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2 Corinthiens 12

    • 1 Chapitre 12.

      1 à 10 Gloire du ciel et écharde en la chair.

      "Me glorifier est n√©cessaire (√† cause de vous)...bien que cela ne me convienne pas¬†; j'en viendrai en effet..." Encore une confirmation de ce qui a √©t√© dit √† ce sujet. (2Corinthiens 11.1, note¬†; 2Corinthiens 11.16, note.) Aussi l'ap√ītre ne veut-il se glorifier que dans ses infirmit√©s. (verset 5)

      Toutefois, si des hommes aussi peu spirituels que les faux ap√ītres et les √Ęmes qu'ils pouvaient avoir s√©duites, n'ont pas su reconna√ģtre dans ce qui pr√©c√®de la vie d'un vrai serviteur de J√©sus-Christ, s'ils exigent d'autres preuves, des r√©v√©lations extraordinaires, des signes, des miracles, tout cela abonde encore dans la vie de Paul, (versets 2-4,12) et il le montre.

      - La leçon du texte reçu "certainement il ne me convient pas de me glorifier" a contre elle les meilleures autorités.

      Visions et révélations se distinguent peut-être les unes des autres en ce que les premières ont lieu dans l'esprit de l'homme par des images, (comme Actes 10.9 et suivants) tandis que les dernières sont des communications plus explicites par la parole. (Ainsi Actes 9.1 et suivants ; Actes 27.23 et suivants) Les deux sortes de manifestations se trouvent réunies dans Actes 18.9,10.

      2 L'ap√ītre se nomme ainsi pour indiquer que la vision √† laquelle il fait allusion appartient exclusivement √† sa vie int√©rieure, "cach√©e avec Christ en Dieu." C'est parce que cet homme √©tait enti√®rement en Christ qu'il faisait de telles exp√©riences. (Comparer Galates 2.20)

      S'il parle de lui comme d'un autre, √† la troisi√®me personne, au moment de raconter des gr√Ęces aussi signal√©es du Seigneur, c'est par humilit√© et parce que le fait qu'il va rappeler est tout √† fait au-dessus de son activit√© personnelle.

      3 Telle fut la grandeur, la puissance de cette r√©v√©lation sur tout son √™tre, qu'il en perdit la conscience de son existence terrestre, et qu'il serait impossible de dire si les rapports de l'√Ęme et du corps rest√®rent les m√™mes, ni si les sens eurent une part quelconque √† ce qu'il vit et entendit.

      - Historiquement, il est impossible de d√©terminer l'√©poque pr√©cise de sa vie √† laquelle l'ap√ītre fait ici allusion.

      Ce mot : il y a quatorze ans, (verset 2) n'indique aucun des événements de son histoire rapportés dans le livre des Actes, à moins qu'il ne s'agisse de la vision racontée à Actes 22.17 et suivants, ce qui serait possible, mais peu probable, parce que là les paroles de la vision sont simplement rapportées, tandis qu'ici elles ne peuvent l'être. (verset 4)

      En tout cas, il ne faut pas regarder ceci comme la première apparition du Seigneur à Saul sur le chemin de Damas ; (Actes 9) tout est différent, le temps, les circonstances, le but de la vision.

      4 Nouvelle d√©signation de ce que l'ap√ītre (verset 2) a appel√© le troisi√®me ciel.

      La Bible parle souvent de plusieurs cieux, et nomme m√™me "les cieux des cieux" comme les lieux les plus √©lev√©s du monde invisible, ceux o√Ļ Dieu (qui, sans doute, est pr√©sent partout) se r√©v√®le le plus imm√©diatement, ce que l'Ecriture appelle encore¬†: voir, contempler Dieu.

      Telle est la pens√©e que Paul veut exprimer ici, pens√©e qu'il rend ensuite par le mot de paradis. Ces deux termes s'expliquent l'un l'autre, car ici il est de toute √©vidence qu'ils sont synonymes. C'est donc sans le moindre fondement que plusieurs interpr√®tes font une distinction entre ces deux expressions et pr√™tent ici √† l'ap√ītre une part des r√™veries rabbiniques selon lesquelles il y aurait jusqu'√† sept cieux divers.

      Pourquoi alors s'arrêterait-il au troisième, puisqu'il s'agit, dans son cas, d'une vision divine ? L'Ecriture, il est vrai, ne parle nulle part de trois cieux distincts ; mais peut-être Paul a-t-il dans la pensée :

      1¬į le ciel √©th√©r√©, (Luc 9.58)

      2¬į le ciel sid√©ral, (Marc 13.25) et

      3¬į le ciel spirituel, s√©jour des bienheureux. (Marc 12.25)

      Quoi qu'il en soit, ce dernier est bien ce qu'il entend par le terme de paradis. (Comparer sur ce mot Luc 23.43, note.)

      C'est donc √† tort que plusieurs ex√©g√®tes voient dans notre passage deux lieux diff√©rents, l'un d√©sign√© comme troisi√®me ciel, l'autre comme paradis. Ils se fondent sur la r√©p√©tition de ce que raconte l'ap√ītre. (versets 2,3) Mais cette raison n'est pas d√©cisive. Par cette r√©p√©tition, Paul voulait donner une impression forte et solennelle de ce qu'il y avait de grand et de myst√©rieux dans le fait qu'il raconte. L'action n'est pas double, mais unique, exprim√©e, aux versets 2,4, par le m√™me verbe fut ravi.

      Grec : "Des paroles (et des choses, le mot grec a les deux sens) qui ne peuvent se dire," ou "n'ont pas été dites," ineffables, inexprimables, et qu'il n'est pas permis à un homme d'exprimer, soit parce que ces choses sont trop mystérieuses, trop saintes, soit parce que les langues humaines ne le comportent pas.

      S'il en est ainsi, quel profit l'ap√ītre lui-m√™me retira-t-il de sa vision¬†? Il en conserva l'impression, le souvenir, elle lui r√©v√©la, d'une mani√®re imm√©diate, les r√©alit√©s et les gloires du monde invisible, sa foi put en recevoir une force infinie. Toute communication directe avec le ciel, comme la glorification momentan√©e du Sauveur luim√™me, (Matthieu 17) est une proph√©tie, un gage, un avant-go√Ľt de l'√©tat qui sera un jour le partage permanent des enfants de Dieu.

      Si donc l'ap√ītre ne trouve maintenant ni pens√©es, ni paroles qui puissent contenir, et moins encore exprimer ce dont il a re√ßu l'impression, il aura pour cela des pens√©es et des paroles lorsque, purifi√© de tout p√©ch√©, affranchi de tout esclavage, il sera glorifi√© corps et √Ęme, et qu'en un mot son √™tre tout entier sera appropri√© √† la vie du ciel. Jusqu'alors, le souvenir qu'il rappelle ici l'√©l√®ve sans cesse vers ces r√©gions de la gloire √©ternelle, il combat tout ce qui la lui obscurcit, tout ce qui l'en √©loigne, et ses efforts ne sont pas vains.

      Il pouvait être bien important et salutaire à un homme appelé à une activité extérieure si extraordinaire, d'avoir fait des expériences qui le ramenaient puissamment au dedans et l'élevaient au-dessus des choses visibles. Il courait moins le danger de se perdre au dehors, dans ses travaux et ses peines, quand le souvenir des moments les plus solennels de sa vie le rappelait dans la communion la plus intime avec son Dieu.

      5 Paul distingue ici clairement cette gr√Ęce merveilleuse du Seigneur, de tout ce qui lui est propre. S'il se glorifie de la vision, ce n'est √©videmment pas qu'il puisse s'en attribuer le moindre m√©rite¬†; et quant √† lui, il ne veut voir que ses infirmit√©s. (2Corinthiens 11.30¬†; 12.9,10)

      Cette distinction sert à expliquer le verset suivant.

      6 Il n'y aurait pas de folie (2Corinthiens 11.1, note¬†; versets 16-18, notes) √† se glorifier d'une dispensation dont √©videmment il ne saurait rien revenir √† l'homme et dont toute la gloire remonte √† Dieu¬†; Paul, en cela, ne dirait que la v√©rit√©, tandis que, dans toute glorification de la cr√©ature, comme l'√©tait celle des adversaires de l'ap√ītre, il y a du mensonge. Toutefois, il s'en abstient, ajoute-t-il, et il en indique imm√©diatement la raison. (Note suivante.)

      Ce qu'on voyait en lui et entendait de lui, toute sa personnalit√©, toute son action, avait les apparences de la faiblesse, de l'infirmit√© ext√©rieure. (2Corinthiens 10.10¬†; 11.6,29¬†; 1Corinthiens 2.1 et suivants¬†; Galates 4.13) Or, c'est d'apr√®s cette mesure que l'ap√ītre veut √™tre estim√© et jug√© par les hommes, afin que toutes les gr√Ęces exceptionnelles qu'il avait re√ßues, toute la force r√©elle de son action, tous les succ√®s de son minist√®re, soient attribu√©s au Seigneur.

      Profonde humilité ! Cette humilité, les paroles suivantes nous apprennent comment Dieu l'avait produite et entretenue dans son serviteur.

      7 Ces derniers mots, deux fois r√©p√©t√©s, indiquent clairement et d'une mani√®re solennelle le but de cette √©preuve, qui durait encore quand l'ap√ītre √©crivait, comme le prouvent les verbes au pr√©sent¬†: afin qu'il me souffl√®te, afin que je ne m √©l√®ve pas. En quoi consistait cette terrible affliction¬†? On √©crirait un livre sur toutes les suppositions imaginaires, souvent extravagantes, qui ont √©t√© faites pour r√©pondre √† cette question.

      On peut les réduire à trois espèces :

      1¬į des tentations purement spirituelles et morales¬†;

      2¬į les souffrances qu'occasionnaient √† l'ap√ītre l'inimiti√© de ses adversaires, ou, en g√©n√©ral, les √©preuves de son apostolat¬†;

      3¬į des infirmit√©s corporelles. Ceci est ce qu'il y a de plus probable.

      Les termes dont se sert l'ap√ītre expriment l'indicible douleur de son √©preuve, mais n'en indiquent pas clairement la nature. Le mot que nous traduisons par une √©charde d√©signe tout corps muni d'une pointe propre √† percer, √† d√©chirer, comme un pieu, une lance, les clous d'une croix, la croix elle-m√™me. Cette cause de souffrance √©tant dans la chair, il est probable que c'√©tait quelque infirmit√© corporelle tr√®s douloureuse, tr√®s humiliante. (Comparer Galates 4.14)

      Enfin, cette √©preuve √©tait pour l'ap√ītre une source de tentation spirituelle (comme le sont toutes les √©preuves), puisqu'il la d√©signe encore par ces mots¬†: un ange de Satan, (comparez Matthieu 25.41) un envoy√©, un serviteur du d√©mon, par o√Ļ il faut entendre l'√©preuve elle-m√™me, devenant, dans la main de l'ennemi, un instrument de tentation. Souffleter est pris figur√©ment pour maltraiter, humilier, insulter.

      - Que les voies de Dieu sont merveilleuses et pleines de contradictions aux yeux de la sagesse humaine¬†! D'une part, il √©l√®ve son fid√®le serviteur jusqu'au troisi√®me ciel, et d'un autre c√īt√©, il l'abaisse jusqu'√† un opprobre sans nom, afin de le pr√©server d'un mal plus grand encore, l'orgueil¬†! Si Paul avait besoin d'un tel rem√®de pour √™tre pr√©serv√© de ce danger, qui se croira en s√Ľret√©¬†?

      8 Qui ? le Seigneur, ou l'ange de Satan, ou l'épreuve ? Le sens est le même ; si Paul demande que le Seigneur se retire, cela veut dire qu'il cesse de l'affliger. (Psaumes 39.11-13) Quoi qu'il en soit, l'objet de sa prière, c'est la délivrance.

      Comparer la triple prière de Jésus en Gethsémané. (Matthieu 26.36 et suivants)

      9 Le Seigneur ne le d√©livre pas, mais il exauce sa pri√®re. Il lui r√©pond¬†: "Ma gr√Ęce te suffit¬†!"

      - "Que cette parole de Jésus-Christ ressuscité et glorieux est consolante ! Elle nous apprend que nous ne pouvons trop nous confier en Dieu, quand nous savons bien nous défier de nous-mêmes...Dieu veut nous guérir, mais en sa manière. Pour s'y accommoder, il faut beaucoup prier..." Quesnel.

      Pour que la gr√Ęce du Seigneur se d√©ploie dans sa pl√©nitude, il faut que la force naturelle de l'homme soit bris√©e, que son moi soit crucifi√©, et que, dans cette infirmit√©, il consente √† ne subsister que par gr√Ęce, √† ne vivre que de cette gr√Ęce. Mais elle suffit, car la puissance divine alors s'accomplit (Grec¬†: "devient parfaite") dans la faiblesse m√™me de son enfant. Paul lui-m√™me en juge ainsi par son exp√©rience. (versets 9,10)

      L'ap√ītre accepte cette dispensation de Dieu, avec la promesse que le Seigneur y a attach√©e¬†; et non seulement il l'accepte, mais, puisque telle est la volont√© de Dieu pour son bien, il s'en glorifie.

      - La puissance de Christ, dit-il¬†; donc, le Seigneur que Paul a invoqu√© par trois fois et qui lui a promis sa gr√Ęce et sa puissance, c'est Christ. La divinit√© de J√©sus-Christ remplit la vie enti√®re de ses disciples, aussi bien que toutes les pages des saintes Ecritures. (Comparer Actes 7.59,60¬†; 9.14¬†; 1Corinthiens 1.2)

      10 Comparer verset 9, note. Paul g√©n√©ralise dans ce verset l'id√©e des √©preuves, afin que l'on ne pense pas que ce soit l'affliction sp√©ciale dont il parle au verset 7 qui seule puisse produire l'effet d√©sirable que Dieu a en vue¬†: d√©prendre l'homme de toute force propre, pour que la gr√Ęce et la force de Christ s'accomplissent en son infirmit√©.

      "Si quelqu'un objecte qu'ici Paul parle, non de son manque de force, mais de ses diverses afflictions, je réponds que toutes ces souffrances sont des exercices par lesquels Dieu nous manifeste notre faiblesse. Car si le Seigneur n'avait pas exercé son serviteur par tant d'épreuves, jamais ce dernier n'aurait eu un sentiment si vif de son infirmité. Ainsi, il n'a point seulement égard à ses souffrances, mais aussi aux effets qu'elles produisent : la connaissance de notre faiblesse, la défiance de nous-mêmes, l'humilité." Calvin.

      Le dernier mot de ce verset, cet admirable paradoxe n'est autre que la parole du Seigneur, (verset 9) confirmée par l'expérience même de son serviteur.

      11 11 à 21 Paul justifie son apostolat et justifie ses craintes.

      Comparer 2Corinthiens 11.1, note ; 2Corinthiens 11.16-18, notes verset 1.

      - L'ap√ītre s'arr√™te, et, apr√®s tout ce qu'il a dit dans ces deux chapitres pour justifier son minist√®re, il revient au sentiment de l'imprudence ou de la folie qu'il a d√©j√† plusieurs fois exprim√©¬†; ici, il le fait, comme auparavant, avec le s√©rieux de la conscience et l'ironie pleine de tristesse que lui inspire la conduite de ses lecteurs. Eux-m√™mes l'ont contraint √† se glorifier, tandis qu'ils auraient d√Ľ le recommander aupr√®s de ses adversaires qui l'accusaient.

      Ici, comme √† 2Corinthiens 11.5, ces ap√ītres par excellence ne sont pas les ap√ītres de J√©sus-Christ, Pierre, Jacques, Jean, mais ceux qui, √† Corinthe, se donnaient comme tels. Paul en disant, non sans ironie, qu'il ne leur a point √©t√© inf√©rieur par son minist√®re, donne √† entendre beaucoup plus. Et pourtant, dans sa vraie et profonde humilit√© personnelle, il confesse qu'il n'est rien¬†! (Comparer 1Corinthiens 15.8-10)

      12 Grec¬†: "Par des signes et des prodiges et des puissances," diverses sortes de miracles, de manifestations du Saint-Esprit, par lesquels Paul prouve qu'il n'a √©t√© en rien inf√©rieur aux ap√ītres par excellence. (verset 11¬†; comparez verset 13)

      - C'est ce qu'il appelle les signes de l'ap√ītre, du vrai ap√ītre de J√©sus-Christ. Nos versions rendent √† tort ce mot par celui d'apostolat. Ainsi, vous auriez d√Ľ reconna√ģtre cet ap√ītre sans le forcer de se glorifier. (verset 11)

      Les ap√ītres, de m√™me que les proph√®tes, regardent le don des miracles comme une confirmation n√©cessaire de leur mission divine. (Comparer Matthieu 10.1¬†; Marc 16.17)

      Mais il est remarquable que Paul mêle à ses miracles aussi un autre signe non moins authentique de son apostolat : la patience, dont Dieu lui a donné d'user au sein de ses épreuves et au milieu des contradictions de ses adversaires. Par là, il rappelle encore la force qui le rend vainqueur dans son infirmité. (versets 9-10)

      13 L'état florissant de l'Eglise de Corinthe (1Corinthiens 1.4-7) était encore un signe manifeste de l'apostolat de Paul.

      La plupart des interpr√®tes voient dans ces paroles une ironie propre √† humilier l'orgueil des membres de l'Eglise qui avaient bien su faire des sacrifices pour les faux ap√ītres. (2Corinthiens 11.20) En effet, Paul ne pouvait voir ni une injustice, ni un p√©ch√© (2Corinthiens 11.7) dans le fait qu'il n'avait rien accept√© de l'Eglise de Corinthe, puisqu'il en explique si bien les motifs, et qu'il d√©clare vouloir agir encore de la m√™me mani√®re. (2Corinthiens 11.7-12¬†; 12.14-17)

      C'est donc mettre Paul en contradiction avec lui-même que de voir dans ces paroles, comme d'autres exégètes le font, la confession sérieuse d'un tort qu'il aurait eu en manquant de confiance envers eux. Lui-même a d'avance réfuté cette interprétation. (2Corinthiens 11.11)

      14 Comparer 1Corinthiens 16.7, note ; 2Corinthiens 13.1.

      Aimables paroles, par lesquelles l'ap√ītre veut adoucir l'impression de celles qui pr√©c√®dent. Qu'importe qu'il ait accept√© ou non ce qu'il avait le droit d'attendre d'eux et qu'il soit maintenant encore r√©solu de ne point leur √™tre √† charge¬†? Ce qu'il recherche, ce n'est pas leurs biens, mais eux-m√™mes, le salut de leur √Ęme.

      Par la gracieuse comparaison qu'il emploie, Paul se représente comme le père spirituel de ses disciples de Corinthe ; (1Corinthiens 4.15) ils sont ses enfants ; or, pourquoi seraient-ils froissés de ce qu'il ne veut pas leur être à charge ? (verset 13)

      Il suit en cela l'usage naturel, ce sont les parents qui amassent (Grec : "thésaurisent") pour leurs enfants ; non l'inverse. Touchante apologie de sa conduite !

      - Du reste, il s'entend de soi-m√™me que l'ap√ītre ne veut par l√† ni affranchir les enfants du devoir d'aider leurs parents si ceux-ci en ont besoin, (1Timoth√©e 5.8) ni contredire les paroles du Sauveur sur la cupidit√©, dont le premier soin est de th√©sauriser, (Matthieu 6.19-21) ni nier le devoir des Eglises de subvenir aux besoins de leurs pasteurs. (1Corinthiens 9.4-12)

      15 Paul, au lieu d'√™tre √† charge, (verset 14) est pr√™t √† tous les sacrifices pour les √Ęmes, √† d√©penser ses forces, ses affections, sa vie, sans aucune r√©compense terrestre. En aura-t-il du moins pour r√©compense l'amour de ceux qu'il a ainsi aim√©s¬†? Il n'en est pas s√Ľr¬†; on voit qu'il craint le contraire.

      Comme les parents dont il vient de parler, qui sont souvent moins aim√©s des enfants pour qui ils ont eu le plus de tendresse, l'ap√ītre est pr√™t aussi √† ce douloureux renoncement¬†; mais, m√™me alors, il n'en est pas moins d√©cid√© √† se d√©penser jusqu'au bout. Admirable pens√©e d'un cŇďur que presse la charit√© de Christ¬†!

      16 Langage des adversaires : "Bien ! lui-même il n'a rien reçu, afin de garder les apparences du désintéressement ; mais, par d'autres, il a fait son profit de vous." Suit la réponse. (versets 17-18)
      18 2Corinthiens 2.13 ; 8.6,18.

      Avec le même désintéressement dont il vient de parler, sans rien accepter, suivant la même conduite.

      19 La justification de l'ap√ītre est maintenant close. Or. afin que ses lecteurs, ceux d'entre eux en particulier qui ne s'√©taient pas repentis, (verset 21) ne prennent pas cette douceur et ce renoncement dans ses infirmit√©s pour de la faiblesse, surtout qu'ils ne s'imaginent pas, comme plusieurs le font depuis longtemps, (comparez 1Corinthiens 4.3) qu'en condescendant √† se justifier, il les √©tablit juges au-dessus de lui, ou qu'il a son propre int√©r√™t en vue, il d√©clare avec la dignit√© d'un ap√ītre et avec amour (bien-aim√©s), que c'est √† Dieu seul qu'il en appelle, et qu'en tout ce qu'il vient de dire il a parl√© devant Dieu, en Christ, dans son Esprit, non en vue de lui-m√™me, mais pour leur √©dification.

      Il est pressé de parler ainsi par une sérieuse appréhension, (verset 20) qui montre combien cette édification était encore nécessaire.

      20 La crainte de l'ap√ītre de ne pas trouver l'Eglise telle qu'il la voudrait, n'est que trop bien expliqu√©e ici¬†; (versets 20,21) la crainte que l'Eglise ne le trouve tel qu'elle ne voudrait pas est motiv√©e ensuite. (2Corinthiens 13.1,2)

      Telle est la premi√®re cat√©gorie de p√©ch√©s que Paul craint de retrouver √† Corinthe. Ce sont, au fond, ceux qu'il avait eu √† reprocher √† cette Eglise dans sa premi√®re √©p√ģtre, (1Corinthiens 1.11¬†; 3.3) augment√©s de quelques autres que les divisions et les partis engendrent toujours.

      21 C'est l√† une seconde cat√©gorie de p√©ch√©s qui avaient d√©j√† caus√© √† l'ap√ītre de vrais tourments d'esprit, (1Corinthiens 5) et qui avaient valu √† la ville de Corinthe une triste c√©l√©brit√©.

      Paul se garde bien d'en accuser tous les membres de l'Eglise, il parle de plusieurs qui, ayant p√©ch√© auparavant, soit avant, soit depuis leur conversion, ou bien avant la premi√®re √©p√ģtre, ne s'√©taient point repentis, ni s√©rieusement convertis.

      L'ap√ītre le craint, du moins, et cette crainte suffit pour qu'il pressente une profonde humiliation que son Dieu lui infligera. (Selon la vraie le√ßon, le verbe est au futur, non au subjonctif, preuve qu'il tient la chose pour probable.) Et dans ce cas, il sera dans le deuil, il aura √† pleurer sur ces p√©cheurs qui se perdent.

      Quelle √©loquence dans ce saint amour des √Ęmes¬†! et √† quelle hauteur le grand ap√ītre s'√©l√®ve au-dessus des pens√©es de ceux qui s'imaginaient qu'il n'avait qu'√† se justifier devant eux¬†! (verset 19)

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