corps qui est le sien.
39
Aucune chair ne ressemble à une autre. Il y a une différence entre la chair des humains et la chair des animaux, entre la chair des oiseaux et la chair des poissons.
40
Il y a aussi des corps célestes et des corps terrestres. Mais la beauté des corps célestes n’est pas la même que la beauté des corps terrestres.
41
La beauté du soleil n’est pas la beauté de la lune, et leur beauté n’est pas celle des étoiles. Et même chaque étoile a une beauté différente de celle des autres étoiles.
42
Quand les morts se relèveront, ce sera la même chose. Ce qu’on met dans la terre comme une graine, c’est un corps qui doit pourrir. Mais quand il se réveille de la mort, il ne peut plus pourrir.
43
Ce qu’on met dans la terre, c’est un corps qui ne vaut plus rien. Mais quand il se réveille de la mort, il est plein de gloire. Ce qu’on met dans la terre, c’est un corps faible. Mais quand il se réveille de la mort, il est plein de force.
44
Le corps qu’on met dans la terre comme une graine, c’est un simple corps humain. Mais quand il se réveille de la mort, l’Esprit Saint lui donne la vie. Il y a donc un corps qui est un simple corps humain. Mais il y a aussi un corps qui reçoit la vie de l’Esprit Saint.
45
Dans les Livres Saints, on lit : « Adam, le premier homme, c’est un simple être humain qui a reçu la vie. » Le dernier Adam est rempli de l’Esprit Saint, qui donne la vie.
46
Ce qui vient d’abord, ce n’est pas l’être qui vit par l’Esprit Saint, c’est le simple être humain. L’être qui vit par l’Esprit Saint vient après.
47
Dieu a modelé le premier homme avec de la terre. Cet homme-là vient de la terre, mais le deuxième homme vient du ciel.
48
Ceux qui viennent de la terre sont comme celui que Dieu a modelé avec de la terre. Ceux qui viennent du ciel sont comme celui qui est venu du ciel.
49
Nous avons ressemblé d’abord à l’homme modelé avec de la terre. Plus tard, nous ressemblerons aussi à l’homme qui vient du ciel.
50
Frères et sœurs chrétiens, voici ce que j’affirme : ce qui est fait de chair et de sang ne peut pas participer au Royaume de Dieu. Et ce qui doit pourrir ne peut pas posséder la vie qui ne finit pas.
51
Maintenant, je vais vous dire une chose mystérieuse : nous ne mourrons pas tous, mais tous, nous serons transformés.
52
Cela se fera très vite, en un clin d’œil, quand la trompette sonnera le dernier jour. Oui, la trompette sonnera. Alors les morts se réveilleront pour une vie qui ne finit pas, et nous, nous serons transformés.
53
En effet, ce qui pourrit doit recevoir la vie qui ne finit pas. Et ce qui meurt doit recevoir la vie qui dure toujours.
54
Quand cela arrivera, ce qui doit pourrir recevra la vie qui ne finit pas. Et ce qui doit mourir recevra la vie qui dure toujours. Donc, tout se passera comme les Livres Saints le disent : « Une victoire totale a fait disparaître la mort.
55
Mort, où est ta victoire ? Mort, où est ton arme ? »
56
L’arme de la mort, c’est le péché, et la loi rend le péché plus puissant.
57
Mais remercions Dieu qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ.
58
Alors, mes frères et mes sœurs très aimés, soyez forts, soyez solides ! Travaillez toujours mieux au service du Seigneur. Vous le savez, en le servant, vous ne travaillez pas pour rien.
Ces témoins vivaient encore au temps de Paul, il en appelle à eux, malgré la certitude divine de son propre témoignage. (verset 3) Il n'est aucun fait de l'histoire plus inébranlablement confirmé que celui de la résurrection de JésusChrist.