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Actes 21

    • 1 Chapitre 21.

      1 à 16 Voyage de Paul de Milet à Jérusalem.

      Le mot dont Luc se sert pour exprimer la séparation qui eut lieu à Milet signifie se séparer avec effort, avec peine.

      - Cos, √ģle de la mer Eg√©e, renomm√©e pour ses vins, ses √©toffes, ses aromates, s'appelle aujourd'hui Stancho.

      Rhodes, √ģle plus consid√©rable au sud-est de la mer Eg√©e, avec une capitale du m√™me nom, avait eu un commerce florissant. Elle avait beaucoup souffert dans les derni√®res guerres de la r√©publique, ayant √©t√© pill√©e par Cassius en 42 avant J.-C.

      Patara ville maritime de la Lycie, au sud de l'Asie Mineure.

      Le texte occidental (D, etc.) ajoute¬†: et √† Myra. Myra √©tait √©galement un port de la c√īte de Lycie. (Actes 27.5)

      3 Pour naviguer de Patara ou de Myra vers la Phénicie, il fallait tendre directement au sud-est.

      Les voyageurs passaient ainsi tout pr√®s de l'√ģle de Chypre, qu'ils laissaient √† leur gauche.

      En la voyant, Paul dut se souvenir de son premier voyage de mission et du succ√®s qu'il eut √† Paphos, ville principale de cette √ģle. (Actes 13.6 et suivants)

      - Tyr, capitale de la Phénicie célèbre dans l'antiquité pour son commerce.

      Luc nomme ici la Syrie, parce que la Phénicie faisait alors partie de cette Grande province romaine.

      4 Ce mot¬†: trouv√© les disciples, suppose que Paul et ses amis, inform√©s de la pr√©sence de chr√©tiens √† Tyr, les avaient cherch√©s dans cette grande ville. Luc n'a pas racont√© quand l'Evangile avait √©t√© annonc√© en Ph√©nicie. Ce pays, situ√© sur les bords de la M√©diterran√©e, sur la route de J√©rusalem √† Antioche, a d√Ľ √™tre souvent travers√© par des chr√©tiens, qui y parl√®rent de leur Sauveur. (Actes 11.19¬†; 15.3)

      L'Esprit dévoilait à ces disciples que Paul aurait beaucoup à souffrir à Jérusalem, et eux, dans leur tendre sollicitude pour lui, l'exhortaient à n'y point aller. Mais Paul, qui prévoyait bien ces souffrances, allait au-devant d'elles, lié par l'Esprit. (Actes 20.22,23 ; comparez ci-après verset 13)

      Cet arr√™t de sept jours, malgr√© la h√Ęte qu'il avait d'√™tre √† J√©rusalem pour la f√™te, (Actes 20.16) fut impos√© √† Paul par les circonstances, le navire qu'il montait devant d√©charger sa cargaison. (verset 3) Peut-√™tre aussi l'ap√ītre √©tait il moins press√©, parce que son voyage jusqu'√† Tyr s'√©tait effectu√© plus rapidement qu'il ne comptait.

      6 Quelle scène touchante !

      Partout l'Evangile cr√©ait entre les √Ęmes chr√©tiennes ces tendres et profonds liens.

      7 Achevant la navigation, parce que le parcours de Tyr √† Ptol√©ma√Įs √©tait le dernier trajet √† faire par mer, le reste du voyage avait lieu sur terre ferme.

      Ptol√©ma√Įs, ville maritime de Syrie, situ√©e entre Tyr et C√©sar√©e, nomm√©e en h√©breu Acco, aujourd'hui Saint Jean d'Acre.

      - Là aussi Paul trouve des frères et reste un jour avec eux.

      8 La distance de Ptol√©ma√Įs √† C√©sar√©e est de 62 kilom√®tres¬†: Paul et ses compagnons durent mettre deux jours pour la franchir.

      Voir sur Césarée et la prédication de Philippe, Actes 8.5,26,40.

      Peut √™tre √©tait il rest√© d√®s lors dans cette ville. Il avait donc cess√© d'√™tre l'un des sept diacres de l'Eglise de J√©rusalem (Actes 6.5) et il √©tait devenu √©vang√©liste, (Actes 8.40) gr√Ęce √† ses dons pour la pr√©dication de l'Evangile.

      On donnait d√©j√† alors ce titre √† des disciples qui, sans √™tre ap√ītres ou anciens attach√©s √† une Eglise particuli√®re, voyageaient en annon√ßant la bonne nouvelle du salut. Tels furent Barnabas, Timoth√©e, Tite. (2Timoth√©e 4.5¬†; comparez Eph√©siens 4.11)

      Ces deux passages et le n√ītre sont les seuls du Nouveau Testament o√Ļ se trouve le nom d'√©vang√©liste.

      9 C'est-à-dire qui avaient le don de prophétie. (Actes 11.27 ; 13.1 ; comparez 1Corinthiens 14.2, notes.)

      Ce don ne s'exer√ßait naturellement, comme tous les charismes de l'Eglise apostolique, que dans les moments o√Ļ l'Esprit faisait sentir son action.

      Les filles de Philippe ne contrevenaient pas aux prescriptions de l'ap√ītre, (1Corinthiens 14.34) car l'expression de Luc ne les pr√©sente pas comme enseignant dans les assembl√©es.

      Leurs prophéties, pendant le passage de Paul, étaient sans doute semblables à celles des frères de Tyr (verset 4) et à celles d'Agabus. (versets 10,11)

      Des interpr√®tes catholiques, se fondant sur le fait que les filles de Philippe sont dites vierges, (Luc 2.36) ont vu en elles des nonnes, li√©es par un vŇďu de virginit√© perp√©tuelle¬†; mais il para√ģt ressortir de passages de Cl√©ment d'Alexandrie et d'Eus√®be que ce m√™me Philippe s'√©tablit plus tard √† Hi√©rapolis en Phrygie et que deux de ses filles s'y mari√®rent.

      12 Agabus est le même qui a été nommé au Actes 11.28.

      Il annonce √† Paul ce qui lui arrivera √† J√©rusalem, par une action symbolique, comme le faisaient fr√©quemment les anciens proph√®tes. (Esa√Įe 20.2¬†; J√©r√©mie 13.1¬†; 27.2¬†; Ez√©chiel 4.1¬†; 12.5)

      L'ap√ītre savait luim√™me qu'il serait li√© √† J√©rusalem, (Actes 20.23) et il le fut en effet, (verset 33) et livr√© aux pa√Įens. (Actes 25.21)

      A l'ou√Įe de cette proph√©tie, tous les disciples qui entouraient Paul se mirent √† le supplier de ne point monter √† J√©rusalem. (Comparer verset 4, 2e note.)

      13 Quelle sensibilité dans cet homme énergique qui était prêt au sacrifice de sa vie !

      C'est ainsi qu'il répond au tendre intérêt de ses frères.

      Mais, d√©j√† √† Milet, il a d√©clar√© que le sacrifice de sa vie √©tait accompli dans son cŇďur. (Actes 20.24) Dieu l'appelle, il ira¬†; tel est le vrai h√©ro√Įsme.

      14 Malgr√© leur profonde affection pour l'ap√ītre, ces fid√®les restent convaincus que sa r√©solution est conforme √† la volont√© du Seigneur, et ils s'y soumettent.

      Dans toutes les grandes crises de la vie en pr√©sence des plus douloureux sacrifices, c'est l√† non seulement le devoir du chr√©tien, mais aussi sa supr√™me consolation. Il s'√©l√®ve ainsi jusqu'√† l'imitation de son Ma√ģtre. (Matthieu 26.42)

      15 Ces jours-là sont les jours que Paul et ses amis venaient de passer à Césarée, chez Philippe. (verset 8)

      Maintenant, s'étant préparés au départ, ils s'en vont à Jérusalem.

      - Le mot que nous rendons par nous étant préparés au départ signifie littéralement : ayant rassemblé nos effets.

      Le texte reçu, en changeant une particule du verbe, dit : ayant déposé nos effets, c'est-à-dire qu'ils les auraient laissés à Césarée ou envoyés en avant.

      Ces préparatifs s'expliquent, car les voyageurs avaient à parcourir encore 102 kilomètres, et le transport de la collecte les obligeait à prendre certaines mesures.

      16 Quelques disciples de C√©sar√©e voulurent aussi accompagner l'ap√ītre et ses amis.

      Ils les conduisirent cher Mnason, o√Ļ les voyageurs devaient loger, d'apr√®s des dispositions prises √† l'avance.

      On ne sait de ce Mnason que ce qu'en dit le texte, c'est√†-dire qu'il √©tait de Chypre et ancien disciple, converti peut-√™tre depuis la premi√®re mission dans sa patrie, (Actes 13) ou m√™me auparavant. (Actes 11.19,20) On suppose qu'il habitait J√©rusalem et l'on ajoute qu'il √©tait bien pr√©cieux pour l'ap√ītre d'avoir dans cette ville un ami de toute confiance qui le re√ß√Ľt dans sa maison.

      Telle est l'interprétation généralement donnée, mais on ne peut pas dire qu'elle s'impose comme évidente.

      Il n'est pas dit, dans l'original : "les disciples nous conduisirent," mais seulement : les disciples "vinrent avec nous, conduisant, chez lequel Mnason nous devions loger."

      Et à verset 17, l'arrivée à Jérusalem est présentée comme un fait postérieur à l'arrivée chez Mnason.

      Aussi Calvin, Théod. de Bèze et d'autres traduisent-ils : "Quelques disciples vinrent aussi de Césarée avec nous, amenant avec eux un certain Mnason." Ce disciple, qui habitait Jérusalem, se serait donc trouvé alors à Césarée, et l'on aurait convenu avec lui qu'il logerait les voyageurs.

      Le texte occidental (D, versions syr.) pr√©sente ici une adjonction int√©ressante, qui donne un sens nouveau √† ce passage obscur¬†: "Ceux-ci nous conduisirent aupr√®s de ceux chez qui nous devions loger¬†; et √©tant arriv√©s dans un certain village, nous f√Ľmes chez Mnason, de Chypre, ancien disciple. Et sortant de l√†, nous v√ģnmes √† J√©rusalem, o√Ļ les fr√®res nous re√ßurent avec joie."

      D'après ce texte, Mnason aurait habité un village entre Césarée et Jérusalem, qui servit d'étape à la caravane.

      M√™me avec le texte des principaux manuscrits, cette explication nous para√ģt la plus naturelle.

      17 17 à 36 Arrestation de Paul dans le temple.

      Ces fr√®res √©taient des membres de l'Eglise de J√©rusalem, parents et amis particuliers de Paul, qui s'empress√®rent de le recevoir¬†; ce n'est que le lendemain qu'il vit les anciens. (verset 18) Mais Luc se pla√ģt √† noter cette bonne r√©ception qui dut consoler et encourager Paul et ses amis.

      18 Voir sur Jacques, Actes 12.17, 2e note ; Actes 15.13.

      On voit par ce texte que les ap√ītres n'√©taient pas √† J√©rusalem, puisque les anciens seuls se trouv√®rent a cette r√©union chez Jacques.

      20 Les chr√©tiens de la m√©tropole juive, Jacques √† leur t√™te, savaient donc se r√©jouir et glorifier Dieu des progr√®s de l'Evangile parmi les pa√Įens, par le minist√®re (grec service) de Paul. Ce fait jette une lumi√®re favorable sur la proposition qu'ils vont lui faire et qui a √©t√© souvent mal comprise.

      Le mot de myriade, litt√©ralement dix mille, para√ģt une hyperbole. Mais Jacques pensait non seulement aux Juifs devenus chr√©tiens de la Jud√©e, mais aux milliers qui se trouvaient alors √† J√©rusalem pour la f√™te de Pentec√īte.

      Du reste dans le langage ordinaire ce terme était employé pour dire une grande multitude. (Luc 12.1)

      Tous ces Juifs, n√©s en Jud√©e, √©taient z√©lateurs de la loi (Galates 1.14) et en pratiquaient encore les rites avec d√©votion. Cette circonstance motive la proposition de Jacques √† l'ap√ītre Paul.

      21 Les coutumes juives étaient les ordonnances de la loi (6 : 14) ou les règles établies par la tradition.

      Jacques, en formulant cette accusation contre l'ap√ītre, n'exprime pas son propre sentiment, mais celui des chr√©tiens juda√Įsants¬†: ils ont √©t√© inform√©s √† ton sujet que tu enseignes √† tous les Juifs, dispers√©s parmi les pa√Įens (grec), l'apostasie √† l'√©gard de Mo√Įse, leur disant de ne pas circoncire leurs enfants et de ne pas observer les autres coutumes religieuses.

      Voir, sur la valeur de ces accusations, verset 24, note.

      22 La multitude des croyants s'assemblera, non sur une convocation officielle (Calvin), bien moins encore d'une manière tumultueuse, mais par le motif indiqué dans ces mots : ils apprendront que tu es arrivé.

      B, C, quelques minusc. et la plupart des versions ont ce texte abr√©g√©, qui est adopt√© par Westcott et Hort Weiss, Nestle¬†: Qu'y a-t-il donc √† faire¬†? S√Ľrement ils apprendront que tu es arriv√©.

      24 Quatre membres de l'Eglise avaient fait le vŇďu du nazir√©at, (Nombres 6.1) qui durait trente jours¬†; ce temps touchait √† sa fin¬†; (verset 27) ils devaient offrir un sacrifice dans le temple et se faire couper les cheveux¬†; on les laissait cro√ģtre pendant la dur√©e du vŇďu. (Nombres 6.12-21)

      Paul, selon le conseil des anciens, devait donc se joindre √† ces hommes, se purifier avec eux et, comme il para√ģt qu'ils √©taient pauvres, payer leur part du sacrifice commun, ce qui √©tait consid√©r√© par les Juifs comme une Ňďuvre de pi√©t√©.

      De cette mani√®re tomberont les faux bruits r√©pandus contre lui, et tous conna√ģtront qu'il ne se faisait lui-m√™me aucun scrupule d'observer une c√©r√©monie juive.

      Comment devons-nous apprécier le conseil donné à Paul ?

      Si l'id√©e d√©favorable que les chr√©tiens juda√Įsants se faisaient de son minist√®re avait √©t√© justifi√©e, si l'ap√ītre avait r√©ellement vou√© ses efforts √† d√©tourner les Juifs de la loi de Mo√Įse, en leur persuadant qu'elle √©tait abolie, (verset 21) l'acte par lequel il aurait affirm√© son respect pour cette m√™me loi e√Ľt √©t√© entach√© d'hypocrisie.

      Mais la position que Paul prenait à l'égard de la loi n'était nullement celle que ses adversaires lui attribuaient.

      Il exemptait les pa√Įens d'observer la loi, parce qu'il estimait qu'ils √©taient pleinement sauv√©s en embrassant par la foi l'Ňďuvre que Christ avait accomplie pour eux et voulait accomplir en eux.

      Quant aux Juifs, il leur laissait toute libert√© de se conformer aux commandements de la loi, pourvu qu'ils n'y vissent pas le moyen de leur salut¬†; il les exhortait m√™me √† rester dans la condition o√Ļ ils se trouvaient quand ils avaient √©t√© appel√©s, (1Corinthiens 7.18-20) il prescrivait √† tous les membres des Eglises, dans leurs rapports avec "les faibles," qui consid√©raient les ordonnances l√©gales comme sacr√©es, d'observer les plus grands m√©nagements et de se soumettre √† tous les renoncements dict√©s par la charit√© (Romains 14.1 et suivants¬†; 1Corinthiens 8.1¬†; 10.23 et suivants)

      Lui-m√™me avait fait circoncire Timoth√©e par condescendance pour les Juifs, (Actes 16.3) et, dans sa propre vie spirituelle, il ne craignait pas de recourir encore aux vŇďux pratiqu√©s par les Juifs, (Actes 18.18) il tenait, pour son √©dification personnelle, √† venir c√©l√©brer √† J√©rusalem une des grandes f√™tes Isra√©lites. (Actes 18.21)

      Telle √©tant l'attitude r√©elle de l'ap√ītre a l'√©gard des institutions mosa√Įques, comment dissiper les injustes pr√©ventions qu'avaient con√ßues √† son sujet les chr√©tiens juda√Įsants¬†?

      Des explications verbales n'auraient pas été suffisantes ; elles pouvaient engager des discussions qu'il valait mieux éviter.

      Un acte public, attestant d'une mani√®re irr√©cusable le respect de Paul pour la loi devait atteindre, semblait-il, le but vis√©, plus promptement et plus s√Ľrement.

      Les anciens pouvaient conseiller √† l'ap√ītre d'accomplir un tel acte, puisque celui-ci √©tait conforme √† sa mani√®re d'agir habituelle et qu'il ne portait nulle atteinte au principe du salut Gratuit et de la libert√© des pa√Įens √† l'√©gard de la loi. (verset 25, note.)

      La proposition faite √† Paul n'√©tait donc en rien contraire √† la v√©rit√©. Cependant elle √©tait dict√©e peut-√™tre par la prudence humaine plus que par la sagesse d'en haut. Elle aboutit, en fait, √† l'√©meute qui valut √† l'ap√ītre de longues ann√©es de captivit√©, apr√®s avoir failli lui co√Ľter la vie.

      25 Le but de ces derni√®res paroles est de rassurer Paul sur les cons√©quences de l'acte qui lui √©tait propos√©¬†: tu n'as aucun scrupule √† avoir quant aux pa√Įens devenus croyants, objet sp√©cial de ton apostolat¬†: ils restent parfaitement libres selon que nous l'avons d√©cid√© ensemble et que nous le leur avons √©crit. (Actes 15.23 et suivants)

      Ainsi √©tait sauvegard√© le principe de l'apostolat de Paul, qui annon√ßait le salut par gr√Ęce par la foi.

      Nous avons traduit suivant le texte reçu, qui se fonde sur C, D, majuscules, versions et Pères, et qui présente le sens le plus satisfaisant.

      D a, de plus, cette adjonction¬†: Quant aux pa√Įens devenus croyants, ils n'ont rien √† dire contre toi.

      - La plupart des éditeurs modernes adoptent le texte de Sin. B, A : Nous leur avons écrit (ou envoyé dire, B), ayant décidé, de se garder...

      Avec ce texte abrégé, on ne comprend pas pourquoi le décret de Jérusalem est rappelé ici ; et les critiques ont beau jeu pour dénoncer ce verset comme une interpolation maladroite que l'auteur des Actes se serait permis de faire à la source qu'il utilisait.

      26 Paul se joignit donc √† ces quatre hommes, se purifia ou se sanctifia par les rites en usage pour s'acquitter d'un vŇďu¬†; puis il se rendit avec eux dans le temple et fit savoir (d√©clara) aux sacrificateurs en combien de jours s'ach√®verait la purification impos√©e par le vŇďu (grec l'accomplissement des jours de la purification).

      Et il fit ainsi (ces mots ne sont pas dans le texte), il entra chaque jour dans le temple, suivant d'autres, il s'y √©tablit √† demeure, jusqu'√† ce que l'offrande e√Ľt √©t√© pr√©sent√©e pour chacun d'eux. (Nombres 6.13,14)

      D'autres estiment que ces derniers mots déterminent le substantif accomplissement de jours, et traduisent : "annonçant à quel jour la purification serait achevée et l'offrande serait présentée pour chacun."

      Le temps voulu pour un vŇďu √©tait de trente jours¬†; les quatre hommes n'avaient plus pour atteindre ce terme que les sept jours √† passer. (verset 27, note.)

      L'usage permettait alors √† un Isra√©lite de s'associer √† leur vŇďu pour le temps qui restait √† courir. Paul s'en pr√©valut. Il pouvait agir ainsi en toute bonne conscience, (comparez verset 24, note) parce que, sans attacher aucun caract√®re m√©ritoire √† cet acte religieux, il n'avait en vue que la paix √† conserver entre les deux parties de l'Eglise dont l'une √©tait issue du juda√Įsme, l'autre du paganisme.

      Dans cette occasion, comme toujours, il fut "avec les Juifs comme Juif, avec ceux qui étaient sous la loi comme sous la loi, faible avec les faibles, afin d'en sauver de toute manière quelques-uns." (1Corinthiens 9.19-22)

      En agissant ainsi, il observait la loi (verset 24) de la manière la plus excellente, en pratiquant la charité, qui est l'accomplissement de la loi. (Romains 13.10)

      27 Les sept jours, avec l'article, d√©signent une p√©riode d√©termin√©e et bien connue, probablement le temps qui devait s'√©couler entre le moment o√Ļ le terme du nazir√©at √©tait annonc√© dans le temple (v. 26), et celui o√Ļ les cheveux √©taient coup√©s (Meyer, Weiss), apr√®s qu'on avait offert les sacrifices d'usage. (Nombres 6.13,14)

      M. Blass pense que les sept jours sont comptés simplement depuis l'arrivée de Paul à Jérusalem ; mais il doit retrancher l'article, ce qui est contraire à la plupart des documents.

      Les sept jours s'accomplissaient, lorsque les Juifs d'Asie, qui avaient √©t√© t√©moins des travaux et des succ√®s de Paul dans cette province, et qui, rest√©s incr√©dules, le ha√Įssaient, suscit√®rent contre lui une √©meute.

      29 Chaque trait de cette scène dénote l'ardent fanatisme de ces Juifs (Voir surtout verset 31)

      L'exag√©ration de leur accusation contre l'ap√ītre, la fausset√© de leur all√©gation au sujet de Trophime, tout montre l'aveuglement de la haine.

      Trophime d'Ephèse avait accompagné Paul, de Corinthe jusqu'en Asie et jusqu'à Jérusalem. (Actes 20.4 note.)

      Les Juifs qui avaient trouv√© l'ap√ītre dans le parvis, o√Ļ les seuls Isra√©lites pouvaient entrer, s'imaginent qu'il y avait introduit ce disciple n√© pa√Įen, et ils crient qu'il y a conduit des Grecs et profan√© le saint lieu¬†!

      Tout cela parce qu'ils avaient vu cet ami de Paul dans la ville !

      Josèphe rapporte (Guerre des Juifs, V, 5, 2) qu'il y avait, à la porte du parvis des Israélites, des écriteaux en interdisant l'entrée aux étrangers sous peine de mort.

      On a retrouvé à Jérusalem une de ces inscriptions provenant du temple d'Hérode et rédigée en langue grecque.

      30 Grec : Il y eut un rassemblement du peuple.

      Ils tra√ģn√®rent Paul hors du temple, parce que, d√©cid√©s √† le tuer, ils ne voulaient pas souiller de son sang le sanctuaire.

      Puis aussit√īt les portes de celui-ci furent ferm√©es, non par ces fanatiques, mais par la police du temple, afin que toute nouvelle profanation f√Ľt emp√™ch√©e.

      32 Ainsi déjà ils le frappaient, afin de le tuer.

      Il ne fut sauvé que par le tribun de la cohorte romaine, qui tenait garnison dans la forteresse Antonia, située à l'angle nord-ouest de la terrasse du temple.

      Cet officier supérieur (grec commandant mille hommes), Claude Lysias, (Actes 23.26) apprenant le tumulte qui venait de se produire, s'empresse d'accourir avec des centeniers (capitaines) et des soldats.

      Leur arrivée empêcha l'accomplissement des desseins meurtriers de ces Juifs furieux.

      34 Le tribun fit lier Paul de deux cha√ģnes, parce qu'il ne doutait pas qu'il ne f√Ľt coupable de quelque crime.

      Il s'informa sagement de sa personne et de ce qu'il avait fait¬†; mais ne pouvant rien apprendre au milieu de la foule, o√Ļ s'√©levaient des cris divers, il le fit emmener dans la forteresse.

      36 La foule, un moment contenue par l'arrivée des soldats, redoubla alors de violence en voyant que sa victime allait lui échapper.

      Des degr√©s en pierre conduisaient √† la forteresse (Jos√®phe, Guerre des Juifs, V, 5, 8)¬†; c'est l√† que la multitude fit encore une tentative pour s'emparer de Paul, en criant¬†: √īte le¬†! c'est √† dire tuele¬†! (Comparer Actes 22.22¬†; Jean 19.15)

      Il fallut donc que les soldats, plus humains que ces fanatiques, le portassent pour l'arracher de leurs mains. Le disciple fut trait√© par son peuple comme l'avait √©t√© son Ma√ģtre.

      37 21 :37 à 22 :21 Discours de Paul au peuple.
      38 L'ap√ītre demande √† l'officier romain la permission de lui dire quelque chose.

      Peut-être veut-il obtenir l'autorisation de parler au peuple. Il se sert de la langue grecque que comprenaient alors tous les Romains cultivés.

      Mais le tribun s'√©tonne que Paul s√Ľt cette langue, parce qu'il le soup√ßonnait d'√™tre un faux proph√®te √©gyptien, probablement un Juif qui avait habit√© l'Egypte, et qui, quelque temps auparavant avait ameut√© un grand nombre de rebelles et en avait rassembl√© des milliers dans le d√©sert, d'o√Ļ il voulait les conduire contre J√©rusalem, leur promettant qu'arriv√©s sur le mont des Oliviers ils verraient tomber les murs de cette ville, s'en empareraient et secoueraient le joug de l'autorit√© romaine. Ces faits sont rapport√©s par Jos√®phe (Guerre des Juifs, II, 13, 5¬†; Antiquit√©s, XX, 8, 6), qui ajoute que cette troupe fut dispers√©e par le procurateur F√©lix, que la plupart des rebelles furent tu√©s et que leur chef √©chappa par la fuite.

      Le tribun appelle ces rebelles des sicaires, c'est-à-dire des hommes du poignard, c'est le nom qu'on donnait à des fanatiques juifs qui, s'unissant aux plus violents des zélateurs pharisiens, parcouraient le pays, toujours prêts à fomenter toutes les séditions.

      39 Cette réponse de Paul disait à la fois qu'il n'était pas le rebelle égyptien et expliquait comment il savait le grec.

      Il parle avec une certaine satisfaction de sa ville de Tarse, qui non seulement n'était pas sans renom, mais était alors une des premières villes de l'empire. (Actes 9.11, note ; Actes 22.3)

      40 La foule, quelque agitée qu'elle fut, voyant que le tribun permettait à son prisonnier de parler, ne put que faire silence, Paul, en même temps, fit signe de la main qu'il voulait parler.

      Au fond, dans cette multitude mobile, il n'y avait que les instigateurs de l'√©meute (verset 27) qui fussent r√©ellement irrit√©s contre l'ap√ītre.

      Profitant de l'autorisation du tribun et du silence qui s'√©tait √©tabli, l'ap√ītre commen√ßa le discours qui va suivre en langue h√©bra√Įque, c'est-√†-dire en aram√©en, langue nationale, qui devait plaire √† son auditoire. (Actes 22.2)

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